L'observatoire

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Billets dans ce blog

 

L'institut américain de la santé mentale abandonne le DSM-5

Le 29 avril dernier, le National Institute of Mental Health (le plus important institut de recherche sur la santé mentale au monde) a annoncé qu'il n'utiliserait plus le DSM et sa prochaine révision. Inutile de vous dire que l'annonce a eu l'effet d'une bombe dans les médias et les réseaux intéressés ! Le NIMH s'est appuyé sur le DSM depuis plus de 60 ans avec sa première version éditée en 1952. Le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux est confronté, depuis plusieurs années déjà, a d'importantes controverses : trop de liens entre les experts et l'univers pharmaceutique en quête de nouveaux marchés, médicalisation de plaintes ne relevant pas de pathologies avérées, critères diagnostics élargissant les frontières du pathologique de manière injustifiée, etc. Thomas Insel, président du NIMH, ne mache pas ses mots puisqu'il annonce vouloir passer du diagnostic par le symptôme (vision du DSM) au diagnostic par la science... «Contrairement à nos définitions de l'Infarctus du myocarde, du lymphome ou du SIDA, les diagnostics du DSM sont basés sur un consensus d'ensembles de symptômes et non sur des analyses médicales objectives» selon Insel qui poursuit : «Dans le reste du monde médical, cela reviendrait à créer un système diagnostic basé sur la nature de la douleur de poitrine ou la qualité de la fièvre.» Le NIMH souhaite donc passer à un modèle biologique basé sur l'idée que les troubles mentaux sont des problèmes biologiques impliquant des circuits neuronaux à l'origine de configurations particulières de la cognition, des émotions et des comportements. Le DSM ne permet pas d'avancer dans cette direction, raison pour laquelle le NIMH travaille depuis 18 mois déjà sur son propre manuel. Il intégrera des éléments génétiques, d'imageries médicales et des sciences cognitives pour un diagnostic plus objectif. Le monde médical semble prêt à emboiter le pas mais Insel prévient qu'il faudra au moins une dizaine d'années avant d'aboutir à un outil suffisamment fiable. En attendant, les psychiatres ont fait savoir qu'ils continueraient d'utiliser le DSM. Le débat devrait devenir beaucoup plus visible dans les jours qui viennent puisque le DSM-5 sera officiellement accueilli lors du meeting annuel de l'American Psychiatric Association à San Francisco du 18 au 23 mai. Source : http://www.nimh.nih.gov/about/director/2013/transforming-diagnosis.shtml

DominiqueC

DominiqueC

 

La mémoire à la croisée des sciences - émission audio

Du temps de Marc Bloch ou de Maurice Halbwachs, les historiens discutaient avec d'autres chercheurs de disciplines différentes et croisaient leur savoir. Puis les temps ont changé, provoquant un renfermement de chacun sur son domaine. Mais quant on scrute la mémoire et ses arcanes, la nécessité de faire se rejoindre des chercheurs et des talents variés devrait éclater comme une évidence ! Car la mémoire n'est pas seulement un objet des sciences sociales, ou des seules sciences du vivant, elle est un tout ! A la croisée de nombreuses disciplines, histoire, philosophie, neuroscience, anthropologie, sociologie, science politique, neuropsychiatrie, neuro-imagerie, psychanalyse, architecture, performance studies, cultural studies, et des directeurs de mémoriaux, notre compréhension de la mémoire et nos connaissances de ses mécanismes s'éclairent sous un jour nouveau. Denis Peschanski a fait le pari que d'une double confrontation, transdisciplinaire et transprofessionnelle, devait naître une meilleure connaissance des phénomènes mémoriels. Richesse des échanges dans cette volonté de faire se rencontrer et discuter des chercheurs d’une même communauté scientifique, une recherche nouvelle est en train de naître et qui révolutionne l’étude de la mémoire et de sa transmission. « La mémoire à la croisée des sciences », en direct de France Culture, avec deux invités, Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS, responsable du programme franco-américain « mémoire et mémorialisation », et responsable également de Matrice, équipement d’excellence. Il a dirigé la publication du livre Mémoire et mémorialisation ( volume 1), De l'absence à la représentation, paru chez Hermann, et avec le neuroscientifique Yves Burnod,directeur de recherche à l'Inserm, au laboratoire d'Imagerie fonctionnelle, Faculté de médecine Pierre et Marie Curie à Paris. Une première partie d’émission émaillée d’archives sonores de l’Ina choisies par Anahi Morales et Sophie Rielland. http://neuropsychologie.fr/doc/audio/La_memoire_a_la_croisee_des_sciences.mp3 Source : France Culture Merci à Rebecca pour l'information !

DominiqueC

DominiqueC

 

Retour sur la formation Montessori adaptée aux personnes âgées présentant des troubles cognitifs

Psychologue spécialisée en Neuropsychologie, j’exerce au sein d’une Unité cognitivo-comportementale. Les UCC dépendent du plan Alzheimer 2008-2012, et plus précisément de la mesure 17 : « création d’unités spécialisées au sein des services de soins de suite et de réadaptation (SSR) pour malades atteints d’Alzheimer ». Ces unités de 10-12 lits ont pour but de prendre en charge les troubles comportementaux de patients présentant des troubles cognitifs afin de permettre à la personne de réintégrer son milieu de vie dans de bonnes conditions (domicile ou institution). Pour cela, des solutions concrètes et applicables sont proposées lors de la sortie de l’UCC. Parmi toutes les préconisations données aux aidants, un certain nombre concerne le choix des activités et le comportement à adopter avec leur proche. La mesure 17 du plan Alzheimer parle de la création de ces UCC « dans une architecture adaptée, avec des professionnels dédiés et spécifiques du soin et de l’accompagnement ». La réalité est quelque peu différente. Les locaux ne sont pas toujours adaptés, les moyens financiers parfois limités et le temps accordé souvent trop court. Par ailleurs, pour la majorité des hôpitaux, les équipes soignantes qui exercent en UCC sont celles de SSR. Leur formation est donc incomplète, tout comme la nôtre. En effet, la prise en charge des troubles comportementaux de patients présentant un processus neurodégénératif et le travail avec les familles et les institutions ne font pas partie de l’enseignement dispensé par l’université. Et sauf si vous avez eu la chance de réaliser un stage avec un psychologue exerçant dans ce genre d’unité, la prise de poste amène donc un certain nombre de questions. Afin de remplir au mieux mes missions, j’ai donc dû compléter ma formation et je me suis très vite aperçue que ma façon de prendre en charge ces patients serait tout à fait différente. Au fil de mes lectures, j’ai découvert la méthode Montessori et ses intérêts dans la prise en charge de patients présentant des troubles cognitifs et/ou comportementaux. À la base créée par Maria Montessori pour éduquer des enfants « normaux » de quartiers pauvres de Rome, le Professeur Camp adapta par la suite la méthode aux personnes âgées présentant des troubles cognitifs. Celle-ci a pour principal but de les mettre dans l’action, dans la vie tout simplement, en les réengageant dans des activités adaptées à leurs capacités et centres d’intérêt, en leur redonnant une place sociale, un sentiment de contrôle et d’appartenance à une communauté. Le mettre mot est « activité », à entendre comme « être en action », faire. C’est ainsi que j’ai décidé de me former à la méthode Montessori. La formation que j’ai choisie est celle proposée par AG&D (accompagnement en gérontologie et développements), un organisme de formation partisan des approches non médicamenteuses. Celle-ci s’adresse aux psychologues exerçant en unité cognitivo-comportementale (UCC), unité d’hébergement renforcé (UHR), pôle d’activité et de soins adaptés (PASA), unité de soins de longue durée (USLD), établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), accueil de jour, centre d’activités naturelles tirées d’occupations utiles (CANTOU), maison de retraite … mais aussi à toutes les personnes qui interagissent, d’une manière ou d’une autre, avec ces patients présentant des troubles cognitifs sévères, ces patients dits « déments+++ » pour qui le quotidien ne rime avec ... rien. Formation Montessori d’AG&D La formation que j’ai suivie en inter s’est déroulée sur deux jours. Nous étions 17, de tous horizons : des ergothérapeutes, des psychologues, des psychomotriciens, des animateurs, des directeurs de structures pour personnes âgées, des médecins, des aides-soignantes, etc. Et première grande surprise, sur 17 personnes… 3 psychologues. Cette diversité fut très enrichissante. D’une part, elle m’a permis de découvrir le patient à travers différents regards. D’autre part, le fait de réunir dans un même lieu un représentant de chaque profession m’a permis de mieux comprendre les problématiques de chacun, et notamment les contraintes législatives qui régissent le pouvoir de décision des hôpitaux. J’ai notamment pu avoir un certain nombre de réponses grâce à la présence d’une directrice d’établissement pour personnes âgées (maison de famille). Lors de la première journée, Jéromes Erkes (psychologue formateur) nous a présenté l’origine et les principes fondateurs de la méthode Montessori. Il est revenu sur l’importance des activités pour les personnes âgées présentant des troubles cognitifs et sur l’impact des représentations de la démence. L’après-midi, il nous a présenté quelques principes cognitifs essentiels à connaitre lorsque l’on travaille avec des personnes présentant des troubles cognitifs, et notamment la dissociation mémoire déclarative/ mémoire procédurale, capacités préservées/ altérées, la loi de Ribot, etc.. Un peu de redite pour les psychologues spécialisés en neuropsychologie, mais bon, cela ne dure pas plus d’une heure et je trouve toujours intéressant de pouvoir échanger sur ces points avec d’autres professions. Enfin, nous avons clôturé cette première journée sur la présentation d’outils d’évaluation Montessori (exemple du test de lecture). La seconde journée fut plus pratique. Jéromes Erkes nous a présenté un certain nombre d’activités Montessori, ainsi que les principes de base pour créer nos propres activités Montessori et pour les présenter aux patients. Nous avons notamment eu l’occasion de mettre en pratique ce que nous avions appris grâce à des jeux de rôles et à la manipulation du matériel. Des outils très concrets sont proposés et de nombreuses idées d’activités sont données (en groupe comme en individuel). Nous avons discuté de l’importance des rôles sociaux et de l’intégration du patient dans une communauté. Petit bonus : à la fin de formation, une clé USB nous est remise, avec différents supports et outils pour la création d’activités. C’était la première fois pour moi que lors d’une formation, le formateur nous parlait de nos vrais patients avec troubles cognitifs, ceux d’UCC, UHR, EHPAD, etc.. Ces patients avec nombres de difficultés, avec troubles du comportement, limitations sensorielles, fatigabilité, et j’en passe. Une formation pratique, avec un formateur qui a pratiqué ! Mon seul regret fut que cette formation en inter ne dure pas une journée de plus pour avoir le temps de parler plus en détail de l’analyse comportementale. Ainsi, alors que certains résument nos champs de compétences aux tests… je n’ai qu’une chose à dire : je suis psychologue spécialisée en Neuropsychologie et je fais environ un bilan par mois, parfois aucun. Je tenais à écrire cela, car nous sommes nombreux à exercer ainsi, à sortir de ce cadre dans lequel certains nous placent avec des phrases telles que « oui, mais vous vous êtes neuropsychologue, pas psychologue ». Nous sommes nombreux, mais pourtant encore assez invisibles. Soit invisibles, car silencieux, soit invisibles, car absents de ces unités. Après avoir discuté avec les autres professionnels qui ont suivi la formation Montessori (ergothérapeutes, psychomotriciens, animateurs, directeurs de structures pour personnes âgées, médecins et aides-soignantes), un certain nombre m’ont rapporté leur déception face au constat que ces unités sont désertées par les psychologues, qui ne savent pas quoi faire avec ces patients dits « déments ». J’ouvre donc le débat afin d’avoir vos avis… À l’heure où les études se basant sur l’imagerie cérébrale et les marqueurs de la maladie d’Alzheimer ne cessent de progresser, il me semble intéressant de soulever la question des champs d’exercices des psychologues spécialisées en Neuropsychologie qui travaillent dans le domaine du vieillissement. Je terminerais par un grand merci à Jérôme Erkes pour sa pédagogie, la passion qu’il met dans la transmission de son avoir et ses superbes imitations, je vous conseille très vivement cette formation ! Illustration : formation Montessori animée par Cameron Camp, créateur de l'approche (assisté de Jerôme Erkes, directeur de recherche AG&D).

MargauxV

MargauxV

 

Les allegros d’Alzheimer - 10 vidéos

Comment la musique agit-elle notre cerveau ? « Les allegros d’Alzheimer » sont dix petits films, réalisés par l'INSERM, qui nous éclairent sur cette question et sur les bénéfices apportés par la musicothérapie dans la prise en charge des maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer. Vous y entendrez des personnalités de la neuropsychologie comme Francis Eustache, Hervé Platel, Séverine Samson, Bruno Dubois etc. Le vieillard, miroir de l’enfant Francis Eustache dirige des recherches sur les troubles de mémoire et sur le diagnostic précoce des maladies neurodégénératives. Il nous explique que ce qui se passe dans le cerveau des patients atteints par la maladie d’Alzheimer est une image en miroir de ce qu’il s’y passe chez le bébé. Or, chez le jeune enfant, "on observe une réaction à la musique qui est évidente". Francis Eustache, Professeur de neuropsychologie, Unité Inserm 1077, Université de Caen Les réponses du cerveau aux chants anciens, nouveaux et inconnus Mathilde Groussard étudie les zones du cerveau qui sont activées lorsqu’on écoute des chansons anciennes, nouvellement apprises ou complètement inconnues. Son objectif : "mettre en évidence les régions qui seraient préservées en cas de maladie d’Alzheimer", celles qui permettent aux patients de mémoriser de nouvelles mélodies. Mathilde Groussard, Assistante hospitalo-universitaire et neuropsychologue, Inserm U1077, Université de Caen, CHU de Caen La musique va à l'hippocampe Comment les patients atteints par la maladie d’Alzheimer parviennent-ils à apprendre si facilement de nouvelles mélodies alors que leur mémoire semble tellement altérée, s’interroge Hervé Platel. Le chercheur est l’un des premiers à avoir identifié les réseaux cérébraux impliqués dans la perception et la mémorisation de la musique. Ses travaux indiquent que "la musique va à l’hippocampe… ". Hervé Platel, Professeur de neuropsychologie, Unité Inserm 1077, Université de Caen La musique, un complément thérapeutique Pour Séverine Samson, les arts peuvent enrichir le quotidien des personnes âgées : « Jusqu’ici, les résultats obtenus sont très encourageants ». L’étude de leurs effets bénéfiques doit se poursuivre. L’influence des activités musicales doit être comparée à celles d’autres activités, comme la peinture ou la cuisine. Séverine Samson, Professeur de psychologie cognitive et neuropsychologie ; Directeur de l'équipe neuropsychologie et cognition auditive, Université Charles-de-Gaulle Lille 3, Institut universitaire de France La musique, frein de la maladie Selon Emmanuel Bigand, "on a d’assez bonnes raisons de penser que la musique a façonné le cerveau de l’homme au cours de l’évolution". C’est pourquoi la musique pourrait avoir un intérêt dans la prise en charge de pathologies telles que la maladie d’Alzheimer, notamment en permettant freiner l’apparition des symptômes les plus invalidants. Emmanuel Bigand, Professeur de psychologie cognitive, Institut universitaire de France ; Directeur de recherche CNRS UMR 5022, Université de Bourgogne Le cerveau musicien Pour Bernard Lechevalier, pionnier de la psychologie cognitive de la musique, "la musique c’est la vie, c’est comme l’essence pour la voiture !". Il nous explique que la musique modifie certaines parties du cerveau et pourrait ainsi prévenir les troubles de la mémoire. Bernard Lechevalier, Professeur de neurologie, Unité Inserm 923, Université de Caen Le son est un mouvement Pour Thierry Pozzo, "la musique fait partie des systèmes de communication". Elle génère des émotions, mais aussi des mouvements. Le chercheur imagine que, grâce aux émotions musicales, il pourrait être possible de réactiver certains comportements moteurs chez les patients atteints par la maladie d’Alzheimer. Thierry Pozzo, Professeur de neurophysiologie, Institut universitaire de France ; Directeur de l'Unité Inserm 887, Université de Bourgogne Mouvement, danse, tango et réhabilitation L’évaluation de l’équilibre et de la marche chez le sujet âgé a toujours été au cœur des préoccupations de France Mourey. A la maison d'accueil des personnes âgées de La Prée, elle s’enthousiasme sur les résultats d’un atelier animé avec des musiciens et des danseurs professionnels. France Mourey, Maître de conférences en gérontologie, Unité Inserm 1093, Université de Bourgogne La musique, en attendant des médicaments La maladie d’Alzheimer est caractérisée par des lésions bien identifiées et son traitement découlera de la découverte de médicaments qui agissent sur ces altérations neuronales, explique Bruno Dubois. Mais le chercheur ne ferme pas la porte aux thérapeutiques alternatives : "la musique peut avoir un rôle assez fondamental dans la prise en charge des patients, pour peu qu’ils aient un goût pour l’écoute musicale". Bruno Dubois, Professeur de neurologie ; Directeur de l'Institut de la mémoire et de la maladie d'alzheimer, Unité Inserm 610, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris Comprendre Alzheimer pour changer de regard sur la société "Les patients atteints de maladie d’Alzheimer peuvent encore avoir accès aux plaisirs auditifs de la construction musicale". Joël Menard ne tarit pas d'éloges à propos de la musique. Il lui a donné sa place dans le Plan Alzheimer, tant au niveau des recherches fondamentales à accomplir que dans les stratégies de prise en charge. Joël Ménard, Président du Conseil scientifique du Plan Alzheimer 2009-2012 Source : http://www.inserm.fr/tout-en-images/les-allegros-d-alzheimer-pour-comprendre-l-influence-de-la-musique-sur-le-cerveau/la-musique-en-attendant-des-medicaments

DominiqueC

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Les 10 commandements du volontaire dans une étude d'imagerie !

Neuroskeptic a mis en ligne les 10 commandements du sujet sain engagé dans une étude IRMf. Vous êtes quelques-uns sur ce portail à avoir ce type d'activité, pourquoi ne pas compléter au besoin les tablettes du parfait sujet sain ? @amelieP ? 1. Tu ne nous feras pas faux bond.... Sérieusement, si tu ne viens pas, nous allons perdre un paquet d'argent (plusieurs centaines d'euros). 2. ...Et tu seras à l'heure : Si tu es en retard, toute l'organisation de la journée sera foirée Toutes les IRM suivantes seront retardées, ce qui ne manquera pas de nous faire passer pour des rigolos auprès des autres services. Arriver vraiment plus tard peut même modifier les résultats de certaines expériences parce que l'activité cérébrale change au cours de la journée ! 3. Tu devras être patient : Il se peut que ton IRM soit décalée (voir commandement #2) 4. Tu ne gigoteras pas : Avant de commencer, nous allons te demander de rester immobile. Tout mouvement aura une incidence sur nos données. Une caméra va nous permettre de garder un oeil sur toi durant l'imagerie. C'est en partie pour ta sécurité, mais également pour vérifier que tu n'as pas la bougeotte ! Si tu dois faire un mouvement, essaye de le faire entre deux séquences d'acquisition plutôt qu'au milieu 5. Tu n'éternueras pas. Vraiment pas ! Sérieusement, ça serait un sale coup pour toutes les personnes présentes à ce moment-là. 6. Tu ne boiras pas... du café ou du thé avant l'expérience. La caféine affecte le cerveau, tu sais. Mais en même temps... nous ne voulons pas que tu viennes sans avoir bu de café alors que tu le fais tout le temps d'habitude. Ça provoquerait un syndrome de sevrage qui affecterait également le cerveau. Donc, bon... on est un peu dans une impasse et les neuroscientifiques ne sont pas d'accord sur ce qu'il faudrait faire. C'est pour cette raison que l'équipe souhaite secrètement que tous ses volontaires soient mormons 7. Tu seras malin... assez pour comprendre les consignes aux épreuves psychologiques que tu vas devoir passer, même si nos explications sont complètement foireuses. 8. ... Mais pas trop malin ! Si tu devines le but de l'expérience, on est dans le pétrin ! Nous voulons une activité cérébrale provoquée par le test, pas parce que tu réfléchis au sujet du test. Donc, fais-nous juste confiance, chaque chose est exactement ce qu'elle parait être. Nous ne cherchons pas à embrouiller ton esprit. Promis... 9. Tu seras sans métal : Nous ne pouvons pas réaliser d'IRM si tu portes du métal sur toi, dans toi ou n'importe où ailleurs sur ton corps. Peut-être as-tu des bijoux ou un piercing facile à retirer avant l'expérience ? Vérifie avant de venir s'il te plait. Si ton alliance est coincée parce que tu as pris du poids... on va avoir un problème. Une fois, une personne a mis plus de 30 mn à retirer ses boucles d'oreilles ! 10. Un grand merci, sérieusement ! On ne pourrait pas faire de neurosciences sans toi ! Source (en Anglais) : http://blogs.discovermagazine.com/neuroskeptic/2013/03/13/the-10-brain-scan-commandments/

DominiqueC

DominiqueC

 

Ce qu'on pense de la neuropsychologie sur Twitter

Twitter, c'est comme si vous receviez des SMS de la planète entière. Il y en a des intéressants, d'autres moins et d'autres encore que vous n'auriez jamais dû lire.... En voici une petite série spécialement triée pour vous ! Il y a l'échange de tweets sur la vivacité de leur prof de neuropsy du jour... visiblement pas très fraiche ! Celle dont l'ambiguité n'en est pas moins embarrassante... de quoi parle t'elle au juste ?! Celui qui a eu la joie de passer entre les mains d'un neuropsy canadien pour le moins EXHAUSTIF !! Celui qui en appelle à Barack Obama pour interdir cette torture insoutenable qu'est la révision des cours de neuropsychologie ! Celui qui se dit qu'avoir un prof merdique, ca peut servir à éliminer des adversaires dans la course au master et son copain qui valide la théorie du "plus le nom du master est ésotérique, plus il a l'air sérieux" : Celle qui ne peut qu'être honnête : elle n'a strictement aucune idée de ce qui est en train de se dire en neuropsychologie cognitive... Celle qui se dit que 15 places, c'est pas assez (on l'envoie réviser ce texte immédiatement !) et qui n'a que des amis qui valident la théorie du nom ésotérique - qui en jette - que tout le monde va vouloir faire à cause de ça !!! Celle qui a rédigé un message qui m'a fait discrètement sourire avant que je me traite moi même de gros égocentrique... Et si ce n'était pas de CE SITE dont elle parlait ?! Celles de 3 copines qui n'ont pas assez de mots doux pour parler de cette belle discipline qui est la notre (piss off, get ass fucked and be my bitch !!!!!!!) Il y a celle qui appliquerait bien le principe du connais-toi toi même aux neuropsychologues d'abord ! Assez d'accord avec elle... Certains auraient du mal à comprendre leur propre cerveau dans notre métier que ca ne m'étonnerait pas ! Il y a celle qui a tellement passé de temps à résumer des articles qu'elle ne fait plus que du concis lorsqu'elle parle : Je connaissais "s'ennuyer à mourir", je viens d'apprendre qu'en neuropsy, on pouvait aussi s'ennuyer à pleurer Qui a dit que les études avaient un caractère neuroprotecteur ? Stéphane Adam... Sarah voudrait te toucher un mot à ce sujet ! Toute l'histoire de la neuropsychologie en une phrase : la discipline où le mot "probablement" résume toutes nos certitudes les plus profondes face à nos patients ! "Tu crois qu'il a une maladie d'Alzheimer ce monsieur ?? mmmh ... probablement ouai... " Vu la récurrence des messages à caractère lacrimal, je me poserais des questions si j'étais prof de neuropsy moi.... Ce tweet, je le deteste, je le hais, il me donne envie de pleurer tiens ! :'( Ayons une prière pour que Charlotte ne finisse jamais neuropsychologue.... Heureusement, quelque part en France, une jeune étudiante clame sa foi la plus profonde : Pendant qu'une autre rappelle à tout un chacun ce qu'on pense de ceux qui n'aiment pas la psycho : Ces tweets me font dire que le temps passe mais la fac reste la même... c'est important les repères ! Mais bon, les étudiants ne changent pas beaucoup non plus on va dire Qui pourrait comprendre ce message à part vous ? Morane... on compatit Un dernier pour la route... il m'a vraiment faire rire celui là. Merci, Darlèn, de t'être sentie obligée

DominiqueC

DominiqueC

 

Un peu de lecture gratuite en Mars avec le Journal of Neuropsychology

Pour les collègues qui ont loupé le coche avec Cambridge, vous pouvez vous rattraper avec un accès gratuit au dernier numéro de la revue "Journal of Neuropsychology" ! Les caennais sont à l'honneur avec un article sur les aspects cognitifs et émotionnels de la théorie de l'esprit dans la maladie d'Alzheimer et leurs relations avec les dysfonctionnements exécutives et de mémoire de travail (Mickaël Laisney et coll.). Pas d'inscription, aucune démarche particulière, les articles ont été déverrouillés. Le sommaire (cliquez sur les numéros de page pour être redirigé vers le pdf) : Response inhibition in children with and without ADHD after traumatic brain injury (pages 1–11) Tisha J. Ornstein, Jeffrey E. Max, Russell Schachar, Maureen Dennis, Marcia Barnes, Linda Ewing-Cobbs and Harvey S. Levin Response interference between functional and structural object-related actions is increased in patients with ideomotor apraxia (pages 12–18) Steven A. Jax and Laurel J. Buxbaum Lack of awareness of neuropsychological deficit in cerebral small vessel disease: The relationship with executive and episodic memory functions (pages 19–28) Rebecca L. Brookes, Kristin Hannesdottir, Hugh S. Markus and Robin G. Morris Motor excitability is reduced prior to voluntary movements in children and adolescents with Tourette syndrome (pages 29–44) Stephen R. Jackson, Amy Parkinson, Valentina Manfredi, Guy Millon, Chris Hollis and Georgina M. Jackson Drawing perseveration in neglect: Effects of target density (pages 45–57) Lorenzo Pia, Raffaella Ricci, Patrizia Gindri and Giuseppe Vallar Impaired body but not face perception in patients with obsessive–compulsive disorder (pages 58–71) Na Young Shin, Joon Hwan Jang, Hee Sun Kim, Geumsook Shim, Jae Yeon Hwang, Sung Nyun Kim and Jun Soo Kwon Visuospatial asymmetry in dual-task performance after subacute stroke (pages 72–90) Marlies E. van Kessel, Ilse J. W. van Nes, Alexander C. H. Geurts, Wiebo H. Brouwer and Luciano Fasotti Perception of affective prosody in patients at an early stage of relapsing–remitting multiple sclerosis (pages 91–106) Markus Kraemer, Michele Herold, Jennifer Uekermann, Bernhard Kis, Irene Daum, Jens Wiltfang, Peter Berlit, Rolf R. Diehl and Mona Abdel-Hamid Cognitive and affective Theory of Mind in mild to moderate Alzheimer's disease (pages 107–120) Mickaël Laisney, Laetitia Bon, Catherine Guiziou, Nathalie Daluzeau, Francis Eustache and Béatrice Desgranges Alteration of affective Theory of Mind in amnestic mild cognitive impairment (pages 121–131) Michele Poletti and Ubaldo Bonuccelli Preservation of person-specific knowledge in semantic memory disorder: A longitudinal investigation in two cases of dementia (pages 132–138) Catherine Haslam and Mazen Sabah Decision making is affected in obstructive sleep apnoea syndrome (pages 139–144) Agnès Daurat, Matthieu Ricarrère and Michel Tiberge

DominiqueC

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Scandaleux de ne pouvoir s'inscrire sur neuropsychologie.fr ?

Parmi les moyens d'expression du citoyen 2.0, le microblogging en est un à l'image de Twitter et ses informations de 140 caractères. Je dois dire que c'est un brin étonné que j'ai pris connaissance, il y a quelques instants, d'un étrange Tweet posté par un psychologue fraichement diplômé et installé dans la région Languedoc-Roussillon. M. Baissette n'y va pas de main morte avec notre association puisqu'il l'associe au hashtag #secte... Il copie la réponse de notre équipe de validation : Invectivé de la sorte sur Internet, je me permets une réponse courtoise, mais ferme : Notre association loi 1901 s'est constituée sur des objectifs et missions qui sont consultables par tous, ici. Qui aurait envie de rejoindre une association sans consulter ces informations au préalable ? Cette démarche, naturelle il me semble, aurait certainement évité cette crispation inutile.
Notre association n'a pas pour objectif de permettre aux jeunes (et moins jeunes) diplômés de compléter leurs trousseaux psychométriques. Nous ne fournissons aucun outil qu'un étudiant formé dans le champ de la neuropsychologie n'obtiendrait pas de ses lieux de stage. Par ailleurs, je rappelle ici que nous respectons scrupuleusement les droits d'auteurs.
Je me permets de souligner à ce collègue que chacun est tenu de respecter notre code de déontologie, disponible ici dans sa version révisée 2012. De multiples articles sont en lien avec notre responsabilité face au choix et à l'utilisation des outils pour lesquels une formation est indispensable. L'accès à des normes ou consignes ne constitue en rien une "formation". Il ne revient pas à notre association d'assurer cette formation de base, acquise par les psychologues spécialisés en neuropsychologie au cours de leurs stages et formations universitaires.
En lien avec ce dernier point et le site professionnel de ce collègue, je me permets de souligner que les "Tests neuropsychologiques" n'existent pas. Il serait trop fastidieux d'entrer dans les détails, mais il existe des tests psychométriques et un modèle théorique, la neuropsychologie. Ce modèle ne se résume certainement pas aux tests. D'ailleurs, pour fermer cette parenthèse sur votre site, le MMS n'est pas non plus un test psychométrique. Je vous renvoie à cet excellent article de vulgarisation de Derouesné à ce sujet.
Pour conclure, nos 800 adhérents revendiquent leur identité professionnelle de psychologue clinicien spécialisé dans le champ de la neuropsychologie. Nous contribuons quotidiennement au développement de la psychologie et la reconnaissance de son utilité auprès des autres professionnels et du grand public. Sur nos propres deniers et notre temps personnel, nous avons mis en place une plateforme d'échanges sur nos pratiques dans le champ de la neuropsychologie. Personne n'est tenue d'adhérer à cet objectif mais pour ceux qui le souhaitent, nous avons démocratiquement définis des règles d'inscription, comme dans n'importe quelle association. Est-ce si scandaleux dans le fond ?

DominiqueC

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Petite leçon d'histoire : la psychologie et son évolution depuis le siècle des Lumières

Pierre Buser, neurobiologiste et membre de l'Académie des sciences présente, dans une vidéo très intéressante, certains faits historiques susceptibles de nous éclairer sur l'histoire de la psychologie. Il y a toujours un côté malheureusement austère à ce type de présentation, mais le contenu ne l'est pas pour qui souhaite comprendre un peu mieux d'où nous venons et où nous allons. Dans son introduction, Pierre Buser souligne l'unité qui existait à l'époque des Lumières en Allemagne pour modéliser une psychologie en grande partie scientifique et autonome (Gestalt, Phénoménologie et Psychanalyse) alors qu'au même moment, la psychologie française était déjà confrontée à de nombreux conflits qui ont eu pour effet un attachement à la faculté de médecine. Cette relation impossible au médical va conduire les psychologues de l'époque, non pas à suivre l'exemple allemand en s'autonomisant à travers une discipline à part entière, mais en s'opposant à cette filiation médicale en allant rejoindre les facultés de lettres et de littérature. Pierre Buser n'hésite pas à souligner que la situation française a toujours été cacophonique, que cela soit au Siècle des Lumières ou par la suite. Il rappelle, malheureusement, à quel point il n'est toujours pas facile de collaborer avec des psychologues aujourd'hui. S'en est suivie la période des deux guerres mondiales et l'avènement, après cela, des neurosciences qui ont "dévoré" tous les champs qui s'intéressaient à la cognition et en particulier la psychologie et la psychiatrie. Pour Pierre Buser, l'intérêt des neurosciences a été de fédérer les chercheurs et d'améliorer les contacts entre des pays jusqu'à lors très différents. Pour lui, les neurosciences ont également eu pour effet de provoquer la résurgence des émotions et de l'affectivité alors qu'elles n'étaient presque plus étudiées, faute d'outils et de méthodologies adaptées. En contrepartie, la psychologie est malheureusement devenue bipolaire dans son appréhension du mental humain avec deux champs distincts : la cognition et l'émotion. Pierre Buser souligne qu'à côté de ces deux grandes thématiques, celle de la conscience n'a pas vraiment beaucoup avancé. Pour les savants esprits des Lumières, la conscience était le "subjectif" : pour cette raison elle a été ignorée en France et en Allemagne. Il y avait une sorte "d'hypocrisie" qui consistait à accepter la conscience comme un moyen de contenir notre subjectivité sans pour autant lui donner de l'importance et surtout discuter de la preuve de sa nature. Actuellement, pourtant, les choses changent et de plus en plus de preuves fonctionnelles s'accumulent pour mettre en parallèle le phénomène de conscience et des mesures cérébrales. La conscience devient une "instance" de l'esprit qu'il faudra objectiver (chose impossible pour le moment). C'est l'un des plus grands défis pour Buser. À l'opposé de la conscience était l'inconscient, une thématique essentiellement allemande au départ. D'abord Liebnitz qui, curieusement, l'évoque pourtant en français ("les petites perceptions", terme ensuite traduit en Allemand) pour définir ce qu'on ne perçoit pas. L'inconscient rationnel a continué d'exister chez Hegel, mais pour mieux glisser vers la pathologie mentale : ce sont les débuts de la psychanalyse (Freud et Breuer). En parallèle, l'inconscient rationnel/cognitif se développe en France, non pas chez les psychologues, mais chez les mathématiciens (Henri Poincaré, Laurent Schwartz...). Le thème deviendra international grâce aux Américains avec le "cognitif and emotional incounscious". La conclusion de Pierre Buser sur ce passage de l'histoire : l'évolution du Siècle des lumières à aujourd'hui est indéniable, mais la subjectivité en psychologie reste un grand problème. Aucun scientifique ne peut expliquer comment un stimulus objectif (un rayon de lumière par exemple) se transforme en impression subjective. Nous ne savons pas ce qu'est la subjectivité. Or le champ de la conscience ne peut avancer sans comprendre davantage comment nous passons de l'objectif au subjectif. Pour Pierre Buser, beaucoup de scientifiques gardent toujours cette vision dualiste d'une coupure entre le physique et le psychique. Il est pourtant convaincu que la science finira par trouver la jonction entre les deux. C'est l'un des héritages des lumières : poursuivre le travail de déconstruction du dualisme pour réunifier le corps et l'esprit. "Explorer l'esprit, cognition et émotion" intervention de Pierre Buser lors du colloque "Les Lumières: hier, aujourd'hui, demain" qui s'est déroulé les 7 et 8 février 2013 à Paris dans le cadre de la commémoration du 50ème anniversaire du Traité de l'Elysée.

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Accès gratuit à l'année 2012 de l'éditeur Cambridge

Vous cherchez des articles récents de revues éditées par Cambridge University Press ou vous souhaitez juste piocher quelques papiers intéressants ? Cambridge offre un accès gratuit à toutes ses revues pour l'année 2012 avec le code : OFFERCOD3 Attention, ce n'est valable que jusqu'au 5 mars.... il ne vous reste donc que 13 jours. L'éditeur annonce fièrement que cette année 2012 ne représente pas moins de 100 000 articles à découvrir ! Pour cela, inscrivez vous via cette adresse en n'oubliant pas de mentionner le code promotionnel : http://journals.cambridge.org/action/login?loginParam=Y En procédant ainsi, vous obtiendrez ce petit message de confirmation et l'accès aux revues : Vous trouverez des revues intéressantes dans les catégories : Neurosciences : http://journals.cambridge.org/action/bySubjectArea?sessionId=51DAAB1F28E53ACDEB835DEBD1F30D6C.journals#subject28
Psychologie : http://journals.cambridge.org/action/bySubjectArea?sessionId=51DAAB1F28E53ACDEB835DEBD1F30D6C.journals#subject1560
Psychiatrie :http://journals.cambridge.org/action/bySubjectArea?sessionId=51DAAB1F28E53ACDEB835DEBD1F30D6C.journals#subject33
Je vous conseille particulièrement le journal de l'INS : http://journals.cambridge.org/action/displayBackIssues?jid=INS

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Attaque panique après une lésion amygdalienne bilatérale ?

Pierre Barthélémy est l'auteur d'un billet intéressant sur le blog du journal Le Monde. Il évoque le cas d'une femme atteinte de la maladie d'Urbach-Wiethe, pathologie qui peut engendrer des calcifications des amygdales. Le résultat est une altération profonde du traitement de la peur et des stimuli aversifs. Si ce genre de cas a déjà été décrit dans la littérature, la fin de l'article est très intéressante. Pierre Barthélémy cite un article paru le 3 fevrier dans la revue Nature Neuroscience : Fear and panic in humans with bilateral amygdala damage. Dans celui-ci, les chercheurs rapportent avoir pu faire expérimenter la peur à cette femme en lui faisant respirer un mélange gazeux contenant 35 % de CO2 (100% la norme). Cette situation a déclenché une véritable attaque de panique chez la patiente. La condition expérimentale a été reproduite avec succès chez deux soeurs jumelles ayant la même maladie. N'hésitez pas à parcourir les commentaires du blog, ils sont intéressants eux aussi. Pour lire le billet paru dans Le Monde : http://passeurdescie...ue-pas-la-peur/ L'article paru dans Nature Neuroscience est accessible librement ici : http://renehurlemann.../storage/48.pdf

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Scanner ou IRM face à une plainte migraineuse ?

Un récent article paru dans Neurology International illustre la place que doit garder le scanner dans les examens d'imagerie de routine. Un jeune homme de 22 ans, employé dans le bâtiment, a pour antécédent des maux de tête chroniques. Il a grandi dans une ville de l'Est de la Turquie, est le 3e d'une fratrie de 8 enfants. Ses maux de tête ont démarré à l'âge de 5 ans. Durant son enfance, les douleurs s'exprimaient en postérieur et dans les régions préorbitales principalement lors d'efforts de concentration. Aucune hospitalisation n'a eu lieu à l'époque en lien avec la pauvreté de sa famille. A l'âge de 20 ans, la fréquence et l'intensité des maux de tête ont augmenté avec des crises tous les jours, durant plus de 4 heures. La zone la plus douloureuse était alors préorbitale. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens ont été prescrits, mais sans impact significatif sur les douleurs. 6 mois avant l'admission dans leur clinique, les médecins rapportent que les maux de tête avaient pris un caractère pulsatile, accompagnés de nausées et vomissements. A l'hospitalisation, le patient était dans un bon état général, conscient, alerte et coopérant. Il ne présentait aucune blessure, aucun signe évident de problème intellectuel, retard de croissance ou retard mental. L'examen neurologique était strictement normal. Une radio du crâne a été demandée et a révélé la présence de corps étrangers au niveau de la voute crânienne (vertex). Un scanner cérébral avec reconstruction en 3D a alors montré la présence de trois corps métalliques, deux sous la voute crânienne et un autre au niveau de la citerne ambiante. Le patient et ses proches ont déclaré ne pas savoir comment ses corps métalliques sont arrivés là. Les positions de ces derniers suggèrent, toutefois, une introduction par la fontanelle antérieure durant les premiers mois de développement. Une intervention chirurgicale a été écartée du fait des risques de complications pour le patient. Il est juste reparti avec une prescription d'antalgiques et une contradiction pour tout examen par IRM. La rouille générée par le métal pourrait déclencher une réaction biochimique à l'origine des maux de tête chez ce patient. Pour les médecins, la présence de ces aiguilles métalliques ne peut résulter que de deux causes : un accident (jeu avec un autre enfant un peu plus âgé voire seul s'il est resté sans surveillance) ou un infanticide raté, les deux situations ayant déjà été rapportées dans des publications. Pour l'équipe, la considération la plus importante reste l'utilisation des IRM en première instance face à des maux de tête persistants. Selon eux, une exploration graduelle doit être envisagée : une radio, un scanner et par la suite, une IRM si cela s'avère nécessaire. Dans le cas présent, une IRM aurait très certainement été fatale au patient ! En guise d'illustration, à la suite d'un accident, une autre équipe médicale a filmé les risques de laisser un corps métallique libre dans une pièce d'IRM : Source : http://www.ncbi.nlm....les/PMC3555220/ Un résumé sur la différence entre le scanner et l'IRM : http://www.sfrnet.or...0523-123727-031

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Ne jamais courir avec un crayon dans la main !

Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de vous faire suivre une histoire à la Phineas Gage... Il y avait eu ce jeune anglais victime d'un coup de couteau au cerveau, ce bricoleur du dimanche avec sa clouteuse ou encore cet autre homme attaqué au pinceau en bois... il y a maintenant le miracle d'Olivia Smith, petite fille de seulement 20 mois, qui a survécu à un crayon de 10cm de long ! Olivia s’est enfoncée, à travers le globe oculaire un crayon de couleur en tombant. Celui-ci lui a traversé le cerveau sans toucher le nerf optique ni aucune artère vitale ! La mère d'Olivia se rappelle avoir entendu sa seconde fille de 3 ans dire "Le crayon est dans sa tête" et de répliquer ".... non... le crayon n'est pas dans sa tête !!". Elle pensait qu'il s'était cassé puisqu'on ne pouvait plus apercevoir que le bout du crayon ! Pas moins de 50 médecins se sont relayés pour retirer le crayon de bois. La fillette a fait trois AVC et souffre d'une hémiplégie qui semble toutefois rapidement régresser. Selon l'équipe médicale, elle devrait totalement récupérer de l'accident ! Source : http://www.wmur.com/...tml?source=wmur

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Accompagnement non médicamenteux des troubles du sommeil en EHPAD

Une expérience d’accompagnement innovant récompensée par le Grand Prix des Donateurs de la Fondation Médéric Alzheimer et le Prix « lieux de vie, lieux d’envie » de l’association ASSHUMEVIE Depuis octobre 2011, la Résidence du Parc expérimente une réponse aux problèmes posés par les résidents dont le sommeil n’est pas en adéquation avec les rythmes ordinaires des institutions. Qu’ils ne trouvent pas le sommeil et déambulent une partie de la soirée ou présentent un sommeil perturbé par des réveils fréquents, ces résidents sont accueillis au Noctambule, Pôle d’accompagnement et d’activités adapté à la nuit, de 19H à 5H. Dans un cadre sécurisant et chaleureux, un assistant de soins en gérontologie spécifiquement chargé de cette mission, les aide à trouver l‘apaisement autour d’une collation, d’une discussion ou de jeux, à chaque fois supports du lien qui réconforte. Après plusieurs mois, cette expérimentation, soutenue par l’ARS Champagne Ardenne qui la finance, a fait la preuve de son efficacité pour améliorer la qualité de sommeil, mais aussi la qualité de vie au quotidien de l’ensemble des résidents et des professionnels de l’EHPAD. L’originalité de cette démarche qui s’attache à respecter les attentes spécifiques de chacun en proposant une réponse plus humaniste que médicale a retenu l’attention de la Fondation Médéric Alzheimer et de l’association ASSHUMEVIE. Toutes deux, dans le cadre de leur appels à projet annuel ont accordé leur premier prix à notre établissement. Interview de Francoise Desimpel, lauréate du Prix Lieux de vie Immersion dans la résidence Source : http://www.maison-re....php?article815

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Le 21 ème Prix de Neuropsychologie Jean-Louis Signoret attribué à Cathy Price

Le jury international, présidé par le Pr. Albert Galaburda (Harvard Medical School, Boston, USA), a décerné le 27 novembre 2012 le 21ème Prix de Neuropsychologie Jean-Louis Signoret de la Fondation Ipsen (20.000€) à Cathy Prize (University College London, London, UK). Elle a été récompensée pour ses travaux sur la compréhension du substrat neurologique de la lecture et de l’écriture. Au cours des 150 dernières années, les études sur des patients présentant des altérations neurologiques, et l’imagerie fonctionnelle de lecteurs sains avec des compétences de lecture nous ont permis de comprendre la base neurale de la lecture et de l’écriture. La première contribution majeure provient des travaux de Dejerine (1891, 1892) qui a identifié les sites de lésion provoquant deux types différents d’alexie : l’alexie avec agraphie concerne les patients présentant un déficit acquis à la fois de lecture (alexie) et d’écriture (agraphie). Elle est associée à des lésions du gyrus angulaire gauche, qui joue donc un rôle dans la mémoire de la forme visuelle des mots, nécessaire à la fois pour la lecture et pour l’écriture. Par contre, on pensait que l’alexie sans agraphie (associée à des lésions du lobe occipital gauche et du splénium du corps calleux) survenait après une déconnexion entre le traitement de la forme visuelle des mots dans le gyrus angulaire gauche et le traitement visuel dans le cortex occipital. La deuxième contribution majeure date des années 1970 où ces rapports ont concerné des patients alexiques, qui présentaient une difficulté sélective pour lire soit de nouveaux mots (par ex. SHAP), soit des mots familiers dont la prononciation ne correspondait pas à leur orthographe (par ex. YACHT). Ceci a conduit à des modèles cognitifs impliquant au moins deux voies différentes de lecture : une qui se rapporte à la reconnaissance des mots et/ou la sémantique et une qui s’appuie sur l’orthographe sous-lexicale pour la traduction des sons. La troisième contribution majeure s’est développée dans les années 1990 avec l’apparition des techniques de neuro-imagerie fonctionnelle. Les premières études avaient pour objectif d’identifier les régions anatomiques à l’origine des voies de lecture lexicale et sous-lexicale prédites par les modèles cognitifs de lecture. Contrairement à ce que l’on attendait, les résultats de neuro-imagerie ne correspondent pas immédiatement aux modèles cognitifs actuels, mais ils indiquent plutôt un système de lecture bien plus complexe, qui implique de nombreuses régions cérébrales et de nombreuses voies de traitement. Cathy Price a suivi une formation universitaire en physiologie et en psychologie. Lors de son doctorat, elle a étudié la neuropsychologie cognitive, en se concentrant sur l’évaluation comportementale de patients atteints d’agnosie et de dyslexie. Sa formation postdoctorale portait sur la tomographie par émission de positons et son application à l’anatomie fonctionnelle du langage. Depuis 1997, elle a été financée par le Wellcome Trust pour élaborer un modèle anatomique fonctionnel de langage qui explique les aptitudes linguistiques normales et fonctionnellement altérées. Son prochain objectif est de développer un outil clinique utilisant l’imagerie cérébrale structurelle pour prédire le rétablissement du discours et du langage après un accident vasculaire cérébral. Source : Communiqué de presse

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Revue gratuite sur la neuropsychologie du TDAH

L'éditeur Taylor & Francis vient de rendre gratuit son dernier numéro d'Applied Neuropsychology : Child sur la neuropsychologie du Trouble de Déficit de l'Attention / Hyperactivité. Il est possible que ce libre accès soit lié au cri d'alarme que pousse Lenoard Koziol dans son éditorial. Le neuropsychologue revient plus longuement sur sa position dans le premier article de la revue : Neuropsychological Assessment and The Paradox ofADHD. Il se réfère à la position de l'American Academy of Pediatrics qui considère le TDAH comme un trouble neurocomportemental et souligne que l'essentiel des connaissances accumulées sur le TDAH provient de la neuropsychologie. Paradoxalement, le diagnostic resterait centré sur la vision proposée par le DSM4, vision essentiellement comportementale avec un diagnostic basé sur la seule observation des parents,des enseignants et de l'entourage de l'enfant. Ce numéro tente d'apporter des arguments pour une vision plus cognitive et neurologique du TDAH. Volume 1, Issue 2, 2012 Applied Neuropsychology: Child Introduction Leonard F. Koziol pages 77-78 Neuropsychological Assessment and The Paradox of ADHD Leonard F. Koziol & Michael C. Stevens pages 79-89 The Sensitivity and Specificity of Neuropsychological Tests in the Diagnosis of Attention Deficit Hyperactivity Disorder Theodore Wasserman & Lori Drucker Wasserman pages 90-99 ADHD and Factor Analysis: Are There Really Three Distinct Subtypes of ADHD? Jayme Bernfeld pages 100-104 Clinical Encounters of the ADHD Kind: The Unique Role of Neuropsychology Jane Holmes Bernstein pages 105-111 Beyond DSM: The Role of Auditory Processing in Attention and Its Disorders Teresa Bailey pages 112-120 Neuropsychological Endophenotypes in ADHD With and Without Epilepsy William S. MacAllister, Marsha Vasserman, Pooja Vekaria, Eavan Miles-Mason, Natanya Hochsztein & Heidi A. Bender pages 121-128 Risk Factors for Comorbidity in ADHD and GTS: Looking Beyond a Single-Deficit Model Tara Murphy & Valerie Muter pages 129-136 ADHD and Sensory Processing Disorders: Placing the Diagnostic Issues in Context Leonard F. Koziol & Deborah Budding pages 137-144 ADHD and Giftedness: A Neurocognitive Consideration of Twice Exceptionality Deborah Budding & Dana Chidekel pages 145-151 Medication Efficacy: The Impact of Variability in Defining and Measuring ADHD and Executive Functioning Paul Beljan, Alison E. F. Reuter, Koren Ganas & Marlin Hoover pages 152-158 Summary Leonard F. Koziol & Arthur MacNeill Horton Jr. pages 159-160 La page complète : http://www.tandfonline.com/toc/hapc20/1/2#.UKw0VbD7dyU

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Le signe de la bicyclette - utile dans la maladie de Parkinson ?

Le freezing de la marche est un symptôme fréquent chez les personnes atteintes de maladie de Parkinson. Elle impacte sérieusement les activités quotidiennes et ne répond pas bien aux traitements disponibles tels que la Lévodopa. Anke H. Snijders rapporte, depuis 2 ans, l'étonnante préservation, chez certaines personnes atteintes de Parkinson, de la capacité à faire du vélo. Étonnante tant on sait que la maladie affecte l'équilibre, les actes moteurs volontaires et la coordination motrice, autant de fonctions nécessaires à la pratique du vélo ! Un premier cas a été rapporté par Snijders en 2010 dans le New England Journal of Medicine. Ce patient de 58 ans présente un freezing de la marche important. La marche est quasi impossible chez lui avec nécessité d'aides pour placer un pied devant l'autre et incapacité à effectuer un demi-tour. Après quelques pas, le patient perd l'équilibre et réclame son fauteuil. La première partie de la vidéo montre à quel point la marche est difficile, mais beaucoup plus spectaculaire, la seconde partie montre ce même patient capable de rouler à vélo seul, sans aucune perte d'équilibre, maitrisant parfaitement le demi-tour. Le mécanisme sous-jacent à cette prouesse serait la kinésie paradoxale, un mouvement volontaire qui reste possible dans des cas d'émotion intense, à la faveur d’un stress, d’un obstacle (marche à franchir, enjambement,...) chez le parkinsonien. La préservation de cette capacité serait le plus souvent absente chez les patients atteints de parkinsonisme atypique (voir cet article en accès libre sur la MP et les formes atypiques), à tel point que des chercheurs parlent maintenant du "signe de la bicyclette" et proposent qu'il puisse être un signe supplémentaire dans le diagnostic différentiel typique/atypique (Aerts et al., 2011). Snijders continue de publier sur la question et propose que le cas particulier de cet homme de 58 ans ne soit pas vraiment l'exception. Son étude de 2012 porte sur 45 personnes atteintes de Parkinson. 25 présentent du freezing de la marche, mais 19 continuent de faire du vélo. Les 20 autres personnes ne présentent pas de freezing et 18 d'entre elles continuent également à faire du vélo. Ses conclusions sont les suivantes : le freezing n'impacterait pas manière équivalente tous les mouvements, le vélo serait une activité physique très intéressante pour les personnes atteintes de parkinson.
En cas de problème à la monte/descente du vélo, un tricycle pourrait être envisagé pour permettre le maintien de cette activité
Bien évidemment, les habitudes culturelles sont à prendre en considération. La Hollande est connue pour son utilisation massive du vélo. Qu'en serait-il en France ? References: Snijders AH, Bloem BR. Cycling for freezing of gait. N Engl J Med. 2010 Apr 1;362(13):e46. PubMed PMID: 20357278. Aerts,M.B.,et al. The "Bicycle Sign" for Atypical Parkinsonism. Lancet (2011) 377:125-126 Snijders, A. H., van Kesteren, M., & Bloem, B. R. (2012). Cycling is less affected than walking in freezers of gait. Journal of neurology, neurosurgery, and psychiatry, 83(5), 575–576. doi:10.1136/jnnp-2011-300375

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Un site dédié à Phineas Gage

Le professeur de psychologie, Malcolm MacMillan, a créé un site dédié à Phineas Gage, l'agent des chemins de fer le plus célèbre du monde ! J'avais déjà eu l'occasion de vous parler de MacMillan et Gage en 2008 puisque le premier avait rédigé un article polémique sur ce qu'il qualifiait "le mythe Phineas Gage" (à relire ici). Un an plus tard, nous découvrions ensemble le véritable visage de Phineas Gage grâce à des collectionneurs amateurs de nouvelle technologie : Avec la rigueur du chercheur, MacMillan a retracé toutes les informations disponibles sur Phineas, agrémentées de réflexions et de références. Le chercheur termine avec une page "Questions" dans laquelle il revient sur les nombreux points d'ombre qui persistent dans l'histoire de Phineas. L'histoire récente nous a montré qu'il était encore possible de découvrir des choses sur Phineas Gage et MacMillan ne désespère pas de trouver de nouvelles sources, de nouvelles personnes susceptibles de completer le puzzle ! Le site : http://www.uakron.edu/gage/

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Amazon rachète vos livres - j'ai testé pour vous !

Depuis cet été, Amazon a élargi son programme de rachat d'occasion aux livres. Comme beaucoup, j'ai accumulé un bon nombre d'ouvrages, certains plus intéressants que d'autres ! Après l'achat de livres neufs à prix défiant toute concurrence j'avais envie de tester cette nouvelle offre d'Amazon L'idée de vendre des livres me trottait dans la tête depuis un moment. Rien ne sert de collectionner et un livre est mieux dans les mains d'un lecteur que dans une bibliothèque poussiéreuse... Il y a bien Leboncoin mais pas vraiment le temps de gérer la vente, les déplacements, les emails et négociations. Et voilà que je tombe sur l'offre de reprise d'Amazon ! Parfait... je me suis donc mis en tête de designer 5 malheureux candidats. Attention, la reprise s'effectue en bon d'achats, donc ceci s'adresse plutôt pour une personne qui souhaite réinvestir son argent dans de nouveaux ouvrages (bien qu'Amazon vende maintenant de tout, y compris des iPad et autres nouvelles technologies). Après avoir entendu parler Pierre-Yves Jonin lors du CNNC de la TOP30, je me décide d'assumer et je regarde combien on me reprend mon bouquin rose "La mémoire collective, mémoire des événements publics et des célébrités : les batteries Eve 30 et Top 30". Première bonne surprise, mon livre est repris presque 30 euros ! Pas mal pour un ouvrage que je n'utilise plus. Je continue sur ma lancée et sélectionne donc 5 ouvrages pour un montant très honorable de 84,10 euros Amazon me fournit un bon colissimo que je n'ai qu'à imprimer : les frais de port sont gratuits ! Reste qu'à trouver un carton et mettre mes beaux livres dedans : Je le remplis de papier brouillon pour amortir les chocs, je le scotche et le voilà prêt pour le départ ! Je poste ça mardi dernier. Ils annoncent 2 jours ouvrés à partir de la réception. Vous pouvez suivre le colis, il est reçu du jeudi pour ma part. Le week end est là mais les délais sont respectés, j'ai reçu ce lundi un email qui confirme la bonne réception de mon colis et le traitement de ma vente à Amazon. Pour savoir si vous possédez des ouvrages qui pourraient être de bons candidats à la revente, allez donc faire un tour sur cette page : Amazon rachète neuropsychologie ! Il y a des bons coups à faire mais tout n'est pas intéressant (Exemple du livre "Evaluation et prise en charge des troubles mnésiques" racheté un malheureux 12 euros). Bref, pour ma part je suis très satisfait de ma vente et j'espère vous avoir donné de bonnes idées pour les livres que vous n'utilisez plus. Reste plus, pour moi, qu'à trouver comment dépenser cette petite somme

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Des adultes diagnostiqués TDAH

L'ordre du Québec possède un compte Twitter et il utilise régulièrement ce média pour promouvoir des informations intéressantes ! Dernièrement, ils ont fait la promotion d'une émission de radio portant sur le TDAH chez l'adulte avec une neuropsychologue : Geneviève Forest de l'université du Québec en Outaouais. L'émission de radio est intéressante car elle ne présente pas le cas des enfants diagnostiqués TDAH qui vieillissent mais tous les adultes TDAH qui s'ignorent et qui, pour une raison ou une autre, parviennent tout de même à se faire diagnostiquer ! Parmi les raisons, le diagnostic d'un enfant peut en être une avec une prise de conscience de la similarité de certains traits caractéristiques du TDAH entre le parent et l'enfant. Est également évoqué des situations de vie difficiles à gérer qui mettent en avant des signes jusqu'à là ignorés ou minorés. Le diagnostic serait plus complexe chez l'adulte, notamment parce que certains signes peuvent avoir été intégrés dans un fonctionnement global. Le besoin d'être constamment en action peut être perçu positivement, la personne peut même avoir une aura de leader auprès de son entourage ! Marie Michèle Lemaire évoque son histoire de mère de deux enfants TDAH ainsi que son diagnostic tardif (et ses conséquences), consécutif à la prise en charge de ses enfants. Elle coordonne aujourd'hui une association d'aide aux enfants TDHA à Québec : l'association panda. http://neuropsychologie.fr/doc/audio/TDAH_adulte.mp3 En complément, vous pouvez retrouver notre article sur le diagnostic des adultes TDAH : http://www.neuropsychologie.fr/index.php?/page/index.html/_/articles/enfants-adolescents/tdah-en-neurologie-adulte-r246

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Supplément gratuit de Nature sur l'autisme

L’association francophone de psychologie et psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent a publié sur son compte Twitter une information qui pourrait intéresser tous les psychologues qui s'intéressent à l'autisme. La célèbre revue Nature offre à ses lecteurs un supplément gratuit sur l'autisme en ce mois de novembre. Le supplément peut être consulté ici : http://www.nature.co...2012/index.html Pour en savoir plus sur l'’association francophone de psychologie et psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent : http://www.appea.org/

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Vous avez consulté et acheté en octobre...

Notre librairie contient de nombreux ouvrages de référence. Chaque mois, je vous proposerai un petit panel des ouvrages les plus consultés et achetés par nos collègues. Le livre qui a été le plus acheté développe un thème très en vogue actuellement "Les démences au croisement des non-savoirs : Chemins de la complexité" Sans surprise, Solal a suscité beaucoup d'intérêt avec des titres récents mais pas seulement : Atelier-mémoire en gérontologie : des séances en pratique : Dossier du praticien, Livret du praticien et Dossier du participant
Fonctions exécutives et pathologies neurologiques et psychiatriques : Evaluation en pratique clinique
La neuropsychologie de l'attention
et Gremoire : Tests et échelles de la maladie d'Alzheimer et des syndromes apparentés
Les lecteurs se sont également intéressés aux ouvrages suivants : La chimie des sentiments
Les Dépressions du sujet âgé
Vision, espace et cognition : Fonctionnement normal et pathologique
et le grand classique "Neurologie"
Enfin, il y a également des collègues anglophones et ils ont bien raison ! voici les livres en anglais les plus achetés en octobre avec un intérêt marqué pour l'intervention neuropsychologique : Memory Rehabilitation: Integrating Theory and Practice
Neuropsychological Assessment
Neuropsychological Interventions: Clinical Research And Practice
et The Effectiveness of Rehabilitation for Cognitive Deficits
Si vous avez acheté l'un de ces ouvrages, pourquoi ne pas partager votre sentiment avec nous ici ou mieux encore, rédiger une petite présentation pour un futur article biblio de notre revue "les cahiers de neuropsychologie.fr" ?

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Une maison de vie pour accueillir ceux qui vont mourir

Le monde a mis en ligne un article sur un projet comme nous aimerions en voir tellement plus : une maison de vie (à Besançon) pour accueillir les personnes en fin de vie. Pas de blouses blanches pour accompagner ces personnes qui, trop souvent, finissent à l'hopital alors qu'elles n'ont rien à y faire. Cette maison expérimentale "accompagne des personnes en fin de vie ne nécessitant pas de soins hospitaliers trop lourds : aux rires et sourires des sept résidents et du personnel se mêlent parfois les larmes. Car ici, tout se partage : les repas, les apéros l'été sous le tilleul, les sorties ciné, mais aussi les départs. Installé dans le quartier bucolique de Saint-Ferjeux à Besançon, ce lieu a été imaginé et pensé pendant huit ans par Laure Hubidos avant de voir le jour en juin 2011. Bénévole de longue date dans l'unité de soins palliatifs du CHU de Besançon, cette quadragénaire dynamique et charismatique rêvait de créer un lieu qui soit une alternative à l'hôpital et au domicile pour des personnes en fin de vie. Un lieu entre la maison de soin et la maison de famille." Le reste est à lire sur le monde : http://www.lemonde.f...18_1651302.html La page internet de cette maison de vie : http://maisondevie.croix-rouge.fr/ Merci @Margaux.V

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Le quotidien d'étudiants en neuropsychologie sur Instagram

Une image vaut mille mots et Instagram l'a bien compris ! Ce réseau social s'est rapidement imposé comme sérieux concurrent à Twitter et Facebook, ce qu'a bien compris ce dernier puisqu'il n'a pas hésité à racheter la petite start up près d'un millard de dollars.... Bref, je ne suis pas là pour vous faire un cours sur les réseaux sociaux mais pour partager avec vous la vie en images de quelques étudiants en neuropsychologie, ca vaut le coup d'oeil (les commentaires y compris)

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Les démences au croisement des non-savoirs

Les presses de l'EHESP viennent de sortir un ouvrage intitulé "Les démences au croisement des non-savoirs - Chemins de la complexité" dans la droite ligne des travaux actuels de Martial Van der Linden. Faire un pas de côté par rapport au modèle médical dominant en matière de démences : tel est le propos des auteurs. L'étiologie de la maladie d'Alzheimer, emblématique aujourd'hui des évolutions démentielles, demeure problématique. Si la notion d'altération neurologique est communément admise, ce qu'on met sous ce terme n'est ni univoque ni absolument certain. Il n'y a pas de relation causale linéaire avérée entre les modifications neurologiques observées et les signes cliniques. On est donc en droit de suspecter la convergence de plusieurs autres sortes de facteurs : psychologiques, sociaux, environnementaux... style="margin: 4px 10px 6px 4px; box-shadow: 1px 1px 10px #555">Forts de ces constats, une quinzaine de cliniciens et chercheurs de toutes disciplines, sciences humaines comprises, ayant une autorité reconnue dans ce champ, se sont réunis pendant plusieurs années sous l'égide de laFondation nationale de gérontologie. Ils ont tenté de penser la démence sous ses différents aspects, non seulement neurologique mais aussi psychologique, psychiatrique et anthropologique, reconnaissant la complexité des liens qui les relient. Et si la question de l'étiologie des démences était restée sans réponse faute d'avoir été correctement posée ? Geneviève Arfeux-Vaucher est directeur de recherche émérite de la Fondation nationale de gérontologie. Louis Ploton est professeur émérite des universités, université Lumière-Lyon 2. Avec les contributions de : Béatrice Alescio-Lautier, Cathy Herrera et Véronique Paban ; Martial Van der Linden et Anne-Claude Juillerat Van der Linden ; Mireille Bonnard, Carlo Cristini, Isabelle Donnio, Jean Maisondieu, Jérôme Pellissier, Marion Péruchon, Alessandro Porro, Natalie Rigaux, Marc Verny, Jean Vion-Dury. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les premières pages ainsi que le sommaire : demences_non_savoirs.pdf Le livre est disponible chez Amazon : http://www.amazon.fr...ASIN=2810901058

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