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    Troubles neurocognitifs légers : un facteur de risque face au stress post-traumatique

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    Une étude portant sur des jumeaux a été menée afin de mieux comprendre les mécanismes déclenchant ou prédisposant le stress post traumatique. Les vétérans du Vietnam qui ont développé un stress post traumatique (PTSD) et leurs jumeaux qui, eux, n'ont jamais été exposé à la guerre ont montré des modifications neurocognitives mineures qui n'ont pas été retrouvées chez les vétérans n'ayant pas développé de PTSD ni leurs jumeaux. Ces observations suggèrent que ces modifications ne sont pas acquises consécutivement au stress post traumatique et pourrait même s'avérer être des facteurs prédisposant au PTSD. C'est ce que révèle cette étude publiée dans les Archives of General Psychiatry du mois de Mai.

    Le PTSD est un trouble anxieux qui se développe après une exposition à une guerre ou un autre événement particulièrement dérangeant. Des études précédentes ont objectivé des réductions volumétriques de certaines structures cérébrales chez les personnes atteintes de PTSD, en accord avec les résultats de cette étude. Les chercheurs avaient alors proposé que les événements étaient à l'origine de ces modifications cérébrales. Cependant, d'autres formulent l'hypothèse que certaines anomalies cérébrales pourraient précéder l'exposition à un événement traumatique et augmenter le risque qu'une personne qui éprouve un tel événement puisse développer un stress post traumatique.

    Tamara et ses collègues ont étudié 49 hommes vétérans du Vietnam et leurs jumeaux (non exposés à la guerre). Chez les vétérans, 25 ont développé un PTSD, 24 ne l'ont jamais développé. L'ensemble du groupe a été examiné par un neuropsychiatre qui leur donna un score de 0 à 3 sur 45 tests neurocognitifs différents. Un score élevé indiquait la présence d'un trouble neurologique subtile associé à des difficultés comportementales, dans la coordination et l'apprentissage.

    Les vétérans avec PTSD avaient des scores plus élevés que les vétérans sans PTSD, indiquant la présence de dysfonctionnements neurologiques minimes. Les jumeaux non combattants des vétérans PTSD ont également montré des scores plus élevés que les jumeaux non combattants des vétérans n'ayant pas développé de stress post traumatique. Les résultats sont restés significatifs même lorsque les chercheurs ont ajusté des facteurs tel que l'âge, le nombre d'événements traumatiques qui n'ont pas été en lien avec le combat, l'alcoolisme ou les troubles anxieux.

    Les scores plus élevés parmi les vétérans PTSD et leurs jumeaux suggèrent un dysfonctionnement cérébral selon les auteurs de l'étude. Ces régions cérébrales sont nécessaires à la réduction des réponses de peur qui sont exprimées à la suite d'un événement traumatisant. Ce type de dysfonctionnement pourrait donc augmenter le risque de développer un PTSD après un tel événement ou réduire la probabilité que les individus qui développent ce trouble se remettront, augmentant la probabilité d'un stress post traumatique chronique. « Il est également possible d'exprimer ces rapports inversement » soulignent les auteurs. « C'est-à-dire qu'un système nerveux sain, pour toutes les raisons précédemment mentionnées pourrait conférer certaines ressources face aux événements de vie fortement stressants ».

    Source: Subtle Neurologic Compromise as a Vulnerability Factor for Combat-Related Posttraumatic Stress Disorder

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