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Congrès National de Neuropsychologie Clinique APPEL A COMMUNICATION

Vous avez été nombreux/ses à vous inscrire pour le CNNC d'octobre 2021 à Rennes et l'ensemble des bénévoles de l'OFPN vous en remercie !
Ce fut une longue réflexion que de décider du maintien en présentiel ou non, votre engouement nous a rassuré dans ce choix, nous nous retrouverons très bientôt en chair et en os !


Pensez à consulter le site du CNNC (http://www.cnnc.fr/ ) pour organiser votre venue en toute sérénité : informations sur les restrictions sanitaires, conseils transports et lieux d'hébergement, accessibilité, etc. 

 

N'hésitez pas à signaler votre présence aux autres membres via la calendrier : https://www.neuropsychologie.fr/calendar/event/527-congrès-national-de-neuropsychologie-clinique-2021/

  • DominiqueC
    DominiqueC

    Les tests de mémoire implicite seraient de bons outils dans la diagnostic précoce


    Deux récentes études s'intéressent aux dysfonctionnements cognitifs précoces dans la maladie d'Alzheimer.

    Il n'est pas inutile de rappeler que des manifestations cognitives autres que touchant la mémoire épisodique peuvent caractériser les premiers troubles dans la maladie d'Alzheimer (MA).

    Le premier article s'intéresse donc à la valeur prédictive des mémoires sémantiques et implicites dans le diagnostic précoce de la MA.

    Dans la première étude, les psychologues Pauline Spaan et Jeroen Raaijmakers de l'université d'Amsterdam en collaboration avec le neurologue Cees Jonker de la Vrije Université ont analysé les données de 119 participants de l'étude longitudinale « Aging Study Amsterdam » (LASA). Les chercheurs ont rencontré les personnes âgées à domicile afin de les soumettre à une batterie de tests informatisés. Deux ans plus tard, ils ont comparé les résultats des participants ayant développé la maladie d'Alzheimer à ceux restés en bonne santé.

    La batterie était composée des tests suivants :

    +10-Word List-Learning Test (episodic memory)

    +Digit Span Task (working memory).

    +Word-Recognition Test (episodic memory).

    +Paired-Associate Learning Test (episodic?semantic memory).

    +Block Span Task (working memory).

    +Word-Stem Completion Task (implicit memory).

    +Category Fluency Test (semantic memory).

    +Mirror-Reading Task (implicit memory).

    +Perceptual Identification Task (semantic?implicit memory).

    +Two-Alternative Word-Recognition Test (episodic memory).

    +Visual Association Test (episodic memory).

    L'évaluation portait donc autant sur la mémoire explicite qu'implicite.

    Les tests les plus prédicteurs à 2 ans d'évolution étaient, dans l'ordre :

    -Le test d'apprentissage de mots appariés (Paired-Associate Learning Test) sur lequel les participants devaient rappeler 5 paires de mots sémantiquement reliés et 5 paires de mots sans lien sémantique.

    -La tache d'identification visuelle (Perceptual Identification Task) mesurant la rapidité de lecture à voix haute de mots présentés brièvement sur un écran. Pour tester la mémoire implicite, les expérimentateurs ont répété certains mots sans que les participants en soient prévenus, une amélioration du temps de réaction devant être observée pour les mots préalablement présentés.

    -Le test d'association visuelle (Visual Association Test J Lindeboom et al., 2002) : le matériel du VAT se compose de six cartes d'association montrant deux objets agissants l'un sur l'autre (un hérisson sur une chaise, une singe tenant un parapluie, etc..) et de six cartes montrant seulement un des objets. Un exemple est présenté en bas de page.

    Le rappel est différé et s'effectue en demandant, à partir de la carte de rappel (un seul objet présent) quel était l'objet associé lors de la 1ere présentation (que tenait le singe par exemple ? Les réponses peuvent être orales, écrites, dessinées, ou mimées.

    Pour le test d'apprentissage de mots appariés, les personnes destinées à développer la MA ne se sont pas révélées meilleures quelque soit le lien qu'entretenaient les paires de mots entre eux (sémantiquement liés ou pas). Les auteurs suspectent que ces participants à risque ne peuvent plus encoder la paire de mots à un niveau suffisamment profond parce qu'ils ont perdu des connaissances sémantiques, restées intactes chez les autres participants.

    Pour le test d'identification visuelle, la présentation répétée et implicite de mots (priming effect) n'a pas amélioré les performances des patients à risque contrairement aux autres patients, laissant apparaitre un profond dysfonctionnement de la mémoire implicite.

    La conclusion la plus importante de cet article est la forte valeur prédictive des tests d'apprentissage de mots appariés (quasi absence de bénéfice des relations sémantiques) et de l'identification visuelle (absence d'apprentissage implicite).

    A ces résultats, les auteurs rajoutent un troisième test : le Visual Associative Test (altération du rappel indicé d'objets présentés visuellement).

    Toutefois, les auteurs notent que concernant le VAT, ce test semble trop approximatif en raison du bas niveau de difficulté et d'une gamme limitée de points à différencier lorsque l'on s'intéresse à un groupe de sujets plus homogène au niveau des déficits cognitifs.

    Le MMSE s'est avéré moins valable que d'autres mesures, il n'est jamais apparu parmi les meilleures variables prédictives.

    Seul, le MMSE a assigné trop de sujets, de manière inexacte, au groupe de PCD (Preclinical Demented), même dans le groupe très hétérogène des participants les plus âgés. Néanmoins, le MMSE reste utile pour discriminer les sujets à risque (sensibilité élevée de 78%). Les auteurs note tout de même que le VAT a montré une utilité semblable comme test de sreening, avec une sensibilité inférieure de 67% mais une spécificité plus élevée de 83% (contre 78% pour le MMSE).

    Au final, les auteurs concluent sur l'importance d'une évaluation conjointe des mémoires épisodiques, sémantiques et implicites, déficitaires dés les premiers stades de la maladie.

    Source: Early Assessment of Dementia: The Contribution of Different Memory Components, Pauline E. J. Spaan, Jeroen G. W. Raaijmakers and Cees Jonker, Neuropsychology, 2005, Vol. 19, No. 5, 629-640

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