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    Performances cognitives et fonctionnement du foie chez des patients abstinents

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    De nombreuses études se sont intéressées aux liens potentiels entre les discrets dysfonctionnements du foie et les séquelles cognitives retrouvées chez les alcooliques abstinents. Irwin et al. (1989) , Richardson et al. (1991) et Schafer et al. (1991) ont montré que ce type de patient présentait des difficultés cognitives et que, dans une certaine mesure, le dysfonctionnement du foie pouvait même être prédicteur de l’importance du déclin.

    Ces études vont donc dans le sens d’un lien entre dysfonctionnement du foie et troubles cognitifs chez le patient alcoolique abstinent, même à un stade infra-clinique (GGT>40 IU/l pour Irwin.

    Toutefois, la relation ne semble pas aussi stricte que ça. Walton et Bowden (1997) n’a pas retrouvé ce type de lien après 3 semaines d’abstinence et Schafer ne retrouve plus de déficit après les délais de 28 jours et 3 mois dans son étude.

    Considérant le manque de consensus sur la question, O’Mahony s’est donc également intéressé à la question des troubles cognitifs résiduels chez ce type de patient.

    85 patients ont été sélectionnés (critères de l’alcoolisme de l’ICD9). 75% étaient des hommes et le groupe avait un âge moyen de 54 ans +/- 13. L’évaluation neuropsychologique a été menée avec des subtests de la WAIS, de la WAIS-R (2 groupes ont donc été construits). La mémoire a été évaluée à l’aide d’une adaptation de Russell (1988) des subtests de mémoire logique et de reproduction visuelle de la WMS. Le TMT a également été proposé.

    90% de participants ont été examinés dans les 83 jours d'abstinence et une mesure des TGG a été effectuée à l’admission.

    Résultats :

    Comparativement au groupe contrôle, les patients alcooliques abstinents ont tous obtenu des scores plus faibles sur les épreuves block design et digit symbol. De même, les évaluations de la mémoire et du TMT ont toutes été inférieures aux scores normatifs fixés.

    Par contre, les patients avec des niveaux normaux et anormaux de GGT n’ont pas différé entre eux sur les subtests de la WAIS (A. Multivariée F(5,38) = 1.12, P=.37) ni de la WAIS-R (A. Multivariée F(5,30) = 1.05, P=.38), ni sur l’évaluation de la mémoire et le Trail Making Test.

    Discussion :

    Tous les patients ont donc montré des séquelles cognitives résiduelles mais sans que cela puisse être relié aux mesures de dysfonctionnement du foie. O’Mahony n’a pas réussi à répliquer l’étude de Richardson malgré une procédure fortement similaire. Il semblerait donc que cet élément clinique ne rentre pas en ligne de compte pour expliquer ou prédire les troubles neuropsychologiques résiduels des patients alcooliques abstinents.

    Source: Cognitive performance and liver function among recently abstinent alcohol abusers , J.F. O’Mahony / Addictive Behaviors 30 (2005) 369–373

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