Appel à Commmunication pour le N° 8 des Cahiers de Neuropsychologie Clinique

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COVID-19 : Retours d'expériences et Post-confinement

 

Le Comité d'Edition et de Rédaction des Cahiers de Neuropsychologie Clinique vous propose de lui faire parvenir avant le 17 Octobre 2020

vos propositions de communication sur ce thème

à l'adresse cahiers[at]ofpn.fr

 

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  • DominiqueC
    DominiqueC

    Absence de déficit dans l'intoxication au plomb


    Le plomb a été très largement utilisé dans l’industrie et même s’il est l’objet d’un meilleur contrôle, les préoccupations à son égard ont nourri la recherche expérimentale. Ces recherches sont souvent controversées avec des effets cognitifs retrouvés ou non après une exposition plus ou moins longue au plomb.

    Les auteurs avaient déjà montré que certains déficits pouvaient être reliés à la présence de plomb dans le sang (fonctions exécutives et capacités visuo spatiales) mais pas dans le taux cumulé. Ces données laissaient suggérer que les effets du plomb étaient réversibles et aigus.

    Winker et ses collaborateurs ont étudié deux groupes de participants dont un a été exposé et pas l’autre.

    48 ouvriers ayant travaillé dans une structure de production de batterie ont été recrutés. Le groupe contrôle était composé d’ouvriers ayant travaillé dans une usine d’acier. L’âge moyen du groupe exposé était de 39.6 ans (8.8), la durée d’exposition était de 10.6 ans (7.1) et la dernière exposition remontait à 5.2 ans (3.5).

    De manière traditionnelle, la mesure du plomb a été relevée en taux actuel (prise de sang) et en taux cumulé (combinaison de relevés sanguins tous les 3 mois sur les 9 dernières années).

    La batterie neuropsychologique a évalué la reconnaissance visuelle, le temps de réaction et l’intelligence verbale ainsi que le WCST modifié, le block design test et le symbol substitution test.

    Résultats

    La comparaison entre le groupe exposé et le groupe non exposé n’a montré aucune différence significative sur les variables cognitives. Après avoir scindé le groupe en fonction de la durée d’exposition, cette absence de différence était toujours vraie.

    Discussion

    Les auteurs n’ont retrouvé aucune différence significative sur le plan cognitive entre le groupe exposé et le groupe non exposé. Winker conclu deux choses : l’exposition au plomb ne provoque pas de modification neuropsychologique à long terme une fois l’exposition arrêtée. De plus l’existence d’une réversibilité devrait être considérée.

    Il y aurait bien des déficits cognitifs durant la phase d’exposition comme le suggèrent de nombreuses études mais le dysfonctionnement (exécutif et visuo spatial) ne perdurerait pas.

    Source: No cognitive deficits in men formerly exposed to lead, Robert Winker et al., Wien Klin Wochenschr (2005) 117/21–22: 755–760

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