Appel à Commmunication pour le N° 8 des Cahiers de Neuropsychologie Clinique

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COVID-19 : Retours d'expériences et Post-confinement

 

Le Comité d'Edition et de Rédaction des Cahiers de Neuropsychologie Clinique vous propose de lui faire parvenir avant le 17 Octobre 2020

vos propositions de communication sur ce thème

à l'adresse cahiers[at]ofpn.fr

 

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  • DominiqueC
    DominiqueC

    La démence alcoolique : une entité clinique possible?


    "La démence alcoolique (DA), en dépit des très nombreux travaux qui lui ont été consacrés, demeure une notion floue dont la réalité même, en temps qu'entité spécifique, demeure l'objet de controverses. Celles-ci sont alimentées par la pauvreté des descriptions cliniques et neuropathologiques ainsi que par la difficulté de transposer à l'homme la neurotoxicité de l'ingestion chronique d'alcool observée chez l'animal. Le terme même de DA est utilisé avec deux acceptions différentes. Tantôt, dans un sens restreint, il désigne une démence spécifique liée à la neurotoxicité de l'alcool, tantôt, dans un sens large, il est appliqué à l'association d'une démence à une intoxication alcoolique chronique sans préjuger de la pathologie sous-jacente, impliquant la neurotoxicité cérébrale de l'alcool, la pathologie carentielle, mais aussi un éventuel rôle favorisant de l'alcool sur des affections sources de démence (maladie d'Alzheimer, démence vasculaire), tout particulièrement chez les sujets âgés. "

    C'est ainsi que Christian Derouesné présente le concept de démence alcoolique dans sa revue sur l'alcool et le vieillissement (Cf.source) .

    L'auteur évoque dans sa revue les liens ténus qui existent entre la démence alcoolique et le syndrome de Wernicke-Korsakoff (SWK). Si l'installation du SWK est rapide et marquée par un syndrome amnésique, des fabulations et des fausses reconnaissances, la démence alcoolique se détache clairement de cette symptomatologie en s'inscrivant dans l'installation progressive d'une altération globale préservant relativement le fonctionnement mnésique.

    Les relations qu'entretiennent les deux pathologies ne sont pas bien définies. Certains auteurs défendent l'idée que le SWK est une entité hétérogène dont la traduction clinique est beaucoup plus large que sa description clinique traditionnelle et inclut le tableau de la DA. D'autres auteurs avancent que les processus pathologiques sous-tendant les deux entités sont intriqués, ce qui expliquerait le recouvrement des signes cliniques.

    C. Derouesné rapporte que face à ces différentes positions sur la démence alcoolique, Oslin et al. (1998) ont proposé de la considérer comme « un syndrome clinique qui peut relever de différents mécanismes incluant les effets neurotoxiques de l'alcool, des perturbations métaboliques ou carentielles, une agression immunitaire, des lésions traumatiques et vasculaires ».

    L'auteur poursuit en précisant que l'intoxication alcoolique représenterait ainsi un facteur de risque de démence, mais également un facteur aggravant chez les patients présentant une pathologie démentielle, type maladie d'Alzheimer.

    Il appuie l'idée qu'un dépistage systématique est nécessaire, tout autant qu'un traitement adéquat de l'intoxication éthylique chez les sujets âgés.

    http://www.neuropsynews.fr/doc/CasFP.swf

    Source: Psychologie & NeuroPsychiatrie du vieillissement. Volume 1, Numéro 4, 237-49, Décembre 2003

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