L'observatoire

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Billets dans ce blog

 

Les traitements contre Alzheimer ont-ils encore leur place dans la prise en charge ?

Maj du 21/09- 17h40: En attendant l'info de l'HAS, je vous invite a lire cet excellent article de slate qui retrace l'histoire de la remise en cause des traitements avec une orientation anti- traitement: http://www.slate.fr/story/43953/alzheimer-Aricept-Exelon-Exiba-Reminyl 16h40: c'est au tour de Martine Aubry d'évoquer la maladie d'alzheimer mais sans dire un mot sur les traitements et le remboursement. La priorité reste l'autonomie pour elle: http://www.martineaubry.fr/article/journee-mondiale-dalzheimer 16h: toujours rien du coté de l'HAS. La politique et plus exactement la présidente du FN vient de s'exprimer sur le sujet : http://www.frontnational.com/?p=7433 11h: le site de Bonjour Docteur a mis à jour l'un de ses sujets sur la maladie d'Alzheimer en faisant intervenir le Pr. Olivier Saint-Jean qui évoque clairement son désir de voir les traitements être déremboursés sur le champ ! 9h21: le site France Info croit savoir que rien n'est encore joué quant à la décision de dérembourser ou non les traitements pharmacologiques actuels, ce sont en tout cas les propos de B.Rougier: http://neuropsychologie.fr/doc/audio/remboursement-medoc-alzheimer.mp3 Le Monde rapportait, le 20 juillet dernier, que la commission de la transparence commençait le réexamen des quatre traitements anti-Alzheimer disponibles afin de juger de leur intérêt thérapeutique. L'Ebixa, l'Aricept, l'Exelon et le Reminyl sont sur le marché depuis 2007 et sont remboursables à 100 % au titre des affections de longue durée. Le professeur Ollier a indiqué ce jeudi 15 sur Europe 1 que la Haute autorité de Santé pourrait décider de ne plus rembourser à 100% les médicaments qui soignent l'Alzheimer . "Il y a depuis plusieurs jours ou semaines une rumeur sur ce sujet, et certaines informations indiquent que cette rumeur va devenir réalité", a estimé, jeudi au micro d’Europe 1, le professeur Jean-Pierre Ollier, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Pour le moment, rien n'a été confirmé mais le professeur Ollier s’insurge déjà : "c’est inacceptable pour ne pas dire scandaleux", puisqu’il n’y a pas de nouvel argument scientifique" qui prouverait l’inefficacité de ces médicaments." C'est maintenant au tour d'I télé d'ajouter une enquête sur le sujet, en effet, le 21 septembre prochain la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) en France, pourrait ramener à 1 – sur une échelle de 4 - le niveau de Service Médical Rendu (SMR) des 4 médicaments indiqués contre cette affection. Autrement dit, ils ne seraient plus pris en charge à 100% par l’Assurance-maladie. Le neurologue Bernard Croisile n'hésite pas à évoquer "un lobby anti-Alzheimer et anti-traitements" . Pour les collègues qui exerçaient déjà en 2007, vous devez surement vous souvenir des prémices de ce potentiel retournement de situation puisque les CM2R s'étaient déjà largement inquiétés de l'avis de la Commission de la Transparence qui avait relevé des effets « modestes » dans le cadre de la prise en charge de la maladie d'Alzheimer. La somme à charge pour les familles serait estimée, pour le site destinationsante.com à environ 90/95 euros par mois.

DominiqueC

DominiqueC

 

La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

L'association Autistes sans frontières vient de publier un documentaire militant sur la situation de la prise en charge des autistes en France, en opposant pédopsychiatres et psychanalystes français d'un coté, scientifiques et associations de familles de l'autre. J'ai visionné ce documentaire que je vous propose en une seule vidéo. Sophie Robert, la journaliste à l'origine de ce documentaire, nous présente un travail à mon avis partisan. Il n'en reste pas moins intéressant à condition de garder à l'esprit que les montages servent un but, celui de défendre d'autres prises en charge de l'autisme: les PECS, les méthodes ABA et TEACCH.Si certains propos sont édifiants, je regrette les entretiens coupés (que disent les intervenants entre deux coupes ?) et les plans fixes qui alimentent très facilement l'aspect pour le moins inquiétant des intervenants qui ont été filmés. Le message aurait gagné à propager, avant tout, l'intérêt d'une prise en charge diversifiée là où il se focalise essentiellement sur la discréditation d'un courant tout entier. La vidéo a été retirée à la demande de la réalisatrice, dans le cadre du droit d'auteur et de l'interdiction judiciaire de diffuser l'oeuvre. Sophie Robert nous informe que le film devrait être disponible, courant début 2014, sur sa propre web TV Dragon Bleu TV

DominiqueC

DominiqueC

 

Du négatif au positif

Le webmaster de MindHacks a publié un petit billet sur une artiste américaine : Lee Tracy .Cette artiste a été exposée à l'International Museum of Surgical Science à Chicago. Sa particularité ? A la suite d'un séjour à l'hôpital et en pleine remise en question sur la raison de son existence, en tant qu'artiste, elle fut marquée par les clichés d'imagerie cérébrale qu'on lui remit à sa sortie. Elle entreprit alors un travail sur ce thème et une exposition pris forme : Negative to positive. Chaque image est montée dans un cadre de lumière et comporte un court poème de l'artiste à même l'imagerie. voici quelques images tirées de l'exposition, en vente sur ce site . Une revue par le TimeOut ICI

DominiqueC

DominiqueC

 

Baisse du QI chez les générations nées après 1975

Nos enfants seront-ils de moins en moins intelligents ? La dernière étude qui s'intéresse au sujet a été publiée lundi par des chercheurs norvégiens dans la revue PNAS : Flynn effect and its reversal are both environmentally caused.   Barbara Demeneix, spécialiste des perturbateurs endocriniens, décrypte les dernières publications sur le sujet chez France Culture.   http://neuropsychologie.fr/doc/audio/Baisse-QI-FranceCulture-2018.mp3   Radio Canada s'est également fait l'écho de cette information et souligne qu'il existe d'autres pistes parmi lesquelles: " le « déclin des valeurs éducationnelles », la « dégradation des systèmes éducatifs et scolaires », la « télévision et les médias », la « dégradation de l'éducation au sein des familles », la « dégradation de la nutrition » et la « dégradation de la santé »."

DominiqueC

DominiqueC

 

Scandaleux de ne pouvoir s'inscrire sur neuropsychologie.fr ?

Parmi les moyens d'expression du citoyen 2.0, le microblogging en est un à l'image de Twitter et ses informations de 140 caractères. Je dois dire que c'est un brin étonné que j'ai pris connaissance, il y a quelques instants, d'un étrange Tweet posté par un psychologue fraichement diplômé et installé dans la région Languedoc-Roussillon. M. Baissette n'y va pas de main morte avec notre association puisqu'il l'associe au hashtag #secte... Il copie la réponse de notre équipe de validation : Invectivé de la sorte sur Internet, je me permets une réponse courtoise, mais ferme : Notre association loi 1901 s'est constituée sur des objectifs et missions qui sont consultables par tous, ici. Qui aurait envie de rejoindre une association sans consulter ces informations au préalable ? Cette démarche, naturelle il me semble, aurait certainement évité cette crispation inutile.
Notre association n'a pas pour objectif de permettre aux jeunes (et moins jeunes) diplômés de compléter leurs trousseaux psychométriques. Nous ne fournissons aucun outil qu'un étudiant formé dans le champ de la neuropsychologie n'obtiendrait pas de ses lieux de stage. Par ailleurs, je rappelle ici que nous respectons scrupuleusement les droits d'auteurs.
Je me permets de souligner à ce collègue que chacun est tenu de respecter notre code de déontologie, disponible ici dans sa version révisée 2012. De multiples articles sont en lien avec notre responsabilité face au choix et à l'utilisation des outils pour lesquels une formation est indispensable. L'accès à des normes ou consignes ne constitue en rien une "formation". Il ne revient pas à notre association d'assurer cette formation de base, acquise par les psychologues spécialisés en neuropsychologie au cours de leurs stages et formations universitaires.
En lien avec ce dernier point et le site professionnel de ce collègue, je me permets de souligner que les "Tests neuropsychologiques" n'existent pas. Il serait trop fastidieux d'entrer dans les détails, mais il existe des tests psychométriques et un modèle théorique, la neuropsychologie. Ce modèle ne se résume certainement pas aux tests. D'ailleurs, pour fermer cette parenthèse sur votre site, le MMS n'est pas non plus un test psychométrique. Je vous renvoie à cet excellent article de vulgarisation de Derouesné à ce sujet.
Pour conclure, nos 800 adhérents revendiquent leur identité professionnelle de psychologue clinicien spécialisé dans le champ de la neuropsychologie. Nous contribuons quotidiennement au développement de la psychologie et la reconnaissance de son utilité auprès des autres professionnels et du grand public. Sur nos propres deniers et notre temps personnel, nous avons mis en place une plateforme d'échanges sur nos pratiques dans le champ de la neuropsychologie. Personne n'est tenue d'adhérer à cet objectif mais pour ceux qui le souhaitent, nous avons démocratiquement définis des règles d'inscription, comme dans n'importe quelle association. Est-ce si scandaleux dans le fond ?

DominiqueC

DominiqueC

 

Après - Le mur - Sophie Robert annonce : La théorie sexuelle

Teaser : Après « Le mur » le prochain volet de cette série est consacré à « la théorie sexuelle »: La psychanalyse se distingue de toutes les autres psychothérapies par la place prépondérante accordée à la sexualité – une vision très particulière de la sexualité, au contenu politiquement très incorrect. Comment les psychanalystes appréhendent-ils la sexualité aujourd’hui? Quel est, de leur point de vue, le rapport entre la sexualité et l’inconscient? Quel rôle joue la sexualité dans l’apparition des troubles psychiques? Sophie Robert annonce un nouveau film sur la psychanalyse, sur les mêmes procédés que son précédent film le mur : des psychanalystes exposent leur point de vue, mais cette fois sur la sexualité, la féminité, l’amour, et même la pédophilie.

DominiqueC

DominiqueC

 

Amazon rachète vos livres - j'ai testé pour vous !

Depuis cet été, Amazon a élargi son programme de rachat d'occasion aux livres. Comme beaucoup, j'ai accumulé un bon nombre d'ouvrages, certains plus intéressants que d'autres ! Après l'achat de livres neufs à prix défiant toute concurrence j'avais envie de tester cette nouvelle offre d'Amazon L'idée de vendre des livres me trottait dans la tête depuis un moment. Rien ne sert de collectionner et un livre est mieux dans les mains d'un lecteur que dans une bibliothèque poussiéreuse... Il y a bien Leboncoin mais pas vraiment le temps de gérer la vente, les déplacements, les emails et négociations. Et voilà que je tombe sur l'offre de reprise d'Amazon ! Parfait... je me suis donc mis en tête de designer 5 malheureux candidats. Attention, la reprise s'effectue en bon d'achats, donc ceci s'adresse plutôt pour une personne qui souhaite réinvestir son argent dans de nouveaux ouvrages (bien qu'Amazon vende maintenant de tout, y compris des iPad et autres nouvelles technologies). Après avoir entendu parler Pierre-Yves Jonin lors du CNNC de la TOP30, je me décide d'assumer et je regarde combien on me reprend mon bouquin rose "La mémoire collective, mémoire des événements publics et des célébrités : les batteries Eve 30 et Top 30". Première bonne surprise, mon livre est repris presque 30 euros ! Pas mal pour un ouvrage que je n'utilise plus. Je continue sur ma lancée et sélectionne donc 5 ouvrages pour un montant très honorable de 84,10 euros Amazon me fournit un bon colissimo que je n'ai qu'à imprimer : les frais de port sont gratuits ! Reste qu'à trouver un carton et mettre mes beaux livres dedans : Je le remplis de papier brouillon pour amortir les chocs, je le scotche et le voilà prêt pour le départ ! Je poste ça mardi dernier. Ils annoncent 2 jours ouvrés à partir de la réception. Vous pouvez suivre le colis, il est reçu du jeudi pour ma part. Le week end est là mais les délais sont respectés, j'ai reçu ce lundi un email qui confirme la bonne réception de mon colis et le traitement de ma vente à Amazon. Pour savoir si vous possédez des ouvrages qui pourraient être de bons candidats à la revente, allez donc faire un tour sur cette page : Amazon rachète neuropsychologie ! Il y a des bons coups à faire mais tout n'est pas intéressant (Exemple du livre "Evaluation et prise en charge des troubles mnésiques" racheté un malheureux 12 euros). Bref, pour ma part je suis très satisfait de ma vente et j'espère vous avoir donné de bonnes idées pour les livres que vous n'utilisez plus. Reste plus, pour moi, qu'à trouver comment dépenser cette petite somme

DominiqueC

DominiqueC

 

Retour sur la formation Montessori adaptée aux personnes âgées présentant des troubles cognitifs

Psychologue spécialisée en Neuropsychologie, j’exerce au sein d’une Unité cognitivo-comportementale. Les UCC dépendent du plan Alzheimer 2008-2012, et plus précisément de la mesure 17 : « création d’unités spécialisées au sein des services de soins de suite et de réadaptation (SSR) pour malades atteints d’Alzheimer ». Ces unités de 10-12 lits ont pour but de prendre en charge les troubles comportementaux de patients présentant des troubles cognitifs afin de permettre à la personne de réintégrer son milieu de vie dans de bonnes conditions (domicile ou institution). Pour cela, des solutions concrètes et applicables sont proposées lors de la sortie de l’UCC. Parmi toutes les préconisations données aux aidants, un certain nombre concerne le choix des activités et le comportement à adopter avec leur proche. La mesure 17 du plan Alzheimer parle de la création de ces UCC « dans une architecture adaptée, avec des professionnels dédiés et spécifiques du soin et de l’accompagnement ». La réalité est quelque peu différente. Les locaux ne sont pas toujours adaptés, les moyens financiers parfois limités et le temps accordé souvent trop court. Par ailleurs, pour la majorité des hôpitaux, les équipes soignantes qui exercent en UCC sont celles de SSR. Leur formation est donc incomplète, tout comme la nôtre. En effet, la prise en charge des troubles comportementaux de patients présentant un processus neurodégénératif et le travail avec les familles et les institutions ne font pas partie de l’enseignement dispensé par l’université. Et sauf si vous avez eu la chance de réaliser un stage avec un psychologue exerçant dans ce genre d’unité, la prise de poste amène donc un certain nombre de questions. Afin de remplir au mieux mes missions, j’ai donc dû compléter ma formation et je me suis très vite aperçue que ma façon de prendre en charge ces patients serait tout à fait différente. Au fil de mes lectures, j’ai découvert la méthode Montessori et ses intérêts dans la prise en charge de patients présentant des troubles cognitifs et/ou comportementaux. À la base créée par Maria Montessori pour éduquer des enfants « normaux » de quartiers pauvres de Rome, le Professeur Camp adapta par la suite la méthode aux personnes âgées présentant des troubles cognitifs. Celle-ci a pour principal but de les mettre dans l’action, dans la vie tout simplement, en les réengageant dans des activités adaptées à leurs capacités et centres d’intérêt, en leur redonnant une place sociale, un sentiment de contrôle et d’appartenance à une communauté. Le mettre mot est « activité », à entendre comme « être en action », faire. C’est ainsi que j’ai décidé de me former à la méthode Montessori. La formation que j’ai choisie est celle proposée par AG&D (accompagnement en gérontologie et développements), un organisme de formation partisan des approches non médicamenteuses. Celle-ci s’adresse aux psychologues exerçant en unité cognitivo-comportementale (UCC), unité d’hébergement renforcé (UHR), pôle d’activité et de soins adaptés (PASA), unité de soins de longue durée (USLD), établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), accueil de jour, centre d’activités naturelles tirées d’occupations utiles (CANTOU), maison de retraite … mais aussi à toutes les personnes qui interagissent, d’une manière ou d’une autre, avec ces patients présentant des troubles cognitifs sévères, ces patients dits « déments+++ » pour qui le quotidien ne rime avec ... rien. Formation Montessori d’AG&D La formation que j’ai suivie en inter s’est déroulée sur deux jours. Nous étions 17, de tous horizons : des ergothérapeutes, des psychologues, des psychomotriciens, des animateurs, des directeurs de structures pour personnes âgées, des médecins, des aides-soignantes, etc. Et première grande surprise, sur 17 personnes… 3 psychologues. Cette diversité fut très enrichissante. D’une part, elle m’a permis de découvrir le patient à travers différents regards. D’autre part, le fait de réunir dans un même lieu un représentant de chaque profession m’a permis de mieux comprendre les problématiques de chacun, et notamment les contraintes législatives qui régissent le pouvoir de décision des hôpitaux. J’ai notamment pu avoir un certain nombre de réponses grâce à la présence d’une directrice d’établissement pour personnes âgées (maison de famille). Lors de la première journée, Jéromes Erkes (psychologue formateur) nous a présenté l’origine et les principes fondateurs de la méthode Montessori. Il est revenu sur l’importance des activités pour les personnes âgées présentant des troubles cognitifs et sur l’impact des représentations de la démence. L’après-midi, il nous a présenté quelques principes cognitifs essentiels à connaitre lorsque l’on travaille avec des personnes présentant des troubles cognitifs, et notamment la dissociation mémoire déclarative/ mémoire procédurale, capacités préservées/ altérées, la loi de Ribot, etc.. Un peu de redite pour les psychologues spécialisés en neuropsychologie, mais bon, cela ne dure pas plus d’une heure et je trouve toujours intéressant de pouvoir échanger sur ces points avec d’autres professions. Enfin, nous avons clôturé cette première journée sur la présentation d’outils d’évaluation Montessori (exemple du test de lecture). La seconde journée fut plus pratique. Jéromes Erkes nous a présenté un certain nombre d’activités Montessori, ainsi que les principes de base pour créer nos propres activités Montessori et pour les présenter aux patients. Nous avons notamment eu l’occasion de mettre en pratique ce que nous avions appris grâce à des jeux de rôles et à la manipulation du matériel. Des outils très concrets sont proposés et de nombreuses idées d’activités sont données (en groupe comme en individuel). Nous avons discuté de l’importance des rôles sociaux et de l’intégration du patient dans une communauté. Petit bonus : à la fin de formation, une clé USB nous est remise, avec différents supports et outils pour la création d’activités. C’était la première fois pour moi que lors d’une formation, le formateur nous parlait de nos vrais patients avec troubles cognitifs, ceux d’UCC, UHR, EHPAD, etc.. Ces patients avec nombres de difficultés, avec troubles du comportement, limitations sensorielles, fatigabilité, et j’en passe. Une formation pratique, avec un formateur qui a pratiqué ! Mon seul regret fut que cette formation en inter ne dure pas une journée de plus pour avoir le temps de parler plus en détail de l’analyse comportementale. Ainsi, alors que certains résument nos champs de compétences aux tests… je n’ai qu’une chose à dire : je suis psychologue spécialisée en Neuropsychologie et je fais environ un bilan par mois, parfois aucun. Je tenais à écrire cela, car nous sommes nombreux à exercer ainsi, à sortir de ce cadre dans lequel certains nous placent avec des phrases telles que « oui, mais vous vous êtes neuropsychologue, pas psychologue ». Nous sommes nombreux, mais pourtant encore assez invisibles. Soit invisibles, car silencieux, soit invisibles, car absents de ces unités. Après avoir discuté avec les autres professionnels qui ont suivi la formation Montessori (ergothérapeutes, psychomotriciens, animateurs, directeurs de structures pour personnes âgées, médecins et aides-soignantes), un certain nombre m’ont rapporté leur déception face au constat que ces unités sont désertées par les psychologues, qui ne savent pas quoi faire avec ces patients dits « déments ». J’ouvre donc le débat afin d’avoir vos avis… À l’heure où les études se basant sur l’imagerie cérébrale et les marqueurs de la maladie d’Alzheimer ne cessent de progresser, il me semble intéressant de soulever la question des champs d’exercices des psychologues spécialisées en Neuropsychologie qui travaillent dans le domaine du vieillissement. Je terminerais par un grand merci à Jérôme Erkes pour sa pédagogie, la passion qu’il met dans la transmission de son avoir et ses superbes imitations, je vous conseille très vivement cette formation ! Illustration : formation Montessori animée par Cameron Camp, créateur de l'approche (assisté de Jerôme Erkes, directeur de recherche AG&D).

MargauxV

MargauxV

 

Face à face avec Phineas Gage !

L'histoire est complètement folle.... Grâce à Flickr et un oeil averti, une photo de Phineas Gage a été retrouvée... un exemplaire unique pour une histoire devenue légendaire ! Jack et Beverly Wilgus, collectionneurs de photos, avaient en leur possession un stock impressionnant qu'ils ont décidé de partager sur le site Flickr (qui alimente largement ce portail d'ailleurs !). Ils ont alors mis en ligne des dizaines de documents dont une photo montrant un jeune homme, borgne, tenant ce qui leur est apparu être un harpon au départ. La photo était intitulée : Daguerreotype – One Eyed Man with Harpoon. C'était sans compter l'intervention de Michael Spurlock qui laissa, sur la page de la photo des deux collectionneurs ce commentaire : « peut-être avez-vous trouvé une photo de Phineas Gage ? Si c'était le cas, ce serait la seule photo connue ». L'identification a été confirmée grâce au masque du Warren Anatomical Museum dont les traits et les cicatrices correspondent à l'image de "l'homme au harpon", ainsi que par les écritures qui figurent sur la barre de la photo et qui sont identiques à celles de la barre conservée dans ce même musée. Un article a été publié sur cette incroyable histoire dans le numéro d'aout du Journal of the History of the Neurosciences. Cette histoire illustre le jolie complémentarité des technologies, des sources également puisque, malgré l'innombrable quantité de documents produits sur Phineas Gage, il aura fallu attendre l'avènement de Flickr et le partage social pour découvrir ce précieux document... Sources : Icon, revealed by Stephen Smith, 22 juillet 2009, Boston Globe Meet Phineas Gage! neurophilosophy Meet Phineas Gage , Jack and Beverly Wilgus Face to Face with Phineas Gage, Jack Wilgus and Beverly Wilgus, Journal of the History of the Neurosciences, Volume 18, Issue 3 July 2009, pages 340-345

DominiqueC

DominiqueC

 

Etude d'une cohorte de 700 traumatisés crâniens romains

Des chercheurs du département de neurochirurgie de Düsseldorf ont épluché les 34 albums d'Asterix afin de préciser les causes et conséquences des traumatismes crâniens infligés aux pauvres soldats romains, le tout dans la sérieuse revue: Acta Neurochirugica ! style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Concrètement, 704 cas de TC ont été identifiés, la majorité impliquant des adultes de sexe masculin. La cause la plus fréquente de traumatisme résulte d'empoignades (98,8%) et plus de 50% des TC ont été qualifiés de "sévères" avec un Glasgow 3-8. Bien que plus de la moitié des blessures à la tête a engendré des pertes de conscience, aucun décès ni déficit neurologique permanent n'a été enregistré. Le groupe le plus touché était constitué de Romains (63,9%), les auteurs annonçant une implication des Gaulois dans près de 90% des incartades... Asterix et Obelix sont responsables à eux seuls de plus de la moitié des cas de traumatisme crânien ! Seulement 4,5% des TC ont été causés par les Romains et un seul cas a été enregistré du coté des pirates. Notez que 70,5% des Romains portaient pourtant un casque, mais 87,7% d'entre eux l'ont perdu durant les altercations. Enfin, les chercheurs soulignent que 83% des TC ont été causés sous l'influence d'un agent dopant appelé "la potion magique". Les conclusions des chercheurs sur cette étude de cohorte sont que si la moitié des Romains ont souffert de pertes de conscience importantes après leurs traumatismes crâniens, aucun n'a gardé de séquelle définitive. La nationalité romaine, la paralysie du nerf hypoglosse, la perte du casque et l'ingestion de potion magique étaient significativement corrélées avec une perte de conscience sévère (p<0,05) Les chercheurs du département de neurochirurgie avouent que malgré l'importance de la cohorte, certaines questions restent sans réponse à l'heure actuelle. Ils espèrent que l'étude minutieuse des prochains tomes sera source d'informations complémentaires ! Remarque: je n'ai rien inventé, ce papier est réellement sorti chez AN en juin 2011: http://www.ncbi.nlm....pubmed/21472486 Merci à @velascop pour cette perle

DominiqueC

DominiqueC

 

Natalie Portman - actrice et neuropsychologue ?

C'est au détour d'une présentation de l'actrice Natalie Portman que l'on apprend cette petite curiosité: "Il faut dire que la jeune femme de 30 ans possède un bagage rare pour une comédienne : quatre ans d'études en psychologie à l'université de Harvard et des recherches en neuropsychologie !" style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Selon sa page Wikipedia, Natalie Portman a été l’assistante de Stephen Kosslyn, chercheur beaucoup plus connu dans notre milieu ! Elle aurait participé à différentes études sur le développement de la constance de l'objet chez le nourrisson. Natalie Hershlag, de son vrai nom, est au moins dans une publication de 2002 de NeuroImage: Frontal Lobe Activation during Object Permanence - Data from Near-Infrared Spectroscopy L'accès à cet article est libre: http://www.nmr.mgh.harvard.edu/DOT/PDF/Baird_NeuroImage_16_1120_2002.pdf S'il nous fallait une ambassadrice de charme, la personne est déjà toute trouvée !

DominiqueC

DominiqueC

 

La Wii - outil d'ergotherapie ?

Nintendo a déjà fait couler beaucoup d'encre sur ce site, notamment à cause des méthodes d'entrainement cérébral. Et si certains professionnels pouvaient tout de même tirer profit de la technologie "WII" ? Le Glenrose Rehabilitation Hospital est connu pour utiliser la console depuis maintenant plus de 2 ans dans le cadre de ses activités de rééducation. J'ai trouvé, sur Youtube, une vidéo plutôt intéressante illustrant les possibilités offertes aux ergothérapeutes dans leurs pratiques. Ca apparait plutôt convainquant dans ce contexte bien précis :

DominiqueC

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Diagnostic psychiatrique par imagerie optique au Japon

"Dans une pièce pleine de psychiatres dans le centre-ville de Tokyo, je me prépare à une évaluation de ma santé mentale. (...) je m'équipe d'une sorte d'étrange bonnet de bain relié à des câbles et parsemé de boutons rouges et bleus. A l'aide d'un interrupteur, les 17 boutons rouges envoient de la lumière infrarouge sur 2 ou 3 centimètres de profondeur dans mon cerveau, elle y sera absorbée ou dispersée par les neurones. Les photorécepteurs contenus dans les 16 boutons bleus récupèrent la lumière qui est renvoyée à la surface. Enfouis dans les signaux, selon les chercheurs qui s'occupent de la machine, on peut y trouver des indices capables de distinguer une dépression, un trouble bipolaire ou encore une schizophrénie d'un état normal." C’est ainsi que commence un article publié dans le très officiel Nature à propos de la validation officielle d’une technique encore très expérimentale dans les services de psychiatrie japonais : la spectroscopie dans le proche infrarouge (SPIR). Lorsqu’on parle d’imagerie cérébrale, on pense immédiatement à l’imagerie magnétique avec l’IRM(f), la TEP, la SPECT. Toutefois, un procédé très largement utilisé dans l’industrie intéresse de plus en plus les chercheurs : l’imagerie optique. Les tissus humains sont relativement transparents à la lumière dans la gamme du proche infrarouge (entre 700 et 900 nm) qui peut donc les traverser sur plusieurs centimètres. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Toutefois la molécule d'hémoglobine réfléchit la lumière dans cette gamme et son spectre d'absorption est différent selon qu'elle transporte de l’oxygène ou non. L'augmentation d'activité neuronale induit une augmentation du débit sanguin et donc une modification de la quantité d’oxygène présente sur le chemin optique des photons qui traversent la région du cerveau considérée. En mesurant les changements du signal liés à l'absorption et à la diffusion, il est donc possible de déterminer si les régions observées sont actives ou non. C’est donc en 2009 que le ministère de la Santé a autorisé son utilisation en soulignant la « grande avancée technologique de cette méthode » pour les patients suivis en psychiatrie. Les psychiatres japonais et leur pionnier, Masoto Fukuda, ne se concentrent donc plus sur la parole de leurs patients mais sur deux régions cérébrales, les cortex préfrontaux et temporaux, impliqués dans de nombreuses pathologies psychiatriques. En faisant lire des listes de mots à leurs patients, ils enregistrent des patterns d’activations cérébrales qui permettraient de distinguer une personne bipolaire, d’une personne dépressive ou schizophrène. Ci-dessous, différents patterns supposés spécifiques d'un état normal, d'une dépression, d'un trouble bipolaire et d'une schizophrénie Les psychiatres mettent en avant le faible coût de cette technologie (comparativement à l’IRM), sa souplesse d’utilisation, notamment chez les enfants et les personnes agitées ou très anxieuses. En somme, une technologie qui permettrait de diagnostiquer à tour de bras de nombreuses populations différentes pour pas très cher et sans avoir besoin d'ouvrir la bouche pour autre chose que lire des items verbaux ! Si la SPIR suscite beaucoup d’intérêts, c’est qu’elle possède de réelles qualités qui ne sont niées par personne, à commencer par l’auteur de l’article. Toutefois, il convient de se demander comment un pays peut mettre sur le marché une technique que la communauté scientifique présente encore très largement comme exploratoire. Le blog Neuroskeptic a listé les publications de Fukuda sur la SPIR : Matsuo et al (2000) n=9/10 elderly depressed/controls Suto et al (2004) n=10/13/16 depressed/schizophrenia/controls Kameyama et al (2006) n=17/11/17 bipolar/depression/controls Nishimura et al (2007) n=5/33 panic disorder/controls Takizawa et al (2008) n=55/70 schizophrenia/controls Uehara et al (2007) n=11/11 eating disorder/controls Suda et al (2010) n=27/27 eating disorder/controls style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Si l'on fait les comptes, Fukuda a donc publié sur environ 150 patients, certains ayant participé à plusieurs études citées ci-dessus. Plus précisément, on est en droit d'imaginer que le pattern "trouble bipolaire" a été obtenu à l'aide des 17 patients de 2006...., le pattern "trouble dépressif" grâce à 30 dépressifs (dont 9 personnes âgées), pas la peine de souligner le pattern "Trouble panique" obtenu grâce aux données de... 5 patients en 2007. La spectroscopie dans le proche infrarouge n'a pas eu besoin d'études comparatives avec des golds standards, n'a pas eu besoin d'études randomisées, en double aveugle pour obtenir l'agrément du ministère de la santé japonais. Pourquoi ? c'est une question sans réponse mais qui pourrait susciter des craintes légitimes, tant sur la direction que prend la psychiatrie en recherche de moyens peu couteux et technologiques pour diagnostiquer des maladies particulièrement complexes, que sur le peu d'esprit critique dès lors que l'on habille les études d'imagerie et de méthodes dites modernes ! Sources: http://www.nature.co...pdf/469148a.pdf http://www.u-picardi...e_Nad_Chap3.pdf http://neuroskeptic....s-in-japan.html

DominiqueC

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Lie to Me nuit à votre capacité à détecter la vérité

Est-ce que regarder Lie to me, série américaine à succès, vous rend meilleur dans la détection des mensonges ? C'est ce que Timothy R. Levine s'est demandé en publiant un article dans la revue Communication Research ! Pour ceux qui n'ont pas de téléviseur chez eux: Le Dr Cal Lightman est un scientifique spécialisé dans la détection du mensonge. Qui que vous soyez, il sait si vous dites ou non la vérité... Véritable détecteur de mensonges fait homme, il sait décrypter sur un visage, dans une attitude ou au son d'une voix, la fausseté et le secret. Cette extraordinaire aptitude l'aide tout particulièrement dans les enquêtes criminelles qu'il résout au sein de son agence de détectives privés. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Ceci étant dit, la série se base sur certains travaux du psychologue Paul Ekman, pionnier dans l'étude des émotions et à l'origine de modélisation de détection des émotions comme les FACS ou Facial Action Coding System. Des micro expressions seraient générées pour chaque émotion et le Dr Cal les utiliseraient pour déterminer qui ment et qui dit la vérité. Aucune étude sérieuse n'a toutefois validé ce lien entre mensonge et micro expression. Lie to Me propage donc deux contre-vérités: -il existerait des prémices motrices au mensonge et une personne bien entrainée pourrait les détecter. Toutes les études montrent exactement le contraire ! -la série suggère également que certaines personnes auraient naturellement de bonnes capacités de détection du mensonge, ce qui n'a pas non plus été démontré. Levine s'est donc demandé à quel point la série pourrait influencer la capacité à détecter le mensonge chez les personnes qui la regardent. Trois groupes ont été constitués : un qui regardait Lie to Me, un autre qui regardait Numb3rs, une autre série où un génie des mathématiques résout des énigmes grâce à son talent et un dernier groupe qui ne regardait aucune série. Les participants devaient, ensuite, visionner 12 entretiens de personnes qui avaient peut-être triché à un jeu. Il leur était demandé de mesurer le taux de véracité des propos visionnés en sachant que les menteurs représentaient 50% du groupe. En temps normal, face à une tâche de ce type (avec une stricte égalité de véracité et de mensonge), nous avons tous tendance à surestimer la proportion de véracité par rapport au mensonge. Dans cette étude, les participants Lie to Me ne manifestent pas cette tendance pourtant forte. Ils étaient plus sceptiques et moins bons pour détecter la vérité parmi les entretiens visionnés ! En résumé, non seulement la série propage des conceptions erronées à propos de la détection des mensonges, mais en plus, elle influence négativement les fans de la série qui s'avèrent moins bons, par la suite, pour détecter le mensonge. Qui osera dire qu'il/elle regarde Lie to Me ?? Levine, T. R., Serota, K. B., & Shulman, H. C. (2010). The impact of Lie to Me on viewers' actual ability to detect deception. Communication Research, 37, 847-856. http://mindhacks.com/2011/10/07/entertainingly-mislead-me/

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Mémoire -enquête sur le business de la peur

France 2 a réalisé une enquête sur ce que les journalistes ont appelé : le business de la peur ou l’incroyable développement des jeux/tests mémoires, des coachs mémoires, de la pharmaceutique mémoire. Déjà en ligne sur Dailymotion, c’est l’occasion pour les retardataires de jeter un œil à cette vidéo. Pour ma part, j’ai trouvé que le reportage était plutôt bien fait, le titre ne laissant que peu de doute sur les idées des journalistes. Business... peur... deux termes qui s’assemblent à merveille dans de nombreux aspects de nos vies. Nous avons de la chance qu’ils aient été chercher Alain Lieury pour souligner, avec simplicité, les duperies de ce marché. Pour ma part, je regrette juste un peu la dernière intervention sur la consultation mémoire. Des choses très justes ont été dites, mais le reportage fait passer l’idée qu’une seule consultation permet de s’assurer de l’absence de maladie neurodégénérative. Or, bien souvent, il n’en est rien. C’est un processus qui nécessite un suivi, des évaluations successives et c’est là tout l’apport de la consultation mémoire : pouvoir accompagner ces personnes dans leur plainte cognitive. Il est établi qu’un patient qui présente une plainte, même sans trouble avéré, est déjà une personne plus à risque de développer une maladie neurodégénérative. Dans ce sens, il convient de rester très prudent après une seule consultation, quand bien même il s’agit d’une hospitalisation de jour. Je ne sais pas pour vous, mais cette question de ce qu’il y aurait à faire pour prévenir la maladie revient de plus en plus, preuve que le marché fait « bien » son travail. J’ai pour habitude de dire, comme le souligne très justement la gériatre, que c’est le plaisir que l’on retire des choses qui alimente le mieux le cerveau. Inutile de s’astreindre à lire si on n’a jamais lu, de faire des mots croisés si l’on n’aime pas les mots, etc. Rire, sortir, rester au contact de ses proches, garder un esprit curieux, soigner son réseau social sont des traitements bien plus puissants que ce que peut offrir n’importe quelle entreprise. En résumé, il faut continuer à garder un pied dans la vie. En disant cela, on se rend bien compte que ce suivi « mémoire » implique souvent bien plus que l’unique approche neurologique ou psychométrique. La place du psychologue prend, d’un coup, une autre dimension !

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L'hypochondrie neurocognitive, vous connaissez?

Dans un article paru récemment dans la (toujours captivante) revue The Clinical Neuropsychologist, Kyle Boone nous présente le cas d’une patiente qui se croit convaincue d’avoir des difficultés cognitives, malgré un examen neuropsychologique tout à fait normal. L’auteur propose le terme « hypochondrie neurocognitive » pour décrire une telle présentation clinique. Boone, fait la distinction entre le trouble de conversion, qui réfère à la création inconsciente d’un symptôme et l’hypochondrie, où la personne est convaincue de présenter un trouble donné en l’absence d’évidences objectives pouvant corroborer cette hypothèse. L’auteur, qui est reconnu pour son expertise en neuropsychologie médico-légale, distingue aussi l’hypochondrie neurocognitive du « malingering.» Dans ce cas, le patient tente plutôt de feindre consciemment et délibérément un symptôme dans le but d’y retirer un bénéfice. Dans ce cas, les mesures du niveau d’effort de la personne lors du bilan neuropsychologique sont le plus souvent déficientes. Boone nous présente donc le cas d’une patiente âgée de 30 ans qui a été victime d’un accident de voiture trois ans avant l’évaluation neuropsychologique. À l’entrevue clinique, les détails qu’elle rapporte de l’accident ne suggèrent pas de perte de conscience ni d’amnésie antérograde ou rétrograde. Elle s’est plainte de douleur diffuse au moment de l’accident mais elle a refusé d’aller à l’hôpital, ne voulant pas abandonner ses effets personnels dans la voiture. Elle s’est présentée à l’hôpital plus tard dans la journée. L’examen neurologique était normal, tout comme la résonance magnétique cérébrale. Elle a mentionné ne pas avoir été capable de serrer les mains du médecin, un détail qui ne figure pas au dossier médical. Le médecin lui aurait donné une médication pour la douleur en lui disant qu’elle ne présentait pas d’autres séquelles apparentes de l’accident. Lorsque questionnée sur sa cognition au moment de l’évaluation neuropsychologique, Madame a mentionné que pendant les deux à trois mois suivant l’accident, elle pouvait voir le plancher bouger approximativement deux fois par mois. Elle dit avoir présenté une baisse de sa mémoire de 90% après l’accident. Au moment de l’évaluation, elle disait que sa mémoire était diminuée de 10 %. L’examen neuropsychologique a démontré un niveau d’effort optimal de même qu’une performance dans la moyenne ou supérieure aux normes aux épreuves cognitives. Fait intéressant, l’analyse du MMPI-2 a démontré que les échelles cliniques d’hypochondrie et d’hystérie était élevées. Je vous invite à lire l’article pour une description plus détaillée du cas de même que la discussion de l’auteur sur le concept d’hypochondrie neurocognitive. Je dois avouer n’avoir jamais évalué de patients qui pourraient correspondre à ce que l’auteur décrit lorsqu’il parle d’hypochondrie neurocognitive. Toutefois, je rencontre occasionnellement des patients âgés qui se plaignent d’une difficulté cognitive très précise et qui craignent d’avoir la maladie d’Alzheimer. Par exemple, j’ai vu l’an passé une patiente qui se plaignait d’un trouble de l’orientation spatiale ne survenant qu’à une intersection bien précise près de chez-elle. Elle était évidemment anxieuse pendant l’examen neuropsychologique mais ce dernier s’est avéré normal, ce qui l’a grandement rassuré. Et vous, quelle est votre expérience ? Vous en avez déjà vu des patients qui pourraient présenter une hypochondrie neurocognitive? http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18923966?ordinalpos=2&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportPanel.Pubmed_RVDocSum

Steve

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Le compte rendu en neuropsychologie

Le compte rendu est tour à tour, détesté, objet de toutes nos attentions, plagié par nos collègues médecins ou tout simplement ignoré ! c'est un bout de papier qui hante nos pensées lorsqu'il tarde à se rédiger... et pourtant, qui a été formé à sa rédaction ? Je viens d'ouvrir une nouvelle section dans notre librairie pour collecter les références susceptibles d'accompagner les collègues qui souhaitent réfléchir et peut-être faire évoluer leur pratique de la rédaction du rapport neuropsychologique. Il y a actuellement trois références, d'autres suivront par la suite : http://www.neuropsychologie.fr/index.php?/books/category/13-rapports-et-comptes-rendus/ Si vous avez des ressources utiles, n'hésitez pas à la partager en commentaire ! Dans cette optique, vous pourriez bien trouver quelques informations utiles sur le site http://neuropsychologytoolkit.com/ En premier lieu, les auteurs de ce site (qui dépasse le cadre du compte rendu, je vous laisse le soin de le visiter) ont mis en ligne une enquête sur le rapport en neuropsychologie, à l'attention des neuropsychologues, mais plus original peut-être, à l'attention également des médecins et des usagers. Le paradoxe du compte rendu prend tout son sens dans les quelques chiffres qui suivent. Pour un échantillon de 660 neuropsychologues américains, la majorité des collègues en pédiatrie passe entre 5 et 10 heures à la rédaction du compte rendu (environ 11 pages). Pour les collègues qui travaillent chez l'adulte, c'est entre 2 et 3 heures (environ 7 pages). Dans le champ de l'expertise, entre 10 et 20 heures (environ 13 pages). Malgré ce temps de travail particulièrement lourd, ils sont 84 % à penser que le demandeur du rapport ne lit pas ou seulement occasionnellement le rapport ! Le site partage différents formats de rapport qui pourraient inspirer votre propre réflexion : Template 1: Neuropsychological Report Template 2 : Neuropsychological Report Template 3: Pediatric Neuropsychological Report Template 4: Inverted Pyramid Style Report Template 5: Inpatient Report Template 6: Pediatric Neuropsychological Report Template Il résume également l'art du rapport en ces quelques précieux conseils : Résumez vos informations clés dans un style "pyramide inversée" : ordonnez vos informations des moins sensibles aux plus déterminantes pour terminer par celles-ci.
Soulignez vos points clés : vous connaissez vos données importantes, aidez le lecteur à retrouver ces informations rapidement. Vous pouvez utiliser des puces ou encore des MAJUSCULES ou vous pouvez plus simplement souligner ou mettre en gras le texte visé. Plus simple encore, vous pouvez commencer votre phrase par un "Ceci est important..."
Ecrivez pour les yeux : souligner et mettre en gras sont des indices visuels qui indiquent un certain niveau d'importance.Cela vous aide également à limiter la taille de vos paragraphes qui ne devraient pas excéder une ou deux lignes. Cela soulage la fatigue oculaire sur votre lecteur et l'invite dans le corps du texte plus facilement, contrairement aux longs paragraphes qui repoussent le lecteur.
Court et simple (KISS pour Keep It Short and Simple) : ne rajoutez pas les sources de vos références dans un long rapport décousu, vous faites perdre du temps aux lecteurs à commencer par vous ! Demandez vous si chacune de vos phrases est nécessaire et n'est pas redondante. Lisez chaque phrase à voix haute d'un seul trait. Si ce n'est pas possible, c'est qu'elle est trop longue ! Comme Polonius dit à Hamlet : "La brièveté est l'âme de l'esprit." Quelques exemples corrects et incorrects : "Maintenant» plutôt que «À l'heure actuelle"
"Rapidement" plutôt que "dans les meilleurs délais"
"Parce que» plutôt que «En raison du fait que"
"C'est pourquoi» plutôt que «Compte tenu des circonstances"
"Si» plutôt que «Dans l'éventualité où"
"A propos" plutôt que "en référence à"
"Parce que» plutôt que «Compte tenu du fait que"
[*]Choisissez des mots familiers et simples [*]Réduisez vos phrases avec un sujet, un verbe et un complet (les prépositions et autres adverbes tels que parfois, qui, quoi et ceci ne servent souvent à qu'à rendre vos phrases plus complexes.)

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Traité de Neuropsychologie Clinique de l'Adulte

Le traité de neuropsychologie clinique est un incontournable pour beaucoup d’étudiants et professionnels au même titre que Neuropsychologie clinique et neurologie du comportement de Botez et Boller. Il était toutefois devenu difficile de recommander l’ouvrage paru il y a plus d’une dizaine d’années déjà, en 2000 précisément. Vous pourriez être intéressé de savoir que la seconde édition du tome 1 du manuel devrait sortir le 15 mars prochain! Le tome 2, centré sur la revalidation, est planifié pour la fin 2014, début 2015 quant à lui. Le traité de neuropsychologie clinique de l'adulte retrouve donc une place de choix dans la bibliographie francophone en neuropsychologie ! Martial Van der Linden a eu la gentillesse de bien vouloir nous éclairer sur cette nouvelle édition, je vous laisse découvrir ça ci-dessous. Voici quelques infos sur la deuxième édition du Traité de Neuropsychologie Clinique, toujours cordonné par Xavier Seron et moi-même, mais qui s’intitule maintenant Traité de Neuropsychologie Clinique de l’Adulte. La philosophie générale de ce volume est restée la même : présenter l’évolution des cadres théoriques proposés pour la compréhension des troubles cognitifs, comportementaux et émotionnels consécutifs aux atteintes cérébrales; décrire dans le détail l’évolution des pratiques cliniques d’évaluation associées à ces changements théoriques; proposer une analyse critique afin de cerner au mieux leur pertinence comme leurs limites. Pratiquement tous les chapitres ont été retravaillés et mis à jour au niveau de leur contenu et il y a plusieurs nouveautés : — les informations consacrées à l’imagerie cérébrale sont distribuées sur trois chapitres distincts : un chapitre qui passe en revue les différentes techniques existantes avec leurs caractéristiques principales et deux chapitres à orientation plus clinique qui soulignent l’apport de ces techniques dans l’examen neurologique en général et, plus spécifiquement, dans le cas des syndromes démentiels — le chapitre sur la neurophysiologie clinique a été scindé en deux parties : une première qui présente les différents outils et systèmes de mesure à disposition et une deuxième qui décrit les principales applications de la neurophysiologie en neuropsychologie — la partie consacrée à la mémoire a été restructurée en plusieurs chapitres qui suivent les divisions du fonctionnement mnésique proposées par la conception des systèmes de mémoire multiples (différents chapitres sur mémoire à court terme, mémoire sémantique, mémoire procédurale, mémoire épisodique/autobiographique et prospective et mémoire implicite — les chapitres sur le langage ont également été restructurés en suivant, pour le langage oral, un modèle hiérarchique selon les unités de traitement impliquées et en y distinguant les niveaux phonétique, lexical, sémantique, syntaxique et pragmatique — le chapitre sur l’expertise en neuropsychologie a été sensiblement augmenté et divisé en deux parties : l’évaluation du dommage dans l’expertise médico-légale et l’évaluation de la capacité des patients à exercer leurs droits lorsqu’ils sont victimes d’un affaiblissement cognitif ( capacité à gérer ses biens, à conduire une voiture, à rédiger un testament ou encore à se soumettre à un traitement médical) — la partie sur la démence se répartit maintenant en trois chapitres : l’un consacré à la neuro-imagerie, un autre à la sémiologie et à l’étiopathogénie des démences et un troisième aux dimensions de l’évaluation neuropsychologique et de la prévention (dans lequel je présente avec Anne-Claude Juillerat l’approche différente que nous défendons et ses implications sur l’évaluation neuropsychologique dans le vieillissement). — de nouveaux chapitres ont été ajoutés : un chapitre consacré aux états de conscience modifiés (les troubles du sommeil et le coma); un court chapitre technique consacré à la rédaction du rapport neuropsychologique; un chapitre sur la sémiologie et la classification des grands syndromes aphasiques; un chapitre sur la reconnaissance des visages; un chapitre sur la perception et la reconnaissance de la musique; un chapitre sur la cognition sociale (en plus du chapitre problèmes émotionnels et comportementaux consécutifs aux lésions cérébrales); un chapitre sur l’évaluation des sujets bilingues; un chapitre sur la dimension culturelle de l’évaluation neuropsychologique . En tout, ce volume 1 sur l’évaluation comportera maintenant 37 chapitres. Martial Van der Linden.

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Salaire des neuropsy américains...

..et non canadien.Est-ce que je l''ai spécifié ? En 2004, le salaire annuel moyen (années d'expérience confondues) était de 109 800 USD (donc 75 900 euros) avec un écart-type de 64 700 (44 740 euros)! Je porte votre attention sur les neuropsy avec plus d'expérience, dont certains (pratiquant surtout en privé) peuvent gagner tout près d'un demi million USD! Sweet, Jerry J., Nelson, Nathaniel W. & Moberg, Paul J. (2006). The TCN/AACN 2005 "Salary Survey": Professional Practices, Beliefs, and Incomes of U.S. Neuropsychologists. The Clinical Neuropsychologist, 20 (3), 325-364.

Steve

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De la psychologie dans les commissariats

On nous avait dit qu'il y aurait des psy dans les commissariats... l'état tient toujours ses promesses ! Ardoise (Application de recueil de la documentation opérationnelle et d'informations statistiques sur les enquêtes) est un projet qui vise à centraliser des données sur les personnes impliquées dans une procédure policière. Quel rapport avec la psychologie me direz-vous ? Et bien, dans ce fichier central, le policier aura la possibilité de sélectionner, à partir d'une série de propositions, "l'état de la personne". Parmi cette série, on trouve "Personne atteinte de troubles psychologiques". Je ne savais pas que la police formait ses agents au diagnostic des troubles psychologiques ! Qui plus est, après ce diagnostic sauvage, la fiche est accessible par tous les policiers de France (pour quelle durée ?). C'est tout simplement inadmissible. Merci aux psychologues syndiqués au SNP ou membres de la FFPP de faire remonter cette information pour que les psychologues ne restent pas sans voix dans cette affaire ! Il est bien entendu que le reste de la liste n'est pas moins polémique.... Pour information, dans la case "Etat de la personne", on peut trouver : -homosexuel -transexuel -handicapé -sans domicile fixe -personne se livrant à la prostitution -travesti -relation habituelle avec personne prostituée - personne atteinte de troubles psychologiques -usager de stupéfiants -permanent syndical

DominiqueC

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Faire des recherches sur internet stimulerait le cerveau

Les données de cette étude) montrent que les activités consistant à faire des recherches sur internet pourraient contribuer à stimuler les fonctions cérébrales voire à les améliorer, expliquent ces chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles dont les travaux paraissent dans la dernière édition de l’American Journal of Geriatric Psychiatry. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">C'est une information qui a circulé sur quasiment toute la toile, des blogs plus ou moins connus jusqu'aux sources d'informations (inter)nationales comme CNN, Newsweek , USA Today , LA Times , New York Times .... En France, on peut retrouver cette information sur des sites comme celui de France Info , Le Monde, Le Point ... Rien que ça ! Qui dit mieux ?! Pourtant, lorsqu'on s'arrête sur la dite recherche, il y a de quoi s'étonner que seul John M. Grohol, de PsychCentral, souligne l'impact disproportionné de l'article au regard de son contenu ! >12 participants experts sur une tranche d'âge de plus de 20 ans. On peut s'etonner d'un si faible échantillon et regretter que l'auteur se débarasse du problème en expliquant que c'est peu mais suffisant pour faire des statistiques. >Les participants devaient, soit lire un livre (simulé sur un écran), soit effectuer une recherche internet sur comment choisir un véhicule ou encore déterminer les avantages de manger du chocolat ou boire du café. L'idée était de soustraire l'activité de lecture, impliquée dans les deux tâches, afin de ne garder qu'un réseau "propre" à la recherche sur Internet. Les chercheurs ont donc montré (attention, attention)... si l'on en croit la présentation de l'article... que les experts activent des réseaux neuronaux différemment des non experts durant une même tâche expérimentale. >Malheureusement, cette assertion (jouer à des jeux Nintendo, par exemple, améliore l'état de santé du cerveau) n'est en rien justifiée par l'article. On a, d'un coté un résultat déjà particulièrement bien vérifié et d'un autre coté, une information qui ne s'appuie en rien sur les résultats. Et tout ceci est repris dans des dizaines de quotidiens à très très large audience, sans qu'aucune validation scientifique ne trouve rien à y redire. Il y a de quoi se poser des questions non ? Je serais bien mauvaise langue de relier cette information aux intérêts éditoriaux de Gary Small, auteur de l'étude mais aussi de plusieurs livres sur les moyens de préserver sa mémoire... Source : http://www.cnn.com/2...html#cnnSTCText

DominiqueC

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Depuis quand l'oxygenotherapie soigne t'elle la maladie d'Alzheimer ?

Et bien... ma foi, depuis peu visiblement ! Connaissez vous l'oxygénothérapie hyperbare? Le site Balancedhealthtoday.com a publié sur tous les serveurs de vidéos un document assez surprenant sur les applications possibles de cette thérapie. Dans la vidéo qui suit, un médecin nous explique qu'elle a le plus beau métier du monde car elle aide les gens à changer leur vie grâce à un camion qu'elle a installé sur un parking adjacent à son bureau. Sur une porte de ce camion, on peut lire que l' oxygénothérapie hyperbare soignerait la sclérose en plaques, les malades autoimmunes, les TC et, comme l'indique le titre de la vidéo : la maladie d'Alzheimer...(Hope for Alzheimer's with Oxygen Hyperbaric Therapy) http://www.youtube.com/watch?v=rw_dwrlFe6I Pour rappel, l’oxygénothérapie hyperbare est une modalité thérapeutique d’administration de l’oxygène par voie respiratoire à une pression supérieure à la pression atmosphérique standard. Elle est définie comme l’inhalation d’oxygène pur (O2 à 100 %) par un sujet placé dans un caisson d’acier ou de polymère, à des pressions supra-atmosphériques (1,5 à 3 ATA) pendant au moins 90 minutes (source : HAS). Cette thérapie est utile dans certains cas mais aucun document n'atteste de son effet dans les pathologies énoncées plus haut. D'ailleurs, si vous vous rendez sur le site en question,vous ne trouverez bien sûr aucun lien menant vers les supposées sources démontrant l'impact de HBOT dans ces maladies. Alors, pourquoi en parler ici ? parce qu'il me semble difficile de laisser se répandre ce genre de désinformations auprès des familles de patients atteints de maladie d'Alzheimer, de sclérose en plaques ou du VIH.

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Disparition d'Alain Agniel

Catherine Thomas Antérion, neurologue et présidente du GRECO, nous informe de la triste disparition d'Alain Agniel. Ci-joint, son In Memoriam :

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Articles fondateurs de la psychologie

Le site "Classics in the History of Psychology" est une véritable mine d'or pour ceux qui cherchent à retrouver les écrits qui ont fondé la discipline. Christopher D. Green, professeur de Psychologie à l'université de York, a accumulé de très grands papiers, aujourd'hui libres de droit, sous une interface minimaliste, mais fonctionnelle. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">L'index peut être consulté par auteurs ou par thématiques, un moteur de recherche étant également disponible. Personnellement, j'ai été émerveillé de pouvoir accéder à certaines ressources. Quelle chance de trouver dans votre bibliothèque un article d'Ebbinghaus de 1885, l'article de 1935 de R.Stroop sur son célèbre paradigme, des articles de Cattell, Hume, Gibson, Galton et tant d'autres !! Sont également en ligne des articles de la fin du XIXe sur l'histoire de la psychologie comme ce Münsterberg, Hugo. (1899). Psychology and history. Psychological Review, 6, 1-31. Bref, je vous invite à parcourir ce site, à le garder dans vos favoris, vous aurez peut-être envie... un jour... de revenir sur les racines de votre discipline. Si certains collègues veulent présenter l'une de ces augustes références, je serais très heureux de mettre tout ça en ligne bien sûr ! L'adresse du site: http://psychclassics...ku.ca/index.htm

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