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Le futur de l'IRMf

]Un article très intéressant, paru dans Nature et relayé par Mindhack, se prête à une réflexion critique sur l'IRMf, le rôle majeur qu'elle a joué en psychologie et son possible futur. Keri Smith rappelle en introduction que l'IRMf est née il y a 20 ans aux USA. Son utilisation dans les publications scientifiques s'est imposée de manière écrasante dans le domaine des neurosciences, à tel point qu'il est devenu très difficile de publier sans ces précieuses images aujourd'hui ! Problème, l'IRMf ne mesure pas directement l'activité neuronale et ne nous apprend rien sur le nombre de neurones qui déchargent pour une tâche donnée, ou comment cette décharge influence les zones cérébrales adjacentes. Le signal est noyé dans le bruit généré par le fonctionnement normal du cerveau et les statistiques employées ajoutent bien souvent une incertitude qui rend toute interprétation très complexe. Smith cite d'ailleurs Karl Friston, directeur scientifique du centre de neuroimagerie du collège universitaire de Londres, ce dernier s'étonnant de la survie de l'IRMf aujourd'hui. Pour Friston, les scientifiques auraient bénéficié de tout ce que la technique pouvait apporter durant les 2 ou 3 premières années. Depuis, plus rien ! Plus grave pour nous, un collaborateur de Friston, Richard Frackowiak, n'hésite pas dire que l'IRMf a transformé la psychologie en une science biologique. Quatre limites sont soulignées dans cet article: Mesures directes: si la technique repose sur l'idée que le signal reflète une demande accrue d'oxygène lorsque les neurones déchargent leur activité électrique en réponse à une tâche, plusieurs papiers réfutent cette hypothèse. L'augmentation de la consommation d'oxygène pourrait survenir bien avant, durant la phase préparatoire de l'activité neuronale tout autant que durant l'activité en elle même (ref) ou pire, pourrait onduler pour d'autres raisons que l'activité neuronale (ref). Pour John George, du laboratoire d'imagerie de Los Alamos au Nouveau Mexique, la chose la plus intéressante n'est pas de savoir où le sang circule dans le cerveau mais où l'électricité est active. Tout le défi reste donc de capturer le plus directement cette activité électrique.
Plus qu'une jolie image: il n'est pas possible d'inférer de lien de causalité entre une tâche et l'endroit où elle se produit. Peter Bandettini souligne le déclin, peu à peu, de cette erreur d'interprétation. Les recherches doivent s'atteler à définir le plus précisément les réseaux en jeu pour une activité donnée et non une zone cérébrale isolée. Les méthodes statistiques de traitement doivent s'orienter vers l'analyse multivariée, descendre à l'unité la plus petite plutôt que de raisonner sur de larges patterns cérébraux.
Atténuer le bruit: l'IRMf tend à générer de petits signaux et beaucoup de bruit de fond. Ce rapport signal/bruit impose l'utilisation de statistiques qui génèrent, à leur tour, beaucoup d'incertitude, l'interprétation pouvant aboutir à des conclusions parfois diamétralement opposées. Actuellement, les chercheurs tentent d'améliorer les outils existants: augmenter la puissance des champs magnétiques, trouver de nouveaux traceurs plus sensibles, et enfin améliorer les traitements statistiques des données recueillies.
Et la clinique dans tout ça: sa présence dans les structures médicales reste un défi pour les scientifiques. La technique est plus à même de capturer ce qui diffère dans deux groupes ou durant deux taches plutôt qu'à l'intérieur d'un même individu. Les résultats ne sont jamais que la comparaison à une moyenne, la recherche tente de développer une approche plus développementale en comparant les images d'un patient entre elles.
Smith donne le mot de la fin à Bandettini: peut-être que dans le fond, l'IRMf n'a même pas encore réellement démarré. Référence: http://www.nature.co...mri-2-0-1.10365

DominiqueC

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Comment faire face aux difficultés cognitives associées aux troubles mentaux

Stéphane Raffard et Alexandra Baillard viennent de traduire un document particulière riche et utile : Comment faire face aux difficultés cognitives associées aux troubles mentaux (Dealing with Cognitive Dysfunction associated with Psychiatric Disabilities - A handbook for families and friends of individuals with psychiatric disorders (Alice Medalia, Ph.D. & Nadine Revheim, Ph.D, 2002)) Ce livret a été pensé comme un guide à l'attention des parents et des proches de personnes souffrant de troubles psychiatriques Ci-dessous le sommaire du livret: Le livret est disponible en cliquant ici: Difficultes.cogntives.et.troubles.mentaux.pdf

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Organiser la polémique à l'anglaise - le Maudsley Debate

Le King's College de Londres est un lieu d'enseignement et de débat à l'image du Maudsley Debate, organisé par la division de psychologie médicale et de psychiatrie. Cette séance de débat public est organisée plusieurs fois par an autour de thèmes qui ont en commun leur caractère polémique. Le débat prend la forme d'une assertion autour de laquelle plusieurs invités sont amenés à discuter. Un vote a lieu pour confirmer l'assertion ou la rejeter à la fin du débat. Le premier débat eu lieu en janvier 2000 avec pour titre: This house believes ECT is barbaric and ineffective Le 44eme et dernier débat en date a eu lieu le 7 mars 2012 avec cette assertion: This house believes that psychoanalysis has a valuable place in modern mental health services. Après le débat, les résultats du vote ont été les suivants: 251 ont confirmé l'assertion, 36 se sont abstenus et 44 ont voté contre. Si je me fais l'écho de cette initiative, c'est parce qu'il est sain de voir que le débat garde toute sa place dans la communauté scientifique anglaise. La polémique a du sens si tous les intervenants ont encore le droit de citer, ne sont pas discrédités par leur simple appartenance théorique. Voilà encore un beau projet dont nous pourrions nous inspirer en tout cas ! La page internet du débat: http://www.kcl.ac.uk...ey-Debates.aspx La page Facebook: https://www.facebook...42085019161549/ A propos de Maudsley:

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L'approche expérimentale de la psychanalyse

Le grand reportage de La tête au Carré est consacré à l'approche expérimentale de la psychanalyse pour comprendre s'il est possible d'évaluer scientifiquement les effets de la cure analytique. Plusieurs questions seront abordées au cours de cette enquête : les recherches en neurosciences peuvent-elles apporter des réponses à ces interrogations et quel est l'avenir de la psychanalyse. Antonio Fischetti a rencontré plusieurs spécialistes et va nous emmener dans un laboratoire de l'Inserm, dans une maternité, à l'Institut Sigmund Freud de Francfort. http://neuropsychologie.fr/doc/audio/psychanalyse.evaluation.efficacite.mp3

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Nouvelle recommandation Alzheimer peu recommandable selon FormIndep

En parcourant un article du site "Le Mythe de la maladie d'Alzheimer" ce 26 février, je suis tombé sur une lecture critique de la recommandation révisée par l'HAS sur le diagnostic et la prise en charge de la maladie d'Alzheimer (Cf. ce blog mais également plein d'autres sur ce site) FormIndep a donc décortiqué la recommandation révisée de 2011 et voici ce qu'il en ressort (travail de lecture critique par Philippe MASQUELIER (médecin généraliste): Ni le groupe d’organisation de la recommandation, ni le président du groupe de travail ne sont identifiés.
L’ensemble des professionnels à qui s’adresse cette Recommandation n’est pas représenté dans le groupe de travail (il manque en particulier une représentation des psychomotriciens, travailleurs sociaux, service d’aide à domicile, kinésithérapeutes, pharmaciens).
Près de 70 % du texte de la recommandation 2011 a été recopié mot pour mot. Les ajouts, retraits, modifications, ne sont pas argumentés. Nous avons surligné ici (document pdf - 5Mo) dans le texte de la recommandation 2011 ce qui a été copié-collé du texte de 2008.
Aucun niveau de preuve n’est exposé pour aucune des affirmations de la recommandation.
Aucune évaluation du rapport bénéfice/risque des prises en charges proposées ni aucune évaluation des qualités métrologiques des outils de mesure et de diagnostic ne sont proposées.
La Recommandation ne repose sur aucun argumentaire.
La Recommandation ne rapporte aucune bibliographie. Par conséquent aucune mise à jour bibliographique depuis celle réalisée pour la recommandation 2008 n’est disponible.
L’avis de la Commission de la Transparence (CT) d’octobre 2011 réévaluant à la baisse l’efficacité des médicaments anti-alzheimer n’est pas pris en compte.
Sur les 74 lignes du chapitre sur le traitement médicamenteux, 68 sont une reprise mot pour mot du chapitre de 2008 et les 6 lignes nouvelles du chapitre sont très floues et inopérantes pour le praticien : « Le traitement médicamenteux spécifique est une option dont l’instauration et le renouvellement est laissé à l’appréciation du médecin prescripteur. » Il est précisé que « Cette appréciation doit prendre en compte les préférences du patient et le rapport bénéfice/risque du traitement médicamenteux envisagé. » Aucun passage ne fait référence au nouvel avis de la commission de la Transparence d’octobre 2011 qui justement rappelle ce rapport bénéfice/risque des médicaments (SMR faible, ASMR 5). Pourtant c’est en tenant compte de cet avis que le rapport bénéfice/risque du traitement pour un patient pourra être le mieux évalué. Tout cela est surprenant alors même que le chapitre "méthode de travail" précise que la Recommandation doit s’adapter au nouvel avis de la Commission de la Transparence. La « mise en place précoce de thérapeutiques » est recommandée (page 8 de la Recommandation) sans préciser la nature de ces thérapeutiques, laissant fortement penser que les rédacteurs y ont inclus les traitements médicamenteux spécifiques, leur attribuant des effets non retrouvés dans les études cliniques et non retenus par la Commission de la Transparence :
« La mise en place précoce de thérapeutiques (…) devrait assurer une meilleure qualité de vie aux patients et aux aidants sur un temps plus prolongé, permettrait de limiter les situations de crise, pourrait retarder l’entrée en institution » en contradiction totale avec l’annexe 2 (page 24) de l’avis de la commission de la Transparence où l’on peut lire : « Les données sur les critères de santé publique tels que le retard à l’entrée en institution, le passage à un stade de sévérité ultérieur, le fardeau de l’aidant ou la mortalité sont insuffisantes pour conclure à un impact favorable. En conséquence, l’intérêt de santé publique rendu par les traitements spécifiques de la maladie d’Alzheimer n’est toujours pas démontré. » L’utilisation du conditionnel dans cette assertion qui plus est non référencée, qui laisse ainsi la porte ouverte à l’utilisation irrationnelle de ces médicaments, est inacceptable dans un document scientifique. Sources: http://www.formindep...mmandation.html & mythe-alzheimer.over-blog.com/article-quelques-nouvelles-de-la-resistance-a-l-approche-biomedicale-dominante-et-des-forces-auxquelles-elle-100152265.html

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Hommage à Ulric Neisser

Le New York Times a publié ce week end un hommage à Ulric Neisser, professeur en psychologie considéré comme l'un des pères de la psychologie cognitive. Neisser, né en 1928, est décédé à l'âge de 83 ans des suites d'une maladie de Parkinson selon la famille. En 1967, il publie "Cognitive Psychology" alors que le courant dominant est encore le comportementalisme. En 1976, alors que les sciences cognitives ont révolutionné une partie de la psychologie, il sort un autre ouvrage intitulé "Cognition and Reality" dans lequel il critique ouvertement ce qu'est devenu la psychologie cognitive, ses modèles ainsi que son incapacité à modéliser les aspects quotidiens du fonctionnement humain. La psychologie cognitive a raté son rendez-vous avec l'écologie, faute à un recours excessif selon lui aux situations expérimentales qui n'arrivent pas à capturer la cognition dans son ensemble. La critique reste vraie aujourd'hui et concerne également la neuropsychologie. Pour lire l'hommage, cliquez ici: http://www.nytimes.com/2012/02/26/us/ulric-neisser-who-reshaped-thinking-on-the-mind-dies-at-83.html

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Plaidoyer pour les vieux

Comme l'a souligné Le Monde, Alma Adilon-Lonardoni est tout simplement bluffante... A 16 ans et demi, elle est montée sur la scène du Mémorial de Caen et, avec un verbe sans faille, a plaidé devant plus de 2 000 personnes en faveur de la dignité des personnes âgées. Elève en terminale au lycée Champagnat de Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône), Alma a remporté fin janvier le concours de plaidoiries des lycéens pour les droits de l'homme grâce à sa plaidoirie intitulée "il fait si bon vieillir....". Elle y dénonce les conditions de vie des personnes hébergées en EHPAD, les manques de moyen, la place donnée aux personnes âgées dans notre société, les promesses non tenues par l'état. A écouter et à méditer...

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goCognitive - le blog des neurosciences cognitives

Je ne compte plus le nombre de sites que j'ai pu visiter depuis le début de mon intérêt pour internet mais là, je dois dire que goCognitive 2.0 est de loin le meilleur du genre ! de toute beauté, fonctionnel à souhait et avec un contenu hallucinant, vous NE pouvez PAS passer à coté chers collègues ! goCognitive propose donc du matériel vidéo en lien avec les sciences cognitives, les neurosciences, la neuropsychologie. Mieux encore, les fondateurs du projet travaillent à mettre en ligne des supports papiers pour chaque vidéo afin de faciliter leur utilisation dans le contexte de cours universitaires ! Vous trouverez également des animations en lien avec certains grands phénomènes cognitifs. Les vidéos sont des interviews de personnalités qui discutent de concepts qu'ils ont développé durant leur carrière. Qui mieux que Baddeley pour nous expliquer d'où provient l'idée même de mémoire de travail ? grâce à goCognitive, c'est du domaine du possible comme dans cette vidéo par exemple: Le site comporte déjà des dizaines de vidéos en ligne et leur méthode a de quoi assurer leur projet: goCognitive propose aux étudiants d'arpenter les USA pour interviewer les grands noms de la cognition. Ils prennent en charge les frais de transport et d'hotel à hauteur de 1100$. Il suffit de déposer une candidature en détaillant la personnalité et le contenu de l'interview. Selon l'intérêt général du projet, il est retenu ou pas. Le site: http://gocognitive.net/

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Portrait d'un HP célèbre : Steve Jobs

Voici un extrait du livre STEVE JOBS par Walter Isaacson Traduit de l'anglais par Dominique Defert et Carole Delporte 2011, qui illustre les difficultés éventuelles ressenties par certains EHP et, vous donnera peut-être envie de lire le reste de sa biographie : ....Steve Jobs se souvenait très bien de cet événement parce que, pour la première fois, il comprit que son père ne savait pas tout. Mais une prise de conscience, plus troublante encore, se fit jour en lui : il avait toujours admiré les compétences techniques et la sagacité de son père. « Il n'avait pas fait d'études, mais il était très futé. Il ne lisait pas beaucoup, mais travaillait de ses mains. N'importe quel système mécanique, il pouvait en comprendre le fonctionnement. » Mais devant l'incrédulité de son père ce jour-là, le jeune Steve sut qu'il était plus vif d'esprit que ses parents. « Ce fut un moment clé pour moi. Quand j'ai réalisé ça, j'ai été empli de honte. Je n'oublierai jamais cet épisode. » Cette découverte, racontera-t-il plus tard à ses amis, associée au fait de savoir qu'il avait été adopté, lui donna le sentiment d'être un enfant à part, différent - étranger à la fois au regard de sa famille, comme à celui du monde extérieur. Une autre révélation survint quelque temps plus tard ; non seulement, il avait découvert qu'il avait un QI plus élevé que ses parents, mais que ces derniers le savaient. Paul et Clara Jobs étaient des parents aimants, et ils voulurent s'adapter au fait d'avoir un enfant plus éveillé que la moyenne, et animé d'une volonté de fer. Ils se pliaient en quatre pour lui, le traitaient comme un être à part. Et bientôt, le jeune Steve s'en aperçut. « Ils se sont sentis investis d'une nouvelle responsabilité. Ils n'arrêtaient pas de me "nourrir" intellectuellement, et n'avaient de cesse que de me trouver les meilleures écoles possibles. Ils voulaient devancer tous mes besoins. » Steve Jobs a ainsi grandi non seulement avec le sentiment d'avoir été abandonné, mais aussi avec la certitude d'être quelqu'un d'atypique. C'est ce qui a forgé toute sa personnalité. Avant même d'entrer à l'école primaire, sa mère lui avait appris à lire. Mais cette précocité ne fut pas sans poser quelques problèmes. « Je me suis beaucoup ennuyé les premières années, alors pour m'occuper, je chahutais. » Il devint évident que le petit Steve, à la fois par nature et par culture, n'était pas prêt à entrer dans le moule. « Je n'aimais pas cette nouvelle autorité, aveugle et scolaire. Et ils ont été à deux doigts de réussir à me briser. Pour un peu, ils auraient tué toute curiosité en moi. » Son école primaire, la Mona Lisa Elementary, était une succession de petits bâtiments construits dans les années 1950, à cinq cents mètres de leur maison. L'élève Jobs combattit l'ennui en faisant des blagues. « J'avais un bon copain, Rick Ferrentino ; tous les deux, on a fait les quatre cents coups. Comme le jour où on avait posé des affichettes disant : "Apportez demain votre animal de compagnie à l'école." C'était à mourir de rire... tous ces chiens coursant les chats à travers la cour, et les profs qui ne savaient plus où donner de la tête ! » Une autre fois, ils avaient convaincu leurs camarades de leur donner le code de leur antivol de vélo. « On est allés changer toutes les combinaisons et personne n'a pu récupérer sa bicyclette. Cela leur a pris jusque tard dans la nuit pour régler le problème ! » Quand il était en CE2, les canulars devinrent plus dangereux. « Un jour, on a fait sauter un pétard sous la chaise de notre instit, Mrs Thurman. Depuis, elle a gardé un tic nerveux. » Rien d'étonnant donc à ce qu'il fût exclu de l'école deux ou trois fois dans l'année. Son père, toutefois, qui s'était rendu compte de la précocité de son fils, avait rétorqué, avec son calme et sa fermeté coutumiers, qu'il attendait la même prise de conscience de la part de l'établissement. « Ce n'est pas de sa faute, expliquait-il aux enseignants. C'est à vous de trouver le moyen de l'intéresser. » Steve Jobs n'avait pas le souvenir que ses parents l'aient puni pour ses bêtises à l'école. « Le père de mon père était alcoolique et le frappait à coups de ceinturon ; moi, autant que je me rappelle, je n'ai pas reçu une seule gifle de toute ma vie ! Mon père, comme ma mère, reprochaient à l'école de vouloir m'inculquer des imbécillités plutôt que de stimuler mon intellect. » Steve Jobs montrait tout jeune déjà un mélange de sensibilité et de dureté, de rébellion et de détachement. Pour la rentrée en CM1, l'école jugea préférable de mettre Steve Jobs et Rick Ferrentino dans deux classes différentes. L'institutrice pour la classe des bons était une matrone volontaire nommée Imogene Hill, surnommée Teddy, et cette femme devint pour Jobs l'une de ses « bonnes fées ». Après deux semaines d'observation, elle jugea que le meilleur moyen d'amadouer Steve était de l'acheter. « Un jour, après l'école, elle m'a donné un carnet rempli d'exercices de maths. Elle voulait que je l'emporte à la maison et que je résolve les problèmes. Et j'ai pensé très fort : "Tu peux courir !" Ensuite, elle a sorti l'une de ces sucettes géantes, tellement grande qu'on n'en voit pas le bout. Et elle a dit : quand tu auras terminé, et si tu as une majorité de bonnes réponses, je te donnerai cette sucette plus cinq dollars. Deux jours plus tard, je lui ai rendu son carnet. » Après quelques mois, elle n'eut plus besoin de soudoyer son élève. « J'étais heureux d'apprendre et heureux de lui faire plaisir. » Elle lui rendit cette affection en lui offrant des kits de bricolage où il s'agissait par exemple de fabriquer soi-même une lentille et de construire un appareil photo. « J'en ai plus appris avec Teddy qu'avec n'importe quel autre professeur. Si elle n'avait pas été là, j'aurais fini en prison. » Cet épisode, une fois encore, renforça chez le garçon l'idée qu'il était différent des autres. « Dans la classe, j'étais son chouchou. Elle voyait quelque chose de particulier en moi. » Ce n'était pas seulement son intelligence qu'elle avait remarquée. Des années plus tard, elle aimait montrer une photo de cette année-là prise lors d'une fête ; le thème était Hawaii. Steve Jobs était venu sans la chemise bariolée réglementaire, mais sur le cliché, il posait au milieu, au premier rang, en arborant une magnifique chemise. Il était parvenu à convaincre l'un de ses camarades de lui donner la sienne ! Vers la fin du CM1, Mrs Hill avait fait passer à Steve des tests. « Mes notes étaient du niveau d'une classe de 5e. » Il était désormais patent, non seulement pour ses parents et lui-même, mais également pour le corps enseignant, qu'il était intellectuellement précoce ; l'école proposa donc qu'il saute deux classes. Cela le stimulerait et ce serait plus facile de l'intéresser. Ses parents jugèrent plus sage de ne le faire passer qu'en 6e. La transition fut néanmoins douloureuse. Socialement, il était un enfant solitaire, et il se retrouvait avec des garçons ayant un an de plus que lui. Pis encore, il avait changé d'école ; il était désormais à la Crittenden Middle School. Le collège ne se trouvait qu'à un kilomètre de l'école élémentaire Mona Lisa, mais à bien des égards, c'était là-bas une tout autre planète, un quartier miné par les guerres ethniques entre gangs. «Il y avait tous les jours des bagarres, et du racket dans les toilettes, écrivait le journaliste Michael S. Malone originaire de la Silicon Valley. Les enfants apportaient des couteaux en classe pour impressionner leurs camarades. » À l'arrivée de Steve Jobs, un groupe de collégiens étaient en prison pour viol en réunion, et le car de ramassage scolaire d'un collège voisin avait été détruit parce que l'équipe de lutte de Crittenden avait perdu contre celle de l'établissement en question. Le jeune Steve était souvent molesté, et au milieu de l'année il posa un ultimatum à ses parents. « Je voulais qu'ils me changent d'école. » Financièrement, c'était difficile. Ses parents avaient déjà du mal à joindre les deux bouts. Mais l'adolescent savait leur mettre la pression : « Voyant qu'ils hésitaient, je leur ai dit que j'arrêtais l'école s'ils me laissaient à Crittenden. » Alors ils cherchèrent où se trouvaient les meilleurs établissements ; ils ont vidé tous leurs comptes, jusqu'au dernier dollar, pour acheter une maison à vingt et un mille dollars dans un secteur moins mal famé. Ils déménagèrent à cinq kilomètres seulement au sud, dans une ancienne plantation d'abricotiers à South Los Altos transformée en lotissement. Leur maison, au 2066 Crist Drive, était une bâtisse de plain-pied, avec trois chambres et un garage - élément indispensable - équipé d'une porte roulante donnant sur la rue. Paul Jobs pourrait y réparer ses voitures et son fils bricoler ses circuits électroniques. Entre autres atouts, la maison se trouvait juste à la lisière de la circonscription de la Cupertino-Sunnyval School, l'une des écoles les plus sûres de la vallée. « Quand on a emménagé là, il y avait encore des arbres fruitiers, me précisa Jobs alors que nous nous approchions de son ancienne maison. Le gars qui vivait juste à côté m'a expliqué comment être un bon jardinier respectueux de la nature et faire du compost. Avec lui, tout poussait. Je n'ai jamais mangé plus sain de toute ma vie. C'est à cette époque que j'ai commencé à m'intéresser à l'agriculture biologique. » Même s'ils n'étaient pas de grands croyants, Paul et Clara Jobs voulaient que leur fils ait une éducation religieuse ; ils l'emmenaient donc à l'église luthérienne presque tous les dimanches. Ce rituel prit fin quand il eut treize ans. La famille était abonnée à Life, et en juillet 1968, le magazine publia en couverture la photo d'enfants du Biafra mourant de faim. Jobs emporta le magazine à l'église le dimanche et apostropha le pasteur : — Si je lève mon doigt, Dieu sait avant moi quel doigt je vais lever ? — Oui. Dieu sait tout. Le jeune Steve lui montra la couverture de Life : — Dieu est donc au courant pour ça et pour ce qui arrive à ces enfants ? — Steve, je sais que c'est difficile à comprendre, mais oui, il sait. Le garçon déclara alors qu'il ne voulait plus rien savoir d'un tel Dieu, et il ne remit jamais les pieds dans une église. Il passa toutefois plusieurs années à étudier et à pratiquer le bouddhisme zen. Pour lui, le christianisme était à son apogée quand il prônait la quête spirituelle plutôt que d'enseigner le dogme. « Cette religion s'est perdue ; elle s'est trop souciée de la foi et non plus d'apprendre aux fidèles à vivre comme Jésus et à voir le monde avec ses yeux. Je crois que les religions sont autant de portes d'entrée de la même maison. Parfois, je pense que cette maison existe réellement, parfois j'en doute. Cela demeure un grand mystère. » Paul Jobs travaillait alors à Spectra-Physics, une société à côté de Santa Clara qui fabriquait des lasers pour la recherche et le domaine médical. En tant que mécanicien, il construisait les prototypes, en suivant scrupuleusement les plans des ingénieurs. Steve Jobs était fasciné par ce besoin absolu de perfection. « Les lasers nécessitent un alignement parfait des pièces, me raconta Steve Jobs. Pour des applications en médecine ou dans l'aéronautique, le montage devait être d'une précision micrométrique. Ils disaient à mon père des trucs comme "voilà ce que nous voulons, et nous le voulons dans un seul bloc de métal pour que les coefficients de dilatation soient partout les mêmes". Et papa devait trouver le moyen de le faire. » Il fallait fabriquer quasiment toutes les pièces, ce qui signifiait que Paul Jobs devait inventer les outils et les matrices spécifiques pour les usiner. Son fils était fasciné, mais il passait rarement à l'atelier. « Ç'aurait été sympa qu'il m'apprenne à manipuler un tour et une fraiseuse. Malheureusement, je n'ai jamais pris le temps de le faire, parce que j'étais davantage intéressé par l'électronique. » Un été, Paul Jobs emmena Steve dans le Wisconsin rendre visite à sa famille à la ferme. La vie rurale ne l'attirait pas, mais une image le frappa. Il assista à la naissance d'un veau et il fut étonné de voir le petit animal se mettre debout au bout de quelques minutes et commencer à marcher. « Personne ne le lui avait appris, c'était déjà câblé en lui. Un bébé humain ne peut faire ça. J'ai trouvé ça stupéfiant, même si, pour tous les autres, ça paraissait normal. » Il avait décrit cette scène avec des termes d'électronique. « C'est comme si le corps de cette bête et son cerveau étaient programmés pour fonctionner ensemble dès la mise sous tension. Sans apprentissage. » Pour la classe de 3e, Steve Jobs alla au lycée Homestead High, un grand campus avec des bâtiments de ciment de deux étages, à l'époque peints en rose, qui abritaient deux mille élèves. « L'établissement avait été conçu par un célèbre architecte de prison. Il voulait ses constructions indestructibles. » Steve aimait la marche et il faisait chaque jour, aller et retour, les deux kilomètres à pied qui séparaient sa maison de l'école. Il avait quelques amis de son âge, mais il fréquentait surtout des élèves de terminale qui baignaient dans le mouvement contestataire de la fin des années 1960. C'était le temps où l'on commençait à parler de geeks et de hippies. « C'étaient vraiment des gars brillants. Moi, je m'intéressais aux maths et à l'électronique. Eux aussi, mais également au LSD et aux paradis artificiels en vogue dans la contre-culture de l'époque.... 

Anne-MarieCG

Anne-MarieCG

 

La neuropsychologie, une science romantique selon Luria

Le monde vient de mettre en ligne un bel article à propos du neurologue et écrivain Olivier Sacks. Dans cet article, l'auteur cite Luria à propos de la médecine puis de la psychologie, regrettant leurs cheminements de l'époque qu'il n'hésite pas à comparer à une "médecine vétérinaire" et une psychologie "sèche, statique et dogmatique". Alexandre Luria souhaite réconcilier ces deux univers en développant ce qu'il appelle une "science romantique", considérant l'être tout entier: la neuropsychologie ! Je vous invite à découvrir le passage ci-dessous ou plus simplement, l'article en entier (http://www.lemonde.f...37633_3260.html).

DominiqueC

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La différence entre le bon bricoleur et le mauvais bricoleur...

Cela faisait bien (trop) longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de publier une news comme celle là ! Voilà qui est réparé : Dante Autullo habite à Orland Park dans l'Etat de Illinois, aux Etats-Unis. Mardi 17 janvier, il croyait s'être simplement éraflé la tête avec son pistolet à clous alors qu’il construisait un hangar. «J'ai pensé que le clou avait frôlé mon oreille, c'est tout», a-t-il indiqué. Sa compagne a alors simplement désinfecté la petite plaie qu'il avait à la surface du crâne. Le bricoleur a pris un médicament anti douleur avant de poursuivre plusieurs heures son travail... Ce n'est que le lendemain qu'il s'est rendu à l'hôpital, ressentant des nausées et des maux de têtes. Sur place, Dante Autullo a passé un scanner et lorsque les médecins lui ont expliqué qu’il avait un clou logé en plein dans la tête il a cru qu’ils se moquaient de lui. «Quand ils m’ont montré la radiographie, j’ai dit: ‘Vous rigolez? Vous avez sorti cette radiographie de la banque de données des farces des médecins?’ Ils m’ont répondu ‘Pas du tout, monsieur. C'est l'objet qui se trouve dans votre crâne’». Durant son transfert au Advocate Christ Medical Center de la ville d’Oak Lawn pour une chirurgie d'urgence, Dante Autullo a posté sa radiographie sur sa page Facebook. Le clou de 3 1/4 pouces (environ 8,5 cm) s'était par chance arrêté à quelques millimètres de la zone du cerveau qui contrôle les fonctions motrices. Il a été retiré après deux heures d’opération par le neurochirurgien Leslie Schaffer et Dante Autullo ne garde aucune séquelle de sa mésaventure. «Il peut bouger tous ses membres, parle normalement, n'a pas de pertes de mémoire. C'est un miracle!», a confié sa compagne au Los Angeles Times. Ref: http://www.latimes.c...,0,863098.story D'autres histoires insolites ? http://www.neuropsyc...olence-urbaine/ http://www.neuropsyc...mme-au-marteau/

DominiqueC

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Un centre d'expertise pour évaluer la stimulation cognitive

Face au développement des outils et méthodes de stimulation cognitive, un centre d'expertise national, Cen Stimco, monte progressivement en puissance pour apporter un éclairage scientifique sur ces béquilles du cerveau parfois très sophistiquées, et en faciliter l'accès. Le marché mondial de la stimulation cognitive devrait atteindre 8 milliards de dollars en 2015, selon la neuropsychologue Jocelyne de Rotrou (hôpital Broca, AP-HP). Quand une personne a des difficultés de mobilité, on comprend très bien qu'elle a besoin d'un fauteuil roulant pour l'aider à se déplacer. Dès lors qu'on est dans la sphère cognitive, les choses sont un peu plus compliquées, explique à l'AFP le Dr Serge Reingewirtz, directeur du Cen Stimco. On peut compenser des troubles de la mémoire par des rappels de tâches, des aides techniques, mais on peut aussi essayer de les compenser en mobilisant les ressources restantes, poursuit le gériatre. Samuel Benveniste, responsable Technologies du centre d'expertise, donne l'exemple d'un projet de salle de bain instrumentée, dont l'ambition est de proposer à un patient de type Alzheimer la séquence des actions à faire, lui permettant de se laver les mains en diminuant le recours à un aidant. L'objet du Cen Stimco, premier centre d'expertise en stimulation cognitive au monde, est de servir d'interface entre chercheurs, industriels, prescripteurs et utilisateurs. Notre première démarche, c'est de bien comprendre les attentes de chacun pour pouvoir les répercuter vers les autres, indique le Dr Reingewirtz. On a commencé par un état de l'art, c'est à dire mettre à plat toutes les informations connues et les rendre accessibles à tout le monde. Il se traduit par l'édition de fiches pratiques consultables sur le site www.censtimco.org. Des champs d'application très larges En parallèle, le Cen Stimco a instauré une veille technologique, avec l'objectif de créer une base de données sur toutes les aides techniques et méthodes de stimulation cognitive. A terme, il souhaite être en mesure non seulement d'évaluer les outils proposés, mais aussi de les labelliser. La mise en place d'un label est un objectif à trois ans. Elle nécessite une démarche scientifique extrêmement rigoureuse, précise le Dr Reingewirtz. Samuel Benveniste témoigne de la difficulté à établir formellement les effets des méthodes de stimulation. En musicothérapie, par exemple, on voit des effets, mais ils sont extrêmement difficiles à caractériser, à quantifier, souligne-t-il. Les champs d'application de la stimulation cognitive sont très larges. Les premiers qui viennent à l'esprit sont les personnes atteintes de pathologies cérébrales, comme la maladie d'Alzheimer. Ou d'autres troubles spécifiques : enfants hyperactifs, autistes, adultes handicapés après un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien. Mais le Cen Stimco s'intéresse aussi aux personnes en bonne santé, avec le développement de programmes de gestion du capital cognitif des salariés en entreprise; la neuropédagogie, c'est à dire tout ce qui va permettre d'améliorer les performances cognitives de l'enfant; ou encore les méthodes d'entraînement cérébral. Le Cen Stimco a été créé à l'initiative de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), en partenariat avec l'université Paris-Descartes, l'hôpital Broca (Paris), l'université de Bretagne-Sud (Vannes), le Gérontopôle de Toulouse, l'université Paul Verlaine (Metz) et l'université de Bourgogne (Dijon). Il organisera le premier Congrès de stimulation cognitive en mai à Dijon. (©AFP / 17 janvier 2012 05h18)

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Déclin cognitif dès 45 ans ?

Un article du très célèbre British Medical Journal est sorti en ce début 2012 avec pour titre: Timing of onset of cognitive decline: results from Whitehall II prospective cohort study. Des chercheurs de Londres, Paris, Oxford et Montpellier concluent avec grand bruit que le déclin cognitif serait présent dès 45 ans, le tout sur une cohorte de plus de 7000 participants, 3 évaluations entre 1997 et 2009. L'étude a porté sur l'évaluation de la mémoire (rappel libre), du raisonnement (Alice Heim 4-I), du vocabulaire (Mill-Hill) et des fluences phonémiques (S) et sémantiques (Animaux). Toutes les fonctions cognitives, à l'exception du vocabulaire, ont décliné dans les différentes tranches d'âges (45-49, 50-54, 55-59, 60-64, et 65-70). Ces résultats seraient sans appel ? Pas pour Lilliane Manning qui s'est fendu, trois jours plus tard, d'un article en ligne sur la question: Non, notre déclin intellectuel ne commence pas nécessairement à 45 ans. Elle conclue son intervention en rappelant la mise en garde de Martial Van der Linden,quant à la « médicalisation » actuelle du concept de vieillissement. Lisez la suite sur Antlantico : http://www.atlantico...5.html?page=0,0 Vous pouvez également télécharger l'article du BMJ qui est en Open Access: Dugravot - 2012 - Timing of onset of cognitive decline results from Whitehall II prospective cohort study.pdf

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Agorae : les épiceries sociales et solidaires étudiantes

Ayant assisté ce soir à une communication fort intéressante du vice-président de la FAGE (Fédération des Associations Etudiantes) Thomas COTE (également Vice-président de l'Université de Nice Sophia-Antipolis), je tenais à relayer et porter à la connaissance des étudiants une initiative que je trouve très intéressante : la création d'épiceries sociales et solidaires. Le projet Agorae consiste à la mise en place sur les campus universitaires d'épiceries solidaires afin d'aider les étudiants en difficultés financières à accéder à une alimentation saine et équilibrée tout en créant un lieu de rencontre et d'engagement citoyen. Grâce à des partenariats avec les municipalités, la Fondation Macif, la Fondation Auchan, la Banque Alimentaire, le CROUS, Cap Habitat, le Rotary... sur acceptation du dossier, les étudiants en difficultés peuvent acquérir un "caddie" pour 10% de sa valeur réelle, et ce sur une période de 5 mois. Cette aide matérielle s'accompagne d'un contrat éthique visant à aider l'étudiant à sortir de ses difficultés en identifiant la cause des difficultés, l'accompagnant dans la résolution du problème (recherche de job étudiant, de logement...), en luttant contre l'isolement en l'engageant à s'investir dans l'association.... Parallèlement des ateliers sont proposés aux étudiants : - de cuisine pour apprendre à concocter de bonnes recettes avec les produits de base fournis ; - de théâtre, mais aussi de coiffure et de soins esthétiques à prix réduits, de premier secours.... A l'heure actuelle, 2 épiceries solidaires ont vu le jour, l'une à Nice (140 Avenue de la Madeleine) a d'ores et déjà ouvert ses portes et peut accueillir 100 étudiants maximum (inauguration officielle reportée au 13/01/2012), la seconde est installée sur le campus de l'université Claude Bernard de Lyon. Souhaitons que ces initiatives soient reproduites ailleurs et faisons suivre l'information ! Site de la FAGE Site de Face06

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Comment fonctionne la mémoire ?

Francis Eustache était l'invité ce mardi 13 décembre de la radio rfi pour nous parler de la mémoire et de son fonctionnement. C'est pour lui l'occasion de rappeler qu'il a sorti un ouvrage coécrit avec Beatrice Desgranges: «Les chemins de la mémoire » paru aux éditions Le Pommier. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555"> L'entretien audio de Francis Eustache: http://neuropsychologie.fr/doc/audio/comment-fonctionne-memoire-rfi.mp3

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Vivre avec Alzheimer... autrement

Colette Roumanoff, épouse de Daniel, malade, et mère de quatre enfants dont l'humoriste Anne Roumanoff, témoigne qu'il est possible de vivre et bien vivre avec cette maladie. C'est très simple et très subtile Colette Roumanoff est une battante. Quand son mari a été diagnostiqué, elle n'a pas souhaité écouter "les Cassandres". Elle témoigne que l'affectif, l'émotion, l'intelligence, ne sont pas affectées par la maladie, au contraire. Elle a décidé d'adapter la vie quotidienne, l'environnement aux difficultés de repères de temps, d'espace, de contexte et de toujours donner à Daniel la possibilité de rendre service, d'être utile. La maladie pousse à se détacher des valeurs clé de notre société : elle s'oppose à la rapidité, au zapping, à la compétition, au jugement, au stress. On vit même mieux sans ces exigences, insiste Colette Roumanoff. L'image de la maladie est trop négative, elle étouffe. La famille Roumanoff s'insurge contre l'image cataclysmique qui est avancée sur la maladie, notamment pour lever des fonds pour la recherche. Elle aimerait même changer son nom pour lever les inhibitions, provoquer des regards positifs, bienveillants Avec sa fille Valérie, Colette anime le site Internet:>> http://www.alzheimer-autrement.org

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Prix de Neuropsychologie Jean-Louis Signoret attribué au Pr. Patricia K. Kuhl

Le jury international, présidé par le Pr. Albert Galaburda (Harvard Medical School, Boston, USA), a décerné le 29 novembre 2011 le 20ème Prix de Neuropsychologie Jean-Louis Signoret de la Fondation Ipsen (20.000€) au Pr. Patricia K. Kuhl (Université de Washington, Seattle, États-Unis). Elle a été récompensée pour ses travaux qui ont joué un rôle majeur dans la compréhension de l’acquisition du langage et de son système neuronal. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Les nourrissons peuvent distinguer tous les sons de toutes les langues, mais vers la fin de la première année, leurs capacités linguistiques commencent à diminuer. Ils discernent plus difficilement les différents sons des mots dans les autres langues que leur langue maternelle. Ce changement s’opère par l’interaction de deux facteurs : les capacités computationnelles et sociales. Les capacités computationnelles des bébés permettent l’apprentissage rapide des sons par sélection statistique et ceci nécessite des interactions sociales. L’imagerie neuronale utilisant la magnétoencéphalographie (MEG) est utilisée pour comprendre la neuroplasticité du cerveau des enfants par rapport au cerveau plus mature mais moins souple des adultes, ce qui explique les changements opérés lors de la période critique pour l’acquisition du langage. Elle a également étudié le développement du cerveau d’enfants bilingues. A partir de 10-12 mois, les bébés qui évoluent dans un environnement bilingue ne présentent pas de diminution de perception de sons comme pour les bébés monolingues. Ceci est une preuve de plus que les expériences contribuent à façonner le cerveau. Patricia Kuhl est professeur des sciences du language et acoustiques de l’Institute for Brain and Learning Sciences à l’Université de Washington depuis 1977 et en est la co-directrice. A propos du Prix de Neuropsychologie Jean-Louis Signoret Créé en 1992, ce Prix de la Fondation Ipsen a été décerné à des spécialistes de renom: Eric Kandel (1992), Jacques Paillard (1993), Rodolfo Llinas (1994), Stephen Kosslyn (1995), Alfonso Caramazza (1996), Jean-Pierre Changeux (1997), Edoardo Bisiach (1998), Joseph LeDoux (1999), Joaquin Fuster (2000), Stanislas Dehaene (2001), Deepak Pandya (2002), Uta Frith (2003), Hanna et Antonio Damasio (2004), Marc Jeannerod (2005), Faraneh Vargha-Khadem (2006), Alvaro Pascual Leone (2007), Elizabeth Warrington (2008), Pierre Maquet (2009) et Giacomo Rizzolati (2010). Le jury est composé de : Albert Galaburda (Harvard Medical School, Boston, Etats-Unis), Président, Jocelyne Bachevalier (Emory University, Atlanta, Etats-Unis), Laurent Cohen (Hôpital de la Salpétrière, Paris, France), Branch Coslett (University of Pennsylvania, Philadelphia, Etats-Unis), Richard Frackowiak (CHUV, Lausanne, Swisse), Didier Hannequin (Hôpital Charles Nicolle, Rouen, France), Kenneth Heilman (University of Florida, Gainesville, Etats-Unis), Bernard Laurent (Hôpital Bellevue, Saint-Etienne, France), Kimford Meador (Emory University, Atlanta, Etats-Unis), Michel Poncet (C.H.U. Hôpital Timone, Marseille, France), Donald Stuss (The Rotman Research Institute, Toronto, Canada) Source: http://www.ipsen.com/sites/default/files/communiques-presse/CP%20Prix%20Neuropsychologie%20Patricia%20K%20Kuhl.pdf

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Les premiers soins dans l'épilepsie

Le site epilepsy.org.uk a mis en ligne une vidéo illustrative ainsi que des conseils importants pour toute personne se trouvant aux cotés d'un individu faisant une crise d'épilepsie. La crise tonico clonique ou crise d'épilepsie généralisée La personne se rigidifie, perd conscience puis tombe au sol. Suivent ensuite des mouvements saccadés. Les lèvres peuvent se bleuir en lien avec une respiration difficile et saccadée. Des manifestations d'incontinence peuvent également survenir. Après une minute ou deux, les mouvements saccadés doivent cesser en même temps que la personne retrouve la conscience. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">A faire... Protéger la personne de toute blessure involontaire (retirer les objets autour d'elle)
Placer un coussin (ou un équivalent: pull, manteau, etc.) sous sa tête
Chercher après une carte d'épileptique ou une pièce d'identité pour faciliter la mise en place des secours
Faciliter la respiration en plaçant la personne dans la position latérale de sécurité une fois que la crise est terminée (voir illustration)
Rester auprès de la personne jusqu'à sa récupération complète
Soyez calme et rassurant
A ne pas faire... Restreindre les mouvements de la personne
Placer quelque objet que ce soit dans sa bouche
Tenter de déplacer la personne à moins qu'elle ne soit réellement en danger
Donner à manger ou à boire avant l'arrêt complet de la crise
Tenter de les réanimer
Appeler les secours si... Vous savez que la personne expérimente sa toute première crise
La crise dure plus de 5 minutes
Plusieurs crises cloniques se suivent sans que la personne ne retrouve la conscience
La personne s'est blessée durant sa crise
Vous pensez que la personne nécessite des soins médicaux d'urgence
Documents utiles Les personnes qui voyagent pourraient trouver un intérêt aux fiches proposées par le site epilepsy.org.uk. Les instructions en cas de crise sont traduites en Anglais, Français, Espagnol et Allemand ! Le lien pour télécharger les documents: http://www.epilepsy.org.uk/info/seizures/first-aid#languages Les auteurs ont également réalisé une vidéo illustrative:

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Haut Potentiel et addictions

De nombreuses études ont déjà été conduites sur les addictions chez les hauts potentiels, la plupart d'entre elles portant sur l'alcool. Une équipe britannique vient de publier dans J Epidemiol Community Health un article portant sur une cohorte importante concernant les liens entre Haut Potentiel Intellectuel dans l'enfance (à 5 et 10 ans) et le développement d'une addiction à des drogues illégales à l'âge adulte. Ils concluent que le haut potentiel augmente le risque de dépendance à la drogue à l'âge adulte. Intelligence across childhood in relation to illegal drug use in adulthood: 1970 British Cohort Study James White1, G David Batty2 J Epidemiol Community Health doi:10.1136/jech-2011-200252 Abstract Background Recent reports have linked high childhood IQ scores with excess alcohol intake and alcohol dependency in adult life, but the relationship with illegal drug use in later life is relatively unknown. Methods The authors used data from a large population-based birth cohort (1970 British Cohort Study) with measures of lifetime cannabis and cocaine use, parental social class and psychological distress at 16 years; cannabis, cocaine, amphetamine, ecstasy and polydrug use (more than three drugs) in the past 12 months; and social class, educational attainment and gross monthly income at 30 years. All members of the cohort with IQ scores at 5 or 10 years were eligible to be included in the analyses. Results Of the 11 603 (at 5 years) and 11 397 (at 10 years) cohort members eligible, 7904 (68.1%) and 7946 (69.7%) were included in the analyses. IQ scores at 5 years were positively associated with cannabis (OR (bottom vs top tertile) =2.25, 95% CI 1.71 to 2.97) and cocaine use (OR 2.35, 95% CI 1.41 to 3.92) in women and with amphetamines (OR 1.46, 95% CI 1.03 to 2.06), ecstasy (OR 1.65, 95% CI 1.15 to 2.36) and polydrug use (OR 1.57, 95% CI 1.09 to 2.26) in men at 30 years. IQ scores at 10 years were positively associated with cannabis, cocaine (only at 30 years), ecstasy, amphetamine and polydrug use. Associations were stronger in women than in men and were independent from psychological distress in adolescence and life-course socioeconomic position. Conclusion High childhood IQ may increase the risk of illegal drug use in adolescence and adulthood. Parallèlement, on constate une recrudescence d'internements psychiatriques d’EHP pour des épisodes délirants de type schizophrénique consécutifs à la prise de cannabis. Une équipe suisse (Leonhard & Brugger*) avait montré dès 1998 une association significative entre les syndromes schizophréniques et l’absence d’une dominance hémisphérique gauche pour le langage. Il s'agit là d'une particularité fréquemment observée chez les EHP ayant souvent un sur-engagement hémisphérique droit, ce qui pourrait les prédisposer à des épisodes délirants. Le risque accru de dépendance à une drogue s'associant à l'organisation cérébrale atypique pourrait induire une plus forte proportion de bouffées psychotiques de type schizophrénique chez les HP. *Leonhard, D. & Brugger, P. (1998). Creative, paranormal, and delusional thought : a consequence of right hemisphere semantic activation ? Neuropsychiatry, neuropsychology, And Behavioral Neurology, 11 : 177-183.

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Les robots thérapeutiques dans les soins gériatriques

La chaine de télévision ARTE a réalisé un reportage très intéressant sur la place des robots dans les soins gériatriques de demain. Il y est question des robots dits "émotionnels" dont le fameux bébé phoque Paro mais aussi des robots d'aide à l'indépendance fonctionnelle. Après avoir visionné ce reportage, je dois dire que je reste perplexe sur l'utilité des robots émotionnels, mais convaincu de l'utilité des robots d'aide à domicile. Les premiers ont pour vocation de stimuler la cognition des patients, de susciter des espaces de communication avec les soignants et la famille également. Les personnes filmées sont en opposition avec la voix off qui souligne les bénéfices de la présence de Paro: mise à part la dernière personne filmée, les personnes âgées semblent mal à l'aise avec ce robot et je ne m'en étonne pas. Le concepteur a choisi un bébé phoque pour ce qu'il évoque chez les gens, mais d'un point de vue mnésique et sémantique, un animal plus familier comme un chaton ou un chiot aurait sûrement été plus évocateur. De même, les cris du bébé phoque sont plus inquiétants qu'autre chose à mon avis et ne renvoient, une fois encore, à rien de connu pour les patients. Les robots d'aide domestique apparaissent beaucoup plus prometteurs je trouve et offrent des possibilités fondamentales comme l'aide aux repas, le maintien d'un lien social avec des enfants lointains grâce à Internet et la visioconférence, l'alerte en cas de chute, le rappel de tâches ou de rendez-vous grâce à des mémos vocaux. Le reportage, enfin, questionne l'éthique d'une telle présence auprès de nos ainés ainsi que le coût de l'humain dans les soins gériatriques aujourd'hui. Utiliser des robots pour médiatiser la relation nécessite du temps humain et dans ces périodes comptables, est-ce réellement le plus important ? Ne risquons-nous pas d'abandonner un peu plus encore les personnes âgées en délégant des interactions pourtant vitales à de "simples" robots ? Synopsis:

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Le GPS dans Alzheimer gravement remis en question

La question des GPS pour personnes malades d'Alzheimer a déjà été abordée dans ces pages (notamment ici Le GPS dans la maladie d'Alzheimer avec un échange sur l'éthique d'un tel outil). 60 millions de consommateurs dresse un portrait pour le moins catastrophique de l'utilité actuelle des GPS dans cette maladie. Comme le souligne FranceInfo, la possibilité de fournir une offre de géolocalisation aiguise massivement l'appétit des industriels... L'enquête de 60 millions de consommateurs est sans appel. Sur les 8 systèmes testés: - un seul des 8 appareils a été jugé acceptable, mais avec une autonomie de seulement 4 heures ! -la précision de géolocalisation est faible -la portabilité est mauvaise avec une ergonomie très critiquable -la moitié des testeurs n'ont même pas souhaité garder gratuitement l'appareil après l'enquête -les contrats sont très opaques: les prix sont mal expliqués (prix au mois ? prix à l'année), 60 millions de consommateurs va jusqu'à parler d'amateurisme ! -question éthique...les entreprises oublient de signaler que tous les faits et gestes des utilisateurs pourront être écoutés en permanence... Bref, la technologie n'est pas à la hauteur, les questions éthiques sont évincées de l'offre et les abonnements sont trop opaques pour garantir un service de qualité à l'heure actuelle. Les détails sont à lire dans le numéro de novembre de la revue. La revue audio de France Info sur la question du GPS: http://neuropsychologie.fr/doc/audio/GPS-Alzheimer-FranceInfo.mp3

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Natalie Portman - actrice et neuropsychologue ?

C'est au détour d'une présentation de l'actrice Natalie Portman que l'on apprend cette petite curiosité: "Il faut dire que la jeune femme de 30 ans possède un bagage rare pour une comédienne : quatre ans d'études en psychologie à l'université de Harvard et des recherches en neuropsychologie !" style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Selon sa page Wikipedia, Natalie Portman a été l’assistante de Stephen Kosslyn, chercheur beaucoup plus connu dans notre milieu ! Elle aurait participé à différentes études sur le développement de la constance de l'objet chez le nourrisson. Natalie Hershlag, de son vrai nom, est au moins dans une publication de 2002 de NeuroImage: Frontal Lobe Activation during Object Permanence - Data from Near-Infrared Spectroscopy L'accès à cet article est libre: http://www.nmr.mgh.harvard.edu/DOT/PDF/Baird_NeuroImage_16_1120_2002.pdf S'il nous fallait une ambassadrice de charme, la personne est déjà toute trouvée !

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L'IRMf fête ses 20 ans

L'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique, plus connue sous le nom de IRMf, a eu 20 ans hier. La technique fut décrite le 1er novembre 1991 dans un article de Science. Elle tirait son avantage d'un principe simple: le fer contenu dans l'hémoglobine change d'état magnétique selon que la proteine transporte de l'oxygène ou non. Un cerveau en activité consomme un surplus de sang oxygéné, il serait donc possible d'inférer quelles activités mentales sont plus associées avec l'activité de certaines aires cérébrales par des comparaisons statistiques. Malgré certains défauts comme sa résolution temporelle, l'IRMf est devenu un outil incontournable pour les scientifiques s'intéressant aux liens esprit-cerveau. Vous pouvez accéder à l'article de1991 à partir de ce lien: http://spin.ecn.purdue.edu/fmri/PDFLibrary/BelliveauJ_Science_1991_254_716_719.pdf Source: http://mindhacks.com/2011/10/30/twenty-years-of-fmri/

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    • Anne-Lise M
      Le post remonte à plusieurs années, mais je comprends tout à fait le sujet. J'avais été surprise par le style de rédaction de CR neuropsy de deux collègues qui s'étaient mises d'accord pour synthétiser le plus possible. Cela permettait au neurologue / gériatre de lire l'essentiel. L'inconvénient, à mon avis, étant qu'il devenait plus "technique". En EHPAD, c'est différent, on a le temps, moi j'aime bien aborder le type de personne dont il s'agit (en valorisant toujours le patient, évidemment !), en évoquant l'histoire de vie qui permettent de mieux comprendre la parcours du résident et mieux s'adapter à son projet de vie. Encore faut-il que je sois lue, car je ne le suis pas ! Néanmoins, cela m'a permis d'affiner mes CR, avec lesquels je termine par "en résumé" pour énumérer les troubles, voire souligner ce qui est préservé, et par "en conclusion" pour mettre en avant un profil / tableau d'atteinte, suivi de la prise en charge proposée. Et je suis d'accord que selon la façon d'aborder tout cela, c'est déjà une "forme de thérapie" étant donné l'attention que l'on porte au patient de manière éthique, par ailleurs cela permet d'orienter le médecin ou tout autre professionnel amené à lire nos CR dans la prise en charge qu'il pourra lui-même apporter.
    • LiliPho
      Je viens de découvrir votre conversation, je vous mets en lien la réponse de Ramus à ce documentaire.   http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/demain-tous-cretins-ou-pas/   En ce qui concerne le livre TV-lobotomie je ne l'ai pas lu mais j'ai regardé la vidéo Youtube de ce monsieur en entier et les arguments donnés sont tellement biaisés que je ne prendrai pas ces informations pour baser ma réflexion sur le sujet.   Je trouve le point de vue de Julie plus intéressant : l'être humain évolue, peut-être que nos tests sont encore trop orientés sur des pratiques qui deviennent passéistes (l'écriture, le par coeur) ?     
    • Laurène
      Je suis également souvent confrontée à cette question. Je m'interroge cependant régulièrement sur qu'est-ce qui est à l'origine de quoi. En effet, en tout cas pour la population que je rencontre, ce sont principalement des personnes de milieu socio-culturel très défavorisés (ce qui impacte nécessairement l'évaluation du QI, en tout cas pour ce qui met en jeu les connaissances cristallisées) et qui subissent des violences de toutes sortes (régulièrement intra-familiales). Je me dis que ces violences perturbent l'enfant de manière très importante et le rendent très peu disponible pour les apprentissages, et parfois très peu disponible pour un bilan aussi d'ailleurs. Du coup j'ai tendance à penser que ce n'est pas tant la déficience intellectuelle, au départ, qui entraine un risque plus élevé d'abus sexuel mais plutôt le contexte de développement de l'enfant qui freine les apprentissages de toutes sortes et entraine un retard dans le fonctionnement intellectuel par rapport aux autres. Après, devenu adulte, je constate par contre régulièrement que les abus passés + les difficultés de raisonnement, de prise de recul, etc. entrainent une vulnérabilité extrêmement importante...    
    • Piet
      Pas de souci, je suis même étonné des refs que tu sors. Ca va me prendre quelques temps pour te réponre, j'ai prêté le livre et le PDF rame d'une force qu'il faut 15 sec par page pour l'ouvrir. Mais je te poste ca quand je peux.    
    • Blanche
      Au passage de la conversation que je n'ai pas complètement captée mais pas mal de débat sur le sujet de la baisse du QI   https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/intelligence/demain-tous-cretins-ou-pas-13357.php   Pour Barbara Demeneix, j'ai eu l'occasion de l'écouter lors du congrès EDI sur l'autisme et d'en reparler avec un autre pédopsychiatre 48h après et son discours est très orienté.    Je dois avoir quelques photos de son PPT je vais essayer de les trouver et de les partager ..   https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3114826/    http://emilkirkegaard.dk/en/wp-content/uploads/were-the-victorians-smarter-than-us.pdf           😉