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Congrès National de Neuropsychologie Clinique APPEL A COMMUNICATION

Vous avez été nombreux/ses à vous inscrire pour le CNNC d'octobre 2021 à Rennes et l'ensemble des bénévoles de l'OFPN vous en remercie !
Ce fut une longue réflexion que de décider du maintien en présentiel ou non, votre engouement nous a rassuré dans ce choix, nous nous retrouverons très bientôt en chair et en os !


Pensez à consulter le site du CNNC (http://www.cnnc.fr/ ) pour organiser votre venue en toute sérénité : informations sur les restrictions sanitaires, conseils transports et lieux d'hébergement, accessibilité, etc. 

 

N'hésitez pas à signaler votre présence aux autres membres via la calendrier : https://www.neuropsychologie.fr/calendar/event/527-congrès-national-de-neuropsychologie-clinique-2021/

  • DominiqueC
    DominiqueC

    La refonte du code profite à qui ?


    Mise à jour 20-01-2012: la commission a revu sa copie sur la question de la formation des professionnels. Ainsi, elle est revenue sur l'attribution exclusive de la formation aux universitaires et a réinséré la nécessité à discerner son implication personnelle dans la compréhension d'autrui. Ce code révisé est disponible ici:

    Code mars96 février 2012.pdf

    La refonte du code s’est inscrite, dès le départ, dans son mode de fonctionnement et personne ne doute de la légitimité d'une telle démarche: réinscrire dans une société en perpétuel mouvement la psychologie, ses champs d’applications, ses limites, son rapport aux autres quels qu’ils soient.

    Ce code est, malgré l’importance qu’il revêt, source de plusieurs ambiguïtés qui persistent dans sa révision de 2011. Des critiques existent depuis longtemps (revue critique par le site PSP en 2004 par exemple) mais certains aspects restent toutefois absents du débat actuel. Je souhaite, de part ces quelques lignes, participer à ce travail de réflexion qui a été demandé aux psychologues en m’arrêtant sur deux points du code.

    En matière de compétence

    Version 1996 : Article 2 – Compétence : Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques régulièrement mises à jour, d'une formation continue et d'une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d'autrui. Chaque psychologue est garant des ses qualifications particulières et définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience. Il refuse toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises.

    Proposition de révision de cet article: Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques universitaires de haut niveau et sans cesse réactualisées, dispensées par les universités. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières et de leur réactualisation. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises.

    La proposition de révision subtilise, purement et simplement, le rôle fondamental des psychologues eux-mêmes dans leur formation et bien sûr, dans celle des étudiants. Non ! L’origine de nos compétences ne provient pas des seules universités. Elle se trouve dans un difficile partenariat entre universitaires et psychologues de terrain, ces derniers se formant le plus souvent dans le cadre d’intervisions, de lectures spontanées, de groupes de travail entre professionnels, au sein d’associations, plus récemment grâce aux réseaux sociaux. Si l’université offre un cadre conceptuel indéniable, les professionnels ne devraient pas accepter que l’on soustrait leur travail au seul profit des universitaires tant les étudiants (professionnels en devenir) s’enrichissent indéniablement des efforts consentis par les psychologues pour combler les lacunes de leurs formations initiales.

    Parmi les effets indésirables d’une telle absence de reconnaissance (qui existait auparavant mais qui se voit renforcée par la présente révision), je crois qu’il existe un véritable complexe chez encore de trop nombreux psychologues qui pensent qu’en dehors de l’université il n’y a point de salut, qu’une recherche ne peut être menée par des praticiens, que la reconnaissance de ses compétences ne peut s’inscrire que dans une thèse, que la transmission de nos savoirs ne peut se faire que dans certains cercles, sous l’égide d’universitaires, le plus souvent.

    De part la représentativité des étudiants et psychologues dans le monde de la psychologie, je pense que nous ne devrions pas accepter que notre code pose ce principe de formation en évinçant une réalité connue de tous: la formation des futurs professionnels ne tire pas sa source des seules universités. Trop nombreuses sont encore les universités à sous-estimer l’importance des psychologues dans la genèse des jeunes professionnels : mémoire de recherche en master 2 professionnel, absence de soutenance de stage, réflexions éthiques et déontologiques reléguées au second plan, référent de stage non invité lors des soutenances, autant de signes qui sont, il est vrai, en accord avec l’article 2 tel qu’il est (re)défini. Notre identité professionnelle ne peut se satisfaire d’une telle fracture.

    En matière de formation

    Article 42: L'enseignement présente les différents champs d'étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l'endoctrinement et le sectarisme.

    Aucune identité stable ne peut émerger de processus antagonistes, de propos visant à discréditer un courant ou une pratique. Et pourtant, s’il y a bien une constante que tous les étudiants rapportent au cours de leurs formations, c’est bien celle des guerres qui sclérosent toute tentative d’organisation professionnelle, toute volonté d’aboutir à l’existence d’une identité propre. Il est un fait, aujourd’hui, que l’enseignement favorise l’endoctrinement qui est pourtant banni de l’article 42 de notre code de déontologie.

    Les formations s’excluent les unes des autres: des laboratoires règnent en maitre sur certaines UFR, favorisant l’expansion d’une vision étriquée de la psychologie, tantôt scientifique, tantôt psychanalytique. L’enseignement lui même est proposé de telle manière qu’il est souvent impossible de maintenir un double cursus pour les étudiants : cours dispensés aux mêmes heures, pression de plus en plus impérieuse pour choisir les «bonnes options» le plus tôt possible, dès la troisième année le plus souvent, etc. Les étudiants sont alors contraints à un numéro de funambulisme, écartelés entre leur curiosité, leur désir de formation et le besoin d’avoir le « bon dossier ». Nous savons ce qui finit par l’emporter…

    Les propos tenus dans les amphithéâtres font honte à toute la profession: dresseurs d’animaux d’un coté, charlatans et lobbyistes de l’autre.... que peut-il émerger de cela ?! nous connaissons la réponse: un chaos où chacun pense que l’autre est dangereux, pour lui même et pour ses patients, un monde d’exclusions réciproques où les seuls perdants sont ceux qui rêvent d’un titre qui perd pourtant, chaque jour un peu plus, de sa crédibilité.

    Article 35 - Le psychologue respecte les références théoriques et les pratiques de ses pairs pour autant qu'elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code. Ceci n'exclut pas la critique argumentée

    Pire, à la sortie des universités certains professionnels se saisissent de la bannière à leur tour pour propager un peu plus ces dissensions qui tuent la profession. Les dérives de l’article 42 engendrent, dès lors, des atteintes à l’article 35. Le respect est-il encore une valeur dont nous pouvons nous saisir une fois tout cela dit ?

    Valider la refonte du code de déontologie consisterait à dire à toutes ces personnes qu’ils n’ont pas tort de procéder ainsi, qu’ils ont raison de transmettre des valeurs qui font du collègue un incapable, un dangereux, au mieux un simple incompétent

    Nous ne devrions pas accepter qu’une telle refonte ne se fasse sans un véritable état des lieux de l’application de ce code. Commençons par nous demander ce que nous en avons fait avant toute autre chose. Un peu à la manière du droit en France, ce n’est pas en créant de nouveaux articles que nous réglerons les problèmes qui nous rongent, c’est en acceptant leur existence et en les affrontant.

    Dans l’état actuel des choses, je pense que la révision du code ne sera qu’un marché de dupes. Il recentre la formation initiale et continue sur les seules universités d’une part, ne prend aucune mesure nouvelle pour réaffirmer le besoin d’unité de la psychologie au sein des universités d’autre part. Nous pourrions presque nous demander dans quelles proportions ce code a été révisé par les psychologues et les enseignants chercheurs au final.

    User Feedback

    Recommended Comments



    voici le code tel qu'il sera proposé à la signature, après les remarques qu'ils ont reçu. Code mars96 février 2012.pdf

    Je suis heureux de constater que le paragraphe sur la formation des psychologues a été revu !

    Nous passons de ceci:

    Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques universitaires de haut niveau et sans cesse réactualisées, dispensées par les universités. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières et de leur réactualisation. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises.

    A cela:

    Principe 2 : Compétence

    Le psychologue tient sa compétence :

    - de connaissances théoriques et méthodologiques acquises dans les conditions définies par la loi relative à l’usage professionnel du titre de psychologue;

    - de la réactualisation régulière de ses connaissances;

    - de sa formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises. Quel que soit le contexte de son intervention et les éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement et impartialité.

    Exit l'attribution exclusive de la formation aux universitaires et retour de la nécessité à discener son implication personnelle dans la compréhension d'autrui.

    Il persiste des zones ambigues ou plus exactement hypocrites et la méthode d'application de ce code reste largement problématique (puisqu'en l'état, ce n'est toujours qu'un "bout de papier") mais chaque chose en son temps on va dire...

    Dommage que la commission n'ait jamais pris le temps d'accuser réception des remarques, de remercier les participants !

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