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Un médicament ne fait pas de soutien psychologique

iTV a consacré le "Plus de l'actu" à la maladie d'Alzheimer et plus précisément aux questions de remboursement des molécules anti-Alzheimer. Compte tenu de la cacophonie ambiante, je prends le temps de visionner leur vidéo intitulée "Alzheimer : des médicaments inefficaces ?" La voix off pose d'emblée la question du service médical jugé faible des traitements, ce n'est pas étonnant. Ce qui l'est beaucoup plus, c'est le nouveau rôle des traitements : ils offriraient un soutien psychologique ! Le glissement n'est pas anodin à mes yeux. Il faut pouvoir justifier du grand écart qui est fait entre jugement sévère par le monde médical des anti-Alzheimer et décision de maintenir leurs remboursements (je vous invite à lirece nouvel article de Jean-Yves Nau à propos de cette cabriole). Malheureusement, ce sont les psychologues qui sont enjambés dans ce contexte et, une fois encore, destitués des actions indispensables qu'ils mènent au quotidien auprès des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer. Le soutien psychologique n'est pas le fait d'un médicament, il ne le sera jamais. Tout au plus sert-il , comme nous l'avons déjà souligné ici, d'excuse médicale pour un autre type de suivi mais je crois que nous ne devrions pas laisser passer ce genre de propos. Si les autorités et les familles s'accordent sur l'importance du soutien psychologique, que l'Etat et le pouvoir médical aillent jusqu'au bout en allouant aux psychologues les sommes dépensées pour ces traitements: nous sommes formés (contrairement aux traitements) et soucieux de voir les postes s'ouvrirent en parallèle d'une meilleure reconnaissance de notre statut. Déremboursons ces médicaments au profit des psychologues qui prennent en charge quotidiennement les malades et leurs proches.

DominiqueC

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Plus ou moins intelligent ?

De nombreux auteurs ont, ces dernières années, cassé le mythe d'un Quotient Intellectuel stable dans le temps. Une équipe de chercheurs londoniens du Centre de neuro-imagerie à l'University College de Londres, a mené une étude à long terme sur les capacités intellectuelles de 19 garçons et 14 filles, évaluées à l’âge de 14 ans (en 2004) puis à 18 ans (en 2008). Ils ont établi que le QI peut gagner ou perdre jusqu'à 20 points chez les jeunes avant 20 ans. L'étude a été publiée dans la revue Nature* http://bcove.me/e82f5ml6 Le Pr Cathy Price explique les résultats de son équipe : http://bcove.me/ga8gxdn9 Patrick Lemaire, professeur en psychologie, spécialiste du développement et du vieillissement (CNRS & université de Provence) commente ces résultats : "Le travail publié dans la revue scientifique Nature est extrêmement intéressant et il remet en cause les croyances antérieures selon lesquelles tout devait se jouer avant l'âge de 6 ans. Ces derniers prouvent que le QI n'est pas stable au cours de la vie (en l'absence de lésion cérébrale et de maladies neurodégénératives) et qu'il ne faudrait plus se baser sur le score du test de QI d'un enfant pour prédire ses performances scolaires et professionnelles ultérieures." Abstract : Intelligence quotient (IQ) is a standardized measure of human intellectual capacity that takes into account a wide range of cognitive skills1. IQ is generally considered to be stable across the lifespan, with scores at one time point used to predict educational achievement and employment prospects in later years1. Neuroimaging allows us to test whether unexpected longitudinal fluctuations in measured IQ are related to brain development. Here we show that verbal and non-verbal IQ can rise or fall in the teenage years, with these changes in performance validated by their close correlation with changes in local brain structure. A combination of structural and functional imaging showed that verbal IQ changed with grey matter in a region that was activated by speech, whereas non-verbal IQ changed with grey matter in a region that was activated by finger movements. By using longitudinal assessments of the same individuals, we obviated the many sources of variation in brain structure that confound cross-sectional studies. This allowed us to dissociate neural markers for the two types of IQ and to show that general verbal and non-verbal abilities are closely linked to the sensorimotor skills involved in learning. More generally, our results emphasize the possibility that an individual’s intellectual capacity relative to their peers can decrease or increase in the teenage years. This would be encouraging to those whose intellectual potential may improve, and would be a warning that early achievers may not maintain their potential. *Verbal and non-verbal intelligence changes in the teenage brain Ramsden S., Richardson F.M., Josse G., Thomas M., Ellis C., Price C. Nature doi:10.1038/nature10514 Received : 17 May 2011 Accepted : 26 August 2011 Published online : 19 October 2011 Pour ceux que ca intéresse, vous trouverez, grâce à Stéphane , l'article intégral ici

Anne-MarieCG

Anne-MarieCG

 

Alzheimer, un défi social ou pharmaceutique ?

Dominique Dupagne répond de manière éloquente au monde médical inquiet de voir les traitements anti Alzheimer être déremboursés. Sa réponse est muette puisqu'elle n'est constituée que de deux images: la première et la dernière page d’un programme de congrès intitulé "La maladie d'Alzheimer - un défi social". Les deux pages en question: Source: Agoravox

DominiqueC

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Remboursement anti Alzheimer maintenu pour les patients en ALD

Les quatre médicaments réévalués par la Commission de la transparence resteront remboursés à 100%, selon le site Internet du quotidien La Croix, en dépit d'un service médical rendu jugé "faible". Les médicaments anti-Alzheimer ont finalement échappé au rouleau compresseur post-Mediator. Les quatre traitements utilisés en France : l'Aricept du laboratoire Eisai, le Reminyl (Janssen-Cilag), l'Exelon (Novartis) et l'Ebixa (Lündbeck) vont finalement rester remboursés à 100%, affirme le site du quotidien La Croix. "Mercredi 19 octobre, lors d'une réunion confidentielle, la Haute autorité de santé (HAS) a tranché : sa commission de la transparence a voté un avis sévère sur les médicaments anti-Alzheimer estimant leur service médical rendu (SMR) "faible". Cet avis n'aura toutefois pas de conséquence sur le remboursement des patients qui resteront pris en charge à 100%. En revanche, les firmes pourraient se voir imposer une baisse du prix de leurs molécules." détaille le site lacroix.com. La HAS pour sa part se borne à "confirme[r] mener une réévaluation des médicaments anti-Alzheimer", indiquant que "l'avis définitif est adopté et sa rédaction finale est en cours. Il sera rendu public dans les jours qui viennent. D'ici là, la HAS ne fera aucun commentaire" précise l'instance dans un communiqué de presse. Marion Lefévre souligne toutefois, dans son blog "Décryptage(s)" que "Contrairement à ce que le titre annonce (Les médicaments anti-Alzheimer ne seront pas déremboursés), les médicaments anti-Alzheimer devraient bel et bien être déremboursés et la prise en charge à 100% ne concerne que les patients classés en affection de longue durée (ALD) qui ne représentent qu’une partie des malades d’Alzheimer." Sources: La Tribune & Décryptage(s)

DominiqueC

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Il n'est pas justifié de dépister la maladie d'Alzheimer ?

Pour le Conseil national des généralistes enseignants (CNGE), « en l’absence de traitement curatif, il n’est pas justifié de dépister la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées en population générale, et a fortiori les troubles cognitifs légers ». Le CNGE souligne, notamment, que « les batteries d’examens utilisées en milieu spécialisé pour une évaluation neuropsychologique approfondie sont encore insuffisamment validées, et peuvent conduire à des diagnostics erronés ». Le CNGE recommande « une approche diagnostique en fonction du bénéfice attendu pour le patient. » Source: http://www.cnge.fr/article.php3?id_article=1491

DominiqueC

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Lie to Me nuit à votre capacité à détecter la vérité

Est-ce que regarder Lie to me, série américaine à succès, vous rend meilleur dans la détection des mensonges ? C'est ce que Timothy R. Levine s'est demandé en publiant un article dans la revue Communication Research ! Pour ceux qui n'ont pas de téléviseur chez eux: Le Dr Cal Lightman est un scientifique spécialisé dans la détection du mensonge. Qui que vous soyez, il sait si vous dites ou non la vérité... Véritable détecteur de mensonges fait homme, il sait décrypter sur un visage, dans une attitude ou au son d'une voix, la fausseté et le secret. Cette extraordinaire aptitude l'aide tout particulièrement dans les enquêtes criminelles qu'il résout au sein de son agence de détectives privés. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Ceci étant dit, la série se base sur certains travaux du psychologue Paul Ekman, pionnier dans l'étude des émotions et à l'origine de modélisation de détection des émotions comme les FACS ou Facial Action Coding System. Des micro expressions seraient générées pour chaque émotion et le Dr Cal les utiliseraient pour déterminer qui ment et qui dit la vérité. Aucune étude sérieuse n'a toutefois validé ce lien entre mensonge et micro expression. Lie to Me propage donc deux contre-vérités: -il existerait des prémices motrices au mensonge et une personne bien entrainée pourrait les détecter. Toutes les études montrent exactement le contraire ! -la série suggère également que certaines personnes auraient naturellement de bonnes capacités de détection du mensonge, ce qui n'a pas non plus été démontré. Levine s'est donc demandé à quel point la série pourrait influencer la capacité à détecter le mensonge chez les personnes qui la regardent. Trois groupes ont été constitués : un qui regardait Lie to Me, un autre qui regardait Numb3rs, une autre série où un génie des mathématiques résout des énigmes grâce à son talent et un dernier groupe qui ne regardait aucune série. Les participants devaient, ensuite, visionner 12 entretiens de personnes qui avaient peut-être triché à un jeu. Il leur était demandé de mesurer le taux de véracité des propos visionnés en sachant que les menteurs représentaient 50% du groupe. En temps normal, face à une tâche de ce type (avec une stricte égalité de véracité et de mensonge), nous avons tous tendance à surestimer la proportion de véracité par rapport au mensonge. Dans cette étude, les participants Lie to Me ne manifestent pas cette tendance pourtant forte. Ils étaient plus sceptiques et moins bons pour détecter la vérité parmi les entretiens visionnés ! En résumé, non seulement la série propage des conceptions erronées à propos de la détection des mensonges, mais en plus, elle influence négativement les fans de la série qui s'avèrent moins bons, par la suite, pour détecter le mensonge. Qui osera dire qu'il/elle regarde Lie to Me ?? Levine, T. R., Serota, K. B., & Shulman, H. C. (2010). The impact of Lie to Me on viewers' actual ability to detect deception. Communication Research, 37, 847-856. http://mindhacks.com/2011/10/07/entertainingly-mislead-me/

DominiqueC

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Alzheimer - un très bon placement financier

Une start-up lilloise contre la maladie d'Alzheimer, Alzprotect, communique sur ses travaux sur les souris et sa possible capacité à produire un traitement d'ici 2017-2018... Le "marché Alzheimer" est estimé à environ 10 milliards d'euros. Comparativement à l'investissement de base d'Alzprotect, 1 million d'euros, on comprend bien que le secteur génère beaucoup d'intérêt de la part des investisseurs privés. Si un médicament était commercialisé, ces investisseurs pourraient récupérer jusque 50 fois leur mise, dixit le reportage ci-dessous. On comprend mieux pourquoi une telle levée de bouclier pour sauvegarder la prise en charge pharmacologique, les universités et certaines équipes médicales parmi les plus connues participant à ces entreprises privées.

DominiqueC

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Créativité et vieillissement

Je vous propose de découvrir le magnifique édito de Bernadette Puijalon à qui nous devons une vidéo récente sur le thème des dérives thérapeutiques telles qu'elles sont proposées aux personnes âgées. Dans cet édito de la revue "Gérontologie et société" B. Puijalon s'attarde sur les liens qui se tissent entre le vieillissement et la créativité. Pour illustrer le contenu, je ne peux m'empêcher de recopier ici ces quelques mots du philosophe Michel Philibert cité par Puijalon: « Le vieillissement dans notre espèce n’est pas seulement subi, mais toujours aussi rêvé, essayé, conduit, aménagé, interprété et réinterprété » Découvrez la suite de l'édito ici: http://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe-2011-2-page-8.htm

DominiqueC

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Mangez des pommes !!

On le sait depuis longtemps: manger des fruits et des légumes est bon pour la santé! Voilà une (nouvelle) étude qui le confirme et va plus loin encore: manger certains fruits (les pommes et les poires, en particulier; mais aussi les bananes) protégerait du risque d'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) Pendant 10 ans, une équipe Néerlandaise a suivi 20 069 adultes (!!) dont aucun ne souffrait d'une maladie cardiovasculaire au début de l'étude; les auteurs ont ensuite distingué les fruits et les légumes en 4 groupes de couleur différente: - vert (choux, épinards, salades), - orange/jaune (agrumes), - rouge/violet (bettraves, poivrons, tomates, ...) - blanc (pomme, poire, banane) Au cours de ces 10 années, 233 AVC ont été comptabilisé; aucun lien n'a été retrouvé entre la consommation d'aliments des groupes vert, orange/jaune, rouge/violet. Par contre, les auteurs ont constaté une réduction significative du risque d'AVC chez les amateurs de pommes et de poires !!! Bref: mangez des pommes & des poires Oude Griep, L. M., Verschuren, W. M. M., Kromhout, D., Ocké, M. C., & Gelejinse, J. M. (2011). Colors of Fruit and Vegetables and 10-Year Incidence of Stroke. Stroke, 15 Sept 2011, 1-5.

Marie.M

Marie.M

 

Lien social et maladie d'Alzheimer

Bernadette Puijalon, anthropologue, Maître de conférence, Université Paris XII filmée au Colloque européen « Bénévolat, citoyenneté et maladie d’Alzheimer » à Paris le 20 septembre 2011 par Agevillage nous délivre une réflexion très riche sur la question du lien social et de la place des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer. Personnellement, j'ai retenu ces idées ci: Ce nouveau siècle a vu apparaître une dissociation entre âge social et âge biologique : nous sommes de plus en plus rapidement vieux sur le plan social tout en étant plus longtemps jeunes sur le plan biologique. Quel effet sur le lien social ? Ni calculateur, ni altruiste, les humains ont longtemps été réciproques, mais cette réciprocité est en panne, les bénévoles le savent bien ! Notables de la mémoire, les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer, sont confrontées à un paradoxe : elles perdent ce qui les engage dans la réciprocité, la transmission sociale qui transite par cette mémoire... Dans son propos autour de la réciprocité, Puijalon avance que les personnes atteintes d'Alzheimer trouvent leur rôle dans la mise en question du sens. Ils posent la question du sens. Aujourd'hui, la société paye des professionnels pour qu'ils réussissent là où elle échoue en ne sachant pas comment résoudre la question de l'intégration et du sens. Pire, elle se défausse en imposant une obligation de résultat aux professionnels ! Il faut empêcher les "vieux" de mourir, mais... à moindre coût. L'une des dérives se place dans le vocabulaire utilisé, très stigmatisant: EPHAD, GIR, UHR. Qui peut se sentir chez soi dans une UHR ? L'hospitalité a disparu dans l'accueil des personnes âgées alors qu'il a survécu à l'hôpital (CHU Centre Hospitalier Universitaire...) Rôle des mots retenus dans les représentations négatives de la vieillesse: si les sigles et le vocabulaire technique sont importants, ils s'échappent des structures, migrent vers les médias et le grand public pour intégrer une représentation sociale de la vieillesse très négative. Enfin, il existerait un abus des thérapeutiques envahissantes chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer: abus du mot thérapeutique ! musicothérapie, contothérapie, orthothérapie. Tout doit être mesuré, évalué... La prise de repas, à ce rythme, deviendra peut-être un jour un atelier de masticothérapie ! L'abus de thérapeutique, selon Puijalon, viendrait peut-être, en fin de compte, de l'absence de thérapie à l'heure actuelle. Lorsque la logique gestionnaire pilote les pratiques jusqu'à les submerger, les corps sont soignés, mais les âmes sont déshonorées.

DominiqueC

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Les traitements contre Alzheimer ont-ils encore leur place dans la prise en charge ?

Maj du 21/09- 17h40: En attendant l'info de l'HAS, je vous invite a lire cet excellent article de slate qui retrace l'histoire de la remise en cause des traitements avec une orientation anti- traitement: http://www.slate.fr/story/43953/alzheimer-Aricept-Exelon-Exiba-Reminyl 16h40: c'est au tour de Martine Aubry d'évoquer la maladie d'alzheimer mais sans dire un mot sur les traitements et le remboursement. La priorité reste l'autonomie pour elle: http://www.martineaubry.fr/article/journee-mondiale-dalzheimer 16h: toujours rien du coté de l'HAS. La politique et plus exactement la présidente du FN vient de s'exprimer sur le sujet : http://www.frontnational.com/?p=7433 11h: le site de Bonjour Docteur a mis à jour l'un de ses sujets sur la maladie d'Alzheimer en faisant intervenir le Pr. Olivier Saint-Jean qui évoque clairement son désir de voir les traitements être déremboursés sur le champ ! 9h21: le site France Info croit savoir que rien n'est encore joué quant à la décision de dérembourser ou non les traitements pharmacologiques actuels, ce sont en tout cas les propos de B.Rougier: http://neuropsychologie.fr/doc/audio/remboursement-medoc-alzheimer.mp3 Le Monde rapportait, le 20 juillet dernier, que la commission de la transparence commençait le réexamen des quatre traitements anti-Alzheimer disponibles afin de juger de leur intérêt thérapeutique. L'Ebixa, l'Aricept, l'Exelon et le Reminyl sont sur le marché depuis 2007 et sont remboursables à 100 % au titre des affections de longue durée. Le professeur Ollier a indiqué ce jeudi 15 sur Europe 1 que la Haute autorité de Santé pourrait décider de ne plus rembourser à 100% les médicaments qui soignent l'Alzheimer . "Il y a depuis plusieurs jours ou semaines une rumeur sur ce sujet, et certaines informations indiquent que cette rumeur va devenir réalité", a estimé, jeudi au micro d’Europe 1, le professeur Jean-Pierre Ollier, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. Pour le moment, rien n'a été confirmé mais le professeur Ollier s’insurge déjà : "c’est inacceptable pour ne pas dire scandaleux", puisqu’il n’y a pas de nouvel argument scientifique" qui prouverait l’inefficacité de ces médicaments." C'est maintenant au tour d'I télé d'ajouter une enquête sur le sujet, en effet, le 21 septembre prochain la Commission de la Transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) en France, pourrait ramener à 1 – sur une échelle de 4 - le niveau de Service Médical Rendu (SMR) des 4 médicaments indiqués contre cette affection. Autrement dit, ils ne seraient plus pris en charge à 100% par l’Assurance-maladie. Le neurologue Bernard Croisile n'hésite pas à évoquer "un lobby anti-Alzheimer et anti-traitements" . Pour les collègues qui exerçaient déjà en 2007, vous devez surement vous souvenir des prémices de ce potentiel retournement de situation puisque les CM2R s'étaient déjà largement inquiétés de l'avis de la Commission de la Transparence qui avait relevé des effets « modestes » dans le cadre de la prise en charge de la maladie d'Alzheimer. La somme à charge pour les familles serait estimée, pour le site destinationsante.com à environ 90/95 euros par mois.

DominiqueC

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Être aidant de malade Alzheimer - uniquement un fardeau ?

Le nouveau numéro de Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement nous offre un article gratuit qui porte aujourd'hui sur les aidants des malades d'Alzheimer. L'originalité de l'article réside dans son orientation très "Van der Lindenienne" si je puis dire, puisque les auteurs s'attaquent au concept de fardeau de l'aidant, concept qui tend à caractériser (avec une connotation négative) les relations entre les malades et leurs proches actuellement. Les liens entre un malade et ses proches ne pourraient se résumer à la seule notion de fardeau et cette manière de percevoir cette relation ne serait pas sans conséquence, et sur les personnes, et sur le système d'aide déployé dans le cadre de la maladie d'Alzheimer. Comme Geneviève Coudin le souligne dans son article, les aidants ne se reconnaitraient pas dans cette manière de percevoir la relation aidant/patient, expliquant au passage la sous utilisation des aides actuelles, mal pensées par rapport aux problématiques des familles. Le fardeau ne serait, ainsi, pas directement lié à la dépendance du malade mais plutôt à la perception qu'à l'aidant de la situation et de son propre rôle dans la prise en charge. Autre fait important, l'exploration de potentielles satisfactions à la prise en charge d'un malade d'Alzheimer objective leur présence au sein des familles avec des réponses à fort consensus comme : Il est important pour moi de maintenir la dignité de la personne dont je m’occupe 94,7%
Par l’aide que je lui donne j’exprime mon amour à la personne dont je m’occupe 90,6%
Cela me réjouit de voir la personne dont je m’occupe heureuse 90,5%
Comme je connais très bien la personne dont je m’occupe, je peux l’aider mieux que quiconque 90,5%
C’est agréable quand quelque chose que je fais donne du plaisir à la personne dont je m’occupe 89,2%
C’est bon d’aider la personne dont je m’occupe à surmonter les difficultés et les problèmes 89,2%
Je suis sûre que la personne dont je m’occupe a tout ce qu’il lui faut 87,9%
Je me sens utile, on a besoin de moi 82,4%
Les auteurs tendent vers la conception de Nolan, praticien chercheur anglais, qui appelle à dépasser le « modèle de l’aide centrée sur la personne », implicitement individualiste, pour aller vers un modèle d’aide centrée sur la relation entre l’aidant et le malade L'article est à lire gratuitement ici: http://www.jle.com/e-docs/00/04/6B/73/vers_alt/VersionPDF.pdf

DominiqueC

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La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

L'association Autistes sans frontières vient de publier un documentaire militant sur la situation de la prise en charge des autistes en France, en opposant pédopsychiatres et psychanalystes français d'un coté, scientifiques et associations de familles de l'autre. J'ai visionné ce documentaire que je vous propose en une seule vidéo. Sophie Robert, la journaliste à l'origine de ce documentaire, nous présente un travail à mon avis partisan. Il n'en reste pas moins intéressant à condition de garder à l'esprit que les montages servent un but, celui de défendre d'autres prises en charge de l'autisme: les PECS, les méthodes ABA et TEACCH.Si certains propos sont édifiants, je regrette les entretiens coupés (que disent les intervenants entre deux coupes ?) et les plans fixes qui alimentent très facilement l'aspect pour le moins inquiétant des intervenants qui ont été filmés. Le message aurait gagné à propager, avant tout, l'intérêt d'une prise en charge diversifiée là où il se focalise essentiellement sur la discréditation d'un courant tout entier. La vidéo a été retirée à la demande de la réalisatrice, dans le cadre du droit d'auteur et de l'interdiction judiciaire de diffuser l'oeuvre. Sophie Robert nous informe que le film devrait être disponible, courant début 2014, sur sa propre web TV Dragon Bleu TV

DominiqueC

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Ces psychologues qui twittent !

La société britannique de psychologie vient de publier une mise à jour de sa liste des psychologues qui twittent sur la toile, soit environ deux cents comptes twitter à découvrir ! style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Twitter est un système de microbloging qui permet à ses utilisateurs de communiquer, en moins de 140 caractères, une information à leur réseau. Certaines personnalités comptent plusieurs millions d'internautes dans leur réseau twitter. Chez les psychologues, les twittes servent surtout à renvoyer vers un article, un événement particulier ou la mise à jour d'un site. Vous pouvez découvrir ce réseau en créant un compte gratuitement sur: http://www.twitter.com La liste des comptes twitter: http://bps-research-digest.blogspot.com/2011/09/psychologists-who-tweet-second-major.html

DominiqueC

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Nouvelle technique d'imagerie - le fUltrasound

Mickael Tanter, directeur de recherche à l'Inserm et ses collaborateurs publient dans la revue Nature Methods, un article présentant une nouvelle technique d'imagerie très prometteuse : le fUltrasound (Ultrasons fonctionnels du cerveau). Le communiqué de presse complet : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2223.htm?debut=24 - La réponse du cortex cérébral lorsqu'on stimule les moustaches d'un rongeur : Lorsque les chercheurs stimulent les moustaches (vibrisses) d'un rongeur, un afflux sanguin apparait très nettement au niveau du cortex somatosensoriel de l'animal, signe d'une activité dans cette zone. - Le développement d'une crise d'épilepsie sur l'ensemble du cerveau d'un rat : Au moment le plus fort de la crise, le volume sanguin augmente fortement dans les deux hémisphères du cerveau et des vagues se propagent lentement dans les différentes zones du cerveau.

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La bible de l'évaluation neuropsychologique fête ses 35 ans

La référence qu'est le "Neuropsychological Assessment" de Muriel Lezak va connaitre sa 5e édition en cette rentrée 2011 le 1er avril 2012 ! Si vous pensiez agrandir votre bibliothèque avec cet ouvrage, je ne peux que vous conseiller de patienter pour profiter de cette importante mise à jour ! style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Plus connu sous le nom de "bible" dans sa catégorie, ce livre a été révisé et mis à jour par une équipe internationale d'experts reconnus pour leus compétences cliniques et neuropsychologiques. Cette cinquième édition offre une couverture complète du champ de la neuropsychologie clinique pour adultes. L'ouvrage reste fidèle à son architecture et présente en premier lieu les méthodes d'obtention d'hypothèses cliniques, des conseils et exemples pratiques. Au cours des sept années qui ont séparé cette nouvelle édition de la précédente, de nombreux progrès ont été réalisés dans les techniques de diagnostic et dans nos connaissances sur les relations cerveau-comportement. Par exemple, un afflux de données d'imagerie fonctionnelle a émergé et de nouvelles techniques d'imagerie structurelles ont fourni des détails fondamentaux sur la structure du cerveau. Cette 5e édition intègre toutes ces nouvelles données ainsi que de nouveaux outils pour les cliniciens: tableaux de neuroimagerie et profils comparatifs de l'évolution des caractéristiques neuropsychologiques des démences. Les chapitres sur les procédures d'évaluation incluent des discussions sur la sélection des tests, de récentes critiques sur ces outils ainsi que sur les batteries les plus utilisées dans l'évaluation neuropsychologique. Le sommaire: Cet ouvrage devrait voir le jour début novembre 2011 contrairement à ce qu'indique actuellement Amazon. Son prix: environ 90 euros pour presque 1400 pages, voilà un investissement raisonnable compte tenu du temps qui sépare chaque nouvelle édition. Le lien vers Amazon : Neuropsychological Assessment by M. Lezak Les deux autres grandes références dans ce domaine à acheter les yeux fermés: -Handbook Of Normative Data For Neuropsychological Assessment -A Compendium of Neuropsychological Tests: Administration, Norms, And Commentary

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Un plan national pour la maladie de Parkinson ?

Plusieurs professeurs de médecine s'étaient engagés dans un article paru dans Le Monde en avril dernier pour réclamer un grand plan national contre la maladie de Parkinson à l'instar du plan Alzheimer. Une proposition de loi 3499 vient d'être déposée pour la création d'un plan national pour la maladie de Parkinson. Ce plan de 3 ans (2012 à 2015) axé sur la recherche, la santé et la solidarité, destiné aux 150 000 patients a pour finalité de : – de mieux connaître l’épidémiologie de cette maladie ; – de développer une information pour les professionnels de santé et pour le grand public ; – d’organiser le dépistage et l’accès aux tests diagnostiques ; – d’améliorer l’accès aux soins ; – d’améliorer la qualité de la prise en charge ; – de poursuivre l’effort en faveur des médicaments et promouvoir la recherche dans ce domaine ; – de répondre aux besoins spécifiques d’accompagnement des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ainsi que de leur famille. Une vidéo du député Jean-Charles Taugourdeau :

DominiqueC

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Disparition de Marc Jeannerod

Avec quelques jours de retard, il me semble tout de même important de rendre hommage à ce grand chercheur qu'était Marc Jeannerod, décédé ce 1er juillet 2011 à l'âge de 75 ans. Neurophysiologiste, Marc Jeannerod a centré son activité sur les relations entre le cerveau et l'action et sur les bases physiologiques de la cognition motrice. Comme le rappelle le site Sciences Humaines, Marc Jeannrod a été diplômé de médecine en 1965 pour se spécialiser en neurologie en compagnie de Michel Jouvet. Après avoir dirigé l'unité Vision et motricité (INSERM), il fut chargé de créer, dans les années 1990, le premier centre interdisciplinaire français en sciences cognitives, l'Institut des sciences cognitives (CNRS), à Bron, qu’il a dirigé (1997-2003) et dont il restait membre. De ses derniers propos en date, nous pourrons peut être retenir cette affirmation un peu provocatrice publiée sur le cercle-psy: Tout psychologue devrait connaître le cerveau ! http://www.sciencesh...s_fr_27490.html

DominiqueC

DominiqueC

 

Etonnant visage !

Ca fait un moment que je n'avais pas eu l'occasion de poster une petite illusion visuelle... C'est chose faite avec cet étonnant visage dont le montage a été réalisé par Jeff Arris. Regarder l'image provoque un conflit que je trouve difficilement supportable ! Le lien vers son flickr: http://www.flickr.co...rmy/4129499068/

DominiqueC

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Etude d'une cohorte de 700 traumatisés crâniens romains

Des chercheurs du département de neurochirurgie de Düsseldorf ont épluché les 34 albums d'Asterix afin de préciser les causes et conséquences des traumatismes crâniens infligés aux pauvres soldats romains, le tout dans la sérieuse revue: Acta Neurochirugica ! style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Concrètement, 704 cas de TC ont été identifiés, la majorité impliquant des adultes de sexe masculin. La cause la plus fréquente de traumatisme résulte d'empoignades (98,8%) et plus de 50% des TC ont été qualifiés de "sévères" avec un Glasgow 3-8. Bien que plus de la moitié des blessures à la tête a engendré des pertes de conscience, aucun décès ni déficit neurologique permanent n'a été enregistré. Le groupe le plus touché était constitué de Romains (63,9%), les auteurs annonçant une implication des Gaulois dans près de 90% des incartades... Asterix et Obelix sont responsables à eux seuls de plus de la moitié des cas de traumatisme crânien ! Seulement 4,5% des TC ont été causés par les Romains et un seul cas a été enregistré du coté des pirates. Notez que 70,5% des Romains portaient pourtant un casque, mais 87,7% d'entre eux l'ont perdu durant les altercations. Enfin, les chercheurs soulignent que 83% des TC ont été causés sous l'influence d'un agent dopant appelé "la potion magique". Les conclusions des chercheurs sur cette étude de cohorte sont que si la moitié des Romains ont souffert de pertes de conscience importantes après leurs traumatismes crâniens, aucun n'a gardé de séquelle définitive. La nationalité romaine, la paralysie du nerf hypoglosse, la perte du casque et l'ingestion de potion magique étaient significativement corrélées avec une perte de conscience sévère (p<0,05) Les chercheurs du département de neurochirurgie avouent que malgré l'importance de la cohorte, certaines questions restent sans réponse à l'heure actuelle. Ils espèrent que l'étude minutieuse des prochains tomes sera source d'informations complémentaires ! Remarque: je n'ai rien inventé, ce papier est réellement sorti chez AN en juin 2011: http://www.ncbi.nlm....pubmed/21472486 Merci à @velascop pour cette perle

DominiqueC

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Pont thalamique chez des jumelles

Le New York Times rapporte une histoire absolument incroyable. Tatiana and Krista Hogan sont atteintes d'un craniopage, elles sont reliées par la tête entre elles. Cette affection est rare mais aucun cas comme le leur n'avait encore été documenté. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">En effet, ces deux fillettes possedent, selon le neurochirurgien Douglas Cochrane, un pont thalamique entre leurs deux encéphales leur permettant de partager certaines informations sensorielles directement au niveau neuronal ! Ainsi, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous (à environ 2mn du début), la mère de Krista lui cache les yeux et montre à sa soeur une peluche. Grâce au partage sensoriel dont sont capables les jumelles, Krista répond sans hésitation à la question. Tatiana est capable de réaliser la même prouesse. Ces deux soeurs passionnent les scientifiques qui pensent pouvoir réaliser des avancées significatives dans la compréhension du fonctionnement cérébrale et de son développement grâce à elles. Malheureusement (ou pas ?) pour elles, les neuropédiatres ne peuvent les opérer dans le but de les séparer. Intervenir au niveau thalamique aurait des conséquences vitales inévitables. Lien vers l'article du NYTimes: http://www.nytimes.com/2011/05/29/magazine/could-conjoined-twins-share-a-mind.html

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Neuro Film Festival - des vidéos à diffuser

La version 2011 du Neuro Film Festival a été l'occasion de découvrir des vidéos au format court qui traitent de maladies neurologiques comme les tumeurs cérébrales, la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique ou encore des maladies plus connues comme la maladie de Parkinson. Je vous propose deux vidéos qui m'ont beaucoup touché pour illustrer ce festival qui est maintenant terminé. Elles sont en anglais mais les images parlent d'elles-mêmes. La première met en mouvement un homme atteint de maladie de Parkinson. Il stoppe son traitement et se filme en train de faire des gestes quotidiens... se faire un thé, se déplacer dans sa maison, jouer un peu de piano. La seconde vidéo est un témoignage très poignant autour de l'amour d'un couple. Le petit ami (qui épousera son amie au décours de la maladie) est atteint de sclérose latérale amyotrophique. Les images se succèdent autour de l'évolution de la maladie et du témoignage de Tim et Kaylan... A propos du Neuro Film Festival : http://patients.aan....urofilmfestival

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Poésie de la révolte par une jeune psychologue

Parce que dans neuropsychologie il y a psychologie, je crois que ce qui suit parlera à tout le monde... Bonjour à vous Je me permets de vous faire suivre un écrit d'une jeune psychologue, que j'ai eu en cours et qui était devant l'ARS, le 29 mars, mais c'était notre faible représentation qui l'a inspirée!, tout en poésie ...et révolte... Ça réveille, non? Bien à vous Au 18 mai, sous le soleil ....exactement... Gladys MONDIERE

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  • Commentaires du blog

    • Invité Michel THYS
      Je vous propose un point de vue différent, psycho-neurophysiologique, à propos de l'origine de la foi et de sa fréquente persistance  : http://michel.thys.over-blog.org/
    • Anne-Lise M
      Le post remonte à plusieurs années, mais je comprends tout à fait le sujet. J'avais été surprise par le style de rédaction de CR neuropsy de deux collègues qui s'étaient mises d'accord pour synthétiser le plus possible. Cela permettait au neurologue / gériatre de lire l'essentiel. L'inconvénient, à mon avis, étant qu'il devenait plus "technique". En EHPAD, c'est différent, on a le temps, moi j'aime bien aborder le type de personne dont il s'agit (en valorisant toujours le patient, évidemment !), en évoquant l'histoire de vie qui permettent de mieux comprendre la parcours du résident et mieux s'adapter à son projet de vie. Encore faut-il que je sois lue, car je ne le suis pas ! Néanmoins, cela m'a permis d'affiner mes CR, avec lesquels je termine par "en résumé" pour énumérer les troubles, voire souligner ce qui est préservé, et par "en conclusion" pour mettre en avant un profil / tableau d'atteinte, suivi de la prise en charge proposée. Et je suis d'accord que selon la façon d'aborder tout cela, c'est déjà une "forme de thérapie" étant donné l'attention que l'on porte au patient de manière éthique, par ailleurs cela permet d'orienter le médecin ou tout autre professionnel amené à lire nos CR dans la prise en charge qu'il pourra lui-même apporter.
    • LiliPho
      Je viens de découvrir votre conversation, je vous mets en lien la réponse de Ramus à ce documentaire.   http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/demain-tous-cretins-ou-pas/   En ce qui concerne le livre TV-lobotomie je ne l'ai pas lu mais j'ai regardé la vidéo Youtube de ce monsieur en entier et les arguments donnés sont tellement biaisés que je ne prendrai pas ces informations pour baser ma réflexion sur le sujet.   Je trouve le point de vue de Julie plus intéressant : l'être humain évolue, peut-être que nos tests sont encore trop orientés sur des pratiques qui deviennent passéistes (l'écriture, le par coeur) ?     
    • Laurène
      Je suis également souvent confrontée à cette question. Je m'interroge cependant régulièrement sur qu'est-ce qui est à l'origine de quoi. En effet, en tout cas pour la population que je rencontre, ce sont principalement des personnes de milieu socio-culturel très défavorisés (ce qui impacte nécessairement l'évaluation du QI, en tout cas pour ce qui met en jeu les connaissances cristallisées) et qui subissent des violences de toutes sortes (régulièrement intra-familiales). Je me dis que ces violences perturbent l'enfant de manière très importante et le rendent très peu disponible pour les apprentissages, et parfois très peu disponible pour un bilan aussi d'ailleurs. Du coup j'ai tendance à penser que ce n'est pas tant la déficience intellectuelle, au départ, qui entraine un risque plus élevé d'abus sexuel mais plutôt le contexte de développement de l'enfant qui freine les apprentissages de toutes sortes et entraine un retard dans le fonctionnement intellectuel par rapport aux autres. Après, devenu adulte, je constate par contre régulièrement que les abus passés + les difficultés de raisonnement, de prise de recul, etc. entrainent une vulnérabilité extrêmement importante...    
    • Piet
      Pas de souci, je suis même étonné des refs que tu sors. Ca va me prendre quelques temps pour te réponre, j'ai prêté le livre et le PDF rame d'une force qu'il faut 15 sec par page pour l'ouvrir. Mais je te poste ca quand je peux.