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    Une conscience plus aiguë des difficultés mnésiques pourrait être associée au déclin cognitif


    C'est l'une des premières études du genre. Une équipe de l'UCLA a trouvé qu'une conscience plus importante de ses difficultés mnésiques pourrait être associée à un déclin du fonctionnement cérébral, particulièrement chez les personnes âgées avec un risque génétique de développer la maladie d'Alzheimer.

    Publiée dans le numéro d'avril des Archives of General Psychiatry, cette étude tente de comprendre comment les différents types et degrés de plainte mnésique peuvent être liés au déclin du fonctionnement cérébral. Cette découverte pourrait mener à une prise en charge précoce des personnes à risque de développer la maladie d'Alzheimer.

    « Une importante confusion règne à propos des plaintes mnésiques et sur la nécessité de les prendre au sérieux ou pas » souligne le docteur Linda Ercoli, professeur clinique à UCLA Semel Institute for Neuroscience and Human Behavior.

    L'équipe de UCLA a évalué 30 adultes de 50 à 82 ans, avec des plaintes mnésiques. La moitié des participants étaient porteurs de l'apolipoproteine e-4 ou APOE-4, un gène associé à la maladie d'Alzheimer. Aucun participant n'était affecté par la dépression ou l'anxiété, deux troubles pouvant largement affecter le fonctionnement mnésique.

    Un questionnaire a été distribué aux participants au début de l'étude pour mesurer la fréquence, le degré et le type de plainte mnésique. Les chercheurs ont mesuré le fonctionnement cérébral au départ et la fin de l'étude, 2 ans plus tard, en utilisant la tomographie par émission de positons (TEP).

    La TEP mesure l'activité cérébrale en révélant la quantité de glucose métabolisé par le cerveau. Les chercheurs ont alors mesuré comment les plaintes étaient reliées au déclin de l'activité cérébrale au décours des deux années de l'étude.

    L'étude a mis en avant que pour tous les participants, les plaintes portant sur l'oubli fréquent ont été associées à un déclin cérébral global, celui-ci pouvant faire partie du processus de vieillissement normal, selon les chercheurs.

    Cependant, l'étude des participants avec un facteur de risque génétique, l'APOE-4, qui ont rapporté une utilisation plus fréquente de stratégies mnésiques comme des listes et des calendriers pour minimiser l'impact des difficultés de mémoire a montré un déclin du fonctionnement cérébral plus important dans les régions temporales du cerveau comparativement aux participants sans facteur de risque génétique.

    Le lien entre l'utilisation plus importante de stratégies de compensation mnésique et le déclin du fonctionnement cérébral dans les régions temporales pourrait être le premier signe d'une pathologie neurodégénérative précoce telle que la maladie d'Alzheimer.

    « Ces découvertes pourraient finalement nous aider à identifier les patients à risque de développer une maladie d'Alzheimer » rapporte le docteur Gary Small.

    Source: http://archpsyc.ama-assn.org/cgi/content/abstract/63/4/442

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