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    L'imagerie cérébrale pour mesurer l'efficacité d'une thérapie face à la dépression



    Des modifications anormales des hippocampes pourraient jouer un rôle dans la physiopathologie de la dépression. L'hypercortisolémie associée à une dépression majeure pourrait causer des dommages toxiques aux neurones pyramidaux des structures cérébrales. En outre, divers traitements antidépresseurs sont connus pour exercer des effets sur la voie de transduction de l'adénosine monophosphate cyclique (cAMP) et sur l'expression des facteurs de croissance spécifiquement dans l'hippocampe.

    A un niveau anatomique, l'hippocampe est un composant central du système limbique et possède des interconnections complexes avec les autres éléments du système limbique jouant un rôle dans les émotions.

    Sur 10 précédentes études ayant eu pour sujet le volume hippocampique chez des sujets témoins et des sujets dépressifs, 4 ont retrouvé une différence entre les deux groupes alors que 6 n'ont pas retrouvé cette différence. Des problèmes méthodologiques comme la sélection des patients et les structures exactes impliquées dans l'analyse volumétrique permettent d'expliquer en partie ces divergences de résultats.

    Les auteurs ont utilisé une technique permettant d'obtenir des informations sur la forme des structures cérébrales au travers d'une transformation probabiliste d'informations neuroanatomiques (appelée par les auteurs « high-dimensional brain mapping » ou HDBM) .

    La capacité qu'aura une thérapie cognitivo comportementale (TCC) à aider un individu à sortir de la dépression pourrait être prédite par une imagerie cérébrale. C'est ce que défend une recherche publiée par l'université de médecine de Pittsburgh, dans le numéro d'avril du Journal de Psychiatrie.

    Plus de 17 millions d'adultes aux Etats-Unis éprouveront au moins un épisode de dépression cette année. De ceux qui seront traités, seulement 40 à 60 % répondront à un traitement, que ce soit une psychothérapie ou un antidépresseur. Cependant, les chercheurs ont constaté que la plupart pourront répondre positivement au traitement s'ils trouvent le bon. La capacité de prévoir qui répondra aux TCC et qui ne le fera pas, pourrait s'avérer être un outil majeur pour traiter la dépression

    « Dans la dépression, il n'y a aucun traitement pharmacologique ou psychothérapeutique qui ait la capacité de traiter n'importe quel patient » selon Greg J. Siegle, professeur adjoint de psychiatrie à l'Université de Pittsburgh.

    « Nous avons constaté que les personnes dépressives chez qui l'on observe une augmentation de l'activité dans une zone spécifique du cerveau ainsi qu'une baisse d'activité dans une autre zone cérébrale en réponse aux stimuli émotionnels seront de meilleurs répondeurs à un traitement spécifique, la thérapie cognitivo comportementale. »

    Si cette découverte se révèle exacte, nous pourrions être capables de prévoir quelles thérapies seraient les plus efficaces chez nos patients en utilisant l'imagerie cérébrale, évitant ainsi les longs réajustements nécessaires à la prise en charge telle qu'elle est proposée actuellement.

    L'étude a utilisé l'IRMf pour identifier les régions cérébrales actives et inactives lors de la présentation d'un stimulus négatif. 14 patients dépressifs sans traitement et 21 contrôles n'ayant jamais rapporté de symptôme dépressif ont participé à cette recherche. Ils ont été soumis à la présentation de mots émotionnellement chargés avec pour consigne de préciser si ses mots s'appliquaient à eux ou non.

    Les chercheurs ont constaté que comparé aux contrôles, 9 des participants dépressifs ont montré une diminution de l'activité d'une région du cerveau appelé le cortex cingulaire après avoir lu des mots émotionnellement négatifs.

    De ces 9 patients, 7 ont répondu positivement à la TCC. Un seul des cinq autres participants dépressifs qui n'avait pas montré de diminution des activités dans cette aire cérébral a également répondu aux TCC.

    La meilleure récupération a également été associée à une augmentation de l'activité amygdalienne après la tâche de lecture de mots émotionnellement négatifs.

    « L'amygdale nous aide à reconnaître des choses comme étant émotionnellement chargées. Chez quelques personnes dépressives, l'amygdale ne s'éteint pas aussi rapidement qu'elle le devrait après avoir perçu une chose comme étant négative. Le cortex cingulaire régule les émotions et joue un rôle dans l'activation et l'inactivation des structures amygdaliennes » souligne le docteur Siegle.

    « Si l'amygdale ne « s'éteint » pas chez une personne dépressive alors qu'elle est exposée à une situation négative, cette personne peut ruminer, revivant la situation de nombreuses fois par la suite. La thérapie cognitivo comportementale permettrait à ces patients d'appendre à faire cesser ces ruminations.

    Source: http://www.healthypl...ws_2006/mri.asp

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