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Le côté sombre de la douance chez les enfants

La société considère souvent les enfants doués comme chanceux, mais ils ont, eux aussi, leur lot de difficultés, affirme Tanya Izquierdo Prindle, auteure et cofondatrice de l'Association québécoise pour la douance. Les trois mythes les plus persistants sont que les enfants doués n’ont pas de besoins particuliers, qu'ils sont bons à l’école et qu’ils n’ont pas de troubles d’apprentissage. Il existe souvent une dyssynchronie sociale, un décalage entre l’enfant et ses pairs, ses enseignants ou sa famille. « Ça peut créer de l’anxiété et des difficultés sociales. C’est difficile de créer un sentiment d’appartenance à un groupe d’amis quand on a des intérêts différents », explique Mme Izquierdo Prindle.   « Ce qui m’avait marquée, c’est l'isolement social. On porte pleins de costumes pour essayer d'entrer dans le moule, mais c’est toujours en vain », témoigne-t-elle. Chez l’enfant, il y a souvent un décalage entre les habiletés émotionnelles et intellectuelles. Par exemple, l’enfant de 4 ans ressent les émotions de quelqu’un de 4 ans, mais a l’intelligence de quelqu’un de plus vieux, souligne Mme Izquierdo Prindle.   Bien qu’il y ait une composante génétique dans l’apparition de la douance, sa manifestation va dépendre de l’environnement dans lequel évolue l’enfant, mentionne-t-elle. Elle recommande aux parents d’enfants doués de rester attentifs à leurs besoins, mais de surtout les écouter.   http://www.neuropsychologie.fr/doc/audio/douance-radiocanada.mp3   À lire et à écouter ici : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/entrevue/69635/enfants-doue-intelligent-douance-gifted?isAutoPlay=true

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Le certificat universitaire en Neuropsychologie

La Belgique, sous la responsabilité du Prof. Th. Meulemans, ouvre la voie à une véritable formation continue en neuropsychologie à l’université de Liège. L’ULg propose un certificat universitaire en neuropsychologie avec comme cible principale les « psychologues cliniciens qui souhaitent se réorienter ou mettre à jour leurs connaissances et compétences en neuropsychologie clinique ». Le certificat est strictement réservé aux détenteurs d’une formation en psychologie à visée clinique. Le programme est dense et ne nous cachons pas... il surpasse certaines de nos formations de type master 2 à vocation neuropsychologie en imposant un stage minimal de 450h (un droit de réserve s’applique au cas où le comité estimerait que le parcours de l’étudiant en nécessite davantage) et 300h de cours (70 % de neuropsychologie, les 30 % restant étant de la psychopathologie et de la neurologie). Les évaluations sont variées : écrits, oraux, présentation et critique d’articles scientifiques... Pour en savoir plus et accéder au programme : http://www.neuropsycho.ulg.ac.be/cu-en-neuropsychologie-clinique.html La démarche est à saluer pour plusieurs raisons : — elle offre une véritable alternative aux psychologues déjà formés à d’autres approches qui souhaitent acquérir des compétences réelles en neuropsychologie,, — elle pose la question des multiples DU qui surfent actuellement sur la vague « neuropsy » : peut on former correctement en neuropsychologie un clinicien diplômé en psychopathologie ou un psychologue ayant fait tout son parcours en neurosciences en quelques dizaines d’heures? — il s’agit d’une formation réservée aux psychologues et en soi, c’est un message fort adressé aux disciplines connexes : le neuropsychologie est, quoi qu’on en dise, une affaire de psychologues ! Bravo donc à nos collègues belges qui privilégient une feuille de route cohérente : la neuropsychologie n’est pas fermée, on peut se l’approprier, mais pas n’importe comment.

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Apprendre une langue grâce à des personnes âgées ??

L’idée est brillante et ne déplairait pas Martial Van der Linden ou encore Jérôme Erkes je crois ! Elle vient du Brésil. D’un côté, de jeunes Brésiliens qui souhaitent perfectionner leur anglais. De l’autre, des personnes âgées dans une maison de retraite américaine qui ne souhaitent qu’une chose : parler à des gens. Les mettre en relation était aussi évident qu’improbable et c’est pourtant ce qu’a réalisé l’agence FCB à la demande du CNA, un réseau d’écoles de langues brésiliennes. Grâce à une application dédiée de chat, les barrières de la langue et de l'âge sont tombées au profit de relations intergénérationnelles particulièrement valorisantes et enrichissantes. Les vidéos de ces discussions sont uploadées en privé sur YouTube afin que les professeurs puissent évaluer les progrès des étudiants. “L’idée est simple et c’est une situation gagnante-gagnante pour les deux parties. C’est excitant de voir leurs réactions et la joie qui se dégage de ces échanges” annonce Joanna Monteiro de l’agence responsable de l’opération.

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Bruno Dubois s'exprime sur le lien entre Alzheimer et anesthésie générale

Bruno Dubois, bien connu dans le milieu de ceux qui travaillent dans le champ du vieillissement pathologique et plus particulièrement dans celui de la maladie d'Alzheimer s'est exprimé sur europe 1 il y a deux semaines. Si le témoignage est très court, il a le mérite de rappeler que les mécanismes sous jacents aux troubles cognitifs complexes comme ceux observés dans la maladie d'Alzheimer sont nombreux et encore mal connus. L'acquis et les événements de vie modulent, sans aucun doute, l'expression des troubles et donc l'existence même du diagnostic (qui est posé sur la base d'un nombre suffisant d'éléments cliniques). La bibliographie est relativement généreuse sur cette question du lien entre anesthésie et Alzheimer et certaines références sont en accès libre. Les personnes intéressées pourront facilement jeter les bases d'une revue critique sur la question ! Par exemple : Papon, M.-A., Whittington, R. a, El-Khoury, N. B., & Planel, E. (2011). Alzheimer’s disease and anesthesia. Frontiers in Neuroscience , 4 (January), 272. doi:10.3389/fnins.2010.00272 Bittner, E. a, Yue, Y., & Xie, Z. (2011). Brief review: anesthetic neurotoxicity in the elderly, cognitive dysfunction and Alzheimer’s disease. Canadian Journal of Anaesthesia , 58 (2), 216–23. doi:10.1007/s12630-010-9418-x Thaler, A., Siry, R., Cai, L., García, P. S., Chen, L., & Liu, R. (2012). Memory Loss, Alzheimer’s Disease and General Anesthesia: A Preoperative Concern. Journal of Anesthesia & Clinical Research , 3 (2). doi:10.4172/2155-6148.1000192 Chen, P.-L., Yang, C.-W., Tseng, Y.-K., Sun, W.-Z., Wang, J.-L., Wang, S.-J., … Fuh, J.-L. (2014). Risk of dementia after anaesthesia and surgery. The British Journal of Psychiatry : The Journal of Mental Science , 204 (3), 188–93. doi:10.1192/bjp.bp.112.119610 Rundshagen, I. (2014). Postoperative cognitive dysfunction. Deutsches Ärzteblatt International , 111 (8), 119–25. doi:10.3238/arztebl.2014.0119 Pensez toujours à faire un tour par Google Scholar http://scholar.google.fr/

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Portrait de Francis Eustache, neuropsychologue et directeur du centre Cyceron

Une longue interview de Francis Eustache, neuropsychologue, spécialiste de la mémoire, directeur de la plate forme de recherche Cyceron à Caen, a été réalisée pour le compte du magazine GOBO #1 INTERFACE HUMAINE. Francis Eustache revient sur la création du centre Cyceron, l'évolution des neurosciences et leurs applications dans le champ de l'humain. Il évoque son point de vue sur les nouvelles technologies et leurs impacts sur le traitement cognitif, ose même quelques petites confidences comme son plaisir de descendre en combi volkswagen en vacances... Il revient sur le cheminement de la vision très unitaire des premiers temps jusqu'à notre perception actuelle, modulaire mais aussi très interconnectée du traitement cognitif et de ses soubassements cérébraux. Il y évoque également la mémoire des événements publics avec une anecdote sur son expérience du 11 septembre... Bref, cet entretien est presque intime et présente une des grandes figures de la neuropsychologie francophone sous un autre jour. A découvrir si vous avez un peu de temps devant vous ! Source : http://www.lespectateur.fr/GOBO-1-Portrait-de-Francis-Eustache-directeur-de-Cyceron_a263.html

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InForMPsy - plateforme d'Informations pour la Formation et les Métiers de la Psychologie

InForMPsy est une plateforme suisse qui n’a pas son pareil dans le milieu de la psychologie francophone. L’Université de Genève est à l’origine de ce projet qui vise à fournir de multiples renseignements sur la psychologie, son enseignement, ses débouchés et les différentes spécialités qui en découlent. InForMPsy propose également les résultats de deux enquêtes : l’une sur les compétences professionnelles des psychologues : http://informpsy.unige.ch/?q=node/58
l’autre sur les compétences des étudiants : http://informpsy.unige.ch/sites/informpsy.unige.ch/files/docs/Informpsy_Enquete_ETU_2012.pdf
La première enquête est un bel exemple d’une possible opérationnalisation de la profession en champs de compétences comme la défend l’OFPN en France. La seconde est très intéressante et rejoint en de nombreux points les conclusions que nous tirons de la formation professionnelle à l’université : des cours pas ou peu professionnalisant, un manque de formation à la pratique, des difficultés d’accès aux stages... L'enquête suggère également des pistes d'amélioration qui pourraient être reprises en France. InForMPsy propose, pour finir, pas moins de 12 portraits différents de psychologues dans les champs de compétences suivants : Neuropsychologue
Psychologue d’urgence
Psychologue du sport
Psychologue en orientation scolaire et professionnelle
Psychologue sexologue
Psychothérapeute
Vous l’aurez compris, cette plateforme est à consulter, à faire connaitre et devrait nous inspirer ! Merci à Sandra Berney pour avoir attiré mon attention sur cette ressource. Dr. Sandra Berney > Chargée d'enseignement | Coordination du Fil rouge "Découverte des métiers de la psychologie" (www.unige.ch/filrougepsy)

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Témoignages de trois neuropsychologues

Trois vidéos, portant sur des neuropsychologues, ont été réalisée dans le cadre du projet InForMpsy de l’Université de Genève en collaboration avec Videoprod.ch. Je vous propose des les visionner ci-dessous. Anne-Claude Juillerat Van der Linden apparait pour un portrait autour de la neuropsychologie de l’adulte, Stephany Cronel-Ohayon pour la neuropsychologie de l’enfant et de l’adolescent et enfin Estelle Robert pour ce qui a trait à la remédiation. Merci à Isabelle Gosselin pour l'information ! Note : l’ensemble des vidéos métiers sont mises gracieusement à la disposition du public par l’Université de Genève sur un site créé pour ce projet http://informpsy.unige.ch/

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Snapzheimer - Snapchat se mobilise pour la maladie d'Alzheimer

Snapzheimer souhaite vous fait vivre, symboliquement, l'expérience de la perte de mémoire en se basant sur la principale fonction du réseau social Snapchat : faire disparaitre en quelques secondes un souvenir visuel. Le groupe Beaumanoir (Cache Cache, Bonobo, Morgan…), partenaire de l’opération, a accepté de divulguer les quelques 900 000 numéros de téléphone de ses clients l’instant d’un message. En parallèle de cette initiative, un site a été mis en ligne pour informer sur la maladie : http://snapzheimer.org C'est la première fois, à ma connaissance, qu'un réseau social mobile est utilisé de cette manière pour sensibiliser le grand public sur une telle thématique.

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Numéro gratuit du Journal of neuropsychology

Le numéro de mars 2014 de la revue Journal of Neuropsychology est en accès libre. Peut être trouverez vous un article intéressant à lire ? Le sommaire (cliquez sur les numéros de page pour accéder à l'article). Elizabeth Warrington Prize Lecture Time to get rid of the ‘Modular’ in neuropsychology: A unified theory of anosognosia as aberrant predictive coding (pages 1–19) Aikaterini Fotopoulou Original Articles Assessment of performance validity in the Stroop Color and Word Test in mild traumatic brain injury patients: A criterion-groups validation design (pages 20–33) Brian J. Guise, Matthew D. Thompson, Kevin W. Greve, Kevin J. Bianchini and Laura West Autobiographical memory and episodic future thinking after moderate to severe traumatic brain injury (pages 34–52) Katrine W. Rasmussen and Dorthe Berntsen Revisiting the effects of Parkinson's disease and frontal lobe lesions on task switching: The role of rule reconfiguration (pages 53–74) Angie A. Kehagia, Roger A. Barker and Trevor W. Robbins Assessment of perception of morphed facial expressions using the Emotion Recognition Task: Normative data from healthy participants aged 8–75 (pages 75–93) Roy P.C. Kessels, Barbara Montagne, Angelique W. Hendriks, David I. Perrett and Edward H.F. de Haan Reduced audiovisual integration in synesthesia – evidence from bimodal speech perception (pages 94–106) Christopher Sinke, Janina Neufeld, Markus Zedler, Hinderk M. Emrich, Stefan Bleich, Thomas F. Münte and Gregor R. Szycik Where Am I? A new case of developmental topographical disorientation (pages 107–124) Filippo Bianchini, Liana Palermo, Laura Piccardi, Chiara Incoccia, Federico Nemmi, Umberto Sabatini and Cecilia Guariglia Limited predictive power of hospitalization variables for long-term cognitive prognosis in adult patients with severe traumatic brain injury (pages 125–139) Maria Emília Rodrigues de Oliveira Thais, Gisele Cavallazzi, Douglas Afonso Formolo, Lucas D'Ávila de Castro, Roseli Schmoeller, Ricardo Guarnieri, Marcelo Liborio Schwarzbold, Alexandre Paim Diaz, Alexandre Hohl, Rui D. S. Prediger, Maria Joana Mader, Marcelo Neves Linhares, Angelica Staniloiu, Hans J. Markowitsch and Roger Walz Brief Communications Attentional control in patients with temporal lobe epilepsy (pages 140–146) John M. Hudson, Kenneth A. Flowers and Kerri L. Walster Article first published online: 16 JAN 2013 | DOI: 10.1111/jnp.12008 Subtle cognitive deficits in severe alcohol addicts – Do they show a specific profile? (pages 147–153) Frank A. Wollenweber, Sarah Halfter, Elisabeth Brügmann, Christina Weinberg, Edna C. Cieslik, Veronika I. Müller, Robert M. Hardwick and Simon B. Eickhoff Le numéro compplet : http://onlinelibrary.wiley.com/journal/10.1111/(ISSN)1748-6653

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Traité de Neuropsychologie Clinique de l'Adulte

Le traité de neuropsychologie clinique est un incontournable pour beaucoup d’étudiants et professionnels au même titre que Neuropsychologie clinique et neurologie du comportement de Botez et Boller. Il était toutefois devenu difficile de recommander l’ouvrage paru il y a plus d’une dizaine d’années déjà, en 2000 précisément. Vous pourriez être intéressé de savoir que la seconde édition du tome 1 du manuel devrait sortir le 15 mars prochain! Le tome 2, centré sur la revalidation, est planifié pour la fin 2014, début 2015 quant à lui. Le traité de neuropsychologie clinique de l'adulte retrouve donc une place de choix dans la bibliographie francophone en neuropsychologie ! Martial Van der Linden a eu la gentillesse de bien vouloir nous éclairer sur cette nouvelle édition, je vous laisse découvrir ça ci-dessous. Voici quelques infos sur la deuxième édition du Traité de Neuropsychologie Clinique, toujours cordonné par Xavier Seron et moi-même, mais qui s’intitule maintenant Traité de Neuropsychologie Clinique de l’Adulte. La philosophie générale de ce volume est restée la même : présenter l’évolution des cadres théoriques proposés pour la compréhension des troubles cognitifs, comportementaux et émotionnels consécutifs aux atteintes cérébrales; décrire dans le détail l’évolution des pratiques cliniques d’évaluation associées à ces changements théoriques; proposer une analyse critique afin de cerner au mieux leur pertinence comme leurs limites. Pratiquement tous les chapitres ont été retravaillés et mis à jour au niveau de leur contenu et il y a plusieurs nouveautés : — les informations consacrées à l’imagerie cérébrale sont distribuées sur trois chapitres distincts : un chapitre qui passe en revue les différentes techniques existantes avec leurs caractéristiques principales et deux chapitres à orientation plus clinique qui soulignent l’apport de ces techniques dans l’examen neurologique en général et, plus spécifiquement, dans le cas des syndromes démentiels — le chapitre sur la neurophysiologie clinique a été scindé en deux parties : une première qui présente les différents outils et systèmes de mesure à disposition et une deuxième qui décrit les principales applications de la neurophysiologie en neuropsychologie — la partie consacrée à la mémoire a été restructurée en plusieurs chapitres qui suivent les divisions du fonctionnement mnésique proposées par la conception des systèmes de mémoire multiples (différents chapitres sur mémoire à court terme, mémoire sémantique, mémoire procédurale, mémoire épisodique/autobiographique et prospective et mémoire implicite — les chapitres sur le langage ont également été restructurés en suivant, pour le langage oral, un modèle hiérarchique selon les unités de traitement impliquées et en y distinguant les niveaux phonétique, lexical, sémantique, syntaxique et pragmatique — le chapitre sur l’expertise en neuropsychologie a été sensiblement augmenté et divisé en deux parties : l’évaluation du dommage dans l’expertise médico-légale et l’évaluation de la capacité des patients à exercer leurs droits lorsqu’ils sont victimes d’un affaiblissement cognitif ( capacité à gérer ses biens, à conduire une voiture, à rédiger un testament ou encore à se soumettre à un traitement médical) — la partie sur la démence se répartit maintenant en trois chapitres : l’un consacré à la neuro-imagerie, un autre à la sémiologie et à l’étiopathogénie des démences et un troisième aux dimensions de l’évaluation neuropsychologique et de la prévention (dans lequel je présente avec Anne-Claude Juillerat l’approche différente que nous défendons et ses implications sur l’évaluation neuropsychologique dans le vieillissement). — de nouveaux chapitres ont été ajoutés : un chapitre consacré aux états de conscience modifiés (les troubles du sommeil et le coma); un court chapitre technique consacré à la rédaction du rapport neuropsychologique; un chapitre sur la sémiologie et la classification des grands syndromes aphasiques; un chapitre sur la reconnaissance des visages; un chapitre sur la perception et la reconnaissance de la musique; un chapitre sur la cognition sociale (en plus du chapitre problèmes émotionnels et comportementaux consécutifs aux lésions cérébrales); un chapitre sur l’évaluation des sujets bilingues; un chapitre sur la dimension culturelle de l’évaluation neuropsychologique . En tout, ce volume 1 sur l’évaluation comportera maintenant 37 chapitres. Martial Van der Linden.

DominiqueC

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Le Monde de l'Intelligence

Le N°34 du Monde de l'intelligence est consacré à nos pensées : de quoi sont elles faites, peut-on ne penser à rien, les contrôlons nous ou nous contrôlent-elles..... Parmi les contributeurs de ce numéro, nous trouvons : - Carolyn Granier-Deferre MdC Paris Descartes - Jean-Rémi King, doctorant en Neurosciences cognitives (Unicog Lab du NeuroSpin et Institut du cerveau et de la moëlle) - Bernard Mazoyer Directeur du GIN (Groupe d'Imagerie Neurofonctionnelle) au CNRS et à l'université de Bordeaux Segalen mais également des scientifiques américains, anglo-saxons, belges, autrichiens et canadiens. Dans le dossier sur nos pensées, il y a un article : - sur "l'homme qui voulait peser la pensée". Histoire d'un scientifique italien Angelo Mosso qui avait inventé une balance pour peser les pensées et dont les concepts sont aujourd'hui encore appliqués en imagerie cérébrale. -des mini-cerveaux reconstitués en laboratoire, et des puces électroniques imitant l'architecture neuronale.... Mais nous y apprenons également dans le reste du magazine que : - la phobie d'une odeur serait héréditaire - pourquoi les requins attaquent par derrière - la synesthésie pourrait être liée à une hyperconnectivité neuronale - la forme du cerveau pourrait jouer sur les capacités d'apprentissage - plus un bébé mange salement, plus il retient de mots nouveaux... - l'intelligence émotionnelle améliorerait la prise de décision - l'extraversion serait un "gage de bonheur" - les pouvoirs de l'ocytocine, hormone de l'attachement, pourraient être plus importants qu'on ne croit - qu'il existerait une nouvelle méthode pour évaluer le niveau de conscience des personnes non communicantes .... On y trouve également un dossier "Monde de l'enfance", et, comme ce n'est qu'un magazine quand même, il y a aussi les éternelles....recettes de cuisine, mais spéciales "nutrition cérébrale" et une dizaine de pages de "gymnastique de l'esprit" (cahier de jeux). Voilà, une belle découverte, à mettre en salle d'attente et qui rend moins bête !

Anne-MarieCG

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Métier d'avenir : neuropsy ? L'ABPN réagit !

Le site references.be a mis en ligne un étrange article intitulé « Métier d’avenir : neuropsy », rédigé par Céline Préaux. Si l’on peut toujours se réjouir de la présence de notre discipline dans des revues accessibles au grand public, l’article en question m’avait laissé un sentiment très mitigé, trop d’ailleurs pour en faire l’écho ici ou sur nos pages sociales. Je suis donc heureux de voir que nos collègues belges ont pris officiellement position par rapport au texte en apportant un éclairage que vous invite à lire et à diffuser ! Ce que dit l’ABPN à propos du rôle fondamental du psychologue spécialisé en neuropsychologie Et à propos de la principale difficulté que rencontrent ces mêmes psychologues Je cautionne tout ! Merci à l’Association Belge de Psychologues Neuropsychologues d’avoir remis les points sur les i et d’avoir assumé, en tant que collectif, cette position ! Le site et la réaction de l’ABPN : http://abpn.be/?p=512

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Envie de lire des articles gratuitement ? Taylor Francis vous donne 14 jours !

Si vous avez un peu de bibliographie à faire ou si certains articles vous restent totalement inaccessibles, sachez que le portail Francis Taylor vous offre 14 jours d’accès gratuit à leurs collections Neuropsychologie et Neurosciences ! Il suffit de suivre ce lien et de s’inscrire, ne trainez pas : http://www.tandfonline.com/r/Neurofree Bon... leur générosité a des limites, cela ne concerne que les volumes de 2011/2012. En neuropsychologie, cela concerne donc les revues suivantes : Aging, Neuropsychology, And Cognition: A Journal On Normal And Dysfunctional Development / AJOB Neuroscience / Aphasiology / Applied Neuropsychology / Applied Neuropsychology: Child / Child Neuropsychology: A Journal On Normal And Abnormal Development In Childhood And Adolescence / The Clinical Neuropsychologist / Cognitive Neuropsychiatry / Cognitive Neuropsychology / Developmental Neuropsychologyope / Evidence-Based Communication Assessment And Intervention / Experimental Aging Research: An International Journal Devoted To The Scientific Study Of The Aging Process / Journal Of Clinical And Experimental Neuropsychology / Language And Cognitive Processes / Laterality: Asymmetries Of Body, Brain And Cognition / Memory / Neurocase: The Neural Basis Of Cognition / Neuropsychological Rehabilitation: An International Journal / Religion, Brain & Behavior

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Encéphalopathie alcoolique

Eclat-Graa est une association qui fédère des structures et leurs acteurs travaillant dans le champ de la tabacologie et de l’alcoologie dans le cadre des conduites addictives en région Nord-Pas-de-Calais. Entre septembre et novembre 2013, trois séminaires traitent de l'encéphalopathie alcoolique. De nombreuses vidéos sur le thème de l'acoolisme sont disponibles sur la chaine dailymotion de l'Eclat-Graa : http://www.dailymotion.com/ECLAT-GRAA En outre, le site internet de l'association met à disposition les supports des séminaires : http://eclat-graa.org/encephalopathie-alcoolique/ Vous pouvez consulter, par exemple : Troubles cognitifs alcoolo-induits par Philippe Tison
Neuropsychologie du syndrome de Korsakoff par David Lefebvre
Les séquelles cognitives consécutives aux atteintes cérébrales chez les patients alcoolo dépendants par Olivier d’Arripe
Bien qu'en ligne dans notre médiathèque, je vous propose cette intervention d'un collègue du Pas de Calais, neuropsychologue et thérapeute TCC auprès d'un public alcoolo dépendant : Philippe Tison.

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Neurosciences et éducation

L'Ecole Normale Supérieure de Lyon vient de publier (Septembre 2013) un numéro (86) des Dossiers d'actualité, Veille et Analyses IFE sur "Neurosciences et éducation".
Marie Gaussel & Catherine Reverdy se sont inspirées du titre d’un article de Francis Schrag (professeur en philosophie de l’éducation) paru en 2013* sur la question du mariage entre neurosciences et éducation. Cette question est en effet au cœur des débats que suscite l’éventuelle application des résultats neuroscientifiques dans la salle de classe.
Ce dossier constitue une vulgarisation sur le fonctionnement du cerveau et les processus cognitifs qui lui sont attachés et tord le cou à certaines idées reçues que les auteurs appellent "neuromythes" et qui sont fréquemment véhiculées dans les milieux de l'éducation, mais pas uniquement. Il donne un éclairage sur les mécanismes de construction des connaissances par les élèves, des pistes de recherche sur l'origine de certains troubles des apprentissages. Il aborde des concepts comme le brain-based learning (apprentissage basé sur le fonctionnement du cerveau).
Les auteurs se sont rapprochées de Bernard Lahire (professeur de sociologie) et Franck Ramus (directeur de recherches au CNRS au Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique, Institut d'Etude de la Cognition) pour le constituer. Le présent dossier est fortement documenté, peut constituer un outil de réflexion pour les étudiants et contient de nombreuses sources bibliographiques accessibles.

"Peut-on demander aux neurosciences de déterminer des méthodes efficaces d’enseignement ? Comment et dans quelles conditions peut-on expérimenter ces théories sur un public d’enfants et quelles sont les limitations des techniques de neuro-imagerie dans le contexte d’une salle de classe ? La connaissance anatomique du cerveau suffit-elle à expliquer les processus mentaux liés à l’apprentissage ?" C’est à ces questions que tente de répondre le Dossier
Neurosciences et Education 86-septembre-2013.pdf
Pour citer ce dossier : Gaussel Marie & Reverdy Catherine (2013). Neurosciences et éducation : la bataille des cerveaux. Dossier d’actualité Veille et Analyses IFÉ, n° 86, septembre. Lyon : ENS de Lyon.




* Schrag Francis (2013). « Can this marriage be saved? The future of "Neuro-Education" ». Journal of Philosophy of Education, vol. 47, n° 1, p. 20–30.
Schrag 2013 Neuro-education.pdf

Anne-MarieCG

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Equithérapie et maladie d'Alzheimer

La prise en charge des personnes âgées dépendantes atteintes de troubles cognitifs revêt des formes très variées. Dorothée Dumoulin nous fait part de son expérience de l'équithérapie dans ce cadre, une approche pour la moins peu conventionnelle avec cette population. Cette brève résonnera, sans aucun doute, de manière un peu particulière, car de nombreuses adhérentes de notre association sont également cavalières ! Pour les plus pressés, j'ai relevé les temps des différentes articulations de la présentation. Bonne découverte ! Présentation par ifequitherapie.fr : Dorothée Dumoulin, cadre-infirimière et équithérapeute libérale, présente le travail en équithérapie au bénéfice de personnes âgées dépendantes souffrant de la maladie d'Alzheimer, à l'occasion du colloque "Diversité de la médiation équine" du 19 avril 2013 à Paris. Dorothée Dumoulin exerce depuis 3 ans en libéral dans le 92 et le 78. Elle reçoit un public varié ; de l'enfant à l'adulte (soit de 3 ans à 100 ans), en prise en charge individuelle ou de groupe, pour des problématiques très variées. Juste avant d'être diplômée de la SFE, elle est sollicitée par une EHPAD pour une prise en charge d'un groupe de personnes âgées présentant des symptômes de la maladie d'Alzheimer. Son intervention porte sur cette prise en charge «expérimentale» et trop rarement proposée aux établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (Alzheimer ou non Alzheimer). Cette intervention se compose de trois parties : - Un rappel des notions en lien avec le vieillissement normal (au niveau cognitif, psychique et corporel) et avec la pathologie d'Alzheimer : notions essentielles qui doivent être intégrées pour une prise en soins de qualité en équithérapie, c'est à dire adaptée et dénuée de risque pour cette population particulière. - Une synthèse de l'histoire de la prise en charge avec un exemple concret de séance dont la thématique est l'alimentation du poney. - Un bilan de la prise en charge réalisée sur 2 ans et les axes d'amélioration à mettre en place dans le but de pérenniser l'expérience. 1'52: rappel sur le vieillissement normal 5'48 : rappel sur la maladie d'Alzheimer 9' : prise en charge des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer par l'équithérapie 12'37 : 4 axes retenus : mémorisation, sensorialité, relation/communication, émotions/plaisir 13'40 : déroulement standard d'une séance Travail avec deux poneys shetland : l'un très calme et l'autre beaucoup plus interactif 18'35 : Exemple autour du pansage 19'41 : exemple autour de l'alimentation du poney 21'40 : bilan du projet Le site de l'Institut de Formation en Equithérapie : http://www.ifequitherapie.fr/

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Publier en deux temps pour éviter le biais de publication ?

Le Hollandais Yvo Smulders a publié un article à paraitre dans le prochain numéro du Journal of Clinical Epidemiology. Il propose de modifier le processus de sélection des revues qui se fonde sur l'évaluation par les pairs (ou peer review) pour contrer le biais de publication. Un biais de publication désigne le fait que les chercheurs et les revues scientifiques ont bien plus tendance à publier des expériences ayant obtenu un résultat positif (statistiquement significatif) que des expériences ayant obtenu un résultat négatif (soutenant l'hypothèse nulle). Ce biais de publication donne aux lecteurs une perception biaisée (vers le positif) de l'état de la recherche. La psychologie serait fortement touchée par ce biais et ce depuis ses premières publications scientifiques. Smulders cite une étude de Sterling en 1959 dans laquelle le taux de publications ayant un résultat positif était déjà évalué à plus de 97% ! Les causes de ce phénomène sont nombreuses et apparaissent à différentes phases du processus de publication : découragement des auteurs face à des résultats négatifs ou des statistiques non significatives, environnement de la recherche de plus en plus compétitif, pression des financiers qui soutiennent la recherche, etc. Les pairs, eux-mêmes, jouent un rôle dans le biais de publication en évaluant différemment les articles. Smulders cite une recherche parue en 2010 : pour une méthodologie pourtant strictement identique, les pairs ont pourtant tendance à évaluer différemment celle-ci selon le type de résultat, positif ou non. Pour changer les choses, l'auteur pense qu'il faut s'attaquer à trois problèmes : l'accompagnement des chercheurs qui obtiennent des résultats négatifs, la neutralité des éditeurs et celle des pairs. L'évaluation en deux temps lui apparait comme une solution crédible. Tout d'abord... le peer review de base, c'est quoi ? Avant d'être rendue publique, toute parution scientifique doit avoir fait l'objet d'une analyse de sa crédibilité. Le chercheur a-t-il tiré des conclusions défendables des données disponibles, issues d'autres études scientifiques sérieuses ? Le processus d'évaluation par les pairs est une forme de contrôle qualité scientifique où les chercheurs donnent accès à leurs travaux et les soumettent à l'analyse d'autres experts du domaine (les fameux pairs). Lorsque des études sont soumises pour publication à une revue, celle-ci demande à plusieurs experts indépendants d'évaluer la crédibilité des recherches. Ces experts examinent les méthodes, les résultats et les conclusions présentées par les auteurs, en se demandant si la démarche scientifique est techniquement valable, si l'interprétation est compatible avec les données et si elle est nouvelle, majeure ou innovante. Les réviseurs restent habituellement anonymes, ils ne sont pas rétribués pour leur travail et ne doivent pas être en situation de conflit d'intérêts vis-à-vis de l'étude. Si un article ne remplit pas les critères requis, d'après les conclusions du comité de lecture, le comité de rédaction peut soit rejeter l'article, soit le juger acceptable sous réserve que les modifications nécessaires y soient apportées, ce qui permet aux auteurs de réagir et de réviser leur article. Le peer review 2.0 Ce que propose Yvo Smulders, c'est de couper en deux le processus de sélection en ne faisant parvenir à la revue que l'introduction et la méthodologie dans un premier temps. Les auteurs pourraient inclure des informations sur la population mais sans plus de données. Pour Smulders, ces informations sont suffisantes pour répondre à la question fondamentale de la publication scientifique : "Est ce que la question est pertinente et est-elle abordée de manière appropriée ?" Dans un second temps, les auteurs communiqueraient leurs résultats et conclusions. Rejeter un article qui pose une bonne question et utilise une bonne méthodologie rendraient le rejet plus complexe à justifier pour les pairs. Un avantage de ce mode de fonctionnement serait également d’alléger la charge de travail initial des pairs qui ne seraient pas submergées par des données trop nombreuses, de longs articles. Pour aller plus loin.. Je vous propose la lecture d'un article vraiment intéressant si la question de la significativité en psychologie vous taraude un peu : "L’observateur extérieur pourrait donc croire que le test de signification est un outil parfaitement adapté à la méthodologie de la recherche expérimentale. Nous pensons qu’il n’en est rien et que l’apparente adaptation de la pratique du test de signification est illusoire, ce qui aboutit à une situation de fait pour le moins étrange, voire paradoxale. La recherche expérimentale peut en effet être rapprochée d'un jeu dans lequel seuls les résultats significatifs sont gagnants, alors que les résultats non significatifs sont en principe des constats d'ignorance, donc des échecs. Mais les règles de ce jeu sont inadaptées et par suite constamment transgressées, ce qui se traduit par d'innombrables abus d'interprétation et entraînent des distorsions considérables, notamment dans la conduite des expériences, dans la sélection des résultats publiés et dans la présentation de ceux-ci..." Poitevineau - 2004 - L'usage des tests statistiques par les chercheurs en psychologie aspects normatif, descriptif et prescriptif.pdf

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PsycBITE : restez critique lorsque vous lisez vos articles

PsycBITE (Psychological database for brain impairment treatment efficacy) a été créé en 2004 afin de proposer aux étudiants et chercheurs une base de données sur les thérapies cognitives et comportementales utilisées auprès de patients atteints de lésions cérébrales acquises. L'objectif est de fournir un moyen d'identifier et d'évaluer de potentielles ressources disponibles pour mettre en place une prise en charge la plus efficace possible. PsycBITE collecte des publications aux méthodologies variées à l'image de la prise en charge du patient cérébrolésé. Je vous propose de les résumer rapidement : L'étude contrôlée randomisée : les chercheurs comparent au moins deux interventions. L'une des deux peut être une absence d'intervention ou une liste d'attente par exemple. L'affectation aux groupes se fait de manière aléatoire et les résultats de la prise en charge sont comparés après une période déterminée. Les évaluateurs de ce type d'étude utilisent l'échelle PEDro-P The_PEDro-P_Scale.pdf avec un score maximal de 10 points sur 11 (le critère 1 sur la validité externe n'est pas comptabilisé) L'étude contrôlée non randomisée : le principe de base est similaire à l'étude contrôlée randomisée, les chercheurs souhaitent comparer les effets d'au moins deux interventions différentes. Par contre, l'affectation aux groupes ne se fait pas de manière aléatoire. Les chercheurs équilibrent les deux groupes en appariant les participants par des variables comme le sexe, l'âge, le niveau socio culturel, des scores à des épreuves cognitives ou comportementales. Les évaluateurs utilisent également la PEDRO-P Scale avec un score pouvant atteindre au maximum 8 cette fois (le critère 1 n'est pas comptabilité ni les critères 2 et 3 relatifs à la condition randomisée qui n'est pas applicable ici) L'étude longitudinale : elle porte sur un ou plusieurs groupes qui bénéficient tous de la même prise en charge. L'efficacité est évaluée en comparant les mesures avant et après la prise en charge. Ces études sont incluses dans la base de données mais ne donnent pas lieu à une évaluation de leurs qualités méthodologiques. L'étude de cas unique : le principe de base est d'utliser le patient comme son propre contrôle pour évaluer l'efficacité d'une ou de plusieurs interventions. Il existe différentes méthodologies : plan croisés (A-B-A-B ou plus complexe A-B-A-C-A-B), protocole à niveaux de base multiples, protocole basé sur le changement de critères, etc. .Le facteur crucial dans ce type d'étude est de savoir si l'introduction et le retrait de l'intervention sont expérimentalement contrôlés. Les évaluateurs utilise l'échelle SCED : The_SCED_Scale.pdf En dehors des critères classiques (mots clés, auteur, année, etc.), leur moteur de recherche est particulièrement évolué et vous permet de faire des recherches croisées sur la nature des lésions cérébrales, la méthodologie utilisée, le type de prise en charge (hospitalier, virtuel, individuel, en groupe, etc.), le score minimal obtenu par l'équipe d'évaluateurs, les fonctions cognitives ciblées et la nature des interventions ! Le moteur de recherche : http://www.psycbite.com/search.php On y apprend qu'aussi intéressante qu'elle puisse être, la méthode Montessori n'est pas toujours mise en avant par des publications d'une grande rigueur scientifique : http://www.psycbite.com/search.php?ak=detail&article=002729 Au final, cette base de données nous rappelle à quel point il est de notre ressort d'évaluer la pertinence de nos lectures et des approches que nous mettons en place avec nos patients. Des outils (comme PsycBITE) peuvent nous aider à faire le tri, ne nous privons pas de les intégrer ! Une pratique de haut niveau implique de perdre une forme de naiveté que nous pouvons garder face à la science et aux publications scientifiques... C'est un effort quotidien parce qu'il me semble que cette naiveté à tendance à refaire surface de temps en temps. Pour les collègues plus expérimentés, elle prend peut être plus la forme d'une économie cognitive. Ca serait une bonne idée de proposer une formation à la revue bibliographique pour les professionnels : utilisation des moteurs de recherche, critiques méthodologiques et gestion des ressources.

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Le compte rendu en neuropsychologie

Le compte rendu est tour à tour, détesté, objet de toutes nos attentions, plagié par nos collègues médecins ou tout simplement ignoré ! c'est un bout de papier qui hante nos pensées lorsqu'il tarde à se rédiger... et pourtant, qui a été formé à sa rédaction ? Je viens d'ouvrir une nouvelle section dans notre librairie pour collecter les références susceptibles d'accompagner les collègues qui souhaitent réfléchir et peut-être faire évoluer leur pratique de la rédaction du rapport neuropsychologique. Il y a actuellement trois références, d'autres suivront par la suite : http://www.neuropsychologie.fr/index.php?/books/category/13-rapports-et-comptes-rendus/ Si vous avez des ressources utiles, n'hésitez pas à la partager en commentaire ! Dans cette optique, vous pourriez bien trouver quelques informations utiles sur le site http://neuropsychologytoolkit.com/ En premier lieu, les auteurs de ce site (qui dépasse le cadre du compte rendu, je vous laisse le soin de le visiter) ont mis en ligne une enquête sur le rapport en neuropsychologie, à l'attention des neuropsychologues, mais plus original peut-être, à l'attention également des médecins et des usagers. Le paradoxe du compte rendu prend tout son sens dans les quelques chiffres qui suivent. Pour un échantillon de 660 neuropsychologues américains, la majorité des collègues en pédiatrie passe entre 5 et 10 heures à la rédaction du compte rendu (environ 11 pages). Pour les collègues qui travaillent chez l'adulte, c'est entre 2 et 3 heures (environ 7 pages). Dans le champ de l'expertise, entre 10 et 20 heures (environ 13 pages). Malgré ce temps de travail particulièrement lourd, ils sont 84 % à penser que le demandeur du rapport ne lit pas ou seulement occasionnellement le rapport ! Le site partage différents formats de rapport qui pourraient inspirer votre propre réflexion : Template 1: Neuropsychological Report Template 2 : Neuropsychological Report Template 3: Pediatric Neuropsychological Report Template 4: Inverted Pyramid Style Report Template 5: Inpatient Report Template 6: Pediatric Neuropsychological Report Template Il résume également l'art du rapport en ces quelques précieux conseils : Résumez vos informations clés dans un style "pyramide inversée" : ordonnez vos informations des moins sensibles aux plus déterminantes pour terminer par celles-ci.
Soulignez vos points clés : vous connaissez vos données importantes, aidez le lecteur à retrouver ces informations rapidement. Vous pouvez utiliser des puces ou encore des MAJUSCULES ou vous pouvez plus simplement souligner ou mettre en gras le texte visé. Plus simple encore, vous pouvez commencer votre phrase par un "Ceci est important..."
Ecrivez pour les yeux : souligner et mettre en gras sont des indices visuels qui indiquent un certain niveau d'importance.Cela vous aide également à limiter la taille de vos paragraphes qui ne devraient pas excéder une ou deux lignes. Cela soulage la fatigue oculaire sur votre lecteur et l'invite dans le corps du texte plus facilement, contrairement aux longs paragraphes qui repoussent le lecteur.
Court et simple (KISS pour Keep It Short and Simple) : ne rajoutez pas les sources de vos références dans un long rapport décousu, vous faites perdre du temps aux lecteurs à commencer par vous ! Demandez vous si chacune de vos phrases est nécessaire et n'est pas redondante. Lisez chaque phrase à voix haute d'un seul trait. Si ce n'est pas possible, c'est qu'elle est trop longue ! Comme Polonius dit à Hamlet : "La brièveté est l'âme de l'esprit." Quelques exemples corrects et incorrects : "Maintenant» plutôt que «À l'heure actuelle"
"Rapidement" plutôt que "dans les meilleurs délais"
"Parce que» plutôt que «En raison du fait que"
"C'est pourquoi» plutôt que «Compte tenu des circonstances"
"Si» plutôt que «Dans l'éventualité où"
"A propos" plutôt que "en référence à"
"Parce que» plutôt que «Compte tenu du fait que"
[*]Choisissez des mots familiers et simples [*]Réduisez vos phrases avec un sujet, un verbe et un complet (les prépositions et autres adverbes tels que parfois, qui, quoi et ceci ne servent souvent à qu'à rendre vos phrases plus complexes.)

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Psychologues scolaires : les associations disent « stop à la psychanalyse ! »

En septembre prochain aura lieu, à Nice, le congrès de l’Association française des psychologues scolaires (AFPEN) sur la situation des enfants porteurs de troubles cognitifs. Et déjà une remise en cause, la participation de psychanalystes, non pertinente selon la Haute autorité de santé. Le Collectif Egalited, Autisme France, Hyper Supers TDAH France, l’Unapei et la Fédération française des Dys ; elles sont cinq associations à protester contre le programme du congrès AFPEN de septembre 2013. En ligne de mire, la psychanalyse. Vous pouvez lire la suite sur le site à l'origine de cet appel : vivrefm L'AFPEN vient juste de répondre de manière officielle par ce courrier : REPONSE AFPEN COURRIER ASSOCIATIONS DU 15.05.13.pdf Vous pouvez également prendre connaissance de l'avis de la FFPP qui pose le problème de manière moins manichéenne dans leur Fédérer n°69 (page 20), en téléchargement ici. Enfin, le programme à l'origine de l'hostilité des associations de parents est consultable ici : http://nice2013.afpen.fr/?Programme-82

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La psychologie clinique anglaise appelle à son tour à tourner le dos au DSM5

La division de psychologie clinique anglaise appelle, à son tour, à un changement de paradigme. Le DSM 5 est, sans conteste, le manuel qui fait le plus consensus sur l'importance de changer d'approche en psychiatrie. Sur le fond, les orientations diffèrent toutefois : la DCP appelle à considérer davantage les facteurs psychosociaux en se détachant du modèle biomédical alors que le NIMH concentre tous ses efforts dans une nouvelle classification qui comportera davantage d'arguments scientifiques (imagerie, génétique, biologie et cognition). La DCP rappelle que l’utilisation d’un système de classification des troubles psychologiques et comportementaux, calqué sur la méthodologie médicale, a toujours suscité des controverses. La division a toujours été partagée, reconnaissant trois fonctions majeures à la classification actuelle : son intérêt sur le plan fondamental et la recherche,
son utilité sur le plan économique en permettant aux systèmes de soins d’organiser la prise en charge autour d’entités « tangibles »,
sa capacité à offrir un cadre connu et utilisé par tous : groupes professionnels, usagers et médias
De manière plus étonnante, elle souligne les limites d’un tel fonctionnement surtout pour les troubles psychiatriques en admettant que ces limites seraient moins évidentes pour les entités dont les étiologies seraient biologiquement moins controversées (démences et troubles des apprentissages). Il va falloir inviter le réseau de Martial Van der Linden à prendre contact avec eux ! Plus globalement, la DCP rappelle dans son courrier que les facteurs psychosociaux sont fondamentaux dans la genèse des troubles psychiatriques, sans nier pour autant les relations étroites entre les facteurs sociaux, psychologiques et biologiques. Pour la DCP, la place des facteurs psychosociaux devrait renforcer le rôle des psychologues dans le système de prise en charge : ils sont à même de répondre aux demandes d’évaluation, de diagnostic et de prise en charge de ces facteurs. La division a extraite deux grandes classes de conséquences néfastes du modèle actuel, promu par le DSM 5 et la CIM 10 : Concepts et modèles L’interprétation serait un fait "objectif" : le diagnostic psychiatrique est souvent présenté comme un faisceau objectif d’arguments alors que par essence, l’évaluation clinique porte sur des observations et interprétation entachées de variabilité et de biais.
La validité et la fidélité sont limitées compte tenu de cela.
Son utilité clinique également, notamment lorsqu’il s’agit de mettre en place des interventions cliniques, de développer des manuels de prise en charge et d’effectuer de la recherche basée sur ces catégories.
La rhétorique biologique : la domination du modèle biomédical minimiserait le rôle des facteurs psychosociaux dans l’expression des troubles psychiatriques et accentuerait la réponse médicale, principalement pharmacologique au détriment des autres approches.
La décontextualisation : le modèle actuel brouille les liens qui existent entre le vécu des patients, leurs détresses, les conséquences comportementales et leurs contextes sociaux, culturels, familiaux et personnels.
Les biais ethnocentriques : le modèle actuel a été conçu dans un ancrage occidental qui ne prend pas ou mal en considération des facteurs tels que l’ethnie d’appartenance, la sexualité, le genre, la spiritualité et la culture.
Répercussions sur les usagers Discrimination : le diagnostic psychiatrique apparait être un facteur d’exclusion sociale pour les usagers
Stigmatisation et impact négatif sur l’identité : définir les difficultés à l’aide de mots comme trouble ou déficit va engager l’usager à porter lui même un jugement négatif sur son fonctionnement avec une baisse de son estime de soi
Marginalisation du vécu de la personne : l’expérience subjective, les relations inter personnelles et sociales ne sont souvent que des déclencheurs ou des variables secondaires dans le système de catégorisation actuel
Prise de décision : la catégorisation des comportements et vécus de l’usager est souvent imposée comme un fait objectif. Marquer son opposition peut alors être perçu comme une forme d’anosognosie sans remettre en cause le système en lui-même
Déresponsabilisation : le système actuel de classification rend l’usager dépendant d’experts qui déclencheront, ou pas, des traitements. Cela impacte l’usager dans sa capacité à être acteur de sa prise en charge, à faire des choix.
La DCP pense qu’il existe des arguments indiscutables pour enclencher un changement de paradigme en ce qui concerne les troubles psychiatriques, plaidant en faveur d’une approche multifactorielle qui reconnaitra la complexité de l’expérience humaine et de tout ce qu’elle implique. Vous pouvez retrouver ses recommandations dans la source ci-dessous. Source : http://dcp.bps.org.uk/dcp/the_dcp/news/dcp-position-statement-on-classification.cfm

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Emission spéciale psychiatrie et DSM5

CQFD proposait, hier matin, une émission spéciale consacrée aux maladies psychiatriques. En effet, la semaine prochaine sort la "bible" des psychiatres : le DSM 5. Cet ouvrage, controversé et qui fait polémique, répertorie l'ensemble des pathologies psychiatriques. Les invités en direct: Martial Van der Linden, professeur de psychologie clinique à l'Université de Genève, Pierre Bovet, médecin-chef à l'Hôpital de Cery et professeur de psychiatrie à l'Unil, ainsi qu'Alexandra Rageth, experte en psychiatrie légale aux HUG. Martial Van der Linden intervient à partir de là 8e minute pour rappeler que le DSM a été mis en place pour ancrer les problèmes psychologiques dans le domaine de la médecine avec son modèle biomédical. Il dénonce, avec Pierre Bovet, le caractère objectiviste du DSM qui ne considère que les symptômes que l'on peut objectiver comme cela se fait en médecine somatique. Le caractère subjectif de l'expérience psychologique n'existe pas dans cette grille de lecture qu'offre le DSM. À la 16e minute, Martial Van der Linden revient sur une entité bien connue des psychologues spécialisés en neuropsychologie : le trouble cognitif léger ou MCI. Il ne nie pas l'existe des troubles cognitifs légers, mais leurs causes sont multifactorielles : facteurs psychologiques, sociologiques, culturels, anthropologiques. Les difficultés psychologiques ne sont pas l'apanage de la médecine et du modèle biomédical. Martial Van der Linden souligne l'aspect stigmatisant du MCI. Pierre Bovet rapporte, à la 21e minute, les propos de Nancy Andreasen: le DSM aurait complètement asséché la psychopathologie aux USA, à tel point qu'il faudrait aujourd'hui réintroduire celle-ci avec un vaste échange Europe/États-Unis. Pierre Bovet se fait également l'écho de cette information que je vous donnais ici, à propos du retrait du NIMH face au DSM 5 et conforte mon sentiment à l'écoute de Martial Van der Linden et de lui même : ils semblent critiquer autant le nouveau projet du NIMH qui ne sort pas de la vision biomédicale. 26e minute : la question du deuil "pathologique" est évoquée avec Bernard Crettaz, sociologue. La mort n'est pas une maladie et le deuil est une étape que la société ne peut amputer de la condition humaine, sous prétexte d'enjeux économiques, sans toucher à l'un des fondements de notre civilisation. 33e minute : Allen Frances ne mache pas ses mots... pour lui, les psychiatres experts à l'origine du DSM 5 ne mesurent les conséquences de leurs actes ! ils seraient "naïfs"... Les experts restent focalisés sur leur domaine de recherche et ne voient pas à quel point le DSM peut être facilement mal utilisé dans une pratique médicale quotidienne (le temps de consultation d'un généraliste aux USA est de 7mn). À la question sur les raisons qui poussent Allen Frances a être si critique avec le DSM 5 alors qu'il a piloté le DSM4, celui-ci répond qu'il a pu mesurer l'incroyable impact du manuel sur la population. Malgré de grandes précautions, le diagnostic de TDAH a triplé après la sortie du DSM4 avec 10% d'enfants américains diagnostiqués aujourd'hui. Un changement effectué sur l'autisme a multiplié par 20 la prévalence de l'autisme au niveau mondial : "petit changement...énorme impact". Il n'avait pas anticipé ça. Une autre modification concernant les troubles bipolaires chez les adultes a doublé la prévalence de ces troubles. La modification faisait sens pour Frances mais elle a été exploitée par les entreprises pharmaceutiques qui ont poussé vers le bas la limite entre normalité et pathologie pour augmenter les prescriptions de traitements médicamenteux. Pierre Bovet croit qu'il y avait certainement de la naïveté chez les concepteurs du DSM 3, un peu moins chez ceux à l'origine du DSM 4... nettement moins dans l'équipe du DSM 5 tout de même. Pour Martial Van der Linden, le plus grand naïf est certainement Allen Frances ! Les catégorisations ne se font jamais sans influence économique... 40e minute : les étudiants en psychologie seraient façonnés par la distinction entre le normal et le pathologique, en dehors même de toute influence universitaire préalable. La société, les médias établiraient des représentations dichotomiques qui colleraient parfaitement à la vision du DSM par la suite. 43e minute avec Alexandra Rageth: les avocats utiliseraient de plus en plus le DSM (ou le CIM-10) pour convertir une peine en mesure thérapeutique. L'expertise judiciaire s'empare des manuels pour orienter les décisions de justice. 49e minute : Allen Frances boucle la boucle en recommandant aux patients de systématiquement prendre un second avis médical ! "Si votre petit enfant reçoit un diagnostic de dysfonctionnement de l'humeur, allez voir un autre médecin ! Si quelqu'un vous dit que vous avez une dépression majeure après 2 semaines de deuil et des symptômes parfaitement compatibles, ne le croyez pas ! un diagnostic psychiatrique nécessite du temps et il faut des semaines, parfois des mois !" Martial Van der Linden a rappelé l'existence d'une pétition qui dénonce le DSM 5 pour conclure l'émission: http://mythe-alzheimer.over-blog.com/article-stop-a-l-utilisation-du-dsm-5-il-est-grand-temps-de-reagir-116462583.html A écouter ici : http://neuropsychologie.fr/doc/audio/CQFD_speciale_DMS5.mp3 ou sur le site de RTS : http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/cqfd/4869590-cqfd-du-16-05-2013.html

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L'institut américain de la santé mentale abandonne le DSM-5

Le 29 avril dernier, le National Institute of Mental Health (le plus important institut de recherche sur la santé mentale au monde) a annoncé qu'il n'utiliserait plus le DSM et sa prochaine révision. Inutile de vous dire que l'annonce a eu l'effet d'une bombe dans les médias et les réseaux intéressés ! Le NIMH s'est appuyé sur le DSM depuis plus de 60 ans avec sa première version éditée en 1952. Le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux est confronté, depuis plusieurs années déjà, a d'importantes controverses : trop de liens entre les experts et l'univers pharmaceutique en quête de nouveaux marchés, médicalisation de plaintes ne relevant pas de pathologies avérées, critères diagnostics élargissant les frontières du pathologique de manière injustifiée, etc. Thomas Insel, président du NIMH, ne mache pas ses mots puisqu'il annonce vouloir passer du diagnostic par le symptôme (vision du DSM) au diagnostic par la science... «Contrairement à nos définitions de l'Infarctus du myocarde, du lymphome ou du SIDA, les diagnostics du DSM sont basés sur un consensus d'ensembles de symptômes et non sur des analyses médicales objectives» selon Insel qui poursuit : «Dans le reste du monde médical, cela reviendrait à créer un système diagnostic basé sur la nature de la douleur de poitrine ou la qualité de la fièvre.» Le NIMH souhaite donc passer à un modèle biologique basé sur l'idée que les troubles mentaux sont des problèmes biologiques impliquant des circuits neuronaux à l'origine de configurations particulières de la cognition, des émotions et des comportements. Le DSM ne permet pas d'avancer dans cette direction, raison pour laquelle le NIMH travaille depuis 18 mois déjà sur son propre manuel. Il intégrera des éléments génétiques, d'imageries médicales et des sciences cognitives pour un diagnostic plus objectif. Le monde médical semble prêt à emboiter le pas mais Insel prévient qu'il faudra au moins une dizaine d'années avant d'aboutir à un outil suffisamment fiable. En attendant, les psychiatres ont fait savoir qu'ils continueraient d'utiliser le DSM. Le débat devrait devenir beaucoup plus visible dans les jours qui viennent puisque le DSM-5 sera officiellement accueilli lors du meeting annuel de l'American Psychiatric Association à San Francisco du 18 au 23 mai. Source : http://www.nimh.nih.gov/about/director/2013/transforming-diagnosis.shtml

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