Blogs

 

Neurocommunication made in Japan

Ce billet est dans le top 10 des informations insolites que j'ai pu poster jusque maintenant... Neurowear est une société japonaise qui travaille sur une interface homme-machine bien particulière: le necomimi. Sous ce nom de code se cache en réalité deux oreilles de chat capables de réagir à votre activité cérébrale ! Vous êtes concentré ? vos oreilles se dressent immédiatement... vous êtes relaxé ? elles se relâchent doucement. Neurowear postule que le necomimi est une machine capable d'augmenter vos capacités physiques et mentales en vous aidant à contrôler vos ondes cérébrales un peu à la manière du neurofeedback j'imagine. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555"> Derrière cette information qui touchera de nombreux neuropsychologues, inconditionnelles des chats, je distingue deux données pas si insolites que ça: -il existe un lien de plus en plus fort entre nos aptitudes et notre cerveau avec l'idée qu'il nous faut nous doter de moyens adaptés pour dompter notre cerveau : stimulation, pharmacologie, interfaces neuro, etc. Cette conception est partagée par la profession (l'existence d'un lien) mais la fascination qui existe actuellement pour la science (dans la culture, l'économie, la politique) a de quoi susciter des craintes je crois. -sur le plan sociologique et linguistique, on peut se demander quelle place prendra ce type d'outils dans nos communications de demain. La technologie est également de plus en plus présente, à commencer par nos chats, SMS et autres pokes, dans nos interactions. Souvent, elles sont critiquées parce que réductrices... Seront nous tentés d'ajouter à ces moyens des méthodes plus implicites comme ces oreilles "capables" de décrypter notre état mental non verbal ? L'avenir nous le dira

DominiqueC

DominiqueC

 

Les 5 mots de Dubois ne dépistent pas la maladie d'Alzheimer

Cette histoire est vécue, c'est celle d'une de mes consultations. Nous sommes nombreux à en avoir fait l'expérience mais cela ne coute rien de souligner de nouveau l'absurdité de la situation suivante: Une personne âgée vient me voir en consultation de la mémoire en m'expliquant qu'elle a fait un "test d'Alzheimer" qui serait positif. Elle est très inquiète. Je lui demande dans quel centre elle est allée et cette dame me répond simplement que c'est un test que son groupe de personnes âgées s'est diffusé après que l'une d'entre elles l'ait lu dans un quotidien régional... Bon point pour ma curiosité, elle a l'article sur elle! article que je vous propose en pièce jointe ci-dessous : Cliquez pour lire le document On y apprend donc que si une bonne partie de la population ne peut bénéficier d'un dépistage suffisamment précoce (ce qui est vrai), il existe une bonne alternative utilisée par les médecins : le test des 5 mots de Dubois. Des consignes approximatives sont données avec la liste des mots. Bien sûr, le plus grave n'est pas la diffusion au plus grand nombre d'une épreuve utile pour les neurologues... c'est la conclusion de l'article qui prétend qu'un échec à cette épreuve est synonyme de "forts risques" de maladie d'Alzheimer. Alors voilà, ce message se destine au grand public qui se pose des questions sur l'état de santé de leur mémoire : il n'existe aucun test isolé capable de terminer précisément le risque de développer une maladie d'Alzheimer. Les neuropsychologues utilisent de nombreux tests afin de croiser des données complexes à interpréter. Ces données n'ont de sens qu'à la lumière d'autres résultats, notamment médicaux : consultation neurologique, imagerie cérébrale, etc. Un échec à cette épreuve ne signifie rien en soi et il faut d'ailleurs souligner que si un échec n'est pas synonyme de maladie d'Alzheimer, une réussite ne garantit rien non plus sur votre état de santé ! Si vous avez l'impression d'oublier plus que d'ordinaire, le seul bon réflexe est d'en parler avec votre médecin, d'organiser avec lui une consultation de la mémoire dans un centre spécialisé. Ne cédez jamais aux vulgarisations scientifiques dont les journaux aiment faire leurs colonnes. La plupart du temps, les informations sont imprécises, voire erronées, et peuvent vous conduire à faire de mauvais choix par la suite. Remarque: bien sûr, cette patiente qui avait échoué au test de son quotidien ne souffrait absolument pas de maladie d'Alzheimer... Je lui ai fait promettre de rediscuter de tout cela avec son cercle d'amies !

DominiqueC

DominiqueC

 

Diagnostic psychiatrique en s'amusant

On regretterait presque l'aspect ludique des anciennes épreuves psychométriques. Le site sciencemuseum.org propose de retrouver de manière interactive trois épreuves des années 30 à 50 avec des productions en direct de patients fictifs atteints de démence, de schizophrénie et de ... à vous de trouver! Les réponses sont parfois très amusantes A vous de jouer ! http://www.sciencemu...tric_tests.aspx

DominiqueC

DominiqueC

 

Articles fondateurs de la psychologie

Le site "Classics in the History of Psychology" est une véritable mine d'or pour ceux qui cherchent à retrouver les écrits qui ont fondé la discipline. Christopher D. Green, professeur de Psychologie à l'université de York, a accumulé de très grands papiers, aujourd'hui libres de droit, sous une interface minimaliste, mais fonctionnelle. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">L'index peut être consulté par auteurs ou par thématiques, un moteur de recherche étant également disponible. Personnellement, j'ai été émerveillé de pouvoir accéder à certaines ressources. Quelle chance de trouver dans votre bibliothèque un article d'Ebbinghaus de 1885, l'article de 1935 de R.Stroop sur son célèbre paradigme, des articles de Cattell, Hume, Gibson, Galton et tant d'autres !! Sont également en ligne des articles de la fin du XIXe sur l'histoire de la psychologie comme ce Münsterberg, Hugo. (1899). Psychology and history. Psychological Review, 6, 1-31. Bref, je vous invite à parcourir ce site, à le garder dans vos favoris, vous aurez peut-être envie... un jour... de revenir sur les racines de votre discipline. Si certains collègues veulent présenter l'une de ces augustes références, je serais très heureux de mettre tout ça en ligne bien sûr ! L'adresse du site: http://psychclassics...ku.ca/index.htm

DominiqueC

DominiqueC

 

PsycINFO - retro/per/spective

Linda Beebe vient de publier une rétrospective sur la plus grande base de données bibliographique en psychologie du monde et nous révèle une nouveauté qui sera disponible très prochainement: PsycTESTS. L'ancêtre de PsycINFO est Psychological Abstracts, une revue papier qui collecte les abstracts depuis 1927 et qui n'a cessé son activité qu'en 2006. PsycINFO a débuté son existence de base de données électronique en 1967 à la lueur des premiers progrès en informatique, la base de données était alors stockée sous forme de bandes magnétiques. Si 5 personnes étaient aux manettes du Psychological Abstracts, l'APA double l'effectif (12) pour réduire la latence entre les publications et leur indexation dans la base de données, ce qui permet de tomber de 3 ans (!) à 3 mois... 8 381 abstracts sont indexés en 1963. Grâce à PsycINFO, ce chiffre passe à 13 622 dès la première année de mise en service et atteint plus de 18 000 références à la fin de la décennie. Entre 1968 et 1972, l'APA améliore l'accès à la base en mettant à disposition des claviers, en créant une standardisation et un contrôle des données injectées dans la base et en développant un thesaurus psychologique. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555"> En 1978, PsycINFO est disponible dans quelques pays étrangers: l'Allemagne, la Suède, le Canada et l'Afrique du sud. En 1980 PsycINFO avait publié 31 764 abstracts sous format électronique. En 1989, ce chiffre est passé à 52 442 abstracts, le nombre de périodiques couverts passant de 988 à 1 304. Loin de vouloir indexer toutes les revues existantes, entre 1987 et 1988, l'APA retira pas moins de 269 périodiques jugés comme peu significatifs ! Dans les années 90, l'APA ouvre sa base à des revues étrangères. En 1995, le million d'abstracts est atteint, après 28 années de fonctionnement. En 2000, PsycLIT, base de données sur CDROM bien connue des étudiants ayant côtoyé les UFR de psychologie avant les années 2000, est absorbée par PsycINFO en lien avec l'arrivée en force d'internet et l'accès aux données en ligne. En 2001, PsycINFO couvre 1700 périodiques et ajoute une information majeure à sa base de données: les citations des références indexées. En 2004, et grâce à l'indexation de plusieurs périodiques qui n'existaient qu'en version papier, PsycINFO dépasse les deux millions de références. Dans la même période, une réflexion importante est menée sur ce qui doit être indexé dans la base de données. L'interdisciplinarité s'impose de plus en plus et avec elle, l'arrivée de nouveaux périodiques aux domaines connexes à la psychologie. En 2010, PsycINFO indexe 2 465 périodiques. La base de données dispose de formateurs qui interviennent lors de colloques et de séminaires ainsi que d'une chaine Youtube. Aujourd'hui, la base de données s'est diversifiée avec la présence de PsycBOOKS, PsycCRITIQUES et PsycEXTRA (donnant accès à des informations historiques comme les newsletter des divisions de psychologie, les abstracts des conférences, etc.) Pour 2011, une base de données psychométrique va voir le jour avec la mise en ligne d'informations telles que: Quelques chiffres à propos de PsycINFO: Domaine: toutes les branches de la psychologie avec pas moins de22 catégories majeures et 135 sous divisions. Couverture: 2468 périodiques indexés Géographie: publications de 49 pays et 27 langues différentes Période couverte: de 1806 à aujourd'hui (146 notices sont antérieures à 1890 dans les faits) Taille: 3,027,303 notices indexées (au 02/2011) Mise à jour : hebdomadaire, plus de 60 000 notices ajoutées par année Organisme responsable : American Psychological Association Sources: http://www.apa.org/p...nfo-growth.aspx http://www.csa.com/f...cinfo-set-c.php http://ahp.apps01.yorku.ca/?p=914

DominiqueC

DominiqueC

 

Diagnostic psychiatrique par imagerie optique au Japon

"Dans une pièce pleine de psychiatres dans le centre-ville de Tokyo, je me prépare à une évaluation de ma santé mentale. (...) je m'équipe d'une sorte d'étrange bonnet de bain relié à des câbles et parsemé de boutons rouges et bleus. A l'aide d'un interrupteur, les 17 boutons rouges envoient de la lumière infrarouge sur 2 ou 3 centimètres de profondeur dans mon cerveau, elle y sera absorbée ou dispersée par les neurones. Les photorécepteurs contenus dans les 16 boutons bleus récupèrent la lumière qui est renvoyée à la surface. Enfouis dans les signaux, selon les chercheurs qui s'occupent de la machine, on peut y trouver des indices capables de distinguer une dépression, un trouble bipolaire ou encore une schizophrénie d'un état normal." C’est ainsi que commence un article publié dans le très officiel Nature à propos de la validation officielle d’une technique encore très expérimentale dans les services de psychiatrie japonais : la spectroscopie dans le proche infrarouge (SPIR). Lorsqu’on parle d’imagerie cérébrale, on pense immédiatement à l’imagerie magnétique avec l’IRM(f), la TEP, la SPECT. Toutefois, un procédé très largement utilisé dans l’industrie intéresse de plus en plus les chercheurs : l’imagerie optique. Les tissus humains sont relativement transparents à la lumière dans la gamme du proche infrarouge (entre 700 et 900 nm) qui peut donc les traverser sur plusieurs centimètres. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Toutefois la molécule d'hémoglobine réfléchit la lumière dans cette gamme et son spectre d'absorption est différent selon qu'elle transporte de l’oxygène ou non. L'augmentation d'activité neuronale induit une augmentation du débit sanguin et donc une modification de la quantité d’oxygène présente sur le chemin optique des photons qui traversent la région du cerveau considérée. En mesurant les changements du signal liés à l'absorption et à la diffusion, il est donc possible de déterminer si les régions observées sont actives ou non. C’est donc en 2009 que le ministère de la Santé a autorisé son utilisation en soulignant la « grande avancée technologique de cette méthode » pour les patients suivis en psychiatrie. Les psychiatres japonais et leur pionnier, Masoto Fukuda, ne se concentrent donc plus sur la parole de leurs patients mais sur deux régions cérébrales, les cortex préfrontaux et temporaux, impliqués dans de nombreuses pathologies psychiatriques. En faisant lire des listes de mots à leurs patients, ils enregistrent des patterns d’activations cérébrales qui permettraient de distinguer une personne bipolaire, d’une personne dépressive ou schizophrène. Ci-dessous, différents patterns supposés spécifiques d'un état normal, d'une dépression, d'un trouble bipolaire et d'une schizophrénie Les psychiatres mettent en avant le faible coût de cette technologie (comparativement à l’IRM), sa souplesse d’utilisation, notamment chez les enfants et les personnes agitées ou très anxieuses. En somme, une technologie qui permettrait de diagnostiquer à tour de bras de nombreuses populations différentes pour pas très cher et sans avoir besoin d'ouvrir la bouche pour autre chose que lire des items verbaux ! Si la SPIR suscite beaucoup d’intérêts, c’est qu’elle possède de réelles qualités qui ne sont niées par personne, à commencer par l’auteur de l’article. Toutefois, il convient de se demander comment un pays peut mettre sur le marché une technique que la communauté scientifique présente encore très largement comme exploratoire. Le blog Neuroskeptic a listé les publications de Fukuda sur la SPIR : Matsuo et al (2000) n=9/10 elderly depressed/controls Suto et al (2004) n=10/13/16 depressed/schizophrenia/controls Kameyama et al (2006) n=17/11/17 bipolar/depression/controls Nishimura et al (2007) n=5/33 panic disorder/controls Takizawa et al (2008) n=55/70 schizophrenia/controls Uehara et al (2007) n=11/11 eating disorder/controls Suda et al (2010) n=27/27 eating disorder/controls style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Si l'on fait les comptes, Fukuda a donc publié sur environ 150 patients, certains ayant participé à plusieurs études citées ci-dessus. Plus précisément, on est en droit d'imaginer que le pattern "trouble bipolaire" a été obtenu à l'aide des 17 patients de 2006...., le pattern "trouble dépressif" grâce à 30 dépressifs (dont 9 personnes âgées), pas la peine de souligner le pattern "Trouble panique" obtenu grâce aux données de... 5 patients en 2007. La spectroscopie dans le proche infrarouge n'a pas eu besoin d'études comparatives avec des golds standards, n'a pas eu besoin d'études randomisées, en double aveugle pour obtenir l'agrément du ministère de la santé japonais. Pourquoi ? c'est une question sans réponse mais qui pourrait susciter des craintes légitimes, tant sur la direction que prend la psychiatrie en recherche de moyens peu couteux et technologiques pour diagnostiquer des maladies particulièrement complexes, que sur le peu d'esprit critique dès lors que l'on habille les études d'imagerie et de méthodes dites modernes ! Sources: http://www.nature.co...pdf/469148a.pdf http://www.u-picardi...e_Nad_Chap3.pdf http://neuroskeptic....s-in-japan.html

DominiqueC

DominiqueC

 

Un cas d'alien hand syndrome permanent

J'ai déjà eu l'occasion de vous présenter un cas d'Alien hand syndrome grâce à une patiente qui nous a autorisé à traduire et mettre en ligne ses vidéos (l'article en question). Je reviens avec un nouveau cas tout aussi intéressant grâce à Karen Byrne. Cette femme de 55 ans a bénéficié d'une intervention chirurgicale à l'âge de 27 ans après dix années d'épilepsie pharmaco résistante. Cette opération a consisté à séparer les deux hémisphères cérébraux en sectionnant le corps calleux. Ce qui distingue cette femme d'Erin, c'est la durée du syndrome. Parce que la cause est un geste chirurgical irréversible, Karen souffre de ce syndrome depuis plus de 18 ans avec des manifestations du bras gauche mais aussi de la jambe gauche. Karen Byrne décrit son syndrome ainsi: de manière occasionnelle lorsqu'elle se déboutonne de la main droite, sa main gauche reboutonne son vêtement, lorsqu'elle décide de tourner à droite, sa jambe gauche peut décider de partir vers la gauche, si elle met quelque chose dans son sac avec la main droite, sa main gauche peut retirer l'objet en question et plus difficile à vivre, il arrive parfois à cette main incontrôlable de battre Karen en la giflant (voir la vidéo...) et en lui donnant des coups de poing. Là où les hémisphères cérébraux communiquent entre eux dans un équilibre naturel, la section du corps calleux de Karen a fait émerger deux entités distinctes, aux désirs parfois antagonistes. Point positif, il semblerait qu'un traitement pharmacologique aide aujourd'hui Karen Byrne a reprendre le contrôle de son hémisphère droit.

DominiqueC

DominiqueC

 

Il n'y a aucune définition du trouble mental - Allen Frances

Allen Frances est actuellement un psychiatre qui fait couler beaucoup d'encre autour du très critiqué DSM-V, le successeur attendu du DSM-IV. Il n'est pas le seul à critiquer le coeur du projet de mise à jour mais ce qui le distingue des autres, c'est son rôle majeur dans l'édition de la version précédente, l'actuel DSM-IV justement. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Ces doutes vont bien au-delà de l'écriture du nouveau manuel puisqu'il a déclaré, selon un article paru dans Wired (Inside the Battle to Define Mental Illness) "qu'il n'y aucune définition du trouble mental. C'est des foutaises. Nous avons fait des erreurs qui ont eu de terribles conséquences" puis de rajouter que "certains concepts sont virtuellement impossibles à définir et à délimiter précisément". C'est un des auteurs du DSM-IV qui parle là ! L'une de ses plus grandes craintes, rapporte Frances, concerne l'inflation de nouveaux troubles mentaux comme l'extension du trouble bipolaire chez les enfants qui a conduit à multiplier par 40 le diagnostic en pédiatrie ! Allen Frances souligne l'impact des antipsychotiques chez ces enfants avec l'apparition d'obésité et de diabète et des conséquences encore inconnues sur le développement du cerveau. En 2007, une série d'investigations a souligné qu'un promoteur particulièrement influent du diagnostic de trouble bipolaire chez l'enfant, le psychiatre d'Harvard Joseph Biederman, avait omis de déclarer d'importants revenus touchés directement par le laboratoire Johnson & Johnson, qui commercialise le Risperdal, principal traitement du trouble bipolaire.Frances illustre ces propos d'inflation des troubles psychiatriques avec la proposition d'un nouveau syndrome fourre-tout : le syndrome de risque psychotique... Ce syndrome permettrait de traiter des adolescents qui ont parfois pu présenter des idées confuses, ou expérimenter des hallucinations ou des idées délirantes. Parce que ces jeunes ne perdent pas le contact avec la réalité, ils échappent aujourd'hui au diagnostic et donc à un potentiel "traitement". Robert Spitzer, célèbre psychiatre à la tête de la rédaction du DSM-III a rejoint Frances dans son combat, souhaitant à son tour dénoncer le processus de rédaction du nouveau manuel, particulièrement obscure et sujet à toutes les influences pharmaceutiques. Source: Inside the Battle to Define Mental Illness By Gary Greenberg December 27, 2010 - Wired January 2011

DominiqueC

DominiqueC

 

Le syndrome d'Ulysse, variante du syndrome de Cotard

Paul Vaughan a déterré un article de 2005 dans lequel on présente un syndrome de Cotard inversé. Là où le patient peut être amené à penser qu'il n'existe plus, en partie ou totalement, il existerait donc un syndrome dans lequel la personne pense que tout ou partie d'un proche n'existe plus... Cela s'appellerait le syndrome d'Ulysse. Il tire son nom de la mythologie grecque et de l'histoire de Pénélope qui, même après le retour d'Ulysse de la guerre, continuait de le croire mort. Les deux cas, publiés dans un article de 2005 de l'International Journal of Geriatric Psychiatry, sont spectaculaires comme le souligne le blogueur: style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Le premier cas est celui d'une personne âgée de 81 ans, amenée aux urgences psychiatriques pour la première fois après avoir démarré des idées délirantes soudaines à l'encontre de son petit-fils. Elle pensait que celui-ci présentait des oedèmes aux jambes, une inflammation du cerveau, une profonde léthargie après qu'une mouche radioactive l'ait piquée ! Bien qu'elle pouvait lui parler au téléphone, elle était convaincue de sa mort. Plus précisément, elle pensait qu'il n'avait plus d'estomac ou d'organes internes, que ses yeux avaient été retirés pour être remplacés par des billes de verre, que son cerveau était mort et remplacé par une horloge et qu'il devenait de plus en plus obèse. Elle décrivit des hallucinations sous la forme de policiers venant lui rapporter les infractions de son petit-fils, mais aucun autre symptôme de premier rang de la schizophrénie n'était présent. Son humeur était dépressive, mais d'apparition postérieure aux idées délirantes. La vieille dame a gardé ses idées délirantes durant 5 ans, bien qu'en parallèle elle était elle-même convaincue de sa propre mortalité. Le second cas concerne également une femme avec un début tout aussi soudain. Cette personne âgée de 73 ans présentait une histoire de schizophrénie paranoïde depuis 40 ans avec une exaltation de l'humeur, de l'hyperactivité, un langage logorrhéique, de la distractibilité et des idées de grandeur. Un jour, elle se mit à penser que son amant, qui vivait sur le même palier qu'elle, avait développé une maladie ayant entrainé la disparition de ses jambes, que son coeur avait été remplacé par une machine et qu'il était sur le point de perdre son cerveau. Elle pensait qu'il pouvait lui envoyer des messages par la télévision et qu'elle pouvait lui répondre en arrangeant, d'une certaine manière, des bougies situées non loin de là. Elle alla jusqu'à penser qu'il était mort, mais revenu à la vie sous une forme grossière afin de loger sous son propre matelas... L'article: Odysseus syndrome: nihilism by proxy. Connelly PJ, Rodriguez-Castello C, Robertson LM. Comment in: Int J Geriatr Psychiatry. 2005 Jun;20(6):598

DominiqueC

DominiqueC

 

Brenda Milner - doctorat honoris causa

Madame Brenda Milner est née le 15 juillet 1918 à Manchester, en Angleterre. Aujourd'hui âgée de 91 ans, elle poursuit toujours ses travaux de recherche dans le domaine de la neuropsychologie. Elle est la fondatrice du Département de psychologie de l'Institut neurologique de Montréal (INM). Depuis 1993, elle est titulaire de la Chaire Dorothy J. Killam à l'INM et, depuis 1970, professeure au Département de neurologie et de neurochirurgie de l'Université McGill.

DominiqueC

DominiqueC

 

Non, l'autonomie ne s’entraîne pas !

Je partage avec vous ma stupéfaction d'aujourd'hui... En pleine recherche sur des questions qui tournent autour de l'autonomie, je consulte quelques sites dont Wikipedia. Bien sûr, l'encyclopédie en ligne comporte une page sur l'autonomie mais elle contient en fait bien plus que ça ! Comme moi, vous serez surement étonné d'apprendre que l'autonomie peut s'exercer, s'améliorer grâce à des jeux... Rien ne nous permet de mettre en cause les deux sociétés citées dans l'article mais il n’empêche que cet histoire nous montre à quel point Wikipedia peut être détourné de son but premier. Qu'il s'agisse d'améliorer sa visibilité de manière artificielle ou de peser sur certaines représentations sociales, ce système collaboratif montre ici ses limites. Je ne peux qu'affirmer avec force que non, l'autonomie ne s’entraîne pas et que non, la mémoire n'est pas un muscle. La page en question: http://fr.wikipedia.org/wiki/Autonomie

DominiqueC

DominiqueC

 

Revue de Neuropsychologie Déc 2009, Vol 1 (4)

Un peu en retard.. voici les articles de la Revue de Neuropsychologie, déc 2009, Vol 1 (4) Comme d'habitude, un article est en version téléchargeable gratuitement: Syndrome de négligence spatiale unilatérale : d’un polymorphisme clinique vers un polymorphisme thérapeutique - Sophie Jacquin-Courtois, Gilles Rode, Jacques Luauté, Laure Pisella, Alessandro Farne, Jacintha O’Shea, Dominique Boisson, Yves Rossetti

Marie.M

Marie.M

 

Association de personnes cérébrolésées, de leurs familles et des aidants

Je suis tombé sur un site très très intéressant, réalisé par l'association RevivreASBL - Association de personnes cérébrolésées, de leurs familles et des aidants. Outre l'idée même que des patients, aidants et familles puissent investir la toile de cette manière, le site contient de nombreux documents. Parmi les documents disponibles, de nombreux fascicules ont été rédigés par des neuropsychologues et psychologues cliniciens comme par exemple: Aptitude à la conduite automobile et personnes cérébrolésées La rééducation des troubles de la mémoire Des mots aux phrases, des phrases aux énoncés, d'où proviennent les malentendus ? La cérébrolésion, un deuil bien compliqué... N'hésitez pas à consulter également leur magazine, le dernier numéro en date est vraiment très intéressant également. Merci à toutes les personnes qui réalisent ce site et vive la Belgique ma foi Le lien: http://www.revivreasbl.be/fascicules.html

DominiqueC

DominiqueC

 

Ig Nobels 2010

Comme chaque année, avant que les "vrais" Prix Nobels ne soient décernés, a lieu la cérémonie des Ig Nobels: des travaux scientifiques drôles ou effrayants, dérisoirs ou non, sont couronnés sous la houlette du magazine Improbable Research. Vous pouvez retrouver la cérémonie filmée ici et en attendant, voici le palmarès! L'Ig Nobel d'ingénierie a été décerné à K. Acevedo-Whitehouse, A. Rocha-Gosselin et D. Gendron. Ils ont conçu un petit hélicoptère qui permet de collecter le mucus et les gaz expirés par des baleines sans se salir ni se mouiller les mains (démonstration ici). Dans la catégorie Management, A. Pluchino, A. Rapisarda et C. Garofalo ont montré qu'une organisation gagnerait en efficacité si les promotions hiérarchiques étaient faites de manière aléatoire (selon le principe de Peter selon lequel tout employé s'élève dans la hiérarchie jusqu'à son niveau d'incompétence maximum). Pour l'Ig Nobel de physique, L.Parkin, S.Williams & P.Priest ont démontré que porter des chaussettes à l'extérieur limitait le risque de chute sur un sol gelé (voir ici). Pour l'Ig Nobel de biologie, L. Zhang, M. Tan, G.Zhu, et al. ont publié l'an passé une étude sur la pratique de la fellation chez les chauves-souris (étude qui a fait grand bruit lors de sa parrution...) L’Ig Nobel de la paix concerne la douleur. Qui n’a jamais insulté la Terre entière, de bon matin, en se cognant un orteil dans la porte de la salle de bain ? R. Stephens, J. Atkins et A. Kingston l'affirment, jurer est un bon moyen d’augmenter sa tolérance à la douleur. Un phénomène qui n’avait jusqu’alors jamais été étudié. L’Ig Nobel de santé publique a été décerné à Manuel Barbeito, Charles Mathews et Larry Taylor pour leurs travaux sur les microbes qui s’accrochent au scientifique barbu. Ils ont montré que certaines bestioles que l’on trouve dans les laboratoires de microbiologie s’installaient durablement dans les poils de celui qui les manipule. L’Ig Nobel d’économie est collectif et couronne l’ensemble de l’œuvre des lauréats. Les dirigeants de Goldman Sachs, AIG, Lehman Brothers, Bear Stearns, Merrill Lynch et Magnetar l’ont bien mérité puisqu’ils ont “créé et promu de nouvelles manières d’investir de l’argent en maximisant les gains financiers et en minimisant le risque pour l’économie mondiale, ou une portion de celle-ci”. Bizarrement, et contrairement à tous les autres lauréats, aucun d’entre eux n’est venu récupérer le prix Dans la catégorie médecine, Simon Rietveld et Ilja van Beest ont été couronnés pour leur étude sur l’influence des montagnes russes sur l’asthme. Les résultats de leurs travaux suggèrent que les difficultés respiratoires – la dyspnée – varie en fonction de l’état émotionnel des patientes étudiées.

Marie.M

Marie.M

 

sep 17 2010 Biomarqueurs - entretien fictif entre un médecin et son patient

Beaucoup est dit et écrit à propos des marqueurs biologiques, des nouvelles méthodes visant à améliorer le diagnostic de la maladie d'alzheimer par exemple. Le blog "Le mythe de la maladie d'Alzheimer" a traduit ce qui pourrait être un échange entre un médecin et son patient inquiet de ses troubles de la mémoire dans un futur proche... Je vous livre ici un passage de l'échange tant il résume parfaitement la situation de mon point de vue et je vous invite à lire la suite dans le lien qui suit. La suite : http://mythe-alzheimer.over-blog.com/article-un-entretien-fictif-entre-un-patient-et-son-medecin-dans-le-nouveau-monde-des-biomarqueurs-de-la-maladie-d-alzheimer-55730292.html

DominiqueC

DominiqueC

 

La stimulation intellectuelle pourrait-elle accélerer la progression de la démence?

Le site de Discovery rapporte une étude réalisée par un neuropsychologue sur les effets de la stimulation intellectuelle sur le vieillissement cognitif. Si la stimulation pourrait potentiellement être un facteur de protection (quoique mise en cause récemment - voir mon précédent blog), il semblerait que lorsque la démence est installée, le déclin cognitif serait plus rapide. http://news.discovery.com/human/brain-exercises-dementia.html#mkcpgn=rssnws1 J'ai déjà lu un article démontrant un effet similaire à propos de l'effet de l'éducation (j'aimerais bien retrouver l'article si cela vous sonne une cloche). On y suggérait que la réserve cognitive pouvait retarder la survenue de la démence mais qu'en contre-partie, les patients plus scolarisés démontrait un déclin cognitif plus rapide que le groupe de sujet moins scolarisé.

Steve

Steve

 

Alzheimer: bien peu de moyen de prévenir la survenue de la maladie

La conférence "Preventing Alzheimer’s Disease and Cognitive Decline" a eu lieu en avril dernier. Un panel de scientifique ont analysé toutes les études qui se sont intéressés aux facteurs pouvant prévenirs ou modifier la progression de la maladie d'Alzheimer: effets de l'exercice, de la stimulation cognitive, des variables nutritionnelles, de la socialisation, des médicaments anti-inflammatoires ou pour traiter différentes vasculopathies (cholesterol, hypertension). Aucune évidence scientifique ne permet de démonter de lien positif . Voici l'article paru dans le NY Times: http://www.nytimes.com/2010/08/29/health/research/29prevent.html?_r=1 Et voici le document issu de la conférence: http://consensus.nih.gov/2010/docs/alz/ALZ_Final_Statement.pdf

Steve

Steve

 

Documentaire BBC sur Henry Molaison

Comme je l'ai indiqué dans l'article sur L'incroyable parcours du cerveau d'Henry Molaison, la BBC a mis en ligne un documentaire audio sur la vie de H.M. Le documentaire est en anglais mais facilement accessible et terriblement intéressant. Etant donné qu'il ne reste qu'une semaine sur le site de la BBC, je le laisse ici pour que chacun puisse avoir le temps de le découvrir ! http://www.bbc.co.uk/iplayer/episode/b00t6zqv/Case_Study_Series_2_HM_The_Man_Who_Couldnt_Remember/

DominiqueC

DominiqueC

 

Un autre échec dans la recherche de traîtement contre la maladie d'Alzheimer

Selon le NY Times, Eli Lilly & Company a annoncé l'échec de leur médicament, censé diminuer le nombre de plaques amiloïdes chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, après qu'ils eurent constaté un plus grand déclin cognitif chez patients comparativement au groupe recevant un placébo. http://prescriptions.blogs.nytimes.com/2010/08/17/lilly-halts-alzheimers-drug-trial/?hp

Steve

Steve

 

nouvelle méthode diagnostique de la maladie d'Alzheimer?

Le NY Times rapporte les résultats d'une nouvelle étude, qui sera publiée cette semaine dans la revue Annals of Neurology, à propos de l'analyse du liquide céphalo-rachidien pour cerner les patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Personnellement, je crois qu'on est encore loin d'être en mesure d'utiliser de tes outils diagnostiques en clinique, mais la perçée (sans faire de jeu de mot) scientifique est intéressante! http://www.nytimes.com/2010/08/10/health/research/10spinal.html?_r=1&emc=eta1

Steve

Steve

 

Frais d'inscription illégaux pour les Masters 2

Ce billet arrive un peu tard mais tant pis ! Je pense que plus l'information sera relayée et disponible sur Internet, moins nous verrons ce genre de pratique dans le futur ! C'est France Info qui révèle, via un recensement de l'UNEF, les différentes universités qui font payer des frais illégaux de droits d’inscription. La pratique n'est pas nouvelle, je me souviens qu'à l'époque où je postulais pour les DESS de neuropsychologie, Lille 3 s'était retrouvée épinglée pour des frais de dossiers demandés au dépôt du dossier de candidature. Les étudiants payaient alors même que la grande majorité d'entre eux n'avait pas l'autorisation de s'inscrire en DESS par la suite... En gros, les malheureux qui ne rentraient pas en DESS finançaient les études des heureux élus Bref, les choses ont rapidement été modifiées par la suite mais il semble donc que des universités fassent de la résistance ! En consultant le dossier de l'UNEF, j'ai relevé plusieurs masters de Psychologie qui pratiquent encore le dossier de candidature payant : Lyon 2 et Bordeaux 2. Pour la première université, les frais illégaux se montent à 30€ et concernent les masters de psychologie et de sciences cognitives suivant : - Master 2 Psychologie Spécialité « Psychologie de la Santé » - Master 2 Psychologie Spécialité Psychopathologie et psychologie clinique - Master 2 Sciences cognitives Spécialité Professionnelle Sciences Cognitives appliquées - Master 2 Sciences Cognitives Pour Bordeaux 2, la somme est symbolique mais il n'empêche.. Toutes les inscriptions en cursus de Psychologie et de Sociologie sont majorées de 3,05€. Le document est à consulter à cette adresse : http://www.france-info.com/IMG/pdf/Dossier_FII_2010_palmares.pdf L'information à retenir pour les étudiants qui postulent en Master 2 est la suivante : les frais de dossiers sont illégaux !! Vous ne devez pas verser un centime lors de votre dépôt de dossier... (Jurisprudence du recours de l’UNEF contre l’université de Paris 11 en 2005).

DominiqueC

DominiqueC

 

Mini-Mental State Examination, 2nd Edition

ParInc, l'un des plus grands éditeurs de tests psychométriques, utilise Twitter pour annoncer ses nouveautés. Ainsi, à la date du 3 juin dernier, l'éditeur a annoncé la sortie d'une nouvelle version du très célèbre MMSE. Que se cache-t'il derrière cette nouvelle version ? c'est ce que j'ai essayé de trouver sur le net puisque je ne possède pas cette seconde édition. Or donc, voici ce que j'ai pu lire sur ce nouveau MMSE : Le MMSE a été découpé en trois versions : style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Une version standard (10-15mn) : elle est identique dans sa forme et sa méthode de cotation au MMSE, en 30 points donc. Les trois mots à mémoriser ont été changés pour des mots plus difficiles à retenir et plus aptes à la traduction dans d’autres langues. La phrase à répéter a également été modifiée. Il faut savoir que dans la version originale, il ne s’agit pas d’une phrase absurde, elle ne l’a été qu’à cause de la traduction. Sa modification permet donc d’obtenir une traduction plus fiable et donc une phrase qui gagne en sens. L’épreuve de compréhension, enfin, a été modifiée (aucune information sur la modification par contre) pour minimiser l’impact moteur qui pouvait léser certains patients incapables de plier une feuille, de saisir un papier, etc. Une version courte (!) (5 mn) : cette version en 16 items est compose des items Registration, Orientation to Time, Orientation to Place et Recall tasks. Les éditeurs avancent un intérêt certain dans le domaine de la recherche.. comme si le MMSE n’était déjà pas suffisamment réducteur et utilisé à outrance dans les études de psychopharma par exemple où l’on nous parle d’effets importants sur la cognition avec ce simple screening… Une version “longue” (20mn) : justifiée par les effets plafonds de l’épreuve, le MMSE passe dans cette version à 90 items dans l’optique de détecter les syndromes démentiels mais aussi les troubles cognitifs légers. Pour arriver à 90 items, le MMSE se voit accompagné de deux nouvelles épreuves : -Story Memory : rappel immédiat d’une courte histoire -Processing Speed : une épreuve de vitesse de traitement sous la forme d’un symbol-digit coding task. Un peu comme dans l’épreuve des codes, une grille en plastique est fournie pour faciliter la correction de cette épreuve. Le MMSE est, enfin, fourni avec une forme parallèle. Pour résumer, le MMSE reste très comparable à sa première version. Folstein a pris en compte les principales critiques qui étaient surtout liées aux problèmes de traduction même si on aurait bien apprécié une modification de la partie orientation à mon avis. Une modification en profondeur de l'épreuve de mémoire aurait été intéressante mais à ce rythme, ca n'aurait très vite plus été le MMSE Je me demande un peu quel profil de professionnels utilisera la version longue : trop longue pour les médecins, toujours trop courte pour les psychologues... Peut être verra t'on cette nouvelle version supplanter la BEC chez les gériatres ? l'avenir nous le dira ! A savoir que l'éditeur prévoit à la rentrée deux traductions officielles pour le MMSE-2 : l'italien et l'allemand.. En France, on a l'habitude : on fera avec les moyens du bord ! Pour finir, ParInc a eu la bonne idée d'ouvrir un blog. Vous pouvez y retrouver une courte interview de Marshall Folstein et sa femme Susan à propos du MMSE et de leur nouvelle version : http://parincblog.wordpress.com/2010/06/08/meet-the-mmse-mmse-2-authors-marshal-f-folstein-md-susan-e-folstein-md/

DominiqueC

DominiqueC

  • Billets

  • Commentaires du blog

    • Anne-Lise M
      Le post remonte à plusieurs années, mais je comprends tout à fait le sujet. J'avais été surprise par le style de rédaction de CR neuropsy de deux collègues qui s'étaient mises d'accord pour synthétiser le plus possible. Cela permettait au neurologue / gériatre de lire l'essentiel. L'inconvénient, à mon avis, étant qu'il devenait plus "technique". En EHPAD, c'est différent, on a le temps, moi j'aime bien aborder le type de personne dont il s'agit (en valorisant toujours le patient, évidemment !), en évoquant l'histoire de vie qui permettent de mieux comprendre la parcours du résident et mieux s'adapter à son projet de vie. Encore faut-il que je sois lue, car je ne le suis pas ! Néanmoins, cela m'a permis d'affiner mes CR, avec lesquels je termine par "en résumé" pour énumérer les troubles, voire souligner ce qui est préservé, et par "en conclusion" pour mettre en avant un profil / tableau d'atteinte, suivi de la prise en charge proposée. Et je suis d'accord que selon la façon d'aborder tout cela, c'est déjà une "forme de thérapie" étant donné l'attention que l'on porte au patient de manière éthique, par ailleurs cela permet d'orienter le médecin ou tout autre professionnel amené à lire nos CR dans la prise en charge qu'il pourra lui-même apporter.
    • LiliPho
      Je viens de découvrir votre conversation, je vous mets en lien la réponse de Ramus à ce documentaire.   http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/demain-tous-cretins-ou-pas/   En ce qui concerne le livre TV-lobotomie je ne l'ai pas lu mais j'ai regardé la vidéo Youtube de ce monsieur en entier et les arguments donnés sont tellement biaisés que je ne prendrai pas ces informations pour baser ma réflexion sur le sujet.   Je trouve le point de vue de Julie plus intéressant : l'être humain évolue, peut-être que nos tests sont encore trop orientés sur des pratiques qui deviennent passéistes (l'écriture, le par coeur) ?     
    • Laurène
      Je suis également souvent confrontée à cette question. Je m'interroge cependant régulièrement sur qu'est-ce qui est à l'origine de quoi. En effet, en tout cas pour la population que je rencontre, ce sont principalement des personnes de milieu socio-culturel très défavorisés (ce qui impacte nécessairement l'évaluation du QI, en tout cas pour ce qui met en jeu les connaissances cristallisées) et qui subissent des violences de toutes sortes (régulièrement intra-familiales). Je me dis que ces violences perturbent l'enfant de manière très importante et le rendent très peu disponible pour les apprentissages, et parfois très peu disponible pour un bilan aussi d'ailleurs. Du coup j'ai tendance à penser que ce n'est pas tant la déficience intellectuelle, au départ, qui entraine un risque plus élevé d'abus sexuel mais plutôt le contexte de développement de l'enfant qui freine les apprentissages de toutes sortes et entraine un retard dans le fonctionnement intellectuel par rapport aux autres. Après, devenu adulte, je constate par contre régulièrement que les abus passés + les difficultés de raisonnement, de prise de recul, etc. entrainent une vulnérabilité extrêmement importante...    
    • Piet
      Pas de souci, je suis même étonné des refs que tu sors. Ca va me prendre quelques temps pour te réponre, j'ai prêté le livre et le PDF rame d'une force qu'il faut 15 sec par page pour l'ouvrir. Mais je te poste ca quand je peux.    
    • Blanche
      Au passage de la conversation que je n'ai pas complètement captée mais pas mal de débat sur le sujet de la baisse du QI   https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/intelligence/demain-tous-cretins-ou-pas-13357.php   Pour Barbara Demeneix, j'ai eu l'occasion de l'écouter lors du congrès EDI sur l'autisme et d'en reparler avec un autre pédopsychiatre 48h après et son discours est très orienté.    Je dois avoir quelques photos de son PPT je vais essayer de les trouver et de les partager ..   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3114826/    http://emilkirkegaard.dk/en/wp-content/uploads/were-the-victorians-smarter-than-us.pdf           😉