Appel à Commmunication pour le N° 8 des Cahiers de Neuropsychologie Clinique

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COVID-19 : Retours d'expériences et Post-confinement

 

Le Comité d'Edition et de Rédaction des Cahiers de Neuropsychologie Clinique vous propose de lui faire parvenir avant le 17 Octobre 2020

vos propositions de communication sur ce thème

à l'adresse cahiers[at]ofpn.fr

 

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  • DominiqueC
    DominiqueC

    Les effets de la marijuana sur le plan cognitif


    Des chercheurs grecs ont étudié les effets de la marijuana sur le plan cognitif et rapportent une nette détérioration des capacités cognitives et notamment des capacités mnésiques et de la vitesse de traitement de l'information.

    Cette recherche souligne qu'une consommation réguliere de Marijuana provoque de moins bonnes performances aux differents tests cognitifs, incluant l'attention divisée et la fluence verbale. Ceux qui ont consommé cette substance depuis plus de 10 ans ont davantage de difficultés sur les épreuves de raisonnement comparativement aux consommateurs se situant entre 5 et 10 ans. Tous les consomateurs testés étaient considérés comme des fumeurs importants avec 4 joints ou plus par semaine.

    « Nous observons que plus la période de consommation s'étale dans le temps, plus la détérioration cognitive est importante, spécialement dans les capacités d'apprentissage et de récuperation en mémoire » souligne l'auteur de l'étude, Lambros Messinis du département de Neurologie de l'hopital Patras en Gréce. « Dans de nombreux domaines, leurs capacités sont significativement altérées avec une atteinte plus marquée pour la mémoire à long terme comparativement à la mémoire à court terme ». Les consomateurs de marijuana obtiennent des performances moins bonnes notament en rappel différé, en reconnaissance et sur les fonctions executives.

    Il faut noter que Nadia Solowij et al. (2002) rapportent un tel effet à long terme avec une altération de la mémoire episodique verbale (Rey Auditory Verbal Learning Test) sans atteinte significative de la mémoire de travail. Les déficits touchaient les capacités d'encodage, de stockage et de récuperation. Toutefois, Pope G.H et al. (2002) remettent en cause ce lien de causalité entre altération cognitive à long terme et consommation de marijuana. Rien ne semble encore très clair sur cette question.

    Source: Neuropsychological deficits in long-term frequent cannabis users

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