Appel à Commmunication pour le N° 8 des Cahiers de Neuropsychologie Clinique

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COVID-19 : Retours d'expériences et Post-confinement

 

Le Comité d'Edition et de Rédaction des Cahiers de Neuropsychologie Clinique vous propose de lui faire parvenir avant le 17 Octobre 2020

vos propositions de communication sur ce thème

à l'adresse cahiers[at]ofpn.fr

 

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L'observatoire

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Moins de calories = plus de memoire


DominiqueC

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Restreindre l'apport en calorie améliorerait significativement la mémoire... C'est, en substance, l'équation que rapporte NewScientist à partir d'un article de Witte et al. (2009) paru dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

Agnes Flöel et ses collègues de l'université de Münster en Allemagne ont mis à l'épreuve la mémoire à court terme de 50 participants de plus de 50 ans (âge moyen 60 ans) en surpoids (BMI >20).

Un tiers du groupe a vu son apport calorique quotidien baisser de 30%.

Après 3 mois (seulement), comparativement aux patients n'ayant bénéficié d'aucun régime alimentaire, les participants en restriction calorique ont vu leurs performances mnésiques augmenter de 20%, rappellant 12,5 mots en moyenne contre 10,5 avant le régime.27-01-09.jpg style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">

Flöel souligne que si 2 mots peuvent paraitre peu significatifs, c'est une différence retrouvé entre des participants de moins de 30 ans et de plus de 50 ans.

L'amélioration des performances mnésiques était reliée à deux variables : le taux d'insuline rapide et la CRP, une mesure protéinique d'un éventuel processus inflammatoire.

Les auteurs postulent que le lien entre mémoire et insuline périphérique pourrait se trouver dans le système gabaergique. Dans l'hippocampe, par exemple, l'insuline stimulerait la phosphorylation des récepteurs NMDA, cruciaux dans le processus de mémorisation.

Pour résumer : une baisse du niveau d'insuline rapide aurait un effet sur la sensibilité à l'insuline avec une amélioration de son fonctionnement dans le cerveau et, en conséquence, un accroissement de la synaptogénèse.

De quoi avoir envie d'éliminer les excès des fêtes de fin d'année vous ne trouvez pas ??

Source: http://dx.doi.org/10.1073/pnas.0808587106

2 Comments


Recommended Comments

Les pauvres étudiants vont devoir se priver de manger (en plus du stress) afin de réussir leurs examens ;)

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DominiqueC

Posted

ah ah :) Quelle dure vie que celle de l'étudiant quand même !

N'empêche que je me demande parfois si notre capacité à mesurer la cognition n'est pas illusoire à l'heure actuelle, tant elle se restreint à peu de paramètres (en gros, âge et NSC). La neuropsychologie de demain intégrera t'elle d'autres facteurs (neurologiques, métaboliques, systémiques..) pour situer plus finement un individu dans son groupe de référence ?

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