L'observatoire

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Billets dans ce blog

 

Plaidoyer pour les vieux

Comme l'a souligné Le Monde, Alma Adilon-Lonardoni est tout simplement bluffante... A 16 ans et demi, elle est montée sur la scène du Mémorial de Caen et, avec un verbe sans faille, a plaidé devant plus de 2 000 personnes en faveur de la dignité des personnes âgées. Elève en terminale au lycée Champagnat de Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône), Alma a remporté fin janvier le concours de plaidoiries des lycéens pour les droits de l'homme grâce à sa plaidoirie intitulée "il fait si bon vieillir....". Elle y dénonce les conditions de vie des personnes hébergées en EHPAD, les manques de moyen, la place donnée aux personnes âgées dans notre société, les promesses non tenues par l'état. A écouter et à méditer...

DominiqueC

DominiqueC

 

goCognitive - le blog des neurosciences cognitives

Je ne compte plus le nombre de sites que j'ai pu visiter depuis le début de mon intérêt pour internet mais là, je dois dire que goCognitive 2.0 est de loin le meilleur du genre ! de toute beauté, fonctionnel à souhait et avec un contenu hallucinant, vous NE pouvez PAS passer à coté chers collègues ! goCognitive propose donc du matériel vidéo en lien avec les sciences cognitives, les neurosciences, la neuropsychologie. Mieux encore, les fondateurs du projet travaillent à mettre en ligne des supports papiers pour chaque vidéo afin de faciliter leur utilisation dans le contexte de cours universitaires ! Vous trouverez également des animations en lien avec certains grands phénomènes cognitifs. Les vidéos sont des interviews de personnalités qui discutent de concepts qu'ils ont développé durant leur carrière. Qui mieux que Baddeley pour nous expliquer d'où provient l'idée même de mémoire de travail ? grâce à goCognitive, c'est du domaine du possible comme dans cette vidéo par exemple: Le site comporte déjà des dizaines de vidéos en ligne et leur méthode a de quoi assurer leur projet: goCognitive propose aux étudiants d'arpenter les USA pour interviewer les grands noms de la cognition. Ils prennent en charge les frais de transport et d'hotel à hauteur de 1100$. Il suffit de déposer une candidature en détaillant la personnalité et le contenu de l'interview. Selon l'intérêt général du projet, il est retenu ou pas. Le site: http://gocognitive.net/

DominiqueC

DominiqueC

 

Portrait d'un HP célèbre : Steve Jobs

Voici un extrait du livre STEVE JOBS par Walter Isaacson Traduit de l'anglais par Dominique Defert et Carole Delporte 2011, qui illustre les difficultés éventuelles ressenties par certains EHP et, vous donnera peut-être envie de lire le reste de sa biographie : ....Steve Jobs se souvenait très bien de cet événement parce que, pour la première fois, il comprit que son père ne savait pas tout. Mais une prise de conscience, plus troublante encore, se fit jour en lui : il avait toujours admiré les compétences techniques et la sagacité de son père. « Il n'avait pas fait d'études, mais il était très futé. Il ne lisait pas beaucoup, mais travaillait de ses mains. N'importe quel système mécanique, il pouvait en comprendre le fonctionnement. » Mais devant l'incrédulité de son père ce jour-là, le jeune Steve sut qu'il était plus vif d'esprit que ses parents. « Ce fut un moment clé pour moi. Quand j'ai réalisé ça, j'ai été empli de honte. Je n'oublierai jamais cet épisode. » Cette découverte, racontera-t-il plus tard à ses amis, associée au fait de savoir qu'il avait été adopté, lui donna le sentiment d'être un enfant à part, différent - étranger à la fois au regard de sa famille, comme à celui du monde extérieur. Une autre révélation survint quelque temps plus tard ; non seulement, il avait découvert qu'il avait un QI plus élevé que ses parents, mais que ces derniers le savaient. Paul et Clara Jobs étaient des parents aimants, et ils voulurent s'adapter au fait d'avoir un enfant plus éveillé que la moyenne, et animé d'une volonté de fer. Ils se pliaient en quatre pour lui, le traitaient comme un être à part. Et bientôt, le jeune Steve s'en aperçut. « Ils se sont sentis investis d'une nouvelle responsabilité. Ils n'arrêtaient pas de me "nourrir" intellectuellement, et n'avaient de cesse que de me trouver les meilleures écoles possibles. Ils voulaient devancer tous mes besoins. » Steve Jobs a ainsi grandi non seulement avec le sentiment d'avoir été abandonné, mais aussi avec la certitude d'être quelqu'un d'atypique. C'est ce qui a forgé toute sa personnalité. Avant même d'entrer à l'école primaire, sa mère lui avait appris à lire. Mais cette précocité ne fut pas sans poser quelques problèmes. « Je me suis beaucoup ennuyé les premières années, alors pour m'occuper, je chahutais. » Il devint évident que le petit Steve, à la fois par nature et par culture, n'était pas prêt à entrer dans le moule. « Je n'aimais pas cette nouvelle autorité, aveugle et scolaire. Et ils ont été à deux doigts de réussir à me briser. Pour un peu, ils auraient tué toute curiosité en moi. » Son école primaire, la Mona Lisa Elementary, était une succession de petits bâtiments construits dans les années 1950, à cinq cents mètres de leur maison. L'élève Jobs combattit l'ennui en faisant des blagues. « J'avais un bon copain, Rick Ferrentino ; tous les deux, on a fait les quatre cents coups. Comme le jour où on avait posé des affichettes disant : "Apportez demain votre animal de compagnie à l'école." C'était à mourir de rire... tous ces chiens coursant les chats à travers la cour, et les profs qui ne savaient plus où donner de la tête ! » Une autre fois, ils avaient convaincu leurs camarades de leur donner le code de leur antivol de vélo. « On est allés changer toutes les combinaisons et personne n'a pu récupérer sa bicyclette. Cela leur a pris jusque tard dans la nuit pour régler le problème ! » Quand il était en CE2, les canulars devinrent plus dangereux. « Un jour, on a fait sauter un pétard sous la chaise de notre instit, Mrs Thurman. Depuis, elle a gardé un tic nerveux. » Rien d'étonnant donc à ce qu'il fût exclu de l'école deux ou trois fois dans l'année. Son père, toutefois, qui s'était rendu compte de la précocité de son fils, avait rétorqué, avec son calme et sa fermeté coutumiers, qu'il attendait la même prise de conscience de la part de l'établissement. « Ce n'est pas de sa faute, expliquait-il aux enseignants. C'est à vous de trouver le moyen de l'intéresser. » Steve Jobs n'avait pas le souvenir que ses parents l'aient puni pour ses bêtises à l'école. « Le père de mon père était alcoolique et le frappait à coups de ceinturon ; moi, autant que je me rappelle, je n'ai pas reçu une seule gifle de toute ma vie ! Mon père, comme ma mère, reprochaient à l'école de vouloir m'inculquer des imbécillités plutôt que de stimuler mon intellect. » Steve Jobs montrait tout jeune déjà un mélange de sensibilité et de dureté, de rébellion et de détachement. Pour la rentrée en CM1, l'école jugea préférable de mettre Steve Jobs et Rick Ferrentino dans deux classes différentes. L'institutrice pour la classe des bons était une matrone volontaire nommée Imogene Hill, surnommée Teddy, et cette femme devint pour Jobs l'une de ses « bonnes fées ». Après deux semaines d'observation, elle jugea que le meilleur moyen d'amadouer Steve était de l'acheter. « Un jour, après l'école, elle m'a donné un carnet rempli d'exercices de maths. Elle voulait que je l'emporte à la maison et que je résolve les problèmes. Et j'ai pensé très fort : "Tu peux courir !" Ensuite, elle a sorti l'une de ces sucettes géantes, tellement grande qu'on n'en voit pas le bout. Et elle a dit : quand tu auras terminé, et si tu as une majorité de bonnes réponses, je te donnerai cette sucette plus cinq dollars. Deux jours plus tard, je lui ai rendu son carnet. » Après quelques mois, elle n'eut plus besoin de soudoyer son élève. « J'étais heureux d'apprendre et heureux de lui faire plaisir. » Elle lui rendit cette affection en lui offrant des kits de bricolage où il s'agissait par exemple de fabriquer soi-même une lentille et de construire un appareil photo. « J'en ai plus appris avec Teddy qu'avec n'importe quel autre professeur. Si elle n'avait pas été là, j'aurais fini en prison. » Cet épisode, une fois encore, renforça chez le garçon l'idée qu'il était différent des autres. « Dans la classe, j'étais son chouchou. Elle voyait quelque chose de particulier en moi. » Ce n'était pas seulement son intelligence qu'elle avait remarquée. Des années plus tard, elle aimait montrer une photo de cette année-là prise lors d'une fête ; le thème était Hawaii. Steve Jobs était venu sans la chemise bariolée réglementaire, mais sur le cliché, il posait au milieu, au premier rang, en arborant une magnifique chemise. Il était parvenu à convaincre l'un de ses camarades de lui donner la sienne ! Vers la fin du CM1, Mrs Hill avait fait passer à Steve des tests. « Mes notes étaient du niveau d'une classe de 5e. » Il était désormais patent, non seulement pour ses parents et lui-même, mais également pour le corps enseignant, qu'il était intellectuellement précoce ; l'école proposa donc qu'il saute deux classes. Cela le stimulerait et ce serait plus facile de l'intéresser. Ses parents jugèrent plus sage de ne le faire passer qu'en 6e. La transition fut néanmoins douloureuse. Socialement, il était un enfant solitaire, et il se retrouvait avec des garçons ayant un an de plus que lui. Pis encore, il avait changé d'école ; il était désormais à la Crittenden Middle School. Le collège ne se trouvait qu'à un kilomètre de l'école élémentaire Mona Lisa, mais à bien des égards, c'était là-bas une tout autre planète, un quartier miné par les guerres ethniques entre gangs. «Il y avait tous les jours des bagarres, et du racket dans les toilettes, écrivait le journaliste Michael S. Malone originaire de la Silicon Valley. Les enfants apportaient des couteaux en classe pour impressionner leurs camarades. » À l'arrivée de Steve Jobs, un groupe de collégiens étaient en prison pour viol en réunion, et le car de ramassage scolaire d'un collège voisin avait été détruit parce que l'équipe de lutte de Crittenden avait perdu contre celle de l'établissement en question. Le jeune Steve était souvent molesté, et au milieu de l'année il posa un ultimatum à ses parents. « Je voulais qu'ils me changent d'école. » Financièrement, c'était difficile. Ses parents avaient déjà du mal à joindre les deux bouts. Mais l'adolescent savait leur mettre la pression : « Voyant qu'ils hésitaient, je leur ai dit que j'arrêtais l'école s'ils me laissaient à Crittenden. » Alors ils cherchèrent où se trouvaient les meilleurs établissements ; ils ont vidé tous leurs comptes, jusqu'au dernier dollar, pour acheter une maison à vingt et un mille dollars dans un secteur moins mal famé. Ils déménagèrent à cinq kilomètres seulement au sud, dans une ancienne plantation d'abricotiers à South Los Altos transformée en lotissement. Leur maison, au 2066 Crist Drive, était une bâtisse de plain-pied, avec trois chambres et un garage - élément indispensable - équipé d'une porte roulante donnant sur la rue. Paul Jobs pourrait y réparer ses voitures et son fils bricoler ses circuits électroniques. Entre autres atouts, la maison se trouvait juste à la lisière de la circonscription de la Cupertino-Sunnyval School, l'une des écoles les plus sûres de la vallée. « Quand on a emménagé là, il y avait encore des arbres fruitiers, me précisa Jobs alors que nous nous approchions de son ancienne maison. Le gars qui vivait juste à côté m'a expliqué comment être un bon jardinier respectueux de la nature et faire du compost. Avec lui, tout poussait. Je n'ai jamais mangé plus sain de toute ma vie. C'est à cette époque que j'ai commencé à m'intéresser à l'agriculture biologique. » Même s'ils n'étaient pas de grands croyants, Paul et Clara Jobs voulaient que leur fils ait une éducation religieuse ; ils l'emmenaient donc à l'église luthérienne presque tous les dimanches. Ce rituel prit fin quand il eut treize ans. La famille était abonnée à Life, et en juillet 1968, le magazine publia en couverture la photo d'enfants du Biafra mourant de faim. Jobs emporta le magazine à l'église le dimanche et apostropha le pasteur : — Si je lève mon doigt, Dieu sait avant moi quel doigt je vais lever ? — Oui. Dieu sait tout. Le jeune Steve lui montra la couverture de Life : — Dieu est donc au courant pour ça et pour ce qui arrive à ces enfants ? — Steve, je sais que c'est difficile à comprendre, mais oui, il sait. Le garçon déclara alors qu'il ne voulait plus rien savoir d'un tel Dieu, et il ne remit jamais les pieds dans une église. Il passa toutefois plusieurs années à étudier et à pratiquer le bouddhisme zen. Pour lui, le christianisme était à son apogée quand il prônait la quête spirituelle plutôt que d'enseigner le dogme. « Cette religion s'est perdue ; elle s'est trop souciée de la foi et non plus d'apprendre aux fidèles à vivre comme Jésus et à voir le monde avec ses yeux. Je crois que les religions sont autant de portes d'entrée de la même maison. Parfois, je pense que cette maison existe réellement, parfois j'en doute. Cela demeure un grand mystère. » Paul Jobs travaillait alors à Spectra-Physics, une société à côté de Santa Clara qui fabriquait des lasers pour la recherche et le domaine médical. En tant que mécanicien, il construisait les prototypes, en suivant scrupuleusement les plans des ingénieurs. Steve Jobs était fasciné par ce besoin absolu de perfection. « Les lasers nécessitent un alignement parfait des pièces, me raconta Steve Jobs. Pour des applications en médecine ou dans l'aéronautique, le montage devait être d'une précision micrométrique. Ils disaient à mon père des trucs comme "voilà ce que nous voulons, et nous le voulons dans un seul bloc de métal pour que les coefficients de dilatation soient partout les mêmes". Et papa devait trouver le moyen de le faire. » Il fallait fabriquer quasiment toutes les pièces, ce qui signifiait que Paul Jobs devait inventer les outils et les matrices spécifiques pour les usiner. Son fils était fasciné, mais il passait rarement à l'atelier. « Ç'aurait été sympa qu'il m'apprenne à manipuler un tour et une fraiseuse. Malheureusement, je n'ai jamais pris le temps de le faire, parce que j'étais davantage intéressé par l'électronique. » Un été, Paul Jobs emmena Steve dans le Wisconsin rendre visite à sa famille à la ferme. La vie rurale ne l'attirait pas, mais une image le frappa. Il assista à la naissance d'un veau et il fut étonné de voir le petit animal se mettre debout au bout de quelques minutes et commencer à marcher. « Personne ne le lui avait appris, c'était déjà câblé en lui. Un bébé humain ne peut faire ça. J'ai trouvé ça stupéfiant, même si, pour tous les autres, ça paraissait normal. » Il avait décrit cette scène avec des termes d'électronique. « C'est comme si le corps de cette bête et son cerveau étaient programmés pour fonctionner ensemble dès la mise sous tension. Sans apprentissage. » Pour la classe de 3e, Steve Jobs alla au lycée Homestead High, un grand campus avec des bâtiments de ciment de deux étages, à l'époque peints en rose, qui abritaient deux mille élèves. « L'établissement avait été conçu par un célèbre architecte de prison. Il voulait ses constructions indestructibles. » Steve aimait la marche et il faisait chaque jour, aller et retour, les deux kilomètres à pied qui séparaient sa maison de l'école. Il avait quelques amis de son âge, mais il fréquentait surtout des élèves de terminale qui baignaient dans le mouvement contestataire de la fin des années 1960. C'était le temps où l'on commençait à parler de geeks et de hippies. « C'étaient vraiment des gars brillants. Moi, je m'intéressais aux maths et à l'électronique. Eux aussi, mais également au LSD et aux paradis artificiels en vogue dans la contre-culture de l'époque.... 

Anne-MarieCG

Anne-MarieCG

 

La neuropsychologie, une science romantique selon Luria

Le monde vient de mettre en ligne un bel article à propos du neurologue et écrivain Olivier Sacks. Dans cet article, l'auteur cite Luria à propos de la médecine puis de la psychologie, regrettant leurs cheminements de l'époque qu'il n'hésite pas à comparer à une "médecine vétérinaire" et une psychologie "sèche, statique et dogmatique". Alexandre Luria souhaite réconcilier ces deux univers en développant ce qu'il appelle une "science romantique", considérant l'être tout entier: la neuropsychologie ! Je vous invite à découvrir le passage ci-dessous ou plus simplement, l'article en entier (http://www.lemonde.f...37633_3260.html).

DominiqueC

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La différence entre le bon bricoleur et le mauvais bricoleur...

Cela faisait bien (trop) longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de publier une news comme celle là ! Voilà qui est réparé : Dante Autullo habite à Orland Park dans l'Etat de Illinois, aux Etats-Unis. Mardi 17 janvier, il croyait s'être simplement éraflé la tête avec son pistolet à clous alors qu’il construisait un hangar. «J'ai pensé que le clou avait frôlé mon oreille, c'est tout», a-t-il indiqué. Sa compagne a alors simplement désinfecté la petite plaie qu'il avait à la surface du crâne. Le bricoleur a pris un médicament anti douleur avant de poursuivre plusieurs heures son travail... Ce n'est que le lendemain qu'il s'est rendu à l'hôpital, ressentant des nausées et des maux de têtes. Sur place, Dante Autullo a passé un scanner et lorsque les médecins lui ont expliqué qu’il avait un clou logé en plein dans la tête il a cru qu’ils se moquaient de lui. «Quand ils m’ont montré la radiographie, j’ai dit: ‘Vous rigolez? Vous avez sorti cette radiographie de la banque de données des farces des médecins?’ Ils m’ont répondu ‘Pas du tout, monsieur. C'est l'objet qui se trouve dans votre crâne’». Durant son transfert au Advocate Christ Medical Center de la ville d’Oak Lawn pour une chirurgie d'urgence, Dante Autullo a posté sa radiographie sur sa page Facebook. Le clou de 3 1/4 pouces (environ 8,5 cm) s'était par chance arrêté à quelques millimètres de la zone du cerveau qui contrôle les fonctions motrices. Il a été retiré après deux heures d’opération par le neurochirurgien Leslie Schaffer et Dante Autullo ne garde aucune séquelle de sa mésaventure. «Il peut bouger tous ses membres, parle normalement, n'a pas de pertes de mémoire. C'est un miracle!», a confié sa compagne au Los Angeles Times. Ref: http://www.latimes.c...,0,863098.story D'autres histoires insolites ? http://www.neuropsyc...olence-urbaine/ http://www.neuropsyc...mme-au-marteau/

DominiqueC

DominiqueC

 

Un centre d'expertise pour évaluer la stimulation cognitive

Face au développement des outils et méthodes de stimulation cognitive, un centre d'expertise national, Cen Stimco, monte progressivement en puissance pour apporter un éclairage scientifique sur ces béquilles du cerveau parfois très sophistiquées, et en faciliter l'accès. Le marché mondial de la stimulation cognitive devrait atteindre 8 milliards de dollars en 2015, selon la neuropsychologue Jocelyne de Rotrou (hôpital Broca, AP-HP). Quand une personne a des difficultés de mobilité, on comprend très bien qu'elle a besoin d'un fauteuil roulant pour l'aider à se déplacer. Dès lors qu'on est dans la sphère cognitive, les choses sont un peu plus compliquées, explique à l'AFP le Dr Serge Reingewirtz, directeur du Cen Stimco. On peut compenser des troubles de la mémoire par des rappels de tâches, des aides techniques, mais on peut aussi essayer de les compenser en mobilisant les ressources restantes, poursuit le gériatre. Samuel Benveniste, responsable Technologies du centre d'expertise, donne l'exemple d'un projet de salle de bain instrumentée, dont l'ambition est de proposer à un patient de type Alzheimer la séquence des actions à faire, lui permettant de se laver les mains en diminuant le recours à un aidant. L'objet du Cen Stimco, premier centre d'expertise en stimulation cognitive au monde, est de servir d'interface entre chercheurs, industriels, prescripteurs et utilisateurs. Notre première démarche, c'est de bien comprendre les attentes de chacun pour pouvoir les répercuter vers les autres, indique le Dr Reingewirtz. On a commencé par un état de l'art, c'est à dire mettre à plat toutes les informations connues et les rendre accessibles à tout le monde. Il se traduit par l'édition de fiches pratiques consultables sur le site www.censtimco.org. Des champs d'application très larges En parallèle, le Cen Stimco a instauré une veille technologique, avec l'objectif de créer une base de données sur toutes les aides techniques et méthodes de stimulation cognitive. A terme, il souhaite être en mesure non seulement d'évaluer les outils proposés, mais aussi de les labelliser. La mise en place d'un label est un objectif à trois ans. Elle nécessite une démarche scientifique extrêmement rigoureuse, précise le Dr Reingewirtz. Samuel Benveniste témoigne de la difficulté à établir formellement les effets des méthodes de stimulation. En musicothérapie, par exemple, on voit des effets, mais ils sont extrêmement difficiles à caractériser, à quantifier, souligne-t-il. Les champs d'application de la stimulation cognitive sont très larges. Les premiers qui viennent à l'esprit sont les personnes atteintes de pathologies cérébrales, comme la maladie d'Alzheimer. Ou d'autres troubles spécifiques : enfants hyperactifs, autistes, adultes handicapés après un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien. Mais le Cen Stimco s'intéresse aussi aux personnes en bonne santé, avec le développement de programmes de gestion du capital cognitif des salariés en entreprise; la neuropédagogie, c'est à dire tout ce qui va permettre d'améliorer les performances cognitives de l'enfant; ou encore les méthodes d'entraînement cérébral. Le Cen Stimco a été créé à l'initiative de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), en partenariat avec l'université Paris-Descartes, l'hôpital Broca (Paris), l'université de Bretagne-Sud (Vannes), le Gérontopôle de Toulouse, l'université Paul Verlaine (Metz) et l'université de Bourgogne (Dijon). Il organisera le premier Congrès de stimulation cognitive en mai à Dijon. (©AFP / 17 janvier 2012 05h18)

DominiqueC

DominiqueC

 

Déclin cognitif dès 45 ans ?

Un article du très célèbre British Medical Journal est sorti en ce début 2012 avec pour titre: Timing of onset of cognitive decline: results from Whitehall II prospective cohort study. Des chercheurs de Londres, Paris, Oxford et Montpellier concluent avec grand bruit que le déclin cognitif serait présent dès 45 ans, le tout sur une cohorte de plus de 7000 participants, 3 évaluations entre 1997 et 2009. L'étude a porté sur l'évaluation de la mémoire (rappel libre), du raisonnement (Alice Heim 4-I), du vocabulaire (Mill-Hill) et des fluences phonémiques (S) et sémantiques (Animaux). Toutes les fonctions cognitives, à l'exception du vocabulaire, ont décliné dans les différentes tranches d'âges (45-49, 50-54, 55-59, 60-64, et 65-70). Ces résultats seraient sans appel ? Pas pour Lilliane Manning qui s'est fendu, trois jours plus tard, d'un article en ligne sur la question: Non, notre déclin intellectuel ne commence pas nécessairement à 45 ans. Elle conclue son intervention en rappelant la mise en garde de Martial Van der Linden,quant à la « médicalisation » actuelle du concept de vieillissement. Lisez la suite sur Antlantico : http://www.atlantico...5.html?page=0,0 Vous pouvez également télécharger l'article du BMJ qui est en Open Access: Dugravot - 2012 - Timing of onset of cognitive decline results from Whitehall II prospective cohort study.pdf

DominiqueC

DominiqueC

 

Agorae : les épiceries sociales et solidaires étudiantes

Ayant assisté ce soir à une communication fort intéressante du vice-président de la FAGE (Fédération des Associations Etudiantes) Thomas COTE (également Vice-président de l'Université de Nice Sophia-Antipolis), je tenais à relayer et porter à la connaissance des étudiants une initiative que je trouve très intéressante : la création d'épiceries sociales et solidaires. Le projet Agorae consiste à la mise en place sur les campus universitaires d'épiceries solidaires afin d'aider les étudiants en difficultés financières à accéder à une alimentation saine et équilibrée tout en créant un lieu de rencontre et d'engagement citoyen. Grâce à des partenariats avec les municipalités, la Fondation Macif, la Fondation Auchan, la Banque Alimentaire, le CROUS, Cap Habitat, le Rotary... sur acceptation du dossier, les étudiants en difficultés peuvent acquérir un "caddie" pour 10% de sa valeur réelle, et ce sur une période de 5 mois. Cette aide matérielle s'accompagne d'un contrat éthique visant à aider l'étudiant à sortir de ses difficultés en identifiant la cause des difficultés, l'accompagnant dans la résolution du problème (recherche de job étudiant, de logement...), en luttant contre l'isolement en l'engageant à s'investir dans l'association.... Parallèlement des ateliers sont proposés aux étudiants : - de cuisine pour apprendre à concocter de bonnes recettes avec les produits de base fournis ; - de théâtre, mais aussi de coiffure et de soins esthétiques à prix réduits, de premier secours.... A l'heure actuelle, 2 épiceries solidaires ont vu le jour, l'une à Nice (140 Avenue de la Madeleine) a d'ores et déjà ouvert ses portes et peut accueillir 100 étudiants maximum (inauguration officielle reportée au 13/01/2012), la seconde est installée sur le campus de l'université Claude Bernard de Lyon. Souhaitons que ces initiatives soient reproduites ailleurs et faisons suivre l'information ! Site de la FAGE Site de Face06

Anne-MarieCG

Anne-MarieCG

 

Comment fonctionne la mémoire ?

Francis Eustache était l'invité ce mardi 13 décembre de la radio rfi pour nous parler de la mémoire et de son fonctionnement. C'est pour lui l'occasion de rappeler qu'il a sorti un ouvrage coécrit avec Beatrice Desgranges: «Les chemins de la mémoire » paru aux éditions Le Pommier. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555"> L'entretien audio de Francis Eustache: http://neuropsychologie.fr/doc/audio/comment-fonctionne-memoire-rfi.mp3

DominiqueC

DominiqueC

 

Vivre avec Alzheimer... autrement

Colette Roumanoff, épouse de Daniel, malade, et mère de quatre enfants dont l'humoriste Anne Roumanoff, témoigne qu'il est possible de vivre et bien vivre avec cette maladie. C'est très simple et très subtile Colette Roumanoff est une battante. Quand son mari a été diagnostiqué, elle n'a pas souhaité écouter "les Cassandres". Elle témoigne que l'affectif, l'émotion, l'intelligence, ne sont pas affectées par la maladie, au contraire. Elle a décidé d'adapter la vie quotidienne, l'environnement aux difficultés de repères de temps, d'espace, de contexte et de toujours donner à Daniel la possibilité de rendre service, d'être utile. La maladie pousse à se détacher des valeurs clé de notre société : elle s'oppose à la rapidité, au zapping, à la compétition, au jugement, au stress. On vit même mieux sans ces exigences, insiste Colette Roumanoff. L'image de la maladie est trop négative, elle étouffe. La famille Roumanoff s'insurge contre l'image cataclysmique qui est avancée sur la maladie, notamment pour lever des fonds pour la recherche. Elle aimerait même changer son nom pour lever les inhibitions, provoquer des regards positifs, bienveillants Avec sa fille Valérie, Colette anime le site Internet:>> http://www.alzheimer-autrement.org

DominiqueC

DominiqueC

 

Prix de Neuropsychologie Jean-Louis Signoret attribué au Pr. Patricia K. Kuhl

Le jury international, présidé par le Pr. Albert Galaburda (Harvard Medical School, Boston, USA), a décerné le 29 novembre 2011 le 20ème Prix de Neuropsychologie Jean-Louis Signoret de la Fondation Ipsen (20.000€) au Pr. Patricia K. Kuhl (Université de Washington, Seattle, États-Unis). Elle a été récompensée pour ses travaux qui ont joué un rôle majeur dans la compréhension de l’acquisition du langage et de son système neuronal. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Les nourrissons peuvent distinguer tous les sons de toutes les langues, mais vers la fin de la première année, leurs capacités linguistiques commencent à diminuer. Ils discernent plus difficilement les différents sons des mots dans les autres langues que leur langue maternelle. Ce changement s’opère par l’interaction de deux facteurs : les capacités computationnelles et sociales. Les capacités computationnelles des bébés permettent l’apprentissage rapide des sons par sélection statistique et ceci nécessite des interactions sociales. L’imagerie neuronale utilisant la magnétoencéphalographie (MEG) est utilisée pour comprendre la neuroplasticité du cerveau des enfants par rapport au cerveau plus mature mais moins souple des adultes, ce qui explique les changements opérés lors de la période critique pour l’acquisition du langage. Elle a également étudié le développement du cerveau d’enfants bilingues. A partir de 10-12 mois, les bébés qui évoluent dans un environnement bilingue ne présentent pas de diminution de perception de sons comme pour les bébés monolingues. Ceci est une preuve de plus que les expériences contribuent à façonner le cerveau. Patricia Kuhl est professeur des sciences du language et acoustiques de l’Institute for Brain and Learning Sciences à l’Université de Washington depuis 1977 et en est la co-directrice. A propos du Prix de Neuropsychologie Jean-Louis Signoret Créé en 1992, ce Prix de la Fondation Ipsen a été décerné à des spécialistes de renom: Eric Kandel (1992), Jacques Paillard (1993), Rodolfo Llinas (1994), Stephen Kosslyn (1995), Alfonso Caramazza (1996), Jean-Pierre Changeux (1997), Edoardo Bisiach (1998), Joseph LeDoux (1999), Joaquin Fuster (2000), Stanislas Dehaene (2001), Deepak Pandya (2002), Uta Frith (2003), Hanna et Antonio Damasio (2004), Marc Jeannerod (2005), Faraneh Vargha-Khadem (2006), Alvaro Pascual Leone (2007), Elizabeth Warrington (2008), Pierre Maquet (2009) et Giacomo Rizzolati (2010). Le jury est composé de : Albert Galaburda (Harvard Medical School, Boston, Etats-Unis), Président, Jocelyne Bachevalier (Emory University, Atlanta, Etats-Unis), Laurent Cohen (Hôpital de la Salpétrière, Paris, France), Branch Coslett (University of Pennsylvania, Philadelphia, Etats-Unis), Richard Frackowiak (CHUV, Lausanne, Swisse), Didier Hannequin (Hôpital Charles Nicolle, Rouen, France), Kenneth Heilman (University of Florida, Gainesville, Etats-Unis), Bernard Laurent (Hôpital Bellevue, Saint-Etienne, France), Kimford Meador (Emory University, Atlanta, Etats-Unis), Michel Poncet (C.H.U. Hôpital Timone, Marseille, France), Donald Stuss (The Rotman Research Institute, Toronto, Canada) Source: http://www.ipsen.com/sites/default/files/communiques-presse/CP%20Prix%20Neuropsychologie%20Patricia%20K%20Kuhl.pdf

DominiqueC

DominiqueC

 

Les premiers soins dans l'épilepsie

Le site epilepsy.org.uk a mis en ligne une vidéo illustrative ainsi que des conseils importants pour toute personne se trouvant aux cotés d'un individu faisant une crise d'épilepsie. La crise tonico clonique ou crise d'épilepsie généralisée La personne se rigidifie, perd conscience puis tombe au sol. Suivent ensuite des mouvements saccadés. Les lèvres peuvent se bleuir en lien avec une respiration difficile et saccadée. Des manifestations d'incontinence peuvent également survenir. Après une minute ou deux, les mouvements saccadés doivent cesser en même temps que la personne retrouve la conscience. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">A faire... Protéger la personne de toute blessure involontaire (retirer les objets autour d'elle)
Placer un coussin (ou un équivalent: pull, manteau, etc.) sous sa tête
Chercher après une carte d'épileptique ou une pièce d'identité pour faciliter la mise en place des secours
Faciliter la respiration en plaçant la personne dans la position latérale de sécurité une fois que la crise est terminée (voir illustration)
Rester auprès de la personne jusqu'à sa récupération complète
Soyez calme et rassurant
A ne pas faire... Restreindre les mouvements de la personne
Placer quelque objet que ce soit dans sa bouche
Tenter de déplacer la personne à moins qu'elle ne soit réellement en danger
Donner à manger ou à boire avant l'arrêt complet de la crise
Tenter de les réanimer
Appeler les secours si... Vous savez que la personne expérimente sa toute première crise
La crise dure plus de 5 minutes
Plusieurs crises cloniques se suivent sans que la personne ne retrouve la conscience
La personne s'est blessée durant sa crise
Vous pensez que la personne nécessite des soins médicaux d'urgence
Documents utiles Les personnes qui voyagent pourraient trouver un intérêt aux fiches proposées par le site epilepsy.org.uk. Les instructions en cas de crise sont traduites en Anglais, Français, Espagnol et Allemand ! Le lien pour télécharger les documents: http://www.epilepsy.org.uk/info/seizures/first-aid#languages Les auteurs ont également réalisé une vidéo illustrative:

DominiqueC

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Haut Potentiel et addictions

De nombreuses études ont déjà été conduites sur les addictions chez les hauts potentiels, la plupart d'entre elles portant sur l'alcool. Une équipe britannique vient de publier dans J Epidemiol Community Health un article portant sur une cohorte importante concernant les liens entre Haut Potentiel Intellectuel dans l'enfance (à 5 et 10 ans) et le développement d'une addiction à des drogues illégales à l'âge adulte. Ils concluent que le haut potentiel augmente le risque de dépendance à la drogue à l'âge adulte. Intelligence across childhood in relation to illegal drug use in adulthood: 1970 British Cohort Study James White1, G David Batty2 J Epidemiol Community Health doi:10.1136/jech-2011-200252 Abstract Background Recent reports have linked high childhood IQ scores with excess alcohol intake and alcohol dependency in adult life, but the relationship with illegal drug use in later life is relatively unknown. Methods The authors used data from a large population-based birth cohort (1970 British Cohort Study) with measures of lifetime cannabis and cocaine use, parental social class and psychological distress at 16 years; cannabis, cocaine, amphetamine, ecstasy and polydrug use (more than three drugs) in the past 12 months; and social class, educational attainment and gross monthly income at 30 years. All members of the cohort with IQ scores at 5 or 10 years were eligible to be included in the analyses. Results Of the 11 603 (at 5 years) and 11 397 (at 10 years) cohort members eligible, 7904 (68.1%) and 7946 (69.7%) were included in the analyses. IQ scores at 5 years were positively associated with cannabis (OR (bottom vs top tertile) =2.25, 95% CI 1.71 to 2.97) and cocaine use (OR 2.35, 95% CI 1.41 to 3.92) in women and with amphetamines (OR 1.46, 95% CI 1.03 to 2.06), ecstasy (OR 1.65, 95% CI 1.15 to 2.36) and polydrug use (OR 1.57, 95% CI 1.09 to 2.26) in men at 30 years. IQ scores at 10 years were positively associated with cannabis, cocaine (only at 30 years), ecstasy, amphetamine and polydrug use. Associations were stronger in women than in men and were independent from psychological distress in adolescence and life-course socioeconomic position. Conclusion High childhood IQ may increase the risk of illegal drug use in adolescence and adulthood. Parallèlement, on constate une recrudescence d'internements psychiatriques d’EHP pour des épisodes délirants de type schizophrénique consécutifs à la prise de cannabis. Une équipe suisse (Leonhard & Brugger*) avait montré dès 1998 une association significative entre les syndromes schizophréniques et l’absence d’une dominance hémisphérique gauche pour le langage. Il s'agit là d'une particularité fréquemment observée chez les EHP ayant souvent un sur-engagement hémisphérique droit, ce qui pourrait les prédisposer à des épisodes délirants. Le risque accru de dépendance à une drogue s'associant à l'organisation cérébrale atypique pourrait induire une plus forte proportion de bouffées psychotiques de type schizophrénique chez les HP. *Leonhard, D. & Brugger, P. (1998). Creative, paranormal, and delusional thought : a consequence of right hemisphere semantic activation ? Neuropsychiatry, neuropsychology, And Behavioral Neurology, 11 : 177-183.

Anne-MarieCG

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Les robots thérapeutiques dans les soins gériatriques

La chaine de télévision ARTE a réalisé un reportage très intéressant sur la place des robots dans les soins gériatriques de demain. Il y est question des robots dits "émotionnels" dont le fameux bébé phoque Paro mais aussi des robots d'aide à l'indépendance fonctionnelle. Après avoir visionné ce reportage, je dois dire que je reste perplexe sur l'utilité des robots émotionnels, mais convaincu de l'utilité des robots d'aide à domicile. Les premiers ont pour vocation de stimuler la cognition des patients, de susciter des espaces de communication avec les soignants et la famille également. Les personnes filmées sont en opposition avec la voix off qui souligne les bénéfices de la présence de Paro: mise à part la dernière personne filmée, les personnes âgées semblent mal à l'aise avec ce robot et je ne m'en étonne pas. Le concepteur a choisi un bébé phoque pour ce qu'il évoque chez les gens, mais d'un point de vue mnésique et sémantique, un animal plus familier comme un chaton ou un chiot aurait sûrement été plus évocateur. De même, les cris du bébé phoque sont plus inquiétants qu'autre chose à mon avis et ne renvoient, une fois encore, à rien de connu pour les patients. Les robots d'aide domestique apparaissent beaucoup plus prometteurs je trouve et offrent des possibilités fondamentales comme l'aide aux repas, le maintien d'un lien social avec des enfants lointains grâce à Internet et la visioconférence, l'alerte en cas de chute, le rappel de tâches ou de rendez-vous grâce à des mémos vocaux. Le reportage, enfin, questionne l'éthique d'une telle présence auprès de nos ainés ainsi que le coût de l'humain dans les soins gériatriques aujourd'hui. Utiliser des robots pour médiatiser la relation nécessite du temps humain et dans ces périodes comptables, est-ce réellement le plus important ? Ne risquons-nous pas d'abandonner un peu plus encore les personnes âgées en délégant des interactions pourtant vitales à de "simples" robots ? Synopsis:

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Le GPS dans Alzheimer gravement remis en question

La question des GPS pour personnes malades d'Alzheimer a déjà été abordée dans ces pages (notamment ici Le GPS dans la maladie d'Alzheimer avec un échange sur l'éthique d'un tel outil). 60 millions de consommateurs dresse un portrait pour le moins catastrophique de l'utilité actuelle des GPS dans cette maladie. Comme le souligne FranceInfo, la possibilité de fournir une offre de géolocalisation aiguise massivement l'appétit des industriels... L'enquête de 60 millions de consommateurs est sans appel. Sur les 8 systèmes testés: - un seul des 8 appareils a été jugé acceptable, mais avec une autonomie de seulement 4 heures ! -la précision de géolocalisation est faible -la portabilité est mauvaise avec une ergonomie très critiquable -la moitié des testeurs n'ont même pas souhaité garder gratuitement l'appareil après l'enquête -les contrats sont très opaques: les prix sont mal expliqués (prix au mois ? prix à l'année), 60 millions de consommateurs va jusqu'à parler d'amateurisme ! -question éthique...les entreprises oublient de signaler que tous les faits et gestes des utilisateurs pourront être écoutés en permanence... Bref, la technologie n'est pas à la hauteur, les questions éthiques sont évincées de l'offre et les abonnements sont trop opaques pour garantir un service de qualité à l'heure actuelle. Les détails sont à lire dans le numéro de novembre de la revue. La revue audio de France Info sur la question du GPS: http://neuropsychologie.fr/doc/audio/GPS-Alzheimer-FranceInfo.mp3

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Natalie Portman - actrice et neuropsychologue ?

C'est au détour d'une présentation de l'actrice Natalie Portman que l'on apprend cette petite curiosité: "Il faut dire que la jeune femme de 30 ans possède un bagage rare pour une comédienne : quatre ans d'études en psychologie à l'université de Harvard et des recherches en neuropsychologie !" style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Selon sa page Wikipedia, Natalie Portman a été l’assistante de Stephen Kosslyn, chercheur beaucoup plus connu dans notre milieu ! Elle aurait participé à différentes études sur le développement de la constance de l'objet chez le nourrisson. Natalie Hershlag, de son vrai nom, est au moins dans une publication de 2002 de NeuroImage: Frontal Lobe Activation during Object Permanence - Data from Near-Infrared Spectroscopy L'accès à cet article est libre: http://www.nmr.mgh.harvard.edu/DOT/PDF/Baird_NeuroImage_16_1120_2002.pdf S'il nous fallait une ambassadrice de charme, la personne est déjà toute trouvée !

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L'IRMf fête ses 20 ans

L'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique, plus connue sous le nom de IRMf, a eu 20 ans hier. La technique fut décrite le 1er novembre 1991 dans un article de Science. Elle tirait son avantage d'un principe simple: le fer contenu dans l'hémoglobine change d'état magnétique selon que la proteine transporte de l'oxygène ou non. Un cerveau en activité consomme un surplus de sang oxygéné, il serait donc possible d'inférer quelles activités mentales sont plus associées avec l'activité de certaines aires cérébrales par des comparaisons statistiques. Malgré certains défauts comme sa résolution temporelle, l'IRMf est devenu un outil incontournable pour les scientifiques s'intéressant aux liens esprit-cerveau. Vous pouvez accéder à l'article de1991 à partir de ce lien: http://spin.ecn.purdue.edu/fmri/PDFLibrary/BelliveauJ_Science_1991_254_716_719.pdf Source: http://mindhacks.com/2011/10/30/twenty-years-of-fmri/

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Un médicament ne fait pas de soutien psychologique

iTV a consacré le "Plus de l'actu" à la maladie d'Alzheimer et plus précisément aux questions de remboursement des molécules anti-Alzheimer. Compte tenu de la cacophonie ambiante, je prends le temps de visionner leur vidéo intitulée "Alzheimer : des médicaments inefficaces ?" La voix off pose d'emblée la question du service médical jugé faible des traitements, ce n'est pas étonnant. Ce qui l'est beaucoup plus, c'est le nouveau rôle des traitements : ils offriraient un soutien psychologique ! Le glissement n'est pas anodin à mes yeux. Il faut pouvoir justifier du grand écart qui est fait entre jugement sévère par le monde médical des anti-Alzheimer et décision de maintenir leurs remboursements (je vous invite à lirece nouvel article de Jean-Yves Nau à propos de cette cabriole). Malheureusement, ce sont les psychologues qui sont enjambés dans ce contexte et, une fois encore, destitués des actions indispensables qu'ils mènent au quotidien auprès des personnes atteintes de maladie d'Alzheimer. Le soutien psychologique n'est pas le fait d'un médicament, il ne le sera jamais. Tout au plus sert-il , comme nous l'avons déjà souligné ici, d'excuse médicale pour un autre type de suivi mais je crois que nous ne devrions pas laisser passer ce genre de propos. Si les autorités et les familles s'accordent sur l'importance du soutien psychologique, que l'Etat et le pouvoir médical aillent jusqu'au bout en allouant aux psychologues les sommes dépensées pour ces traitements: nous sommes formés (contrairement aux traitements) et soucieux de voir les postes s'ouvrirent en parallèle d'une meilleure reconnaissance de notre statut. Déremboursons ces médicaments au profit des psychologues qui prennent en charge quotidiennement les malades et leurs proches.

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Plus ou moins intelligent ?

De nombreux auteurs ont, ces dernières années, cassé le mythe d'un Quotient Intellectuel stable dans le temps. Une équipe de chercheurs londoniens du Centre de neuro-imagerie à l'University College de Londres, a mené une étude à long terme sur les capacités intellectuelles de 19 garçons et 14 filles, évaluées à l’âge de 14 ans (en 2004) puis à 18 ans (en 2008). Ils ont établi que le QI peut gagner ou perdre jusqu'à 20 points chez les jeunes avant 20 ans. L'étude a été publiée dans la revue Nature* http://bcove.me/e82f5ml6 Le Pr Cathy Price explique les résultats de son équipe : http://bcove.me/ga8gxdn9 Patrick Lemaire, professeur en psychologie, spécialiste du développement et du vieillissement (CNRS & université de Provence) commente ces résultats : "Le travail publié dans la revue scientifique Nature est extrêmement intéressant et il remet en cause les croyances antérieures selon lesquelles tout devait se jouer avant l'âge de 6 ans. Ces derniers prouvent que le QI n'est pas stable au cours de la vie (en l'absence de lésion cérébrale et de maladies neurodégénératives) et qu'il ne faudrait plus se baser sur le score du test de QI d'un enfant pour prédire ses performances scolaires et professionnelles ultérieures." Abstract : Intelligence quotient (IQ) is a standardized measure of human intellectual capacity that takes into account a wide range of cognitive skills1. IQ is generally considered to be stable across the lifespan, with scores at one time point used to predict educational achievement and employment prospects in later years1. Neuroimaging allows us to test whether unexpected longitudinal fluctuations in measured IQ are related to brain development. Here we show that verbal and non-verbal IQ can rise or fall in the teenage years, with these changes in performance validated by their close correlation with changes in local brain structure. A combination of structural and functional imaging showed that verbal IQ changed with grey matter in a region that was activated by speech, whereas non-verbal IQ changed with grey matter in a region that was activated by finger movements. By using longitudinal assessments of the same individuals, we obviated the many sources of variation in brain structure that confound cross-sectional studies. This allowed us to dissociate neural markers for the two types of IQ and to show that general verbal and non-verbal abilities are closely linked to the sensorimotor skills involved in learning. More generally, our results emphasize the possibility that an individual’s intellectual capacity relative to their peers can decrease or increase in the teenage years. This would be encouraging to those whose intellectual potential may improve, and would be a warning that early achievers may not maintain their potential. *Verbal and non-verbal intelligence changes in the teenage brain Ramsden S., Richardson F.M., Josse G., Thomas M., Ellis C., Price C. Nature doi:10.1038/nature10514 Received : 17 May 2011 Accepted : 26 August 2011 Published online : 19 October 2011 Pour ceux que ca intéresse, vous trouverez, grâce à Stéphane , l'article intégral ici

Anne-MarieCG

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Alzheimer, un défi social ou pharmaceutique ?

Dominique Dupagne répond de manière éloquente au monde médical inquiet de voir les traitements anti Alzheimer être déremboursés. Sa réponse est muette puisqu'elle n'est constituée que de deux images: la première et la dernière page d’un programme de congrès intitulé "La maladie d'Alzheimer - un défi social". Les deux pages en question: Source: Agoravox

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Remboursement anti Alzheimer maintenu pour les patients en ALD

Les quatre médicaments réévalués par la Commission de la transparence resteront remboursés à 100%, selon le site Internet du quotidien La Croix, en dépit d'un service médical rendu jugé "faible". Les médicaments anti-Alzheimer ont finalement échappé au rouleau compresseur post-Mediator. Les quatre traitements utilisés en France : l'Aricept du laboratoire Eisai, le Reminyl (Janssen-Cilag), l'Exelon (Novartis) et l'Ebixa (Lündbeck) vont finalement rester remboursés à 100%, affirme le site du quotidien La Croix. "Mercredi 19 octobre, lors d'une réunion confidentielle, la Haute autorité de santé (HAS) a tranché : sa commission de la transparence a voté un avis sévère sur les médicaments anti-Alzheimer estimant leur service médical rendu (SMR) "faible". Cet avis n'aura toutefois pas de conséquence sur le remboursement des patients qui resteront pris en charge à 100%. En revanche, les firmes pourraient se voir imposer une baisse du prix de leurs molécules." détaille le site lacroix.com. La HAS pour sa part se borne à "confirme[r] mener une réévaluation des médicaments anti-Alzheimer", indiquant que "l'avis définitif est adopté et sa rédaction finale est en cours. Il sera rendu public dans les jours qui viennent. D'ici là, la HAS ne fera aucun commentaire" précise l'instance dans un communiqué de presse. Marion Lefévre souligne toutefois, dans son blog "Décryptage(s)" que "Contrairement à ce que le titre annonce (Les médicaments anti-Alzheimer ne seront pas déremboursés), les médicaments anti-Alzheimer devraient bel et bien être déremboursés et la prise en charge à 100% ne concerne que les patients classés en affection de longue durée (ALD) qui ne représentent qu’une partie des malades d’Alzheimer." Sources: La Tribune & Décryptage(s)

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Il n'est pas justifié de dépister la maladie d'Alzheimer ?

Pour le Conseil national des généralistes enseignants (CNGE), « en l’absence de traitement curatif, il n’est pas justifié de dépister la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées en population générale, et a fortiori les troubles cognitifs légers ». Le CNGE souligne, notamment, que « les batteries d’examens utilisées en milieu spécialisé pour une évaluation neuropsychologique approfondie sont encore insuffisamment validées, et peuvent conduire à des diagnostics erronés ». Le CNGE recommande « une approche diagnostique en fonction du bénéfice attendu pour le patient. » Source: http://www.cnge.fr/article.php3?id_article=1491

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Lie to Me nuit à votre capacité à détecter la vérité

Est-ce que regarder Lie to me, série américaine à succès, vous rend meilleur dans la détection des mensonges ? C'est ce que Timothy R. Levine s'est demandé en publiant un article dans la revue Communication Research ! Pour ceux qui n'ont pas de téléviseur chez eux: Le Dr Cal Lightman est un scientifique spécialisé dans la détection du mensonge. Qui que vous soyez, il sait si vous dites ou non la vérité... Véritable détecteur de mensonges fait homme, il sait décrypter sur un visage, dans une attitude ou au son d'une voix, la fausseté et le secret. Cette extraordinaire aptitude l'aide tout particulièrement dans les enquêtes criminelles qu'il résout au sein de son agence de détectives privés. style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Ceci étant dit, la série se base sur certains travaux du psychologue Paul Ekman, pionnier dans l'étude des émotions et à l'origine de modélisation de détection des émotions comme les FACS ou Facial Action Coding System. Des micro expressions seraient générées pour chaque émotion et le Dr Cal les utiliseraient pour déterminer qui ment et qui dit la vérité. Aucune étude sérieuse n'a toutefois validé ce lien entre mensonge et micro expression. Lie to Me propage donc deux contre-vérités: -il existerait des prémices motrices au mensonge et une personne bien entrainée pourrait les détecter. Toutes les études montrent exactement le contraire ! -la série suggère également que certaines personnes auraient naturellement de bonnes capacités de détection du mensonge, ce qui n'a pas non plus été démontré. Levine s'est donc demandé à quel point la série pourrait influencer la capacité à détecter le mensonge chez les personnes qui la regardent. Trois groupes ont été constitués : un qui regardait Lie to Me, un autre qui regardait Numb3rs, une autre série où un génie des mathématiques résout des énigmes grâce à son talent et un dernier groupe qui ne regardait aucune série. Les participants devaient, ensuite, visionner 12 entretiens de personnes qui avaient peut-être triché à un jeu. Il leur était demandé de mesurer le taux de véracité des propos visionnés en sachant que les menteurs représentaient 50% du groupe. En temps normal, face à une tâche de ce type (avec une stricte égalité de véracité et de mensonge), nous avons tous tendance à surestimer la proportion de véracité par rapport au mensonge. Dans cette étude, les participants Lie to Me ne manifestent pas cette tendance pourtant forte. Ils étaient plus sceptiques et moins bons pour détecter la vérité parmi les entretiens visionnés ! En résumé, non seulement la série propage des conceptions erronées à propos de la détection des mensonges, mais en plus, elle influence négativement les fans de la série qui s'avèrent moins bons, par la suite, pour détecter le mensonge. Qui osera dire qu'il/elle regarde Lie to Me ?? Levine, T. R., Serota, K. B., & Shulman, H. C. (2010). The impact of Lie to Me on viewers' actual ability to detect deception. Communication Research, 37, 847-856. http://mindhacks.com/2011/10/07/entertainingly-mislead-me/

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Alzheimer - un très bon placement financier

Une start-up lilloise contre la maladie d'Alzheimer, Alzprotect, communique sur ses travaux sur les souris et sa possible capacité à produire un traitement d'ici 2017-2018... Le "marché Alzheimer" est estimé à environ 10 milliards d'euros. Comparativement à l'investissement de base d'Alzprotect, 1 million d'euros, on comprend bien que le secteur génère beaucoup d'intérêt de la part des investisseurs privés. Si un médicament était commercialisé, ces investisseurs pourraient récupérer jusque 50 fois leur mise, dixit le reportage ci-dessous. On comprend mieux pourquoi une telle levée de bouclier pour sauvegarder la prise en charge pharmacologique, les universités et certaines équipes médicales parmi les plus connues participant à ces entreprises privées.

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Créativité et vieillissement

Je vous propose de découvrir le magnifique édito de Bernadette Puijalon à qui nous devons une vidéo récente sur le thème des dérives thérapeutiques telles qu'elles sont proposées aux personnes âgées. Dans cet édito de la revue "Gérontologie et société" B. Puijalon s'attarde sur les liens qui se tissent entre le vieillissement et la créativité. Pour illustrer le contenu, je ne peux m'empêcher de recopier ici ces quelques mots du philosophe Michel Philibert cité par Puijalon: « Le vieillissement dans notre espèce n’est pas seulement subi, mais toujours aussi rêvé, essayé, conduit, aménagé, interprété et réinterprété » Découvrez la suite de l'édito ici: http://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe-2011-2-page-8.htm

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