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    DominiqueC

    un anti-cancéreux comme nouvelle option thérapeutique dans les troubles mnésiques?


    Une nouvelle étude chez l’animal semble montrer qu’un traitement anti cancéreux pourrait bien devenir un jour une nouvelle arme contre les troubles de la mémoire d’origine dégénérative.

    Marcelo Wood, professeur assistant au Department of Neurobiology and Behavior de l’UCI, vient de publier cette étude dans le numéro de juin du Journal of Neuroscience. Les chercheurs ont trouvé que l’inhibiteur de l’histone désacétylase (HDAC) , un traitement actuellement utilisé dans les formes de tumeurs cancéreuses, aurait un effet bénéfique sur les gènes impliqués dans le fonctionnement mnésique et en particulier le stockage à long terme.

    Wood et ses collègues ont montré, pour la première fois, qu’une application directe de l’inhibiteur HDAC sur l’hippocampe améliorait la mémoire et la plasticité synaptique dans le cerveau.

    Une protéine appelée chromatine est responsable de la compression de l’ADN d’un point de vue structural. Lorsque la chromatine se relâche, les gènes associés à la mémoire peuvent être activés plus facilement. De précédentes études ont montré que la protéine CBP pouvait exercer un tel relâchement sur la chromatine, facilitant par conséquence l’activation génétique nécessaire au fonctionnement mnésique. L’HDAC est une enzyme responsable de l’effet inverse avec un resserrement de la chromatine.

    Toute l’idée de cette étude repose donc sur un aspect fondamental de biologie moléculaire souligne Wood, qui est fasciné par l’impact potentiel sur le fonctionnement mnésique, les pathologies dégénératives et les cancers. Pour lui, les applications pourraient être encore plus larges avec un impact sur les addictions et certaines pathologies psychiatriques.

    Les scientifiques ont placé une souris dans une cage. L'animal a ensuité été soumis à des petits chocs électriques. Après ceci, ils ont injecté l’inhibiteur d’HDAC dans le cerveau de la souris en ciblant l’hippocampe, une structure impliquée dans le fonctionnement mnésique. Un jour plus tard, ils ont replacé l’animal dans la cage. Les souris traitées ont montré un comportement de freezing significativement plus long que les souris qui n’ont pas reçu le traitement, indiquant par là même que les souvenirs étaient plus forts dans le premier groupe.

    Après dissection, le cerveau des souris traitées a également montré des connections neuronales plus denses dans l’hippocampe.

    «Apres un événement, la consolidation mnésique est possible durant une période bien déterminée. Durant celle-ci, les gènes associés à la formation des souvenirs ont besoin d’être activés afin que le souvenir se structure. L'amélioration des souvenirs n'est possible que si le traitement est administré durant cette période critique.

    Wood a également trouvé que l’effet de l’inhibiteur d’HDAC n’était observé que si la protéine CBP était présente. Lorsque cette protéine est dysfonctionnelle chez l’humain, cela peut conduire à des pathologies neurodégénératives comme la maladie de Huntington ou le syndrome de Rubenstein-Taybi . L’inhibition d’HDAC pourrait améliorer le fonctionnement de la protéine et de manière concomitante le fonctionnement cognitif et neurologique de ces patients.

    Source: http://today.uci.edu/news/release_detail.asp?key=1619

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