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Congrès National de Neuropsychologie Clinique APPEL A COMMUNICATION

Vous avez été nombreux/ses à vous inscrire pour le CNNC d'octobre 2021 à Rennes et l'ensemble des bénévoles de l'OFPN vous en remercie !
Ce fut une longue réflexion que de décider du maintien en présentiel ou non, votre engouement nous a rassuré dans ce choix, nous nous retrouverons très bientôt en chair et en os !


Pensez à consulter le site du CNNC (http://www.cnnc.fr/ ) pour organiser votre venue en toute sérénité : informations sur les restrictions sanitaires, conseils transports et lieux d'hébergement, accessibilité, etc. 

 

N'hésitez pas à signaler votre présence aux autres membres via la calendrier : https://www.neuropsychologie.fr/calendar/event/527-congrès-national-de-neuropsychologie-clinique-2021/

  • DominiqueC
    DominiqueC

    Le test d'Ekman comme outil diagnostic dans la dégénérescence fronto-temporale


    Les dégénérescences lobaires fronto-temporales représentent entre 30 et 50% des démences pré séniles et de récents critères diagnostics les ont divisé en 3 catégories : la démence fronto temporale, la démence sémantique et l’aphasie primaire progressive.

    Les modifications comportementales surviennent bien souvent avant les déficits cognitifs et la perte de l’attachement social semble être l’un des plus précoces. Les comportements sociaux deviennent superficiels et la psycho rigidité devient de plus en plus importante. Même si l’apathie prédomine chez ces patients, il peut également survenir une humeur euphorique voir hypomaniaque. Les fonctions cognitives sont longtemps préservées et même les tests impliquant amplement les lobes frontaux peuvent rester normaux dans les premiers stades de la maladie. La reconnaissance des émotions est un pré requis à un comportement social adapté et de nombreuses études ont démontré l’altération de cette capacité chez les patients DFT. Diehl-Schmid et ses collaborateurs ont utilisé le test de reconnaissance des émotions d’Ekman afin d’évaluer la capacité d’identification des patients DFT en comparaison à un groupe sain. L’auteur a donc voulu vérifier si le test d’Ekman possèdait la capacité de discriminer un patient DFT d’une personne saine.

    Méthode

    25 patients ont été recrutés de manière aléatoire dans un groupe de 34 patients DFT selon les critères révisés de Lund–Manchester (diagnostic posé entre 2003 et 2005). 33 sujets sains ont été sélectionnés pour constituer le groupe contrôle.

    Le test d’Ekman a été présenté sur un ordinateur. Le temps de réponse était illimité et les auteurs ont vérifié l’intégrité sémantique des émotions présentées (bonheur, tristesse, dégoût, crainte, surprise et colère).

    Résultats

    Les deux groupes n’ont pas différé sur les variables démographiques.

    Les patients ont obtenu un MMSE significativement plus bas que les contrôles (25.3±3.1 contre 29.0±1.2). Ils ont également obtenu des performances significativement moins bonnes sur le test d’Ekman pour toutes les émotions ( moy = 29.8±7.4 /60 points contre 49.8±3.0 pour le groupe contrôle). Aucune corrélation n’a été retrouvée entre le MMSE et le test d’Ekman.

    Après une analyse ROC, un cut off de 46 sur 60 a été obtenu. Pour cette valeur, la sensibilité était de 94% et la spécificité de 100%. Aucun patient n’a obtenu un score supérieur à 45 alors que seulement 2 contrôles ont présenté un score inférieur à cette valeur.

    Discussion

    Pour Diehl-Schmid, cette étude montre bien que l’identification d’émotions faciales est sévèrement atteinte chez les patients DFT et de manière précoce. Le test de reconnaissance des émotions d’Ekman a montré d’excellentes caractéristiques psychométriques dans le contexte de discrimination des patients DFT. Un cut off de 46 peut être retenu. Le diagnostic reste complexe et de nombreux patients ne sont pas diagnostiqués, même par un neurologue ou un psychiatre. Diehl-Schmid précise d’ailleurs que lorsque les modifications comportementales sont minimes durant une consultation, dans la majorité des cas le bilan neuropsychologique ou l’imagerie ne sont pas demandés. Un étude interne dans leur service a montré que le délai moyen de diagnostic pour ce type de pathologie était de 4 ans, reflétant réellement le problème de diagnostic précoce (Diehl-Schmid et al., 2006). Le stade de conversion, relativement long, pourrait renvoyer au concept de “mild behavioural impairment (MBI)” (Schoelzel-Dorenbos, 2006).

    Source: The Ekman 60 Faces Test as a diagnostic instrument in frontotemporal dementia, J. Diehl-Schmid et al. / Archives of Clinical Neuropsychology 22 (2007) 459–464

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