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    DominiqueC

    BICS - Brain Injury Coping Skills

    Orateurs : Marie-Anne Picard, Mathilde Régnier, Stéphane Raffard SAMSAH Les passrelles d’Ô, 34070 Montpellier, SAMSAH « Le fil d’Ariane » 74600 Seynod, Laboratoire Epsylon, EA 4556, Service Universitaire de Psychiatrie Adulte, 34090 Montpellier

    Les conséquences d’un traumatisme crânien (TC) peuvent être dévastateurs à la fois pour les patients et les familles et peuvent entrainer des modifications dramatiques et au long cours au niveau professionnel, relationnel, et fonctionnel. Les difficultés et les modifications du comportement et de la régulation des émotions sont en cela fréquentes, pouvant induire : dépression, anxiété, apathie, frustration et une augmentation des risques suicidaires. Ainsi, on estime entre 6% et 77% le nombre de personnes souffrant de dépression après un TC. De plus, si les taux de dépression ont tendance à être élevé la première année post TC, il demeure que quelle que soit la période faisant suite à un TC, le risque de développer une dépression reste élevé. En plus de l’impact que peuvent avoir les troubles psychoaffectifs et comportementaux en eux-mêmes sur la qualité de vie d’un traumatisé crânien, ils ont aussi une influence néfaste non seulement sur la capacité de la personne à bénéficier des programmes de réhabilitation, mais aussi sur la charge et la capacité à faire face des aidants. En effet, il a été montré que l’environnement familial souvent non formé et disposant de peu d’informations sur les conséquences comportementales et émotionnelles d’un TC participe à renforcer et maintenir ces difficultés comportementales et émotionnelles chez leurs proches cérébrolésés. Parmi les approches développées pour prendre en charge ces difficultés, les groupes de psychoéducation ont largement fait leurs preuves. Si ceux-ci sont fréquemment utilisés dans les pathologies mentales comme la schizophrénie et le trouble bipolaire, ils ne sont que peu disponibles à la population TC et à leurs proches et ce particulièrement en France. Afin de palier à ces manque, Samantah Backhaus et Ibarra Summer, neuropsychologues cliniciennes dans le centre de réhabilitation neurologique pour patients cérébrolésés de l’hôpital de Réhabilitation d’Indiana (U.S.A) ont développés un groupe de psychoéducation spécifiquement conçu pour les patients cérébrolésés et dont l’originalité est d’inclure une dyade comprenant l’individu souffrant d’un TC et un proche aidant. Ce groupe a fait l’objet d’une adaptation française que nous présenterons en détails afin d’en détailler le fonctionnement et son intérêt pour favoriser une prise en charge globale des personnes ayant subi un traumatisme crânien.

     

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