Appel à Commmunication pour le N° 8 des Cahiers de Neuropsychologie Clinique

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COVID-19 : Retours d'expériences et Post-confinement

 

Le Comité d'Edition et de Rédaction des Cahiers de Neuropsychologie Clinique vous propose de lui faire parvenir avant le 17 Octobre 2020

vos propositions de communication sur ce thème

à l'adresse cahiers[at]ofpn.fr

 

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L'observatoire

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Encephalopathie traumatique chronique - certains sports en question


DominiqueC

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CNN a publié un article accompagné d'une vidéo sur les conséquences de traumatismes cérébraux répétés dans les sports de contact comme le rugby ou le football américain.

Le site reprend l'histoire de Ted Johnson, ancien footballeur ayant subi plus de 100 commotions au cours de sa carrière. Ted souffre aujourd'hui de troubles cognitifs, de dépression et éprouve d'importantes difficultés sur le plan du sommeil.

Pour S. Smith, l'auteur de cet article, ce type de commotion induirait des troubles sensoriels et, parfois, une perte de conscience, des manifestations ne laissant aucune trace sous IRM ou Scanner.

Le centre pour l'étude de l'encéphalopathie traumatique (Boston University School of Medicine) vient de faire un bond en avant sur l'étude des conséquences de telles commotions cérébrales en accédant aux tissus cérébraux de joueurs de football professionnels décédés.

02-02-09.jpg style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Selon les chercheurs de la CTE, les résultats seraient stupéfiants. Le plus jeune joueur décédé n'avait pas plus de 18 ans et présentait déjà d'importantes lésions cérébrales. Le cerveau de ces joueurs serait profondément affecté par les lésions, bien au delà des couches superficielles, se logeant dans les structures les plus profondes de l'encéphale.

Le Dr. Ann McKee, du CTE, connait également bien la maladie d'Alzheimer. Pour elle, les lésions observées chez les joueurs de 30 et 40 ans seraient comparables à celles que l'on peut habituellement observer chez des patients de 80 ans atteints de maladie d'Alzheimer.

L'encéphalopathie traumatique chronique pourrait être considérée comme une maladie progressive, conduisant à diverses manifestations somatiques et cognitives dont des difficultés à gérer ses émotions, des comportements aggressifs, une hypersexualité, des troubles mnésiques, de la dépression...

Les chercheurs ont noté, dans ce sens, que de nombreux ex-athlètes de haut niveau étaient décédés de morts violentes (fusillade, suicide ou encore overdose).

Pour le CTE, il s'agit là de données inquiétantes, clairement minimisées par les responsables de ligues de football professionnelles.

Je ne peux que vous conseiller de regarder la vidéo, ne serait-ce que pour les coupes cérébrales :

http://us.cnn.com/video/?/video/health/2009/01/28/am.gupta.athletes.brain.cnn

Source: http://edition.cnn.c...html#cnnSTCText

5 Comments


Recommended Comments

Un sujet d’actualité ici. Au Canada (et un peu moins aux E-U), le hockey professionnel est très populaire. Les blessures à la têtes sont très nombreuses, conséquence de coups vicieux ou de sévères mises en échec. L’an dernier, un joueur a été absent pour toute la saison suite à un TCC très important. Nous savons tous qu’un TCC nous rend plus fragile à en faire d’autre. Les TCC multiples sont donc très fréquents dans ce sport. La ligue nationale essaie de règlementer plus sévèrement les coups à la tête. (pour votre information, l’équipe de Maryse Lassonde évalue plusieurs joueurs de la ligue nationale qui subissent un TCC, afin d’évaluer les séquelles neuropsychologiques et de statuer sur le moment de retour au jeu.

Les TCC au hockey surviennent aussi lors de bagarres, qui font malheureusement également partie du hockey professionnel. Un panel d’expert s’est prononcé cette semaine contre les bagarres au Hockey mais les hauts dirigeants de la ligue sont plus ou moins favorables à cette recommandation, stipulant que ça fait partie du spectacle ! Il reste donc pas mal de travail à faire

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DominiqueC

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Merci Steve de partager ces infos avec nous, c'est très intéressant tout ça. J'ai fait un petit tour sur Pub Med et Maryse Lasonde semble avoir déjà pas mal publié sur la question je me trompe ?

A première vue, j'ai regardé un peu pour le football et le rugby mais la question des conséquences neuropsychologiques de ces pratiques sportives ne passionne visiblement pas la recherche en ce moment.

Sinon, pour revenir à Maryse Lasonde et l'utilisation de tests dans le sport de haut niveau, j'ai l'impression qu'elle aura tendance à se standardiser dans les années à venir. En France et en Europe, certains clubs de sport utilisent déjà des batteries dans leur sélection des jeunes espoirs...

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Elle a effectivement beaucoup publié là-dessus. Il y a quelques bons chercheurs sur ce domaine à Montréal. Muriel Lezak a publié il y a quelques années sur le soccer..oups le football européen

ça doit être assez difficile de faire une telle évaluation de façon standardisée. Ils doivent avoir les mêmes problèmes que nous rencontrons parfois, c'est-à-dire des gens provenant d'une multitudes de cultures différentes, dont la langue d'évaluation n'est pas toujours très maîtrisée et dont le niveau de scolarité doit être variable d'une personne à l'autre (si je pense aux joueurs de hockey professionnels en tout cas)

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