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Le forum de l'OFPN
  • DominiqueC
    DominiqueC

    La refonte du code profite à qui ?


    Mise à jour 20-01-2012: la commission a revu sa copie sur la question de la formation des professionnels. Ainsi, elle est revenue sur l'attribution exclusive de la formation aux universitaires et a réinséré la nécessité à discerner son implication personnelle dans la compréhension d'autrui. Ce code révisé est disponible ici:

    Code mars96 février 2012.pdf

    La refonte du code s’est inscrite, dès le départ, dans son mode de fonctionnement et personne ne doute de la légitimité d'une telle démarche: réinscrire dans une société en perpétuel mouvement la psychologie, ses champs d’applications, ses limites, son rapport aux autres quels qu’ils soient.

    Ce code est, malgré l’importance qu’il revêt, source de plusieurs ambiguïtés qui persistent dans sa révision de 2011. Des critiques existent depuis longtemps (revue critique par le site PSP en 2004 par exemple) mais certains aspects restent toutefois absents du débat actuel. Je souhaite, de part ces quelques lignes, participer à ce travail de réflexion qui a été demandé aux psychologues en m’arrêtant sur deux points du code.

    En matière de compétence

    Version 1996 : Article 2 – Compétence : Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques régulièrement mises à jour, d'une formation continue et d'une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d'autrui. Chaque psychologue est garant des ses qualifications particulières et définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience. Il refuse toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises.

    Proposition de révision de cet article: Le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques universitaires de haut niveau et sans cesse réactualisées, dispensées par les universités. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières et de leur réactualisation. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises.

    La proposition de révision subtilise, purement et simplement, le rôle fondamental des psychologues eux-mêmes dans leur formation et bien sûr, dans celle des étudiants. Non ! L’origine de nos compétences ne provient pas des seules universités. Elle se trouve dans un difficile partenariat entre universitaires et psychologues de terrain, ces derniers se formant le plus souvent dans le cadre d’intervisions, de lectures spontanées, de groupes de travail entre professionnels, au sein d’associations, plus récemment grâce aux réseaux sociaux. Si l’université offre un cadre conceptuel indéniable, les professionnels ne devraient pas accepter que l’on soustrait leur travail au seul profit des universitaires tant les étudiants (professionnels en devenir) s’enrichissent indéniablement des efforts consentis par les psychologues pour combler les lacunes de leurs formations initiales.

    Parmi les effets indésirables d’une telle absence de reconnaissance (qui existait auparavant mais qui se voit renforcée par la présente révision), je crois qu’il existe un véritable complexe chez encore de trop nombreux psychologues qui pensent qu’en dehors de l’université il n’y a point de salut, qu’une recherche ne peut être menée par des praticiens, que la reconnaissance de ses compétences ne peut s’inscrire que dans une thèse, que la transmission de nos savoirs ne peut se faire que dans certains cercles, sous l’égide d’universitaires, le plus souvent.

    De part la représentativité des étudiants et psychologues dans le monde de la psychologie, je pense que nous ne devrions pas accepter que notre code pose ce principe de formation en évinçant une réalité connue de tous: la formation des futurs professionnels ne tire pas sa source des seules universités. Trop nombreuses sont encore les universités à sous-estimer l’importance des psychologues dans la genèse des jeunes professionnels : mémoire de recherche en master 2 professionnel, absence de soutenance de stage, réflexions éthiques et déontologiques reléguées au second plan, référent de stage non invité lors des soutenances, autant de signes qui sont, il est vrai, en accord avec l’article 2 tel qu’il est (re)défini. Notre identité professionnelle ne peut se satisfaire d’une telle fracture.

    En matière de formation

    Article 42: L'enseignement présente les différents champs d'étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l'endoctrinement et le sectarisme.

    Aucune identité stable ne peut émerger de processus antagonistes, de propos visant à discréditer un courant ou une pratique. Et pourtant, s’il y a bien une constante que tous les étudiants rapportent au cours de leurs formations, c’est bien celle des guerres qui sclérosent toute tentative d’organisation professionnelle, toute volonté d’aboutir à l’existence d’une identité propre. Il est un fait, aujourd’hui, que l’enseignement favorise l’endoctrinement qui est pourtant banni de l’article 42 de notre code de déontologie.

    Les formations s’excluent les unes des autres: des laboratoires règnent en maitre sur certaines UFR, favorisant l’expansion d’une vision étriquée de la psychologie, tantôt scientifique, tantôt psychanalytique. L’enseignement lui même est proposé de telle manière qu’il est souvent impossible de maintenir un double cursus pour les étudiants : cours dispensés aux mêmes heures, pression de plus en plus impérieuse pour choisir les «bonnes options» le plus tôt possible, dès la troisième année le plus souvent, etc. Les étudiants sont alors contraints à un numéro de funambulisme, écartelés entre leur curiosité, leur désir de formation et le besoin d’avoir le « bon dossier ». Nous savons ce qui finit par l’emporter…

    Les propos tenus dans les amphithéâtres font honte à toute la profession: dresseurs d’animaux d’un coté, charlatans et lobbyistes de l’autre.... que peut-il émerger de cela ?! nous connaissons la réponse: un chaos où chacun pense que l’autre est dangereux, pour lui même et pour ses patients, un monde d’exclusions réciproques où les seuls perdants sont ceux qui rêvent d’un titre qui perd pourtant, chaque jour un peu plus, de sa crédibilité.

    Article 35 - Le psychologue respecte les références théoriques et les pratiques de ses pairs pour autant qu'elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code. Ceci n'exclut pas la critique argumentée

    Pire, à la sortie des universités certains professionnels se saisissent de la bannière à leur tour pour propager un peu plus ces dissensions qui tuent la profession. Les dérives de l’article 42 engendrent, dès lors, des atteintes à l’article 35. Le respect est-il encore une valeur dont nous pouvons nous saisir une fois tout cela dit ?

    Valider la refonte du code de déontologie consisterait à dire à toutes ces personnes qu’ils n’ont pas tort de procéder ainsi, qu’ils ont raison de transmettre des valeurs qui font du collègue un incapable, un dangereux, au mieux un simple incompétent

    Nous ne devrions pas accepter qu’une telle refonte ne se fasse sans un véritable état des lieux de l’application de ce code. Commençons par nous demander ce que nous en avons fait avant toute autre chose. Un peu à la manière du droit en France, ce n’est pas en créant de nouveaux articles que nous réglerons les problèmes qui nous rongent, c’est en acceptant leur existence et en les affrontant.

    Dans l’état actuel des choses, je pense que la révision du code ne sera qu’un marché de dupes. Il recentre la formation initiale et continue sur les seules universités d’une part, ne prend aucune mesure nouvelle pour réaffirmer le besoin d’unité de la psychologie au sein des universités d’autre part. Nous pourrions presque nous demander dans quelles proportions ce code a été révisé par les psychologues et les enseignants chercheurs au final.

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    Recommended Comments



    A propos de cette refonte, je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne ainsi que bcp de mes collègues (réseaux divers! donc ça ne vient pas que de moi et d'une éventuelle indisponibilité à receuillir de nouvelles solicitations..), nous n'avons été au courant que les derniers jours!..

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    Merci pour cet article. Je discutais récemment avec un médecin du statut de psychothérapeute qui est accordé directement au psychiatres alors que les psychologue doivent refaire une formation au DSM IV. Son argumentation s'appuyait sur la différence de formation pratique entre les médecins et les psychologues. Et il a raison sur ce point.

    Quant au guerre de clocher, il est essentiel que chacun travail à son niveau pour créer des liens entre les différents courant et générer une psychologie plus globale.

    Enfin, cette article me rappelle le mémoire de Mélanie Libessart présenter il y a quelques mois sur le site, et encore sur la page d'accueil. Ce mémoire est un exemple à mon sens de travail en lien avec la pratique (ici dans une attention aux familles). J'aimerai que ce type d'orientation se multiplient.

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    Merci à vous deux pour vos réactions.

    Il y a bien d'autres choses à dire sur ce code. Prenons l'exemple de ce même article 2. Que doit on entendre lorsque l'on constate que toute référence à "'une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d'autrui" a disparu.

    Cette formation peut prendre différentes formes mais son existence au sein du code me semblait absolument indispensable. Si même notre profession se positionne pour que nous n'ayons plus ce genre de réflexion, où va t'on ?

    jmd, je suis bien d'accord avec toi sur l'importance pour la profession qu'elle développe des outils/documents/réflexions en adéquation avec ses besoins, son identité. C'est simple: refusons d'encadrer des étudiants de M2 qui servent de petites mains pour recueillir des données expérimentales qui alimenteront les publications de quelques chercheurs au profit des étudiants qui s'investiront dans un véritable travail clinique.

    Des universités jouent le jeu de la formation professionnelle, je peux déjà citer l'université d'Amiens (dont est issue Mélanie). Montpellier fait d'énormes efforts pour améliorer la formation pratique de ses étudiants. Ce ne sont pas les seuls. Etonnamment, ce ne sont pas les noms les plus réputés. Les étudiants devraient réfléchir à deux fois avant de signer pour une faculté qui n'offre aucune garantie de formation professionnelle, se déchargeant volontiers sur les maitres de stage. Les psychologues de terrain offrent une formation très inégale de fait que, dans une même université, pour un même parcours, des étudiants seront très bien formés et d'autres lachés dans la nature sans le minimum vital (mais... avec d'excellentes notes en statistique ! ils pourront s'occuper des stats des articles publiés par les médecins de leur service.. c'est déjà ça).

    Qui, parmi nous, acceptera d'assumer cette position ? moi je veux bien commencer en déclarant ici que je ne prendrai plus de stagiaire qui vient d'une fac qui n'a pas de soutenance de stage et qui demande à ses étudiants un travail expérimental comme objet de réflexion.

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    Je ne prends pour l'instant que des étudiants en M1 pour l'instant (je n'ai aucune activité de bilan, et cela peut à mon avis être pénalisable).

    Cependant, je te rejoins sur le fait qu'il faut que nous nous engagions sur l'orientation des stages.

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    Je trouve que cette proposition qui nous est faite de participer à la refonte du code n'est rien d'autres que de la poudre aux yeux et je me refuse à participer à une telle mascarade. Je suis pourtant très rarement aussi catégorique...

    Dans son document, la FFPP ose indiquer la chronologie de ce projet :

    - en 2004, la FFPP invite les organisations à travailler à la réécriture,

    - 2007 première réunion inter-organisations et décision d'entreprendre la réécriture,

    - 2009 décision de mener de concert démarche de réglementation et travail de réécriture

    - ce n'est que 2 ans plus tard que le projet de réécriture est soumis à la réécriture avec un délai donné de moins de 2 mois (diffusé le 23/09, réponse avant le 15/11) !

    Pourquoi tant de précipitation d'un coup ?! pour limiter les réflexions ? pour limiter les prises de recul et les questionnements sur l'implication de tel ou tel changement ? est-ce un moyen pour le GIRéDéP de se dédouaner et argumenter sur le caractère consensuel de leur nouvelle version ? on a laissé la possibilité à chacun de s'exprimer, la diffusion a été faite, toute la communauté a participé ce qui permet de légitimer ce nouveau code... Il est bien noté que ce qui est visé est que le code soit "reconnu et porté par tous", que "Des professionnels de la psychologie se sont mis au travail, avec l'objectif d'associer le plus grand nombre de psychologues à cette tâche, afin que le nouveau Code puisse être validé et adopté par la profession."...hum associer le plus grand nombre mais seulement pour 7 semaines...

    Ça me fait vraiment penser à une campagne de pub pour la promotion d'un produit : "attention mesdames et messieurs, une offre exceptionnelle aujourd'hui ! quelque chose qui va changer votre vie ! vous en avez toujours rêvé, vous pouvez enfin l'avoir, venez en profiter au plus vite avant qu'il ne soit trop tard !" et en petit "attention offre limitée au 15 novembre..." Là certains vont aller l'acheter parce qu'ils se disent qu'il faut profiter de cette offre limitée et que c'est important d'avoir un tel produit...oui mais finalement en ont ils vraiment besoin ? n'auraient-ils pas réfléchi un peu plus s'ils n'avaient pas à se précipiter ? n'auraient-ils pas pensé qu'avant d'acheter ce produit, il valait mieux utiliser celui qu'ils avaient déjà et mieux l'exploiter ? que leur argent (ici leur énergie plutôt) soit utilisé pour autre chose de plus nécessaire ?

    D'autre part, tu mentionnais sur le forum que la FFPP était pour l'inscription dans la loi du code déontologie donc il reviendrait à la justice de trancher sur l'application correcte ou pas de tel ou tel article. Je trouve que c'est contraire à une des 1e phrases de leur nouvelle version : "La complexité des situations psychologiques s'oppose à l’application automatique de règles." Comment la justice pourra trancher sur la bonne application d'un article alors qu'elle n'est pas à même de comprendre toute la complexité des situations psychologiques ?

    Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu rappelles Dominique dans tes 3 derniers paragraphes. Notre énergie et celles des organisations seraient mieux utilisées pour réfléchir sur la mise en pratique du code actuel. C'est bien beau de dire que le psychologue se doit de réactualiser ses connaissances (principe 2), qu'il doit de refuser toute intervention ne correspondant pas à ses compétences (principe 2 et article 4), que toute évaluation ou tout résultat doit pouvoir faire l'objet d'un débat contradictoire (principe 4), qu'il se doit de refuser toute intervention lorsqu'il sait ne pas pouvoir effectuer son travail dans les délais conformes au bon déroulement de sa mission (article 7), que dans le cadre d'une évaluation, le psychologue s'attache à préparer et mettre la personne dans des conditions qui lui permettent d'aborder au mieux la situation évaluative (article 10), etc. encore faut-il qu'en pratique on nous laisse la possibilité de faire tout cela....

    Alors oui tout le monde est ravi, tout le monde en parle, "t'as vu c'est super il va avoir un nouveau code, en plus on nous demande notre avis, c'est cool !", il y a un vrai enthousiasme, une vraie envie de participer, c'est très bien de travailler à la refonte du code, de faire participer toute la communauté, c'est bien beau tout ça... mais je ne peux m'empêcher de dire mais...pourquoi tant de précipitation d'un coup, moins de 2 mois de réflexion alors que ça fait plus de 4 ans qu'ils réfléchissent à la réécriture ? où est la finalité de ce nouveau code ? va t-il finir dans les tiroirs comme la version actuelle ? pour le peu qu'on l'utilise, une nouvelle version est-elle bien nécessaire ? comme tu le dis Dominique, ça profite à qui ?

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    bon j'ai trouvé plus d'info, en tout cas la composition du GIRéDéP: Membres du GiRéDéP :

    ACOP-F; ADEN; AEPU; AFPEN; AFPL; AFPSA; AFPTO; AGE EN AGE; ANaPS; ANPEC; APFC; A.Psy.G; Co-Psy-SNES

    (FSU); CPCN Ile de France; CPCN Atlantique; CPCN Languedoc- Roussillon; CPT13; FFPP; Institut P. Janet;

    PROPSYCLI; Psyclihos; SFP; SFPS; SNPES-PJJ-FSU ; SPPN; SNPsyEN (UNSA Education)

    Mais en surfant, j'ai comblé un peu mon ignorance sur les dynamiques de la profession en France. Je suis notamment tombé sur un billet publié sur psychologue.fr qui aborde le fait que la légitimité de la FFPP serait de moins en moins reconnue et que plusieurs association de psychologue se sont déjà radiées de la FFPP.

    Du coup, si la FFPP coordonne le mouvement pour la refonte du code, alors que sa légitimité à représenter les psychologue est mise en cause, ce n'est pas étonnant qu'on ait des problèmes.

    Mais pour revenir sur ce que tu disait Sandrine, je suis d'accord avec le fait que ce délai de 2 mois est très court et pose sérieusement question sur les intentions qui sont derrière.

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    Dansles 25 regroupements que tu listes (26 avec la FFPP), 13 sont en fait des organisations officiellement partenaires de la FFPP (lien FFPP), c'est à dire que tout membre de ces organisations est obligatoire membre d'office de la FFPP. Donc, la FFPP présuppose (et en même temps ont-il vraiment le choix de penser autrement? :sweatingbullets: )que ses organisations partenaires ont le même point de vue qu'elle, "la maison mère", et les rajoute dans les signataires sans les avoir forcément consulté...

    Idem pour la SFP et ses 8 organisations associées (lien SFP) Au final, le GIRéDéP n'est composé que de la FFPP, de la SFP et de 3 autres associations : Psyclihos (asso des psy cliniciens de l'APHP); SNPsyEN (UNSA Education - Syndicat National des Psychologues de l'Education Nationale) et le SNPES-PJJ-FSU (Syndicat National des Personnels de l'Education Surveillée Protection Judiciaire de la Jeunesse - fédé synd unitaire => pas que psy)...

    Donc au final, ils nous laissent moins de deux mois de délai, ils "gonflent" la liste des signataires en laissant apparaître toutes leurs asso partenaires (je me demande même si certaines existent encore :keyes: ), ben moi ça ne m'inspire pas confiance... (et ça n'a rien à voir avec mon message sur le dernier article du blog de Dominique :biggrin: )

     

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    Bonjour,

    Quelques réflexions à chaud et dans le désordre.

    Tout d'abord, merci Dominique pour la qualité de cet article. Tout à fait d'accord avec tes réflexions concernant les compétences. Je me permets simplement d'insister sur la formation acquise personnellement, par le biais de lectures, qui est considérable pour certains d'entre nous... J'ajouterais également la formation acquise au cours des colloques et autres forums.

    Quand à l'article 42, il me semble qu'en tant que maîtres de stage nous avons une énorme responsabilité. J'enseigne de plus dans 2 M2, et j'ai l'habitude de dire aux étudiants que la vérité ne peut être dispensée par aucun enseignant. Ce que j'attends d'eux, c'est d'être capable de prendre du recul par rapport à toutes les connaissances qu'ils ingurgitent, de réfléchir par eux même et d'être critique (de façon constructive naturellement). Travaillons chacun à notre niveau à la liberté intellectuelle de chaque futur professionnel !

    Enfin, au risque de rompre le consensus général, j'ai pour ma part l'habitude d'accueillir des stagiaires pour ce qu'ils ont dans le ventre, et non en raison de l'étiquette universitaire qu'ils portent (j'admets que cela en exclu forcément un certain nombre de certaines universités plutôt que d'autres). Mettre la priorité sur la personne, en tant que psychologue (nous), ne me semble pas superflu... Les étudiants, même s'ils ont la responsabilité de leur choix, ne doivent pas être pénalisés par les manquements de leur université d'appartenance. Cela n'empêche pas de privilégier les candidatures de stage de certains masters ; c'est mon cas. Cela ne doit pas non plus nous empêcher de faire des retours - assumés et responsables- aux équipes universitaires concernées. C'est encore mon cas et je suis prête à approfondir la question.

    Sans avoir de position définitive, je m'interroge cependant sur la nécessité d'employer des moyens aussi radicaux que le boycottage de certaines universités..

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    merci pour tous ces échanges intéressants :)

    Tu as raison Jeanne de recentrer la question des stagiaires sur ce qu'ils ont à apporter, leur personnalité. C'est, bien sûr, central dans la sélection et c'est aussi ce qui rend si difficile le (bon) choix. Pas évident de se faire une idée sur ces choses là en un entretien !

    Mais n'empêche qu'ils ne sont pas nombreux à faire le choix de la diversité au profit de la proximité géographique. C'est dommage même si on s'éloigne des propos de cet article.

    Concernant le boycotte de certaines universités, nous avions déjà eu un premier élan de reflexion sur comment faire bouger les choses. Je te contacte en MP pour savoir comment relancer cette question.

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