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Scanner ou IRM face à une plainte migraineuse ?


DominiqueC

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Un récent article paru dans Neurology International illustre la place que doit garder le scanner dans les examens d'imagerie de routine. Un jeune homme de 22 ans, employé dans le bâtiment, a pour antécédent des maux de tête chroniques. Il a grandi dans une ville de l'Est de la Turquie, est le 3e d'une fratrie de 8 enfants. Ses maux de tête ont démarré à l'âge de 5 ans.

Durant son enfance, les douleurs s'exprimaient en postérieur et dans les régions préorbitales principalement lors d'efforts de concentration. Aucune hospitalisation n'a eu lieu à l'époque en lien avec la pauvreté de sa famille.

A l'âge de 20 ans, la fréquence et l'intensité des maux de tête ont augmenté avec des crises tous les jours, durant plus de 4 heures. La zone la plus douloureuse était alors préorbitale. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens ont été prescrits, mais sans impact significatif sur les douleurs.

6 mois avant l'admission dans leur clinique, les médecins rapportent que les maux de tête avaient pris un caractère pulsatile, accompagnés de nausées et vomissements.

A l'hospitalisation, le patient était dans un bon état général, conscient, alerte et coopérant. Il ne présentait aucune blessure, aucun signe évident de problème intellectuel, retard de croissance ou retard mental. L'examen neurologique était strictement normal.

Une radio du crâne a été demandée et a révélé la présence de corps étrangers au niveau de la voute crânienne (vertex). Un scanner cérébral avec reconstruction en 3D a alors montré la présence de trois corps métalliques, deux sous la voute crânienne et un autre au niveau de la citerne ambiante.

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Le patient et ses proches ont déclaré ne pas savoir comment ses corps métalliques sont arrivés là. Les positions de ces derniers suggèrent, toutefois, une introduction par la fontanelle antérieure durant les premiers mois de développement. Une intervention chirurgicale a été écartée du fait des risques de complications pour le patient. Il est juste reparti avec une prescription d'antalgiques et une contradiction pour tout examen par IRM.

La rouille générée par le métal pourrait déclencher une réaction biochimique à l'origine des maux de tête chez ce patient.

Pour les médecins, la présence de ces aiguilles métalliques ne peut résulter que de deux causes : un accident (jeu avec un autre enfant un peu plus âgé voire seul s'il est resté sans surveillance) ou un infanticide raté, les deux situations ayant déjà été rapportées dans des publications.

Pour l'équipe, la considération la plus importante reste l'utilisation des IRM en première instance face à des maux de tête persistants. Selon eux, une exploration graduelle doit être envisagée : une radio, un scanner et par la suite, une IRM si cela s'avère nécessaire. Dans le cas présent, une IRM aurait très certainement été fatale au patient !

En guise d'illustration, à la suite d'un accident, une autre équipe médicale a filmé les risques de laisser un corps métallique libre dans une pièce d'IRM :

Source : http://www.ncbi.nlm....les/PMC3555220/

Un résumé sur la différence entre le scanner et l'IRM : http://www.sfrnet.or...0523-123727-031

3 Comments


Recommended Comments

Digne de Dr House cette histoire. Entre les implants, les éclats d'obus de nos vétérans et les objets oubliés aprés opération (j'ai des connaissances qui ont eu longtemps des ciseaux chirurgicaux logés dans l'abdomen...), faut se méfier de l'IRM.

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