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Congrès National de Neuropsychologie Clinique APPEL A COMMUNICATION

Vous avez été nombreux/ses à vous inscrire pour le CNNC d'octobre 2021 à Rennes et l'ensemble des bénévoles de l'OFPN vous en remercie !
Ce fut une longue réflexion que de décider du maintien en présentiel ou non, votre engouement nous a rassuré dans ce choix, nous nous retrouverons très bientôt en chair et en os !


Pensez à consulter le site du CNNC (http://www.cnnc.fr/ ) pour organiser votre venue en toute sérénité : informations sur les restrictions sanitaires, conseils transports et lieux d'hébergement, accessibilité, etc. 

 

N'hésitez pas à signaler votre présence aux autres membres via la calendrier : https://www.neuropsychologie.fr/calendar/event/527-congrès-national-de-neuropsychologie-clinique-2021/

  • DominiqueC
    DominiqueC

    Diagnostic précoce à l'aide du subtest visage de la WMS-III


    La troisième version de la Wechsler Memory Scale (WMS-III; Wechsler, 1997) est largement utilisée pour évaluer les troubles de la mémoire outre atlantique. Bien que cette batterie soit normée et validée pour une utilisation globale, de nombreux cliniciens piochent parmi les subtests afin de constituer eux même leur propre batterie. Si de nombreux subtests bénéficient d’une bonne validité lorsqu’ils sont utilisés seuls, ce n’est vraisemblablement pas le cas pour le subtest des visages.

    Martin et al. (2000) a par exemple montré que le subtest de la famille contribue plus que le subtest visage à la détection précoce des troubles mnésiques associés à une atteinte temporale droite.

    L’identification des troubles de la mémoire pour les visages participe au diagnostic de la démence. Les patients atteints d’une maladie d’Alzheimer montrent d’ailleurs des déficits marqués pour les mots et les visages. Cahn et al. (1998) a montré que le déficit de mémoire portant sur le subtest mémoire est fortement corrélé à la perte cérébrale dans l’hippocampe droit mais aussi dans l’hippocampe gauche.

    Ce déficit pourrait également être en partie expliqué par un trouble de nature visuo spatiale (Becker, Lopez, & Boller, 1995) qui interviendrait dans la phase d’encodage des visages.

    La mémoire des visages pourrait donc être altérée à divers niveaux fonctionnels et structurales dans la maladie d’Alzheimer. L’évaluation de la mémoire des visages pourrait alors s’avérer un outil pertinent dans le diagnostic de la démence. Les auteurs de cet article ont donc décidé d’examiner le moyen d’augmenter la validité du subtest de la WMS III.

    Dans une étude récente, Levy (2003) a suggéré qu’il était très peu probable qu’un trouble sévère de la mémoire visuelle puisse être détecté par le seul subtest de la mémoire des visages.

    D’un point de vue conceptuel, le subtest des visages présente un important effet plancher. La raison pour laquelle les personnes âgées obtiendraient des performances proches du hasard serait le caractère trop difficile de l’épreuve. Cette raison pourrait expliquer la difficulté qu’aurait cette épreuve à distinguer les patients déments des sujets sains. L’importance de l’effet plancher dans la phase I du test irait d’ailleurs dans le sens d’un problème se situant dans la phase d’acquisition.

    D’un point de vue clinique, les personnes âgées trouveraient cette phase trop longue et la durée de présentation trop courte (2s). De nombreuses personnes âgées luteraient pour maintenir leur attention au delà du 7eme ou 8eme visage.

    Les auteurs de cet article ont donc comparé le rappel immédiat de patients Alzheimer (MA) et de sujets contrôles sur le subtest des visages de la WMS-III à une forme alternative, produite afin de minimiser les problèmes de présentation. L’hypothèse de Levy est que la forme alternative pourrait permettre une meilleure discrimination des patients MA face aux sujets sains.

    Seize patients MA (âge moyen de 82.3 +/-5.3) et seize contrôles (âge moyen de 82.5 +/-7.1) ont constitué le groupe d’étude. 12 patients avaient un CDR de 1 et 4 patients un CDR de 2.

    Concernant la forme alternative, les items ont été présents Durant 6 séquences séparées. Chaque séquence comprenait la présentation de 3 visages (2s par item). Après chaque séquence, une épreuve de reconnaissance en choix multiple était proposée, celle-ci incluant la cible et 3 distracteurs.

    Résultats

    Sur le MMS, les patients MA avaient un score moyen de 18.33 (ET=4.8) contre 28.2 (ET=1.67) pour les sujets sains.

    Sur le subtest Visages I, les patients MA avaient un score moyen de 24.18 (ET=2.78) contre 26.5 (ET=3.32) pour les sujets sains.

    Concernant la forme alternative, les patients MA avaient un score moyen de 6.06 (ET=2.5) contre 12.93 (ET=2.92) pour les sujets sains.

    Il a été relevé une forte et significative association entre la forme alternative et les mesures d’efficience globale alors que cette association n’a pas été observée pour la forme standard.

    Sur la forme standard, 100% des patients contrôles ont obtenu des performances proches du hasard alors 0% ont obtenu de telles performances sur la forme alternative. Dans le groupe des patients MA, 100% du groupe a obtenu des performances proches du hasard sur la forme standard contre 87% pour la forme alternative.

    Conclusion

    Les données statistiques de cette étude appuient largement l’idée que la forme alternative du test des visages discriminerait bien mieux les patients MA des sujets sains que l’épreuve standard (Visages I). La mesure alternative était fortement corrélée avec l’efficience globale et a exclu tous les sujets contrôles des performances proches du hasard. Cette forme a également montré une sensibilité aux différents degrés de déclin chez les patients MA.

    La présentation limitée d’items (6 séquences au lieu d’une seule) abaisse fortement le cout attentionnel et en terme de mémoire de travail de la phase d’acquisition. La prochaine étape de révision du subtest des Visages concernerait la manière d’appréhender le rappel différé.

    Source: Increasing the power for detecting impairment in older adults with the Faces subtest from Wechsler Memory Scale-III: An empirical trial, Boaz Levy, Archives of Clinical Neuropsychology 21 (2006) 687–692

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